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  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
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  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

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Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 10:02
Explications du cardinal Scherrer, archevêque de São Paulo

ROME, Mardi 7 juin 2011 (ZENIT.org) – « L’Eglise perd ses repères si elle n’a pas Jésus Christ et son Évangile toujours devant les yeux », écrit le cardinal Odilo Scherer, archevêque de São Paulo (Brésil) dans un article de la revue « O São Paulo », en référence à une des nouvelles directives de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) concernant l’évangélisation du pays.


« Jésus Christ, rappelle-t-il, est le point de départ incontournable et constant de la vie et de la mission de l'Église ». « Sans une rencontre personnelle et contagieuse avec Lui, il n’y a ni disciples ni missionnaires, et le travail de l'Église aurait la force et la signification de n’importe quelle ONG ou initiative humaine », poursuit le cardinal.


Au regard des autres points soulignés dans le document des évêques, relatifs à plusieurs aspects de la société, de la culture, et de l'Église d’aujourd’hui, le cardinal Scherrer insiste sur l’importance d’une « nouvelle pratique missionnaire ».


« Les méthodes traditionnelles ne suffisent plus ! », déclare-t-il. « D’une pastorale de conservation, il nous faut passer à une pastorale missionnaire, à un état permanent de mission », comme le veut la nature même de l'Église. Sa caractéristique essentielle, à redécouvrir, est celle de « peuple envoyé en mission dans le monde ».


La Parole de Dieu, écrit-il est « un élément fondamental pour l’initiation à la vie chrétienne et à la formation des disciples de Dieu ». Elle doit avoir toute sa place, demeurer le point central de toute l’activité pastorale. Une activité qui consiste à faire comme a fait le Bon Pasteur qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour que les brebis aient la vie et l’aient pleinement.

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 15:51

Invitation à la RECOLLECTION d'archiprêtré

 

samedi 5 février 2011 de 10h à 16h30 au Centre St Michel à VOLKRANGE

 

Nous vous proposons un temps d'approfondissement de notre foi autour de M. l'Abbé Dominique THIRY, Mme Christiane Jupin, Mme Isabelle Brunner et Mme Raphaëlle HALTER sur le thème :              

"De l’art roman à l’art contemporain : découverte d’un chemin de foi"

Ateliers et interventions diverses, dans un climat de prière et de fraternité, nous permettront d'entrer dans la découverte de l'art sacré comme chemin vers Dieu.

 

C'est ouvert à tous et c’est gratuit ! Chacun apportera son propre repas de midi. Le café sera offert. Merci à ceux qui le peuvent d'apporter un gâteau.

 

Afin de pouvoir organiser cette journée (préparation des dossiers, etc…), merci de bien vouloir vous inscrire au moyen du coupon ci-dessous, à nous retourner avant le 25 janvier à:

Récollection d'archiprêtré

Presbytère, 16 rue St Martin

57100 Thionville-Veymerange

09.52.71.15.32

bonpasteurcourriel@free.fr

 

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RECOLLECTION d'archiprêtré le 5 février 2011

 

Nom …………………………………  Prénom  ……………………………………

 

Adresse ………………………………………………………………………………

 

N° tél. ………………………………….

 

adresse mail ………………………………..

 

participerai à la récollection. Nombre total de personnes à inscrire : …………………

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 12:24
Une Eglise renouvelée pour la nouvelle évangélisation (I)
Entretien avec Mgr Rino Fisichella

ROME, Lundi 6 décembre 2010 (ZENIT.org) - « La réalité est que l'Eglise se renouvelle et qu'elle est en train de grandir. La décision de lancer une nouvelle évangélisation n'est pas une action de défense, mais appartient à la conscience de l'Eglise d'être missionnaire », répond Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation à la question relative à la création d'un nouveau dicastère au sein de la Curie romaine.

