Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
Compte-Rendu
de la réunion du 31 mars 2008
Personnes présentes : Mmes BATTISTELLA Marie-Jo, CHABLIN Nadia, HARCHAMBOIS Rose-Marie, HOUPERT Jacqueline, JUPIN Christiane, MOUREAUX Martine, VIGNERON Nicole,
MM. LEONARD Lucien, PAQUET Sylvain
Personne excusée : Mme AZAIS Mireille
Ordre du jour : 1) Points divers
2) Les activités de l'Equipe d'Animation de la Communauté
3) La rencontre des EAP du 01/03/08 et ses implications sur la réflexion de l'EAC
4) Questions
Mr l'Abbé D. Thiry souhaite la bienvenue aux membres et exprime sa joie de voir l'E.A.C. s'agrandir et se fortifier. Il accueille Mme Christiane JUPIN, et excuse Mme AZAIS qui devait rejoindre l'E.A.C. ce soir également.
Il remercie Mme Jupin d'avoir accepté de rejoindre l'Equipe pour prendre en charge la pastorale de l'enfance, et l'invite à se présenter.
Mme Jupin a été appelée par l'évêque à rejoindre le Service de la Catéchèse il y a 10 ans, où elle assure une mission de catéchèse en école, et en premier lieu une mission de formation et de suivi.
En paroisse, elle s'investit au niveau de la préparation à la première communion.
M. l'Abbé D. Thiry souligne que le rôle de référent pour le monde de l'enfance sera facilité à Mme Jupin du fait qu'elle est bien connue de l'ensemble des catéchistes et des Intervenants en Enseignement Religieux (I.E.R.).
Quant aux autres services, l'installation officielle de l'E.A.P. contribuera à les faire connaître, de même que leurs référents et les différents acteurs au sein de la communauté de paroisses.
Il informe l'E.A.C. que M. l'Abbé Jean-Marie WAGNER, Vicaire Général, a accepté de présider à l'installation de l'Equipe d'Animation Paroissiale le dimanche 5 octobre prochain.
1) Points divers
►1 Les célébrations pascales
M. l'Abbé D. Thiry demande à l'assemblée son appréciation quant aux cérémonies pascales.
Il exprime son regret de n'avoir pu préparer le chemin de Croix multimédia comme il l'avait prévu.
Il présente ses excuses pour l'omission des oraisons conclusives des lectures de la Vigile Pascale ; pour parer à tout oubli, il établira l'an prochain un déroulé détaillé de la célébration.
En ce qui concerne la Vigile, il pointe que l'entrée du Feu nouveau dans l'église obscure a donné tout son sens au symbole.
- Mme Houpert fait savoir que la projection sur écran a été très appréciée.
En ce qui concerne la célébration du Jeudi Saint à l'église St Pierre, elle a apprécié la présentation mutuelle des membres de l'assemblée au début de l'Eucharistie. Elle a apprécié également la proposition faite aux intervenants de se laver les mains les uns aux autres, geste qu'elle estime beau et symboliquement fort, d'autant plus qu'il a pu être vu par l'assemblée. Enfin, le regroupement des chorales de l'archiprêtré a reflété l'image d'une Eglise vivante.
- Mme Jupin estime que le fait de célébrer la Sainte Cène au niveau de l'archiprêtré a du sens, et permet à chacun de se sentir porté par l'assemblée. Elle trouve signifiant aussi que les prêtres soient ainsi rassemblés pour le Jeudi Saint.
- M. l'Abbé D. Thiry a été heureux que le Jeudi Saint soit célébré pour l'ensemble de l'archiprêtré, mais il a, quant à lui, regretté quelques ‘accommodements' liturgiques. Personnellement, il est très attaché au geste du lavement des pieds. Par ailleurs, il regrette que la longue table dressée dans l'église n'ait pas été utilisée ; il aurait pu être envisagé aussi qu'elle soit prolongée jusqu'à l'autel, ce qui aurait été symbolique.
