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Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......

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Qui sont nos sidérurgistes?

Aller à la rencontre
des anciens travailleurs de la sidérurgie
…et de leur famille
à l’approche du dernier adieu
 
 
 
 
 
 
« Quand donc cet être corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite :
 
La mort a été engloutie
dans la victoire.
Où est-elle ô mort, ta victoire ? Où est-il ô mort, ton aiguillon ? »
 
1 Cor XV 34
 
 
 
 
 
 
Fascicule préparé avec la collaboration
de Georges MUSCHIATTI
ancien administrateur salarié pour
la sidérurgie
 
de Marcel INGWILLER
responsable syndical d’ACKERS
 
Archiprétré de Thionville.
 
 
 
SOLLAC. (Société Lorraine de Laminage Continu)
     Florange – Sérémange – Hayange - Knutange
 
1950 ……..12000 salariés
2006……….3000 salariés
 
Quelques repères.
 
Dans les débuts, de nombreuses entreprises de sous-traitance se développent dans le secteur de la métallurgie : pour un emploi de sidérurgiste : trois emplois induits.
Des cités dortoirs sont construites : Guénange, St Nicolas en Forêt ainsi que se développent les quartiers de la Côte des Roses et des Prés St Pierre à Thionville sans oublier les Foyers Sonacotra et Amli pour l’accueil de la main d’œuvre immigrée, dans sa majorité maghrébine.
La direction de l’usine éditait régulièrement un journal de liaison pour l’ensemble du groupe (Florange et Vallée de la Fensch) : « Lorraine Magasine » maintenant une culture d’entreprise. Les usines de Sérémange assuraient des productions énormes (lingotières de 120 tonnes.)
 
L’organisation du travail.
 
L’élaboration d’un organigramme venant de loin
où, même, les femmes travaillaient 12 H voire plusieurs fois par mois 16 H d’affilées.
Jusqu’au milieu  de 1970 : Travail discontinu =
grande flexibilité avec un seul repos dominical par mois et un enchaînement des postes nuit matin et après-midi. (objet de tensions entre jeunes et anciens.) 
De nombreux sidérurgistes, parfois après leurs 16 heures de travail, se procuraient encore un emploi secondaire et cultivaient un jardin pour assurer l’avenir de leurs enfants. Le travail 3x8 en discontinu était souvent un objet de tension .
A partir de 1970 : Travail en continu = après de longues luttes et âpres négociations.
Respect des repos hebdomadaires avec un organigramme comportant 4 équipes pour 7 jours de travail d’affilés puis une cinquième équipe offrant un repos hebdomadaire de 2 à 4 jours consécutifs.
A partir de 1985: démantèlement de la sidérurgie.
Mise en place des plans de suppressions d’emplois avec la CGPS (mise en pré-retraite , prime de départ volontaire, contrat de reconversion, aide à la création d’entreprise, mutations dans d’autres usines du groupe etc).
Beaucoup s’expatrièrent vers le Luxembourg pour des salaires et avantages sociaux supérieurs…aujourd’hui ARCELOR.
 
USINOR. Dunkerque et Thionville
 
 (Union Sidérurgique du Nord et de l’Est de la France)
1974……4400 salariés
(haut fourneau et agglomération détruits en 1990)
2006……..190 salariés
(aciérie électrique – laminoir – forge)
 
Quelques repères.
A partir de 1985 filiarisation des usines du groupe : Usinor Thionville devient C3F.
…puis FORCAST
            ….puis ACKERS (suédois)
Fabrication de cylindres de laminoirs à partir de l’aciérie électrique.
Organigramme de travail commun à toute la sidérurgie lorraine
 
1990 : recherche d’une production : qualité totale – défaut zéro commun à toute la sidérurgie
 
Plan de démantèlement : la CGPS dotée des mêmes mesures que SOLLAC.
Les lieux d’habitation du personnel se situent plus spécialement sur Terville et Thionville.
 
                             ------------------
 
Disparition des premières générations de sidérurgistes qui ont appartenu à la sidérurgie des années 1950.
Elles présentent certaines particularités :
-         leurs conditions de vie ont été marquées par le travail posté pour les salariés à la production (12 heures voire 16 heures).
       -   des fins de vie souvent précédées par 
            de gros problèmes de santé (maladies respi
            -ratoires …poussières…amiante)
       -   des familles dispersées : les enfants partis
            vers d’autres horizons.
 -  des retraités qui ont quitté le travail à 50,
55 ans : une seconde vie au service de     leurs petits enfants pour ceux qui ont pu garder leurs enfants à proximité. pour ceux qui ont pu garder leurs enfants à proximité.
       -   malgré la rupture avec l’univers de l’usine - des liens forts sont entretenus entre anciens compagnons ( usine, quartier) :
            une culture, une spiritualité s’en dégagent, marquant la vie des familles.
            ( ex :on ne mélange pas la vie et la religion  - besoin de collectifs de substitution).
-         l’aspect self-service de l’église apparaît si
le trait d’union n’est pas ou n’a pas été entretenu.
 
 
            
J’ai marché
 
J’ai marché dans les rues de ma ville
admiré maisons et jardins en fleurs
deviné les gens devant leur téléviseur
dégustant le poison qu’on y distille
 
 
      Fièrement, j’ai marché derrière les banderoles
     traduisant la colère et le ras-le-bol
      j’ai défilé avec des milliers de travailleurs
       j’ai gardé l’espoir et repoussé la rancœur
 
 
J’ai marché le long d’interminable murailles
là où s’agitent les fantômes de ferrailles
horrifié à la vue de tant de cadavres rouillés
triste nécropole, ces restes d’une usine décédée
 
 
     J’ai marché avec ceux qui ont vaincu le mépris
     j’ai marché pour que l’Histoire connaisse une embellie
     persuadé, qu’un jour ou l’autre, triomphera la Vie
     Car au-delà de la mort, fleur Espérance, toujours resurgit
 
 
Longuement, j’ai marché au fil de l’eau
entouré d’arbres, d’herbes et de chants d’oiseaux
mes pensées rejoignant le mystérieux horizon
cet endroit où la terre avec le ciel se confond
 
 
     J’ai marché à travers champs parmi les blés dorés
     en ces lieux où sont perceptibles les chuchotements de Dieu
     Soudain, l’envie m’est venue de contempler, de prier
     Séduit et conquis par l’infinie tendresse de Dieu
 
 
Avec ma compagne, j’ai marché, j’ai marché par tous les temps
nous tenant par la main comme de petits enfants
nous chamaillant, nous aimant, nous soutenant mutuellement
Ainsi nous marcherons jusqu’à cet ultime instant
où enjambant la rampe de l’espace et du temps
nous irons clopin-clopan…
au devant de Celui qui nous attend
 
 
     Nous marcherons vers ce Père qui est aux cieux
     Nous marcherons à la rencontre de Dieu.
 
 
 
 
                                                  Jean Baptiste BETTING
 
  
 
 
 
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