« La nouvelle évangélisation, explique l'archevêque titulaire de Voghenza, n'est pas une réponse au temps de crise que nous vivons. Parler de nouvelle évangélisation signifie renouveler en nous cet esprit missionnaire qui doit habiter tout chrétien. C'est un processus qui s'inscrit dans la pleine continuité du processus de première évangélisation par lequel Notre Seigneur Jésus a voulu l'Eglise et qu'il lui a confié cette mission : aller et rencontrer chaque personne et lui apporter l'Evangile ».


ZENIT : Comment faire pour relancer la mission et quelle est votre impression face à cette tâche ? 

Mgr Fisichella : La nouvelle évangélisation requiert de nouveaux missionnaires. Penser entreprendre une nouvelle évangélisation sur papier ne sert à rien et ne fonctionne pas. Notre tâche n'a de sens que s'il l'on a et promeut de nouveaux missionnaires.

En ce qui me concerne, durant ma vie j'ai toujours soutenu et enseigné le christianisme, donc je me sens chez moi, et je suis très reconnaissant au Saint-Père de m'avoir confié cette charge. Je sais qu'il s'agit d'une tâche ardue, mais je suis enthousiaste. C'est ce que j'ai toujours souhaité faire, diffuser et faire connaître l'Evangile.


ZENIT : Pouvez-vous nous présenter le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ? 

Mgr Fisichella : Le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation est une grande intuition prophétique du pape Benoît XVI et il est un grand défi pour la vie de l'Eglise des prochaines décennies.

Intuition prophétique en ce sens qu'il nous oblige à réfléchir sérieusement au temps présent. Qu'il nous oblige à comprendre les pathologies qui font qu'on en est arrivé où nous en sommes et qui se traduisent par l' indifférence, l'agnosticisme, un athéisme proclamé, un individualisme que l'on avait jamais connu aussi fort ces derniers siècles. En un mot, cette sécularisation dont le pape parle de plus en plus souvent. Cette condition oblige l'Eglise à diagnostiquer la pathologie et à voir comment la soigner.

Nous devons réfléchir sur les raisons de cette désaffection du monde contemporain vis-à-vis de la vérité et puis tourner notre regard vers l'avenir pour remettre la foi et la raison dans une situation de dialogue et de collaboration. Il faut souligner que le choix libre et conscient de l'acte de foi ne se fonde pas sur un mythe, mais sur une relation personnelle par rapport à un événement historique qui a changé le visage de l'humanité et de l'histoire, c'est-à-dire la rencontre avec Jésus de Nazareth.

Nous devons être capables de retrouver cette situation et montrer que la rencontre, l'expérience de Dieu, est une condition nécessaire pour que l'homme d'aujourd'hui puisse vraiment retrouver le sens de la vie.

En réponse à l'éclipse de Dieu dont parlait déjà Paul VI, et à laquelle Jean-Paul II et Benoît XVI ont réfléchi, est né le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Il est inévitable que devant l'éclipse de Dieu nous devons mobiliser nos forces et notre conviction pour proposer à nouveau le primat de Dieu dans la vie des personnes et montrer que l'hypothèse de Dieu n'est absolument pas superflue, mais au contraire déterminante pour une vie pleinement humaine.

En d'autres mots, nous avons le devoir de porter à nouveau l'Evangile aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui afin qu'ils puissent se ressaisir en terme d'humanité, qu'ils soient capables d'humanisation, de rendre leur existence plus humaine.


ZENIT : Présenté de cette façon, cela paraît facile, mais les problèmes à résoudre sont nombreux. Souvent on dirait que l'Eglise n'est pas comprise. Il est évident qu'il existe une fracture entre vieilles et jeunes générations dans la transmission de la foi. Dans certaines parties de l'Eglise on a l'impression que les seules activités sont des activités autoréférentielles... 

Mgr Fisichella : L'histoire de l'Eglise aujourd'hui n'est pas différente de celle d'hier. Jadis aussi nous avons connu des ombres et des lumières. Nous avons connu des moments de grandes difficultés. Déjà aux premiers siècles, mais durant la seconde guerre mondiale aussi, sans compter les grands gestes de perfidie mis en œuvre par les idéologies totalitaristes : nazisme, fascisme et communisme, des mouvements qui ont tous combattu l'Eglise.

