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Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......

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Benoît XVI face aux maux de l'Afrique

Benoît XVI face aux maux de l'Afrique


Benoît XVI va à la rencontre d'une Afrique contrastée pour soutenir la foi des croyants

Durant le vol pontifical qui l'amenait en Afrique, le pape a précisé sa position sur la lutte contre le sida et affirmé qu'il ne vivait pas isolé.


À BORD DE L'AVION PAPAL

De notre envoyée spéciale ISABELLE DE GAULMYN


Benoît XVI sait qu'il arrive sur un continent blessé et qui souffre. Comme il l'a déclaré d'emblée hier soir au président du Cameroun, qui l'accueillait à Yaoundé: «À l'heure de la mondialisation des échanges alimentaires, des effets perturbants du changement climatique, l'Afrique souffre de manière disproportionnée» et ses habitants «crient à la réconciliation, la justice et la paix».

Parmi tous ces maux, la maladie, et notamment la pandémie du sida. Dans l'avion pontifical, devant les journalistes, Benoît XVI n'a pas esquivé les problèmes. Contrairement à Jean-Paul II, il a abordé de front la question du préservatif, même si sa réponse peut décevoir ceux qui espéraient une évolution de la doctrine catholique en la matière : non seulement le pape a expliqué que la distribution des préservatifs n'était pas « une solution », mais, a-t-il ajouté, « cela ne fait qu'augmenter le problème». Une petite phrase qui attristera sans doute aussi les chrétiens qui, sur le terrain, luttent contre le fléau en tenant compte de la réalité des mentalités et des comportements.

En revanche, le pape a souligné combien l'Église était présente aujourd'hui auprès des malades du sida en Afrique, mentionnant en particulier la communauté de Sant'Egidio ainsi que toutes les religieuses qui sont proches des malades. À ses yeux, la victoire sur la pandémie suppose une « humanisation de la sexualité» et « une présence amicale auprès des malades ». Le pape a estimé que la solution passait par « un réveil spirituel et humain» et « l'amitié pour les souffrants ». L'Afrique qui reçoit le pape est une Afrique pauvre. Certes, Benoît XVI ne vient pas ici avec un programme politique et économique. « Je ne suis pas compétent», a-t-il précisé. Mais son «programme religieux» peut aussi, espère-t-il, apporter une contribution essentielle à la crise. Car, poursuit-il, un des éléments fondamentaux de la crise actuelle est le déficit d'éthique.

L'évêque de Rome arrive cependant dans une Afrique dont il apprécie la « foi joyeuse» et ne veut pas négliger les forces d'espérance. Après un mois de février éprouvant, marqué par la crise intégriste, Benoît XVI assure ne pas être un «homme isolé», contrairement à ce que prétendent certains médias italiens: «À la vérité, ce mythe de la solitude me fait rire. Tous les jours je rencontre beaucoup de monde (...). Je suis entouré d'amis. La solitude n'existe pas (...). Je ne me sens seul d'aucune façon a-t-il déclaré dans l'avion, affirmant être au contraire très entouré par ses collaborateurs. C'est dans cet esprit confiant qu'il aborde son 11ème voyage hors d'Italie, dont l'objectif principal est bien, a-t-il rappelé, de «confirmer ses frères africains dans la foi».


« Que les malades du sida puissent recevoir dans ce pays un traitement gratuit. »

Arrivant hier après-midi à l'aéroport de Yaoundé, Benoît XVI est revenu dans son discours sur les plaies de l'Afrique:


 «Devant la souffrance ou la violence, la pauvreté ou la faim, la corruption ou l'abus de pouvoir, un chrétien ne peut pas rester silencieux. (...) À une époque de pénurie alimentaire mondiale, de turbulences financières, et d'inquiétants exemples de changement climatique, l'Afrique souffre de manière disproportionnée: de plus en plus de ses enfants sont en proie à la faim, à la pauvreté et à la maladie. Ils crient à la réconciliation, à la justice et à la paix, et c'est ce que l'Église leur offre. Non de nouvelles formes d'oppression économique ou politique, mais la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Non l'imposition de modèles culturels qui ignorent les droits de l'enfant à naître, mais la guérison d'eau pure de l'Évangile de la vie. Non d'amères rivalités interethniques ou interreligieuses, mais la justice, la paix et la joie du Royaume de Dieu, si bien décrite par le pape Paul VI comme la civilisation de l'amour. Alors qu'au Cameroun plus d'un quart de la population est catholique, l'Église est en mesure de mener à bien sa mission de réconfort et de réconciliation. Au Centre Cardinal-Léger, je pourrai constater par moi-même la sollicitude pastorale de cette Église locale envers les personnes malades et souffrantes; et il est particulièrement souhaitable que les malades du sida puissent recevoir dans ce pays un traitement gratuit. »


La Croix 18 mars 2009




La visite de Benoît XVI à travers la presse locale



 

ROME, Mercredi 18 mars 2009 (ZENIT.org) - C'est par des cris de joie et des chants spécialement composés pour l'occasion que le pape Benoît XVI a été accueilli mardi après-midi à sa descente d'avion, à l'aéroport Nsimalen de Yaoundé.

Dans les rues de la ville, noires de monde, au milieu des banderoles et drapeaux du Saint-Siège et du Cameroun, journalistes de radio, de presse écrite et de télévisions locales ou étrangères sont à l'assaut, guettant chaque fait et geste du pape, son sourire, les réactions de la foule.

