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Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......

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Questions éthiques sur la gestation pour autrui (mère porteuse)

Elizabeth Montfort, ancien député européen, administrateur de la Fondation de Service politique et présidente de l'Alliance pour un nouveau féminisme européen revient sur la question des mères porteuses : elle souligne que "la maternité de substitution pourrait s'articuler autour de 5 acteurs : la mère génétique, la mère porteuse, la mère intentionnelle, le père génétique et le père intentionnel, c'est à dire la maternité éclatée".

Elle estime que le fait que la mère porteuse puisse refuser de donner "son" enfant pose 2 problèmes : " la mère porteuse est-elle "propriétaire" de l'enfant si l'ovocyte ne vient pas d'elle ? et quelle suite à donner à la rupture du contrat entre la mère porteuse et les parents intentionnels ?". Elle s'interroge aussi sur ce que deviendrait un enfant né avec un grave handicap.

Elle souligne que la gestation pour autrui (GPA) introduit une nouvelle notion, celle de la "parentalité intentionnelle" et banalise la grossesse et le corps de la femme. Elle rappelle que de récentes découvertes ont prouvé les liens indélébiles qui se créent dès la conception de l'enfant et s'inquiète d'un potentiel trafic de ventre.

"Une femme enceinte ne l'est pas seulement dans son corps, mais dans tout son être. La gestation pour autrui est inacceptable en ce sens qu'elle déconstruit l'unité de la femme", explique-t-elle.

Enfin, Elizabeth Montfort estime qu'"il n'est pas possible de satisfaire son désir d'enfant par des procédés contraires à l'intérêt de l'enfant". La Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant de 1989,"rappelle et réaffirme le droit de l'enfant de vivre dans sa famille et son droit de connaitre ses origines, droit constitutif de l'être humain et vital pour son développement". Il rappelle aussi qu'il faut tout faire pour éviter à une femme d'abandonner son enfant.

© genethique.org

« Maternité pour autrui », réflexions de Mgr Jean-Charles Descubes

« Droit à l’enfant ou droit de l’enfant ?»

ROME, Lundi 30 juin 2008 (ZENIT.org) - « Fonder une famille pour un couple ne dépend pas exclusivement de la naissance d'un enfant », rappelle Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président du Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France dans ces quelques réflexions sur les projets - présentés la semaine dernière au Sénat - de « maternité pour autrui » (cf. Zenit du 25 juin 2008).

DROIT A L'ENFANT OU DROIT DE L'ENFANT ?

QUELQUES REFLEXIONS SUR LES PROJETS DE MATERNITE POUR AUTRUI

L'actualité de ces derniers jours attire notre attention sur des projets de maternité ou de gestation pour autrui.

Les interrogations tant d'autorités morales de notre pays que de responsables politiques qui n'envisageraient la gestation pour autrui qu'à certaines conditions, montrent bien qu'il est important de ne pas s'enfermer dans les limites d'un débat public médiatisé et de réfléchir sans précipitation aux questions posées.

La souffrance des couples qui ne peuvent avoir d'enfant ne peut être ignorée. Mais il importe d'être attentif aux bouleversements qu'induit le recours à la maternité pour autrui sur notre conception du couple, de l'enfant et de sa place dans la famille

La prise en compte de la dissociation entre la maternité et l'enfant à naître

Trois types de maternité se trouvent conjuguées et en même temps dissociées les unes des autres : celle qui donne l'ovule, celle qui accouche, celle qui élève l'enfant. Cette dissociation crée des liens « d'intimité sociale » jusqu'ici inconnus. Elle se différencie en cela de l'adoption qui répond en toute clarté à une situation déjà existante.

L'instrumentalisation du corps et du psychisme d'une femme « porteuse »

Le temps de la gestation implique une relation très forte et progressive de la femme enceinte et de l'enfant qui se forme en son sein. Durant cette période elle prend conscience qu'elle est devenue la mère de son enfant dès sa fécondation. Elle n'est ni un nid ni une couveuse. De nombreux facteurs inconscients, affectifs et singuliers lient la mère à son enfant et réciproquement.

La remise en cause d'un modèle de famille, de filiation et de parenté

On doit se demander quelle sera la place réelle et symbolique d'un enfant qui se trouve en relation avec un couple de parents « porteurs », les enfants de ce couple et le couple qui le reçoit. Il paraît difficile de concevoir de manière simple les relations de l'enfant entre chacun de ces pôles que ce soit sur un plan psychologique ou sur un plan juridique.

Notre société moderne pense que la science est capable de régler toutes les souffrances et qu'elle a en tout le dernier mot. Recourir à la procédure de la maternité pour autrui, n'est-ce pas instrumentaliser la naissance d'un enfant pour résoudre finalement de manière illusoire le drame et la détresse de la stérilité ?

Fonder une famille pour un couple ne dépend pas exclusivement de la naissance d'un enfant.

 


+ Jean-Charles Descubes

Pétition nationale contre la gestation pour autrui


Madame, Mademoiselle, Monsieur, chers amis,
Suite au rapport du Sénat sur les mères porteuses, vous savez sans doute que je me suis élevée avec force contre tout projet de législation autorisant la « gestation pour autrui ». Cette grave question sera rediscutée dans le cadre de la révision des lois bioéthiques, mais c'est dès maintenant qu'il faut nous mobiliser contre ces dérives potentielles. Si vous n'avez pas encore signé la pétition que j'ai lancée, il vous suffit cliquer sur le lien suivant pour y accéder : www.thematiquefrs.org 

Merci de diffuser largement ce message autour de vous, et de faire circuler la pétition sous forme papier (vous la trouverez à la même adresse Internet). Les progrès de la science ne doivent pas tout permettre ! Réagissons !

Merci pour votre soutien à cette action.

Bien cordialement,

Christine BOUTIN

Présidente du Forum des républicains sociaux

Ministre du Logement et de la Ville

 

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