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Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......

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Pour que nos vies soient Eucharistie

Dans le cadre de la célébration des premières communions, nous publions ce petit guide de lecture de l'encyclique de Jean Paul II sur l'Eucharistie, tiré d'un article de la revue "Il est Vivant!", avec une réflexion historique, pour mieux comprendre ce mystère si essentiel à notre vie chrétienne.


POUR QUE NOS VIES SOIENT EUCHARISTIE


(Petit guide de lecture de l'encyclique de  Jean Paul II)


Une nouvelle encyclique de Jean Paul II, sur l'Eucharistie. Intéressant ! Mais... est-ce que je vais y comprendre quelque chose ? » Eh bien ouvrez et dites-moi s'il y a un passage que vous ne comprenez pas ! Autre bonne nou­velle :

la quatorzième encyclique du Saint-Père est brève - relativement - et découpée en paragraphes courts, ce qui accroît sa lisibilité !

Mais le style méditatif, l'absence de plan clairement annoncé pourraient faire oublier qu'avant d'être une nourriture pour la prière, cette lettre propose une doctrine destinée à alimenter la foi. Certes, Jean Paul II répète qu'il souhaite susciter ou renouveler en nous une « "admiration" eucharistique » (6) mais pas d'admiration sans adoration et donc sans une foi et un contenu précis.

Telle sera donc l'intention de ce bref article : expliciter l'ordre (le plan) rigou­reux quoique caché de l'encyclique et souligner les idées essentielles (les chiffres entre parenthèses sont ceux des paragraphes).

L'objet de l'encyclique, comme souvent, est livré par le titre (ici les trois premiers mots), Ecclesia de Eucharistie (vivit) :l'Eucharistie est la vie de l'Église. En ce sens, cette encyclique s'inscrit dans la continuité de Novo millennio ineunte, l'importante lettre apostolique signée à la fin du Jubilé et qui est le message pour l'Église entrant dans le troisième millénaire : l'Église est appelée, chaque fidèle est appelé à repartir du centre : contempler le visage du Christ ; or, la foi nous dit que nulle part mieux que dans l'Eucharistie apparaît ce visage (6) ; voilà pourquoi le Saint-Père a tenu à écrire cette encyclique sur le sacrement de l'Eucharistie.Précédé d'une introduction et s'ache­vant par une conclusion, le document se divise en six chapitres : le premier rap­pelle les éléments essentiels de la foi de l'Église dans l'Eucharistie. Les trois cha­pitres suivants, qui constituent le coeur, exposent lesdites relations entre Église et Eucharistie. Enfin, les chapitres 5 et 6 détaillent deux points particuliers : la dignité de la célébration eucharistique et Marie, comme modèle pour notre rela­tion à l'Eucharistie.


L'Eucharistie,

le don par excellence

Le chapitre 1 rappelle les principaux aspects de ce « don par excellence » (1 1). Ils sont au nombre de quatre.

1. L'Eucharistie est la représentation du sacrifice du Christ (12-14) . elle n'est ni une simple évocation, ni un nouveau sacrifice, mais elle rend présent, comme sacrement, l'unique sacrifice de la Croix par lequel Jésus nous a sau­vés. Et ce sacrifice ne s'achève pas à la Passion mais à la résurrection qui lui donne tout son sens ; aussi toute messe célèbre-t-elle l'intégralité du mystère pascal : mort et résurrection du Christ.


2.   L'Eucharistie est la présence réelle, substantielle, du corps et du sang du Christ, présence tout à fait spéciale qui dépasse les sens et l'intelligence, pour être accueillie dans la foi (15).

3.   L'Eucharistie est communion et vrai banquet par lequel le fidèle reçoit le Christ en nourriture (16) et, par le Christ, l'Esprit (17).

4. L'Eucharistie, enfin, nous situe dans une attitude eschatologique (du grec eschata, les choses dernières), à savoir l'attente de la résurrection des corps et de la communion avec l'Église du ciel (18-20).