- En ce qui concerne le jour de Pâques, il a estimé que l'assemblée était moins nombreuse que d'habitude, ce que confirme Mme Chablin.
Il a été heureux d'avoir pu baptiser 5 enfants durant la messe solennelle.
Par ailleurs, il souligne la beauté de l'arrangement floral qu'il qualifie de « splendide », rehaussé par le drapé sur le devant de l'autel et mis encore en valeur par l'éclairage indirect. Sœur Marie-Cécile reçoit les suffrages unanimes de l'EAC .
►2 Le bilan des réactions à la Lettre aux chrétiens de la communauté
M. l'Abbé D. Thiry se doit de constater que les retombées sont extrêmement faibles, contrairement à celles suscitées par sa lettre de l'an passé.
L'objectif de sa lettre était de stimuler les paroissiens, d'appeler des personnes à renforcer les équipes existantes. S'il reconnaît que le ton de sa lettre était peut-être trop abrupt, il en conclut aussi qu'il faut accepter que certaines personnes soient engagées avec beaucoup de ferveur et que d'autres le soient plus ponctuellement ; ce phénomène s'observe également dans le monde associatif.
- M. Léonard est d'avis que, si les personnes ne répondent pas, c'est par peur qu'il leur soit demandé de s'engager, situation que l'on rencontre effectivement dans toutes les associations à l'heure actuelle.
Il pense également que les personnes ne se mettent pas volontiers en avant par écrit, et qu'elles répondront plutôt à une sollicitation précise.
Enfin, il souligne la différence entre les deux lettres pastorales : l'an dernier, l'appel portait sur des idées, et les idées ont afflué ; cette année, il portait sur l'engagement personnel, et les réponses ont été minimes.
- M. l'Abbé D. Thiry relève qu'il constate tout-de-même une mobilisation, un renouveau du dynamisme de la paroisse, comme l'avait démontré l'événement du 70ème anniversaire de l'église de Terville. Il rajoute que la paroisse qui s'engage le plus est celle de Terville, et que ses actions ont des effets collatéraux sur l'ensemble de la communauté.
- Mme Chablin fait savoir que, pour ces festivités d'octobre 2007, elle n'avait disposé que d'un mois pour l'organisation complète. Elle est très reconnaissante à tous les partenaires, tant du côté de la communauté que de la municipalité, d'avoir tenu leurs engagements, ce qui lui avait permis de mener cette action à bonne fin.
2) Les activités de l'Equipe d'Animation de la Communauté
►1 Travail en transversalité au sein de l'EAC et de la future EAP
M. l'Abbé D. Thiry souligne l'importance qu'un lien soit assuré en paroisse entre l'enseignement religieux en école et la catéchèse paroissiale - par exemple pour la première communion, car le fait de travailler en collaboration permet une vision globale des actions en faveur des enfants.
Il souhaite que ce type de transversalité puisse s'étendre à toutes les activités de la communauté de paroisses, et constate avec joie qu'à l'heure actuelle, un travail transversal se dessine au niveau des activités festives et de la liturgie ; il encourage à poursuivre dans ce sens.
Il cite par ailleurs l'action communautaire en faveur de Palmarin, où la transversalité fonctionne également très bien : cette année, l'opération a été proposée à tous les enfants, et il en a été fait écho dans la presse.
En ce qui concerne la liturgie en commun, il pense que la messe de Noël est un exemple de travail commun, étant donné que, cette année, elle a porté du fruit.
Il précise que le diocèse a demandé aux communautés de prendre cette voie, qui s'avère de fait être la seule viable, puisqu'elle permet aux personnes isolées géographiquement de continuer à assurer le service, en lien et avec le soutien des autres personnes engagées.
- Mme Jupin est d'avis que c'est la « volonté de faire » qui assure cette coordination, et cite en exemple la messe des familles mensuelle instaurée au niveau de la communauté : c'est la volonté commune des différents acteurs qui avait permis sa mise en place, passant outre les nombreuses remarques négatives.