Une fébrilité, un engouement croissant, perceptible dans la presse jusqu'au matin même de son arrivée dont des titres comme « Vivement le Pape ! », « L'Afrique vous aime ! », donne toute la mesure.

Mobilisée depuis plusieurs mois, la presse s'est faite porteuse des attentes et des espoirs pas seulement de s Camerounais mais de tous les Africains, soulignant au fil des jours les enjeux, la raison ou le symbole de cette troisième visite papale chez eux, après celles de Jean Paul II en 1985 et 1995.   

 Pour beaucoup d'entre eux, la première visite du pape Benoît XVI en terre africaine est source d'opportunités pour « promouvoir l'épanouissement total du Cameroun », pour contribuer à « ouvrir davantage les yeux ».

 « A quelques semaines de son pèlerinage en Terre Sainte qui le conduira du 8 au 15 mai prochain à Jérusalem, Bethléem, Nazareth et Amman, la visite chez nous de Benoît XVI fait le bonheur de toute l'Afrique dans sa diversité humaine, culturelle et religieuse », souligne Aboui Mama du Journal Cameroon Tribune, qui relève la bonne opportunité de cette visite en ple ine période de carême.

En ce 17 mars 2009, jour de l'arrivée du pape, le journaliste compare la ville de Yaoundé à « une mariée » relookée pour la circonstance, « pour se hisser, au nom des peuples d'Afrique, à la hauteur de l'événement ». Même si le Cameroun, souligne-t-il,  « n'est ni une grande puissance, ni un membre influent d'un quelconque 'G20', mais juste un triangle chargé d'histoire et remarquable de spécificité ».

Le journaliste prévoit que le pape, « guide, aux yeux des croyants, et détenteur d'une parole d'autorité », drainera tout au long de son séjour « du beau monde » dans les rues et les hôtels de Yaoundé. Dans une société où la culture théologique, estime-t-il , « n'est pas la chose la mieux partagée », il souligne que « les chrétiens d'Afrique, toutes sensibilités confondues, attendent du pape qu'il leur apporte des grâces divines, et qu'il leur donne les clés pour favoriser la transmission de la foi chrétienne ».

Selon lui, les slogans qui présentent le Cameroun comme « l'Afrique en miniature » ou « un pays béni des dieux » sont loin d'être de simples réclames pour attirer les touristes. Au contraire, estime-t-il, « ils véhiculent un message bien réel qui a permis à cette mosaïque d'ethnies, de peuples, de langues et de cultures de bâtir harmonieusement une nation » et au Cameroun de demeurer « un îlot de paix et de stabilité dans un environnement international alimenté par des guerres civiles et des confl its divers ».

Une description du Cameroun que l'on retrouve assez fréquemment dans la presse locale, comme « l'Effort Camerounais », le journal de la conférence épiscopale nationale du Cameroun qui s'est fait l'écho à plusieurs reprises des espoirs que la venue du pape servira à « consolider l'activité pastorale dans l'Eglise catholique », et à « promouvoir la réconciliation, la fraternité et la paix » dans les communautés.

Et à travers le Cameroun, c'est toute l'Afrique qui accueille le pape, ne cesse de rappeler la presse. Une Afrique, qui a « ses plaies, ses nuits noires, mais aussi ses richesses, ses éclaircies, ses vertus », comme le soulignait Marie-Claire Nnana, directrice de publication du Cameroon Tribune, juste avant l'arrivée du pape.

Au-delà de toutes considérations politiques ou religieuses, le Cameroun est une « Terre d'accueil et d'hospitalité », et s'honore de recevoir le pape, « ce pèlerin de l'amour », ajoute-t-elle.

 « L'Afrique aime le pape, et elle a besoin de lui », poursuit-elle. Et si l'Occident, souligne-elle encore, attend « une hypothétique caution », l'Afrique, « méprisée et marginalisée, abonnée aux guerres et au sous-développement » attend d'abord de la considération de la part du pape.

Pour la directrice de publication aussi, la grande mobilisation observée ces derniers mois dans le cadre des préparatifs de ce voyage, donne «  la mesure de l'espérance que l'Afrique place dans la personne de Benoît XVI ».

Aussi termine-t-elle son article comme si elle s'adressait au pape lui-même, en écrivant : « Très Saint-Père, les Africains sont fatigués de compter pour rien, dans un monde qui s'est globalisé sans se solidariser, autour de quelques règles de fonctionnement iniques et imposées ».

« Sachez rester la voix des sans voix, comme celui dont vous êtes sur terre le vicaire... », poursuit-elle. «... Oui, visitez le Cameroun, l'Angola et parcourez l'Afrique... Parlez de Dieu, et aussi de justice sociale, de partage, de liberté ».

« Montrez que le mal-développement et la misère ne relèvent pas de la fatalité.. mais qu'ils doivent être combattus par le travail acharné... l'Afrique a besoin de vous et de votre intercession. Auprès de Dieu, comme auprès des hommes &r aquo;, a-t-elle conclu.

Par le truchement de l'image et du son, le monde entier va vivre en direct la première visite de Benoît XVI en terre africaine, d'abord à Yaoundé, la capitale camerounaise, puis à Luanda, la capitale angolaise, deuxième étape de sa visite. Les journalistes sur place se comptent par centaines, dont un peu plus de 70 directement attachés à sa personne.


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