On notera, dans ce chapitre comme dans toute l'encyclique, le souci constant qu'a Jean Paul Il d'abreuver ses réflexions à une triple source : l'Écriture, la liturgie (il médite dans ce chapitre les différentes phrases de ce qu'on appelle l'anamnèse : « Nous proclamons ta mort... »), les Pères, notamment orien­taux, tant son souci oecuménique est constant.


L'Eucharistie, construit l'Église

Bien que bref, le chapitre 2 constitue comme le cœur de l'encyclique. L'Église vit de l'Eucharistie, a-t-on dit. En quoi ? La réponse est résumée par le titre du chapitre .- l'Eucharistie édifie, construit l'Église. En effet, si l'Église naît avec le sacrement du baptême, elle grandit grâce à l'Eucharistie. Cela est vrai dès l'origine (21). Mais pourquoi ? Le Saint-Père développe deux raisons : par la communion eucharistique, l'Église renouvelle ses forces spirituelles pour la mission (22) et elle consolide son unité (23-24). La conséquence immédiate en est la « valeur inestimable » de l'adora­tion eucharistique en dehors de la messe (25) : il est très significatif que Jean Paul II ait voulu parler de ce sujet actuel qui lui tient tant à coeur (cf. n. 10), non pas dans un chapitre à part mais en connexion intime avec ce chapitre cen­tral : la dévotion eucharistique n'est pas une dévotion privée qui relèverait d'op­tions seulement personnelles ; elle est l'une des manières principales par les­quelles ne cesse de se construire l'Égli‑se : en effet, « rester en adoration devant elle (l'Eucharistie) en dehors de la Messe permet de puiser à la source même de la grâce ».

Puis, les chapitres 3 et 4 développent deux aspects plus particuliers par les­quels l'Eucharistie fait vivre l'Église : ils sont liés à deux des quatre caractéris­tiques (ou « notes ») que nous confes­sons dans le Credo. « Je crois en l'Égli­se une, sainte, catholique et aposto­lique » : apostolicité et unité (26).


L'Eucharistie est apostolique

Le chapitre 3 montre que l'Eucharistie est, à l'instar de l'Église, apostolique. Pour trois raisons. Le mystère eucharis­tique est apostolique car, comme l'Égli­se, il a :

1. pour origine les Apôtres (27) ;

2. pour contenu ce que les Apôtres ont transmis (27) ;

3.   pour ministre, les successeurs des Apôtres, à savoir les évêques, assistés par les prêtres (28).

Le Saint-Père développe ce dernier point à cause de son urgence : le don de l'Eucharistie requiert, nécessaire­ment, le don du sacrement de l'Ordre ; pas de messe possible sans prêtre (29). Et il en tire trois conséquences : dans le cadre de l'activité œcuménique (30), pour la vie du prêtre qui, menacée par la dispersion, trouve dans l'Eucharistie un centre unifiant (31) et pour les commu­nautés paroissiales qui ne peuvent trou­ver leur achèvement sans la présence d'un prêtre : en effet, la communauté, si fraternelle soit-elle, ne se célèbre pas mais célèbre le Christ ; elle ne trouve donc sa pleine signification que par le sacrement qui le rend présent, l'Eucharistie (32-33). On notera que, dans ce chapitre comme dans les sui­vants, à chaque fois que Jean Paul II rappelle une norme, loin de jouer de sa seule autorité, il veille toujours à en éclairer le sens et la justesse.


L'Eucharistie, sacrement de l'unité

Le chapitre 4 montre que l'Eucharistie est le sacrement par excellence de l'uni­té de l'Église.

De trois manières :

1.     Elle est, dans sa nature, communion (c'est l'un de ses noms) puisqu'elle nous unit, par Jésus, au Père dans l'Esprit (34).

2.     L'Eucharistie présuppose la commu­nion : en effet, puisqu'elle consolide et parfait l'unité de l'Église, elle requiert que l'unité existe déjà, ébauchée (35). D'abord, au plan invisible de la grâce : on ne peut communier sans avoir la vie de la grâce, donc si l'on est en état de péché grave (36-37) ensuite, au plan visible de l'institution on ne peut célé­brer la messe sans le respect des signes extérieurs de communion (énumérés aux n. 38-39).