Dans le camp de concentration de Dachau, il y avait une section où les nazis avaient interné 2.500 prêtres provenant de différentes parties de l'Europe. Beaucoup d'entre eux ont été tués. Un de ces prêtresqui a survécu au camp, était un des directeurs du séminaire fréquenté par Joseph Ratzinger. Il s'appelait Alfred Läpple, et dirigeait la formation et la préparation au sacerdoce du jeune Ratzinger.

L'histoire nous fait comprendre que l'Eglise n'a jamais eu un parcours facile sur la voie de l'évangélisation, mais elle a toujours eu de grands témoins, des personnes crédibles qui ont annoncé l'Evangile sans relâche. Ce qui semble avoir changé, c'est que s'il y a toujours eu un sens religieux, un substrat, une épaisseur chrétienne, aujourd'hui par contre, nous devons constater que ce sens religieux, dans beaucoup de régions du monde, est en train de se perdre. Donc nous nous retrouvons dans une situation où nous avons beaucoup de mal à parler de Jésus Christ, de la foi et de l'Eglise dans un contexte culturel qui, soit s'y oppose soit le banalise, donnant pour acquis une connaissance qui a perdu de son éclat.

Nous devons certainement modifier notre langage, nous devons devenir plus communicatifs, nous devons être capables d'accepter le défi de la communication moderne, en sachant bien que le contenu reste toujours le même. Le christianisme, disait l'apôtre Paul dans sa lettre aux hébreux, reste toujours le même « hier, aujourd'hui et toujours », donc celui auquel tous ont cru, en tout lieu et depuis toujours, est conservé, mais il doit être revêtu d'un langage qui doit être compréhensible. Nous devons faire en sorte que l'homme contemporain puisse voir le Seigneur, fasse l'expérience de s'adresser à lui à la première personne. Il faut susciter en lui le désir de faire son expérience en Dieu, en Jésus Christ et dans l'Eglise à laquelle il appartient.

 

Q : Il y a de plus en plus de mouvements, groupes et associations qui lancent des initiatives dont le but est de provoquer une réflexion sur l'importance de Dieu dans notre vie. Qu'en pensez-vous ?


Mgr Fisichella : Ce à quoi nous devons faire participer porteurs et animateurs est un projet qui dépasse le caractère fragmentaire. Hélas il arrive que nous soyons nous aussi victimes de la condition culturelle dans laquelle nous nous trouvons et ce côté fragmentaire devient alors très fort et inévitable. Il y a beaucoup d'initiatives, mais l'une indépendante de l'autre, chacun courant après son charisme, ce qui est très beau, mais risque d'évoluer dans un cadre limité. C'est pourquoi nous devrons récupérer ce que l'Eglise a de spécifique, c'est-à-dire l'unité, tous se retrouver avec ce sens profond d'appartenance à l'Eglise, sachant que nous sommes tous en train de travailler pour un seul but qui est l'annonce du Royaume de Dieu dans le monde d'aujourd'hui. 

Nous comptons solliciter la présence des diverses réalités qui œuvrent, et même très bien, dans le tissu de la pastorale, aux proches et moins proches, mais le faire de manière à ce qu'ils ne soient pas détachés les uns des autres mais que chacun puisse comprendre sa complémentarité vis-à-vis de l'autre. Sans cette présence unitaire nous ne donnons pas de signe efficace. Je voudrais rappeler que le Concile Vatican II a appelé l'Eglise ‘signe et instrument d'unité pour tout le genre humain'. Si nous annonçons l'Evangile sans donner de signe d'unité, nous risquons alors de rendre moins efficace l'annonce en elle-même qui est la tâche qui nous revient.


Q : Quels pas comptez-vous accomplir pour avancer dans la nouvelle évangélisation ? 