►2 Retraite communautaire
- M. l'Abbé D. Thiry informe que le motif de l'annulation de la retraite communautaire à Orval est son manque de temps personnel pour préparer les interventions qui lui avaient été demandées. Il précise que, dans le Projet Pastoral, il avait été proposé une retraite silencieuse de 3 jours ; or, lorsqu'il a accepté ensuite de prêcher cette retraite, il n'a pas mesuré le volume horaire qu'en représentait la préparation.
Il encourage vivement ceux qui en ont la possibilité à se joindre à la retraite organisée par le Mouvement Chrétien des Retraités, à Orval également, les 13-14-15 mai. La prédication portera sur les psaumes. Les personnes intéressées peuvent s'inscrire auprès de M. et Mme Chablin.
- Toutefois, il propose d'organiser assez rapidement une récollection d'une journée au plan local, pour laquelle il invitera un prédicateur extérieur. Il pense que le lieu idéal pour cette journée serait le Centre St Michel à Beuvange, proximité qui permettrait à tous les membres de la communauté d'y participer.
Cette solution répondrait à l'attente qui lui avait été exprimée par rapport à la retraite silencieuse en abbaye, à savoir que les personnes intéressées attendaient de ce temps de pouvoir mieux se connaître. Une telle démarche étant incompatible avec une retraite en abbaye, il propose cette récollection, cadre qui favorise les temps de rencontre souhaités.
- En ce qui concerne la retraite silencieuse, elle fera l'objet d'une nouvelle proposition l'an prochain, de même que le projet de pèlerinage figurant sur le Projet Pastoral et déjà abordé à plusieurs reprises.
- Mme Jupin demande que les retraites soient programmées en fin de semaine, afin que les personnes actives puissent y participer.
En ce qui concerne la récollection, elle suggère que celle-ci se fasse dans un cadre religieux, comme l'Abbaye Bénédictine d'Oriocourt, afin que le travail du groupe soit porté par la prière de la communauté religieuse. M. l'Abbé D. Thiry répond que cela est envisageable.
- Mme Chablin intervient pour dire la difficulté d'organiser des retraites à Orval les week-ends, l'abbaye étant souvent complète. Mais il pourrait être envisagé d'y aller dès le vendredi soir, ce qui représenterait 2 jours complets sur place. Par ailleurs, il ne peut être demandé aux moines d'assurer la prédication, étant donné leur propre travail à assurer et leur âge avancé ; c'est la raison pour laquelle le M.C.R. fait intervenir un prédicateur externe.
►3 L'ouverture des églises de la communauté de paroisses
M. l'Abbé D. Thiry réaborde le problème de l'ouverture des églises dans la communauté.
Il explique que la réticence des Conseils de Fabrique est liée à leur souci de préserver le patrimoine, et signale que, pour Veymerange, il a obtenu l'accord du Conseil de Fabrique pour ouvrir l'église. Dans un premier temps, une clé sera mise à la disposition des personnes qui souhaitent y prendre un temps de prière.
L'église de Terville est ouverte pour l'instant les mercredis et samedis matins, mais la situation n'est pas optimale puisque des personnes lui ont demandé d'élargir ces créneaux horaires.
La question de l'ouverture des églises de Beauregard et Volkrange sera à aborder également.
Il rappelle que, si les lieux emblématiques de notre foi sont fermés, cela révèle que la communauté elle-même est fermée. Or, la foi n'est pas l'apanage des pratiquants dominicaux, et une église est un soutien pour la prière personnelle : elle est le lieu où toute personne doit pouvoir adresser au Seigneur sa prière intime, lui dire ses souffrances.
Il a pensé qu'à Terville, une grille pourrait être posée, qui séparerait le côté de l'autel de la Vierge du reste de l'église, et qu'une porte pourrait être percée sur l'extérieur. Mais cela demande réflexion car les travaux seraient conséquents. Par contre, il juge que l'église de Veymerange n'est pas difficile à surveiller.
