On rapporte à Jésus un événement terrible, l’affaire des galiléens. Qui étaient ces galiléens et que s’est-il vraiment passé ? Probablement s’agissait-il de zélotes, ces résistants à l’occupant romain. Au beau milieu de l’office liturgique, alors même qu’ils priaient Dieu pour qu’il manifeste sa puissance en détruisant les romains, ces derniers ont débarqué et ont fait un massacre. Evidemment, on invite Jésus à prendre position. Va-t-il condamner Pilate et son armée ? Va-t-il condamner les zélotes, ces agitateurs irresponsables qui engagent les foules dans des aventures sans issue? Et Dieu dans cette histoire, où est-il, du côté des romains ou du côté des juifs ? Habilement, Jésus refuse de se situer sur le seul plan politique. Et il invite ses interlocuteurs à changer leur regard sur Dieu qui n’est pas un regard de foi.
Pensons-nous, à l’heure actuelle, que notre façon de voir a évolué ? Quand il y a telle ou telle catastrophe ou drame, spontanément certains y voient la main de Dieu, son châtiment: « qu’est-ce que j’ai pu faire au bon Dieu!… il n’avait pas mérité cela…. Là haut, il ne m’écoute jamais…. » Jésus nous invite à prendre le contre-pied de cette logique. Dieu n’est pas le grand manipulateur de nos existences. Il nous laisse libres de nos choix, y compris s’ils sont mauvais, avec les conséquences que cela implique. Jésus nous invite à la pleine responsabilité, qui est l’autre versant de la vraie liberté. Il dit à tous ces disciples que ce qui aliène vraiment l’homme, ce qui le détourne du vrai bonheur et de la liberté, c’est le péché. Dieu n’est pas là pour punir l’homme, mais pour le libérer de la servitude de ses logiques et de ses structures qui le détruisent. « Mais si vous préférez rester dans votre péché, votre sort ne sera pas plus enviable que ces galiléens ! »
Dominique THIRY+
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| Samedi 10 mars | Marie-Eugénie Milleret Messe à VEYMERANGE à 18h30 [Paul-Léon SCHMITT; Epoux PELTIER et leur fils; Familles METTEN-VAGNER– BELLINGER; Joseph TRESSEL et sa famille ] |
| Dimanche 11 mars | 3ème DIMANCHE DE CARÊME Messe à 9h00 à BEAUREGARD [Joseph BRESCIANINI ] Messe à 10h30 à TERVILLE [Marie-Louise et Roland KOCH ] Baptême à BEUVANGE de Paul-Louis PRUNEAU |
| Lundi 12 mars | Férie |
| Mardi 13 mars | Férie Messe à 18h30 à TERVILLE [Jean KUBIAK; Alphonsine KEICHINGER ] |
| Mercredi 14 mars | Férie Messe à 18h30 à BEAUREGARD |
| Jeudi 15 mars | Férie Messe à 18h30 à TERVILLE [Alphonsine KEICHINGER ; LEONARD BAUSCHEL] |
| Vendredi 16 mars | Férie Messe à 18h30 à BEUVANGE [Marie et Gaston ISSENBECK et leur gendre; Armand MARCHAL ] |
| Samedi 17 mars | St Patrice Messe à BEUVANGE à 18h30 |
| Dimanche 18 mars | 4ème DIMANCHE DE CARÊME Pas de messe à Beauregard Messe à 10h30 à TERVILLE [Intention de Saint JOSEPH; Domenico BISERNI; Delina et Evelino GIORI; Julio BIAGIOLI ; ; Adrien HESLING ] |
Pleure, terre bien aimée !