3.         Enfin, l'Eucharistie n'est pas seule­ment le fruit de la communion de l'Égli­se, comme il vient d'être dit, mais elle en est la source (40). Le Saint-Père tire de ces différents points deux conclu­sions : l'importance de la messe domi­nicale (41) et les conditions d'accès à la communion (42) : dans le cadre général de l'intercommunion (entre Églises ou communautés ecclésiales chrétiennes) qui, désirée mais non encore réalisée, interdit la concélébration (43-44) et dans le cadre individuel où des besoins spirituels sérieux peuvent au contraire légiti­mer la communion de personnes chré­tiennes non catholiques (45-46).

 

«  ma chair est la vraie nourriture et mon sang  la vraie boisson. Celui qui mange ma  chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui «  ( selon St Jean chap.6)


 

Le respect dû à l'Eucharistie

 

Le chapitre 5 traite de l'importance de célébrer dignement l'Eucharistie. Jean Paul Il établit la dignité de celle-ci à par­tir de l'Écriture, notamment, de manière originale, à la lumière de l'onction de Béthanie : l'honneur rendu au corps de Jésus au seuil de sa Passion est le modèle de celui qu'appelle son corps eucharistique (47).

Ce respect se décline en deux types d'attitude :

1.   intérieure que sont l'accueil de ce don inestimable et le refus de la banali­sation (48) -1

2.   extérieure qui s'exprime, régie par certaines normes, dans le riche patri­moine artistique sacré (49), tant occi­dental qu'oriental (50), tant dans les terres de vieille chrétienté que dans les jeunes églises (51). En sens inverse, le Saint-Père déplore les abus et les infidé­lités aux normes liturgiques (52).

Marie, femme « eucharistique »

Enfin, le bref et original chapitre 6 pro­pose à l'Église de se mettre à l'école de Marie, femme « eucharistique ». En effet, si l'Eucharistie construit l'Église, Marie, qui est la Mère, le modèle de l'Église, sera un modèle à imiter pour notre relation au Saint Sacrement (53). Et cela pour quatre raisons qui sont autant d'aspects ou mystère de l'Eucharistie.

1. Celle-ci est par excellence le mystère de la foi et Marie est celle qui vit de l'obéissance de la foi (54) , plus encore, elle a anticipé la communion eucharis­tique en vivant dans la foi la présence du Christ conçu en elle (55).

2.L'Eucharistie est sacrifice rédempteur du Christ et Marie a vécu l'offrande totale de soi, notamment à l'unisson avec son Fils, au pied de la Croix (56).

3. L'Eucharistie est mémorial de la Passion où Jésus nous donne sa mère et nous invi­te donc à nous mettre à l'école de Marie.

4. Enfin, l'Eucharistie est action de grâces (c'est même son sens étymologique) et Marie chante le Magnificat, de sorte que « l'Eucharistie nous est donnée pour que notre vie, comme celle de Marie, soit tout entière un Magnificat ! » (58).

Ce dont parle Jean Paul II avec tant de ferveur, il en vit, depuis bien longtemps, et bien avant d'être appelé au pontificat suprême. George Weigl, dans sa monu­mentale biographie, décrit l'emploi du temps quotidien du pape. Levé à 5 h 30, le Saint-Père commence sa journée par un long temps d'adoration, de plus d'une heure, jusqu'à la messe de 7 h 30. Il n'est pas rare que des visiteurs l'aient retrouvé allongé de tout son long, en train d'adorer, dans sa chapelle privée. Puis, après la messe et le petit-déjeu­ner, de 9 h 30 à 11 heures, le pape se livre à des travaux d'écriture. Or, « comme à Cracovie, il travaillait fré­quemment dans la chapelle devant le Saint Sacrement [...1. C'est là qu'il écri­vait ses encycliques, ses lettres aposto­liques et ses exhortations, les discours des audiences » (p. 345). Enfin, encore maintenant, malgré sa fatigue et sa maladie, le pape prie longuement à genoux devant le Saint Sacrement.

Bien évidemment, cet article n'est qu'apéritif ! Il perdrait tout son sens s'il n'avait pas attisé en vous le désir de vous plonger maintenant dans l'encyclique.