- Mme Jupin informe que l'église Notre-Dame à Thionville est ouverte et refermée par la personne qui y vient l'après-midi.
- M. Léonard précise que l'église de Veymerange avait été fermée provisoirement après une profanation, dans l'attente d'une solution pour assurer sa réouverture. Un roulement s'était organisé entre 8 familles, qui en assuraient l'ouverture et la fermeture quotidiennes.
Mais personne n'avait alors pensé à l'installation d'une caméra, auquel cas elle aurait été posée.
►4 La journée du 5 octobre 2008
Mme Chablin fait les communications suivantes.
- Pour la préparation de la journée, certaines personnes lui ont proposé spontanément leur aide. Elle-même est attentive à confier à chaque personne la tâche qui semble lui convenir au mieux, dans le but de pouvoir constituer une équipe entre des personnes qui, se connaissant peu, travaillent dans le même sens.
- L'un des thèmes de base retenus pour cette journée est la présentation des Bildstocks de la communauté de paroisses. Ce thème culturel crée un pont avec la société civile et les municipalités. Il sera important de ne pas en oublier dans le recensement.
M. Léonard lui propose de consulter l'ouvrage qu'il a écrit sur le Bildstock de la Rue St Pierre pour ne pas en perdre la mémoire, et qu'il a déposé aux Archives de Thionville, à défaut d'Archives à Terville.
Il fait savoir que, à Volkrange, l'on pourra solliciter l'aide de MM. CIRE et STOCKMER, et qu'à Elange, l'on pourra demander à M. Léonard de recopier le texte du Bildstock qui est situé à côté de la chapelle. Il précise que, à Elange également, un Bildstock est dressé Rue de la Volière.
- Mme Chablin ajoute qu'un but important de cette journée sera de faire connaissance avec les acteurs au sein de la Communauté du Bon Pasteur. Aussi, chaque service de la communauté préparera-t-il un panneau, qui présentera les activités et les personnes. Les Conseils de Fabrique seront invités à faire de même.
- Ce dimanche 5 octobre, une messe unique sera célébrée pour l'ensemble de la communauté, à Terville à 10 h 30. L'école de musique participera à l'Eucharistie.
- Une tombola suivra le repas pris à la salle du 112.
- Dans l'après-midi, l'école de musique réinterviendra avec des chants avec accompagnement musical. La chorale de Terville interprétera elle aussi quelques chants.
- Enfin, Mme Chablin partage l'idée en germe dans l'équipe de préparation : l'équipe aimerait intituler ces actions festives d'un terme qui soit pérenne, et a proposé un nom : « Les Ecclésiales du Bon Pasteur ». M. l'Abbé D. Thiry donne son assentiment à cette dénomination.
- Mme Houpert pense qu'il ne sera pas utile de préparer un panneau présentant l'E.A.P., puisque le fondement de la journée en est l'installation.
M. l'Abbé D. Thiry est favorable à ce qu'il y en ait un.
- M. l'Abbé D. Thiry précise qu'il serait bon de présenter les événements revêtant un caractère plus ponctuel dans la vie communautaire, et qui sont peu évoquées au long de l'année, telle l'action Palmarin.
Il propose de s'inspirer du guide paroissial pour ce travail de présentation.
Par ailleurs, il souhaite qu'apparaisse sur chaque panneau le référent en E.A.P., pour lier l'acte d'installation de l'E.A.P. avec les activités et les personnes en responsabilité. Ceci permettra également aux personnes présentes de faire connaissance avec les différents référents. Il est persuadé que ce moment permettra de voir le nombre important des personnes déjà engagées.
- M. Léonard rend l'équipe attentive à présenter aussi sur les panneaux l'action « Timbres » engagée par Mme Lemmer, ainsi que l'action en faveur des orphelins de Bangui.