C’est celle qui m’a vu naître et qui m’a transmis sa langue, sa culture, son histoire et sa foi : le Kosovo. C’est en 1970, à l’âge de 17 ans que je suis venue en France avec Dousah qui allait devenir mon mari jusqu’à son décès en 2006. Joies et grandes peines ont jalonné notre route de gens venus d’ailleurs : joies pour la naissance de notre fille et de nos deux garçons qui ont eu le chance de voir leurs parents toujours en quête d’un travail leur garantissant un minimum de bien être, bonheur aussi d’avoir rencontré de vrais amis qui nous ont permis de nous intégrer dans le quartier et de pouvoir prendre part à la vie associative. Mais on ne peut oublier les difficultés d’apprendre la langue française au point que jamais Dousah n’est parvenu à la lire ou à l’écrire. De là, toute démarche à entreprendre en direction des administrations ou tout autre collectif n’ont cessé d’attiser en nous des craintes bien légitimes : celle de l’enfermement dans notre condition d’immigré et celle d’une fin de non recevoir.
2006, année de la disparition de Dousah : elle a été la pénible occasion de revoir la terre de mon enfance ravagée par la guerre et la haine. Familles meurtries et souvent démantelées par la mort violente des proches.
Venue en France, par goût d’une folle aventure à vivre, avec la naïveté de la jeunesse, j’en ai découvert plus d’âpreté que je ne pensais. Aujourd’hui, mes grands enfants alternent entre travail et chômage. Leur origine slave ne laisse jamais l’horizon de leurs recherches sans quelques nuages. Et moi, leur mère, handicapée à la suite d’un accident de la route et n’ayant actuellement aucun droit de retraite, mes modestes ressources suffisent tout de même à honorer loyers et factures incompressibles. C’est un point d’honneur pour moi et un repère pour mes enfants. De tradition orthodoxe, je reconnais dans le symbole de la bougie la fin d’une vie et le commencement d’une autre. Elle peut aussi revêtir le symbole de la condamnation de toute discrimination au profit de la justice et de la dignité auxquelles a droit toute personne humaine.
Mars 2007, Milka.
LES INFOS DE NOTRE COMMUNAUTE
Attention: BEAUREGARD: la messe du 18 mars à 9h00 est annulée, faute d’avoir pu trouver un prêtre.
Conseil de fabrique de Veymerange: réunion à la grange le 13 mars à 20h00
Rencontre MCR : Mardi 20 mars à 14h30 au foyer paroissial de Terville.
Parcours biblique: salle St Maximin, à Thionville, lundi 19 mars de 20h15 à 22h15, thème: l’enseignement de Jésus à ses disciples.
Célébration pénitentielle le 30 mars à Terville à 20h00 ; le 2 avril à St Pierre 20h00 ; le 3 avril à 20h00 à la Sainte Famille ; 4 avril à 15h00 à St Maximin ; avec la célébration de fin de carême à domicile incluse.
Migrer, c’est quitter son pays,
Se séparer de ses amis,
C’est partir sans bagages
Pour faire un très long voyage.
C’est rester longtemps sans papiers,
Habiter à l’hôtel ou au foyer,
Avoir des parents sans travail,
les sentir tristes, les voir pleurer
et ne savoir les consoler.
En ne comprenant pas un mot.
Mais pour jouer dans la cour
Pas besoin de longs discours
Et quand on mange à la cantine,
On se fait vite des copines.
Bientôt on sait quelques mots
Et le monde est bien plus beau.
On n’oublie pas la misère
Ou les souvenirs de guerre,
Mais un petit frère naît en France
C’est la vie qui recommence.
On retrouve l’espérance,
On se dit qu’on a de la chance.
Dans notre école mosaïque
Des élèves sont nés ici,
D’autres dans de lointains pays :
Au Rwanda, au Pakistan,
En Ukraine, en Afghanistan,
Au Kosovo, en Bosnie,
En Albanie, en Tchétchénie…
On apprend à se connaître,
On apprend à vivre ensemble
Avec toutes nos différences
On apprend la tolérance.
Les CE2 de l’école Branly
Les CE2 de l’école Branly de Fameck en 2005. Certains habitent aujourd’hui Thionville.