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Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......

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Le Temps d l'Avent

LE TEMPS DE L'AVENT
Avent : article dans Dictionnaire de Liturgie, de Dom Robert LE GALL, C.L.D.
 
Adventus, en latin, signifie «avènement». Le temps liturgique de l’Avent est consacré à une ardente préparation de la venue du Seigneur. Il commence au quatrième dimanche avant Noël. Marqué par une pénitence de tonalité joyeuse, il utilise les ornements vio­lets; on se passe habituellement d’accompagnement musical pour les chants liturgiques, et d’ornementation florale.
L’Avent célèbre le triple avènement du Seigneur: sa naissance à Bethléem dans le passé, sa venue dans les cœurs par la grâce, et son retour glorieux à la fin des temps. Dès le début de l’année liturgique, la triple référence au passé, au présent et à l’avenir, qui appartient à la structure de la liturgie ici-bas, est rendue manifeste (cf. le Mémorial).
On passe sans heurt d’une année liturgique à une autre. Les derniers dimanches du temps ordinaire préparent à la Parousie du Seigneur et au jugement dernier; la fête du Christ-Roi en est l’aboutissement. Le début de l’Avent considère surtout le dernier avènement du Christ (avenir).
A partir du 17 décembre commence une grande semaine de préparation à Noël, plus attentive à la commémoration du mystère de l’Incarnation et de la naissance du Sauveur (passé), pour que nous puissions mieux recevoir la grâce du salut (présent). La liturgie actualise ainsi le passé dans le présent, pour instaurer l’avenir; elle le fait avec un art consommé, signe de la plénitude dont elle est dépo­sitaire.
 
LE TEMPS DE L’AVENT : extraits du manuel de pastorale liturgique, Dans vos
                                                 assemblées, Desclée
 
Le temps de l’Avent est propre aux litur­gies d’Occident. Rome l’a reçu de la Gaule dans la seconde moitié du 6è siècle. Le terme Adventus (avent) veut dire avène­ment et sa signification est très proche des termes Natale, naissance, mais aussi avène­ment d’un souverain, et Epiphania, mani­festation. C’est dire que ce temps est intime­ment soudé à celui de Noël-Epiphanie. Sans doute s’agit-il originairement d’une prépa­ration catéchétique et pénitentielle aux fêtes de Noël, mais certains de ses formulaires invitent à regarder plus loin que la naissan­ce de Dieu parmi les hommes, vers la venue du Christ en gloire à la fin des temps.
Tandis que l’Avent marque traditionnel­lement, depuis au moins l’époque carolin­gienne, le commencement de l’année litur­gique, le Concile Vatican II, en accord avec les sources les plus anciennes, semble vou­loir en faire le couronnement (SC 102). C’est dire la diversité de l’Avent. En fait, la célébration prend en compte cette diver­sité. Si les premières semaines évoquent de préférence l’Avènement du Christ, à partir du 17 décembre c’est la préparation de Noël qui prédomine. Les deux préfaces en témoi­gnent. La première déclare que le Christ « viendra de nouveau, revêtu de sa gloire »et la seconde qu’« il nous donne la joie d’entrer déjà dans le mystère de Noël ».
Les Messes dominicales : Les lectures des messes illustrent les di­vers aspects du mystère de l’Avent. Les tex­tes de l’Ancien Testament rapportent douze prophéties messianiques, qui s’échelonnent sur plus d’un demi millénaire: de celle de Nathan, au temps du roi David, jusqu’aux prophètes de l’époque post-exilienne. De toutes, les plus importantes sont celles du 4è dimanche, en lien avec la maternité de Marie. Les évangiles ont trait à la venue du Christ à la fin des temps (1er dimanche), au ministère de Jean le Précurseur (2e et 3è dimanche), à la maternité toute proche de la Vierge (4è dimanche). Les lectures apos­toliques dirigent principalement le regard vers la venue du Seigneur de gloire.
Les prières se situent dans la même tonalité, demandant la grâce « d’aller avec courage à la rencontre du Seigneur » (1er dimanche), de « fêter notre salut avec un cœur vraiment nouveau » (3è dimanche). Le 4è dimanche, qui constitue une véritable fête de l’Annon­ciation, la prière noue en une gerbe l’incar­nation du Fils de Dieu, sa passion et sa ré­surrection.
Les Messes quotidiennes : Parmi les prières des messes quotidie­nnes, celles des jours qui précèdent Noël célèbrent avec un grand bonheur d’expres­sion la maternité virginale de Marie: « Par le signe merveilleux de la Vierge qui enfante, tu as fait connaître au monde, Seigneur, la splendeur de ta gloire » (19 décembre); « Tu as voulu, Seigneur, que la Vierge accueille ton Verbe éternel, qu’elle soit remplie de la lumière de l’Esprit Saint et devienne le temple du Très-Haut » (20 décembre).
Les hymnes françaises de la Liturgie des Heures sont riches, elles aussi, de toute la diversité des thèmes de l’Avent, qu’elles dé­veloppent dans une langue à la fois théologi­que et poétique:
« Debout! Le Seigneur vient! Bienheureux les convives
au festin de l’amour.
Dieu lui-même s’invite Et nous verse la joie.
Rassemblons-nous!
Le Seigneur vient!
 