- M. l'Abbé D. Thiry redit une nouvelle fois qu'il faudra veiller à organiser un temps fort annuel de cette nature pour ouvrir l'année pastorale. Il rappelle que, après la journée du 70ème anniversaire de l'église en octobre 2007, la municipalité de Terville elle-même avait souhaité que la communauté de paroisses organise une rencontre annuelle.
Il informe l'EAC que la constitution des Archives est en cours à la mairie de Terville. Ceci implique que, par ses manifestations, la communauté de paroisses contribue à enrichir la mémoire locale ; il encourage vivement au partenariat.
De même, il redit qu'il serait profitable de prévoir une 2ème rencontre pour clore l'année - telle une kermesse comme à Volkrange, et qu'il souhaite qu'une rencontre annuelle soit organisée dans chacune des paroisses. Il rappelle l'importance de la fête qui permet de vivre les 3 dimensions de la vie chrétienne (SERVIR ; VIVRE LA COMMUNION ; ANNONCER LA FOI), ce qui est particulièrement important dans la société actuelle.
- Mme Chablin dit être heureuse du bon contact qu'elle a eu avec le directeur de l'école de musique. Elle est heureuse aussi que l'implication de l'école dans la fête paroissiale draînera des enfants avec leurs parents, qui n'auraient peut-être pas tous pris part à cette fête
►5 Funérailles
- Mme Battistella informe l'EAC qu'elle est membre de l'Association Pierre Clément. Elle remet à Mme Vigneron des feuillets d'invitation à des rencontres entre familles endeuillées, qu'elle pourra remettre aux personnes susceptibles d'avoir besoin d'un accompagnement spécifique, et pour qui il peut être très aidant de faire cette démarche en groupe.
Mme Vigneron fait savoir que, pour l'instant, elle répond aux demandes des personnes qui souhaitent la revoir après les funérailles, contact qui reste de fait personnel.
M. l'Abbé D. Thiry lui suggère d'être très attentive aux situations difficiles, pour les orienter vers l'Association Pierre Clément.
- M. Léonard demande si Mme Vigneron ne se sent pas isolée dans sa lourde charge, et informe que certains paroissiens souhaitent se former pour l'accompagnement des funérailles.
M. l'Abbé D. Thiry rappelle qu'une formation « Funérailles » commencera en septembre.
Il précise que la pastorale des funérailles ne consiste pas seulement en une fonction d'accueil des familles, mais qu'il s'agit aussi de fortifier les équipes au niveau paroissial.
Comme il l'a déjà exprimé, il est favorable à la formation d'équipes dans tous les domaines, y compris pour les funérailles dont la préparation prend beaucoup de temps. Lui-même ne pouvait consacrer qu'une vingtaine de minutes à l'accueil des familles, et n'allait donc qu'à l'essentiel. Mme Vigneron consacre entre 1 h et 1 h 30 à chaque famille, et certaines familles restent en contact avec elle, y compris pour lui demander la célébration de messes pour les défunts. Il la remercie pour la qualité de son travail.
Il reconnaît que cette façon de préparer les obsèques et de leur assurer un suivi laisse le prêtre un peu en retrait, même pendant la célébration. Cette tâche étant très particulière et lourde, il souhaite vivement qu'une équipe naisse, qui permettrait de porter les choses et de réfléchir ensemble.
3) La rencontre des EAP de la Zone de Thionville avec l'évêque le 1er mars 2008,
et ses implications sur la réflexion de l'EAC de la communauté
M. l'Abbé D. Thiry distribue aux membres de l'EAC le texte de l'intervention de Mgr Raffin aux E.A.P. lors des rencontres à Moulins-les-Metz durant les mois de février et mars 2008, et demande aux participants de faire une relecture de cette journée.
Il précise que le but de ces rencontres était de faire le point sur les actions qui se sont développées dans les communautés de paroisses.
♦ Pour Mme Moureaux, s'est précisée la notion d'"Equipe d'Animation Paroissiale".