Trois conseils : n'en dégustez pas trop à la fois mais plutôt chapitre par cha­pitre ; notez quelques phrases clés à méditer ; tirez-en une conséquence concrète. Ainsi nos vies deviendront Eucharistie ! •


 


LA COMMUNION DANS L'HISTOIRE  POUR UN PLUS GRAND AMOUR



Dans les premières communautés chrétiennes, la vie eucharistique se résumait en fait à la célébration du sacrifice et à la communion. Durant les premiers siècles, on ne sait pas exactement quelle  fut la fréquence des communions.
Certaines sources nous laissent penser que les premiers chrétiens communiaient quotidiennement. Comment ne
pas croire d'ailleurs - et les allusions des premiers écrits sont nombreuses ‑
que le cœur des premiers chrétiens brûlait à l'idée de recevoir ce Dieu fait Pain ? Ils avaient entendu et accueilli
cette Parole : « Si quelqu'un mange ce pain, il vivra éternellement » (cf.Jn 6, 54). Ces intrépides disciples du
Christ qui avait tant soif de la vie éternelle, comment croire qu'ils aient pu se priver d'une telle nourriture d'éternité ?


Les premières célébrations

Le culte primitif était un culte en esprit et en vérité rendu à Dieu avec une sim­plicité extérieure désarmante. Peu importe sur quelle montagne Dieu était adoré, pourvu qu'Il le soit en vérité de coeur et d'intelligence. Non pas que l'ex­térieur - le rite ou la liturgie - importe peu ; combien au contraire une belle liturgie transporte l'âme ! Mais l'essen­tiel n'est pas dans la forme. C'est du cœur que doit jaillir la prière. D'ailleurs, les premières célébrations avaient lieu portes closes, non point par souci du secret, mais pour préserver ceux qui étaient encore trop faibles pour partici­per à de tels mystères, qu'on appelait d'ailleurs les « Saints Mystères ».


Le temps des Pères de l'Église

Dans les siècles suivants, nous dispo­sons de plus d'informations sur la com­munion des fidèles. On sait par saint Jérôme, saint Augustin, saint Jean Chrysostome et saint Basile notamment qu'aux Ille et IV' siècles, la communion, quotidienne était en usage dans l'Église. Saint Jérôme engage les fidèles, en période de persécution, à communier chaque jour afin qu'après avoir bu le Sang du Christ, ils puissent répandre aussi leur sang pour le Christ. Saint Jean Chrysostome blâme ceux qui com­munient rarement et y décèle un attié­dissement de la foi alors que le sacrifice a lieu chaque jour. Les Pères de l'Église

renvoient les fidèles à l'exemple de Zachée et du Centurion romain. Tous deux ont honoré le Seigneur, l'un en Lui ouvrant immédiatement les portes, l'autre en ne Lui demandant qu'une parole. Mais il est un point commun entre Zachée et le Centurion : la foi en la Seigneurie amoureuse du Christ. Que la communion soit quotidienne ou hebdo­madaire, peu importe donc. Ce qui est inadmissible, aux yeux des Pères de l'É­glise, c'est le manque de respect pour la sainte Eucharistie.


Comment s'approcher de l'autel ?

Au Vl'siècle, la dévotion eucharistique se refroidit et la communion disparaît peu à peu. Le pape saint Léon le Grand inter­vient en demandant aux prêtres de célé­brer quotidiennement le Sacrifice de la messe. Il encourageait implicitement la communion fréquente en affirmant que c'est l'Eucharistie qui abreuve, nourrit et purifie l'Église. Isidore de Séville (mort en 6361, saint Grégoire VII et tant d'autres auteurs insistent sur la nécessité de la communion fréquente, reçue, bien sûr, avec un coeur pur ou purifié. Même si Théodore de Canterbury, au VIle siècle, affirme qu'il faut excommunier les fidèles qui ne vont pas communier trois dimanches de suite, la question centrale en ces siècles reste toujours celle de la pureté de conscience avec laquelle les fidèles s'approchent de la Sainte Eucharistie. Les documents condamnent autant l'éloignement que la fréquentation négligente de l'Eucharistie. La ligne de crête est étroite et les règles bien difficiles à définir. La communion fréquente peut être le fruit d'un amour ardent ou d'une habitude mortelle. La participation espa­cée à la communion manifeste une négli­gence, une peur devant la grandeur du mystère ou une perte du sens du mystère. Nous avons quelques précisions aussi sur la manière dont les fidèles commu­niaient. Saint Cyrille de Jérusalem explique aux catéchumènes comment s'approcher de l'autel. Nous savons que les communiants se tenaient debout pour recevoir le Corps du Christ. Ils s'avançaient, puis inclinaient profondé­ment la tête en signe de respect. Ils rece­vaient le Corps du Christ dans la main et communiaient de retour à leur place, sauf en Gaule où ils communiaient direc­tement sur l'autel.