 
L’Avent : extraits de L’Eglise en prière, G. MARTIMORT
 
1.      LES ORIGINES DE L’AVENT LITURGIQUE
 
Comme le terme Epiphania qu’il traduit parfois, le terme Adventus (parousia) est un mot chrétien d’origine profane. D’un point de vue cultuel, il signifiait la venue annuelle de la divinité dans son temple pour visiter ses fidèles : le dieu, dont la statue était alors proposée au culte, était censé demeurer ainsi au milieu des siens tant que durait la solennité. L’étiquette de cour désignait pareillement la première visite officielle d’un personnage important lors de son avènement ou de son entrée en charge. C’est ainsi que des monnaies de Corinthe perpétuent le souvenir de l’Adventus Augusti (Néron) et que le Chronographe de 354 désigne le jour de l’avènement de Constantin comme l’adventus Divi. Dans les ouvrages chrétiens des premiers siècles, et spécialement dans la Vulgate, Adventus devint le terme classique employé pour désigner la venue du Christ parmi les hommes, son avènement dans la chair, inaugurant les temps messianiques, et son avènement glorieux, qui couronnera l’œuvre rédemptrice à la fin du monde. Adventus, Natale, Epiphania expriment donc la même réalité fondamentale. Comment le terme Adventus en est-il venu à désigner la période liturgique préparatoire à Noël ? Seule l’histoire peut nous le faire savoir.
 
1.         La préparation à Noël en Occident.
 
Avant de faire l’histoire de l’Avent romain, qui commence au VIè siècle, il faudrait parler d’une préhistoire de l’Avent en Gaule et en Espagne. Ces régions semblent avoir perçu, dès la fin du IVe siècle et dans le cours du Ve, le besoin d’une préparation ascétique aux fêtes de Noël - Épiphanie. D’une durée de trois semaines, elle fut sans doute liée initialement à la préparation au baptême administré à l’Épiphanie. Un texte attribué à saint Hilaire (+ vers 367) serait, s’il est authentique, le témoin le plus ancien du « carême de Noël ». Peu d’années après, le Concile de Saragosse (380) prescrit aux fidèles d’être assidus à l’église du 17 décembre à l’Épiphanie. Ascèse, prière, assemblées plus fréquentes, telles sont les premières caractéristiques du temps de préparation à Noël. Cette discipline devait se préciser en Gaule dans le cours du Ve siècle, où nous voyons Perpétue de Tours (+ 490) instituer un jeûne de trois jours par semaine allant de la Saint-Martin à la Nativité .
 
L’Avent romain apparaît seulement dans la seconde moitié du VIe siècle avec les sacramentaires et les lectionnaires qui nous en ont transmis les formulaires liturgiques. Il importe de souligner le fait qu’à Rome « l’Avent fut, dès son origine, une institution liturgique, alors que partout ailleurs, il eut des considérations ascétiques pour point de départ et pour normes de son évolution ». Les formulaires des six, puis des quatre semaines préparatoires à Noël eurent quelque peine à trouver leur place dans le cycle annuel : au Sacramentaire gélasien ancien les Orationes de adventu Domini se trouvent après le commun des saints à la fin du livre second intitulé De nataliciis sanctorum. C’est également à la fin du sanctoral que le Sacramentaire grégorien donne les Orationes de adventu et le Lectionnaire d’Alcuin les péricopes des dimanches ante natale Domini. Il faudra attendre les graduels et antiphonaires des VIIIè-IXè siècles pour trouver les messes de l’Avent au début du cycle.
 
2.         Le sens de l’Avent romain.
 
L’étude des formulaires de la messe et de l’office permet de saisir le sens précis que les papes du VIe et du VIIe siècles ont voulu donner au temps de l’Avent. Il est d’abord, selon la conception primitive des Gaules, un temps de préparation à la solennité de l’Adventus Domini: ut haec divina subsidia ad testa ventura nos praeparent . Mais, comme la fête de Noël n’a cessé de recevoir une importance accrue durant le haut moyen âge, l’Avent se présente aussi comme un temps d’attente : dans l’attente joyeuse de la fête de la Nativité, il oriente surtout les chrétiens vers le retour glorieux du Seigneur à la fin du monde. Le meilleur symbole de l’Avent vécu dans cette perspective est peut-être l' «étimasie », le trône vide du Pantocrator, que représentent si souvent les mosaïques de Rome et de Ravenne. Le vieux vocable païen d’adventus est dès lors entendu au sens biblique et eschatologique de Parousie. L’attente chrétienne trouve son expression spontanée dans les textes prophétiques inspirés par l’attente du Messie : Isaïe et Jean-Baptiste sont à Rome les deux grandes voix de la liturgie de l’Avent.
 
3.         La préparation à Noël en Orient.
 
« Aucune liturgie orientale n’a constitué un cycle d’Avent comparable à celui de la liturgie romaine, c’est-à-dire qui prenne l’attente messianique dans toute son ampleur et son indétermination » . On ne peut parler en Orient que de préparation à la fête de Noël au sens où on l’entendait en Gaule au Ve siècle. Deux rites donnent un relief plus marqué à cette préparation : le rite byzantin et le rite syrien.
De la liturgie byzantine retenons surtout la commémoration, au dimanche qui précède Noël « de tous les Pères qui dans les âges furent agréables à Dieu, depuis Adam jusqu’à Joseph l’époux de la Très Sainte Mère de Dieu ». Tous les saints de l’Ancienne Alliance y sont invités à « mener la danse pour la Nativité du Sauveur ».
Quant au rite syrien, il intitule les semaines qui précèdent Noël, les Semaines des Annonciations. Elles sont cinq chez les Syriens Occidentaux et quatre chez les Orientaux, qui évoquent successivement l’Annonciation à Zacharie, l’Annonciation à Marie suivie de la Visitation, la Nativité de Jean-Baptiste et l’Annonciation à Joseph.
 
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