Elle a apprécié les partages en groupes, qui l'ont aidée à mieux comprendre ce qui se vit en EAP. Chacun des membres du groupe dont elle faisait partie a exprimé les difficultés rencontrées, et le constat a été fait que toutes les EAP sont confrontées aux mêmes problèmes : la difficulté à intégrer de nouveaux paroissiens dans les équipes, et les difficultés liées au fait que les paroisses d'une communauté ont chacune leur spécificité - ce qui est en même temps source de richesse.
♦ M. Léonard a été très satisfait de cette journée, et a trouvé les échanges entre EAP fructifiants.
Il a relevé au long de la journée les points qui lui paraissaient prédominants, les interprétant localement pour réfléchir à ce qui pourrait être fait dans la communauté :
1) Des chiffres lui paraissent significatifs :
-- 700 personnes sont engagées dans les EAP, ce qui constitue une richesse pour le diocèse, et démontre que tous les paroissiens ne sont pas fermés
-- 300 prêtres sont en activité
2) Une action est à engager : « Avançons ensemble vers l'avenir ».
3) Il serait bon de rédiger un mot d'accueil dans le nouveau lotissement d'Elange, qui présente en même temps la communauté.
4) Si l'on a quelque chose à offrir à un paroissien, il faut le lui offrir :
il faut écouter les désirs des gens et leur répondre, savoir reconnaître les attentes non exprimées, prendre en compte l'ancienneté des personnes dans la communauté et leur demander quelquefois une collaboration dans des activités faciles et ponctuelles.
5) Dans la communauté de paroisses de Maizières-les-Metz, un bulletin paroissial est
distribué trimestriellement dans toutes les boîtes à lettres, dont les frais de tirage sont pris en charge par la mairie.
M. l'Abbé D. Thiry fait savoir qu'il en est de même à Hettange-Grande. Lui-même souhaiterait diffuser annuellement le projet pastoral, complété et soulignant les réalisations de l'année écoulée, en y joignant le calendrier de l'année suivante.
6) Pour la 1ère communion, la communauté de Ste Marie-aux-Chênes a mis en place des temps «Vivre une démarche autrement » selon le schéma suivant :
à 9 h 30 temps d'échange avec les parents de 1ère communion
à 11 h messe, suivie du repas
► Préparation des parents à la 1ère communion de leur enfant :
- Mme Jupin fait savoir que les journées « Vivre une démarche autrement » ont été demandées par les évêques ; elles se tiennent également à Metz Sablon et à Thionville St Maximin. Mais cela exige un investissement énorme, car les textes doivent être étudiés à fond et transmis avec une pédagogie spécifique.
M. l'Abbé D. Thiry propose de reprendre ce sujet lorsque l'EAC abordera les méthodes d'évangélisation.
- Mme Jupin partage une expérience vécue pendant le Carême à Metz-Sablon, qui a rassemblé 400 personnes. Une catéchèse d'initiation a été faite, selon un cheminement précis, et assurée par des personnes capables d'assurer une catéchèse d'adultes.
- Mme Moureaux fait savoir que la Journée du Pardon organisée avant Pâques à la paroisse Notre-Dame de Thionville a eu aussi beaucoup de succès.
M. l'Abbé D. Thiry conclut que ces expériences sont la preuve que, lorsqu'une action est organisée sur une journée complète, cela crée une unité de fond et porte du fruit, car elles permettent de vivre des temps de fraternité.
♦ Mme Houpert exprime elle aussi sa satisfaction quant à cette rencontre. Elle a également relevé que toutes les E.A.P. sont confrontées aux mêmes problèmes, l'esprit de clocher subsistant partout, d'où la nécessité de revoir les façons de faire actuelles. Elle a été interpellée par le fait de devoir tenir compte des « recommençants », de « prendre les gens comme ils sont et où ils en sont ». Ce point lui pose problème en préparation de baptême, car elle n'ose pas approfondir les choses.