Mgr Fisichella : La vie du dicastère vient tout juste de commencer. Premièrement, nous voulons comprendre et connaître ce qui est déjà en train de se faire pour permettre que les divers groupes se connaissent entre eux, pour une collaboration dans la complémentarité.

Nous voulons être au service de l'Eglise de manière précise. Nous espérons organiser, dans les plus brefs délais, les membres, cardinaux et évêques, pour participer à ce projet et le réaliser ensemble. N'oublions pas que le pape a décidé que la prochaine assemblée ordinaire du synode des évêques en 2012 serait centrée sur le thème : La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

Nous essayerons de privilégier un chemin qui doit être accompli avec tout l'épiscopat car les premiers évangélisateurs sont les évêques et une des tâches que le pape nous a confiée est justement celle d'établir un contact particulier avec les conférences épiscopales, en essayant de susciter là où cela est possible, la présence d'un organisme qui puisse se consacrer à la nouvelle évangélisation. Comme il existe celui pour la catéchèse, celui pour la charité, il devrait en exister un pour la nouvelle évangélisation.


Q : La nouvelle évangélisation ne concerne-t-elle que l'Europe ? 

Mgr Fisichella : Non. La nouvelle évangélisation ne concerne pas seulement les pays où l'Eglise est présente depuis des siècles. Il n'y a pas que l'Europe. J'ai eu l'occasion de rencontrer divers évêques de l'Inde mais aussi d'autres pays d'Orient qui m'ont dit avoir besoin eux aussi d'une nouvelle évangélisation. J'étais étonné mais j'ai compris que les grandes métropoles du monde, dans un contexte de mondialisation comme celui d'aujourd'hui, n'échappent pas au phénomène de la sécularisation.


Q : Dans le livre-entretien « Lumière du monde », qui vient d'être publié par la maison d'édition du Vatican ( Libreria Editrice Vaticana), le pape Benoît XVI écrit que même si « le christianisme ne détermine pas l'opinion publique mondiale, ce sont d'autres personnes qui sont aux commandes » néanmoins « sur la base de ce que je vois et dont je réussis à faire l'expérience personnelle, je suis très optimiste quant au fait que le christianisme se trouve face à une nouvelle dynamique ». Quelles sont les raisons de cet optimisme ?

Mgr Fisichella : Le pape a eu une idée très précise de la réalité de l'Eglise. Lors des visites ad limina avec les évêques du monde entier, il reçoit des informations précises sur les divers continents. Alors que nous parfois nous avons une vision un peu limitée géographiquement et ne voyons souvent que l'Europe. Mais le pape a une vision globale. L'Église est présente en Afrique, en Amérique Latine, en Inde, en Corée du sud... Et les données nous montrent, dans l'ensemble, que l'Eglise est en train de grandir.

Ce matin j'ai rencontré Chiara Amirante et son organisation « Communauté Nouveaux Horizons », qui gère plusieurs maisons d'accueil, tirant son inspiration de la communauté des premiers chrétiens où il est demandé d'essayer de vivre l'Evangile et de « penser de manière positive ». Malgré le peu de moyens dont elle dispose, et qui ne suffisent jamais pour soigner tant de personnes dans le besoin, la communauté Nouveaux Horizons rencontre aujourd'hui des millions de personnes, dans le silence, mais son travail est un réel travail de conversion et de changement des cœurs.

Comment ne pas voir la présence de l'Esprit, le dynamisme de l'Eglise, dans ces actions ? Certes, si nous pensons ou supposons que l'Eglise n'est que ce que certains moyens de communications de masse veulent laisser entendre, nous aurons toujours une vision partielle et déformée, mais l'Eglise n'est pas ça, elle est quelque chose de très grand qui change les personnes en communiquant et témoignant de l'Evangile.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 09:04
La nouvelle évangélisation doit rééquilibrer annonce du kérygme et catéchèse 
Entretien avec Alex et Maud Lauriot Prévost

ROME, Mardi 30 novembre 2010 (ZENIT.org) - En lui donnant un Conseil pontifical et en annonçant la réunion d'un synode en 2012 sur ce thème, la nouvelle évangélisation apparaît comme un défi majeur pour l'Eglise en ce début de XXIe siècle. ZENIT a interrogé Alex et Maud Lauriot Prévost, couple missionnaire et formateur à la mission, acteurs de la nouvelle évangélisation en France et à l'étranger depuis près de 30 ans. Nous publions ci-dessous la première partie de cet entretien.