Cette pratique restera en vigueur jusqu'au   XIII, siècle. Les fidèles commu­nient donc durant toute cette période debout et recevant le Corps du Christ dans les mains. C'est au cours du XIlle siècle que s'instaure la pratique de communier à genoux, les mains jointes, le prêtre déposant l'Hostie sur la langue. Cette pratique s'est instaurée petit à petit par évolution de la coutume échap­pant à toute régulation liturgique.

 On dis­pose d'écrits s'insurgeant d'ailleurs contre cette pratique de la communion dans la bouche qui rompt avec une longue tradition. On croirait ré-entendre certains débats postconciliaires sur la communion dans la main ! On supprima à la même période et de façon définitive la communion sous l'espèce du vin. Le Concile de Trente fixa par la suite les règles de la communion telles qu'on les connut jusqu'au Concile Vatican Il.


LES MERVEILLES DE L'EUCHARISTIE


Saint Thomas d'AQUIN a admirablement parlé de «  ce sacrement où tout est miracle » Saint Thomas reconnaît neuf merveilles qui se produisent durant la consécration et la communion :

1 -  La première merveille, c'est que, sous l'apparence du pain est présent le vrai Corps du Christ ; sous l'es­pèce de l'humble bout de pain se trouve le Créateur du ciel et de la terre.

2 -  La substance du pain est changée en vrai Corps du Christ. Ce Corps, c'est le même qui fut formé dans le sein de la Vierge Marie, car il n'y a qu'un Jésus qui a réellement pris chair de la Vierge Marie. Il n'a pas joué à l'homme, il s'est fait homme.

3 - Il ne reste plus rien du pain, si ce n'est une apparence. Mais ce n'est pas l'apparence qui fait que le pain est pain : c'est sa substance. Or, la substance du pain est tout entière changée en Corps de Jésus sans que les apparences du pain - la couleur, le goût, la forme extérieurene soient altérées.

4 - Ce n'est pas un petit bout de Jésus que l'on trouve dans l'Hostie : le Corps du Christ est tout entier sous l'appa­rence d'une petite hostie.

5 - Un seul et même corps est tout entier en plusieurs lieux, en plusieurs Hosties, en plusieurs portions.

6  - Ce Corps de Jésus en plusieurs lieux demeure cependant un. Il n'est pas divisé ou morcelé, mais il reste intègre et sans division.

7 -  Lorsqu'on prend le Corps du Christ pour s'en nourrir, il n'est point diminué.

8 -  Si le Corps du Christ n'est pas mangé, Il est en quelque sorte dimi­nué. Lorsque les chrétiens en mesure de com­munier ne le font pas, saint Thomas nous dit qu'ils empêchent la construction du Corps mystique du Christ. Le Corps du Christ dans l'Hostie construit donc le Corps du Christ qu'est l'Église. C'est en commu­niant et en accueillant la grâce de la communion que l'Église se construit et devient signe toujours plus visible de la Présence réelle de Dieu au cœur de l'humanité.

9  - Le Corps du Christ est augmenté lorsque nous communions, car ceux qui communient sont appelés à se convertir et seront changés dans le Corps du Christ. C'est l'Église sainte dont la frontière passe par nos cœurs qui grandit ainsi (cf. Ep 4,10).

 

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