► Préparation des parents au baptême de leur enfant :
M. l'Abbé D. Thiry souligne l'importance de reparler des préparations au baptême qui, pour l'instant, sont faites avec les moyens dont dispose la communauté ; mais il est indéniable que la préparation n'est pas optimale.
Cela demande une réflexion quant aux moyens à mettre en œuvre pour intégrer ces demandes dans une pastorale globale de la communauté, car, actuellement, elles sont traitées dans la « logique du guichet ». Or, il faudra avoir une véritable intention d'évangélisation dans tous les domaines de la vie paroissiale, ce qui n'est pas facile. Il y a sans doute des idées neuves à découvrir, des parcours à inventer. Il faudra ensuite trouver les moyens de les mettre en place, et avoir l'audace de le faire.
- Mme Jupin intervient pour dire que l'on ne doit pas être en attente d'un résultat : les évêques disent que, lorsque les parents demandent le baptême, « il faut savoir reconnaître dans cette demande l'Esprit qui est déjà à l'œuvre ». S'il est parfois difficile d'entrer dans cette démarche, elle a pu constater que, en étant dans cette logique de ne rien attendre, tout est donné.
Elle pense qu'il serait profitable de pouvoir y réfléchir avec toutes les personnes de l'équipe baptême et que, dans un premier temps, il faudrait veiller à ce que tous les membres de l'EAP se forment.
Elle évoque le Chemin de Croix des enfants, organisé cette année hors paroisses, et qui a attiré une grande foule alors qu'au départ, il n'y avait pas d'attente.
M. l'Abbé D. Thiry pense que la plus grande difficulté est de poser un acte de foi dans la démarche qui est faite. Lors de la préparation au mariage, un cheminement est possible car il revoit les couples plusieurs fois. Un cheminement est plus difficile pour le baptême, du fait que les parents ne sont rencontrés qu'une fois.
- M. Léonard est d'avis que l'important n'est pas le nombre de rencontres, mais le signe qui a été donné.
- M. Paquet partage sa conviction actuelle quant aux demandes de baptêmes : il faut « recevoir vraiment les personnes qui viennent », leur proposer un temps fort pour qu'ils intègrent la communauté, et les accompagner ensuite. Il pense qu'il ne faut pas focaliser ce qui semble avoir « raté » jusqu'ici, et que l'important est de poursuivre le chemin avec ceux qui arrivent.
- M. Léonard rapproche le propos de M. Paquet de la démarche faite par les paroisses de St Maximin et Guentrange qui, dans l'année qui suit le baptême, adressent aux parents un courrier pour maintenir le contact. La démarche est probante, puisque la moitié des destinataires y donnent suite.
M. l'Abbé D. Thiry et Mme Vigneron font savoir que, dans le même esprit, à partir de cette année, une lettre sera envoyée à toutes les familles marquées par un deuil au courant de l'année, pour les inviter à la messe des défunts du 2 novembre.
- Mme Jupin souligne que faire la proposition d'un accompagnement implique que des personnes soient aptes à accompagner, et qu'un accompagnement est très lourd et demande beaucoup de temps.
M. l'Abbé D. Thiry rejoint M. Paquet, mais précise qu'il faut tenir compte du fait que le « zapping » qui touche la société actuelle touche tous les domaines de la vie. Aussi peut-îl arriver que certaines personnes fréquentent régulièrement une communauté dans la 1ère année, et la quittent pour un temps pouvant aller jusqu'à 3 ou 4 ans. La difficulté majeure réside dans le fait de faire des propositions dans ce contexte.
Il est convaincu de la nécessité de créer une dynamique d'accompagnement et de suivi, mais pense que cet effet de ‘zapping' est très déstabilisant, car il fait prévaloir le domaine émotionnel. Toutefois, ceci ne signifie pas qu'il n'y a pas de fruits : un baptême bien célébré marque les personnes, même si on ne les voit plus ensuite.
- Mme Jupin pense que l'important est d'essayer de vivre avec ces personnes quelque chose qui est de l'ordre de la foi.