ZENIT - Qu'est ce qui vous a amené à découvrir la nouvelle évangélisation ? 

Alex et Maud Lauriot Prévost - La découverte du renouveau charismatique et du père Daniel Ange en 1982 lors d'un grand rassemblement européen à Strasbourg fut pour nous une expérience de Pentecôte fondatrice pour notre vie. Alors que nous préparions notre mariage, Daniel-Ange nous a invité à organiser à Paris le premier rassemblement d'évangélisation de jeunes ; un an après et à l'invitation de l'Eglise, nous l'avons secondé en 1984 puis durant les trois ans de fondation de la première école internationale catholique d'évangélisation pour jeunes de 18 à 30 ans, Jeunesse-Lumière (http://www.jeunesse-lumiere.com), qui fait aujourd'hui référence en matière de formation à la nouvelle évangélisation auprès des jeunes dans l'Eglise. Depuis nous sommes investis dans un ministère d'évangélisation ou de formation à l'évangélisation auprès de jeunes ou de couples, particulièrement sur les thèmes liés à l'amour, à la sexualité, à la vie conjugale, etc. Nous sommes tous deux très fortement imprégnés par Jean-Paul II, lui qui a tellement œuvré à la fois pour le renouveau missionnaire de l'Eglise et celui de l'annonce de l'Evangile du mariage. Appartenir à la « Génération Jean-Paul II » revêt donc pour nous un sens très fort et particulier.


Quel est selon vous le rapport Jean-Paul II et de Benoît XVI avec la nouvelle évangélisation ? 

Jean-Paul II a créé le concept de nouvelle évangélisation et l'a promu tout au long de son pontificat. Le cardinal Ratzinger s'est attaché à l'enraciner sur des assises théologiques et ecclésiales très solides. Tous deux très fins connaisseurs de la pensée des philosophes et des intellectuels des XIXe et XXe siècles, ils ont mesuré sans doute mieux que quiconque le contraste saisissant entre la nature du drame existentiel de l'homme contemporain et la pertinence de l'Evangile du Christ pour répondre à ce vide immense qui mine nos sociétés devenues athées. Ils discernent tous deux les réalités et les fruits missionnaires très prometteurs de ce que l'on appelle à Rome, les « Nouveaux mouvements ecclésiaux ». Ceux-ci sont devenus, depuis les années 60, des incubateurs de cette nouvelle évangélisation voulue par Jean-Paul II comme un profond renouveau missionnaire : des laboratoires d'apostolats nouveaux et très diversifiés.


Dans quelle mesure la nouvelle évangélisation plonge-t-elle ses racines dans le concile Vatican II ? 

Comme plusieurs mystiques à cette époque, le pape Jean XXIII annonçait un nouveau printemps de l'Eglise à l'ouverture même du concile Vatican II et de nombreux textes conciliaires invitent à ce renouveau missionnaire. En 1975, pour les 10 ans de la clôture du concile, l'Eglise posa à nouveau des actes de portée à la fois universelle et prophétique sur ce thème : Paul VI eut le premier cette lecture des « signes des temps » en publiant l'exhortation apostolique sur « L'évangélisation du monde moderne », première ébauche de la nouvelle évangélisation sur laquelle Jean-Paul II s'appuiera constamment ; il accueillit également à la Pentecôte dans la basilique Saint Pierre les représentants du Renouveau Charismatique du monde entier en attestant que « le Renouveau est une chance pour l'Eglise ».


Le futur Benoît XVI percevait-il ces germes de renouveau spirituel et missionnaire dans l'Eglise ? 

Dès les années 60, