Chers amis,
Permettez moi de remercier en tout premier l’abbé Jean Gantzer, qui est à la fois mon prédécesseur sur ce poste puisqu’il a assumé au pied levé la tâche d’administrateur juste après le décès de Robert Buchy, -et je crois que tout le monde est conscient ici de ce que nous devons à St Maximin selon l’expression consacrée. Saint Maximin, c’est une équipe, en collaboration avec Pierre L’Huillier. Nous pouvons les applaudir….. Et puis je voudrais aussi remercier notre archiprêtre dont la mission est entre autre d’installer le nouveau curé au nom de l’évêque et de permettre la collaboration entre tous : prêtres, laïcs et consacrés sur l’archiprêtré de Thionville, rive gauche. Merci Jean pour cet accompagnement dans ce ministère qui est pour moi tout nouveau, puisque c’est la première fois que je suis curé. Et c’est pour moi une joie de pouvoir le découvrir avec toi.
Merci aussi aux autorités civiles qui nous ont rejoint pour cette installation et qui nous font l’honneur de leur présence. Je crois que nous avons cette chance en Moselle de pouvoir nous inscrire dans le paysage social en vrai partenaire, sans soupçon préalable ni préjugé, et dans un esprit de collaboration. C’est bien dans cet esprit que je veux inscrire mon action au service des hommes et des femmes de ce petit coin sympathique de Moselle.
Le bien commun, nous avons tous à y travailler, chacun selon sa compétence, dans le respect des uns et des autres. Et pour ma part, vous le savez, le souci que je porte particulièrement, ce sont les jeunes à qui nous devons ouvrir un chemin d’espérance et de vie digne de l’humanité riche qu’ils sont et qu’ils ont à apporter à l’ensemble de la vie sociale. Les prochaines JMJ, Journées Mondiales de la Jeunesse, en Australie nous donnent l’occasion d’interpeller les jeunes pour qu’ils se mettent en route vers cet objectif. Ma seconde attention, mais qui est connexe, c’est de permettre à tous ceux qui le souhaitent de fortifier leur intériorité. C’est pour moi une urgence dans le contexte actuel. La recherche de sens, le besoin de combler ce vide intérieur qui parfois se transforme en vertige et mène à des actes et à des situations dramatiques, cette soif de bonheur et d’absolu qui marque l’être humain d’une façon unique et qui lui interdit de se penser comme un simple consommateur, ou comme le simple produit d’une culture, cette question là, j’ai le devoir en tant que pasteur d’essayer d’y répondre, au moins en montrant une voie possible, celle de la foi en Christ, et en m’y engageant. Je souhaite que nous puissions tous être acteurs de cette réponse, ensemble et là où nous vivons concrètement. Permettez-moi de citer ces paroles de Benoît XVI qu'il a prononcées récemment en Bavière : « Nous ne pouvons rien donner aux autres si nous n’avons pas d’intériorité. » C'est avec son coeur, un coeur plein de charité et d'attention, de compassion et d’espérance que l'on peut participer à la construction de l'humanité de son prochain, quel qu’il soit.
C’est la raison pour laquelle je dis merci à la communauté de paroisses du bon pasteur qui m’a accueillie avec son coeur depuis début septembre. Merci à tous ces visages qui la composent, à tous ceux qui y sont engagés, parfois depuis des années, et qui forment le Corps du Christ ici à Terville, Veymerange, Beauregard, Volkrange, Beuvange, Metzange et Elange. J'ai la conviction et l'espérance qu’ensemble nous pouvons construire une communauté qui soit un lieu de ressourcement ouvert à tous. Ensemble et pas tout seul. Mettons ensemble le Christ au centre, c'est la meilleure façon de servir l'homme de notre temps.
Dès aujourd’hui, nous nous engageons dans un nouveau projet paroissial et nous accueillons cette parole du Seigneur : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » À présent, le plus important c'est de faire connaissance.