- Mme Chablin fait part de la difficulté réelle à maintenir certains liens : avec son époux, elle anime des rencontres dans le cadre du Centre de Préparation au Mariage (C.P.M.). Lors de la dernière rencontre qui rassemblait 28 couples, 4 couples seulement ont répondu par l'affirmative à la question : « Voulez-vous que nous nous revoyions ? ». Outre le peu de réponses positives, elle regrette de ne pas même pouvoir joindre les couples intéressés pour reprendre contact, puisque les questionnaires qui leur sont soumis sont anonymes.
M. l'Abbé D. Thiry voit dans cet exemple une confirmation de ses propres constatations, à savoir que les personnes s'investissent pour un moment.
4) Questions
♦ M. Léonard pose une question sur le baptême.
Il a été interrogé par des parents qui vont faire baptiser leur enfant ; souhaitant choisir pour marraine une dame musulmane, il n'a pas su leur dire si l'Eglise catholique permet qu'une marraine soit de confession musulmane.
M. l'Abbé D. Thiry cite le droit canon, selon lequel il est obligatoire que l'un au moins des parrain ou marraine soit catholique. Ceci s'explique par le fait que, en cas de déficience parentale, il faut que les parrain et marraine prennent en charge l'éducation de la foi de l'enfant. Dans le cas cité, la personne musulmane sera considérée par l'Eglise comme témoin de l'acte qui aura été posé, et signera le registre sous la mention « Témoins ». Tout en pouvant être considérée comme la marraine de l'enfant, elle ne le sera pas du point de vue canonique. Il rajoute qu'il est très important d'expliquer cela aux parents.
Mme Moureaux est d'avis qu'il serait bon que cette information soit connue aussi par les personnes entourant les parents ainsi que par les paroissiens, pour éviter que des confusions naissent dans les esprits.
♦ Une question est posée concernant la méthode appliquée à l'enseignement religieux en école lorsque les intervenants ont en charge des classes doubles.
Mme Jupin répond que la règle en vigueur est d'intervenir en cours doubles. En conséquence, elle demande aux I.E.R. de ne pas suivre simultanément les parcours adaptés à chacune desdites classes, mais de choisir, pour toute l'année scolaire, celui des 2 parcours qui semble correspondre le mieux au niveau des 2 classes réunies. Il est possible aussi que, au choix de l'I.E.R., le parcours de la 1ère année soit repris l'année suivante parce qu'il n'a pas été terminé.
Elle ajoute que, en ce qui concerne les parcours pédagogiques du CM1 et du CM2, ils sont très différents, et qu'il est très difficile de faire suivre le parcours de CM2 au CM1.
♦ M. Léonard demande à M. l'Abbé D. Thiry si toutes les responsabilités pastorales sont désormais pourvues au sein de l'EAC.
M. l'Abbé D. Thiry répond par l'affirmative, et précise que chaque tranche d'âge avec ses objectifs spécifiques, et chaque secteur pastoral, disposent maintenant d'un référent, qu'il récapitule :
Liturgie Mme Jacqueline HOUPERT
Enfance Mme Christiane JUPIN
Jeunes Mme Mireille AZAIS
Pastorale du monde des adultes Mme Martine MOUREAUX
Service de la charité M. Lucien LEONARD
et Mme Marie-Jo BATTISTELLA
Fêtes Mme Nadia CHABLIN
Funérailles et Personnes âgées Mme Nicole VIGNERON
Conseillers Mme Marie-Rose HARCHAMBOIS
M. Sylvain PAQUET
M. l'Abbé D. Thiry souhaite que le calendrier des points centraux qu'envisage de vivre la communauté durant l'année 2008/2009 puisse être, sinon établi, du moins ébauché lors de la prochaine réunion. Il se chargera personnellement du calendrier des messes.
La date de la prochaine réunion est fixée au lundi 21 avril à 20 h à la Salle Ste Marie à Veymerange.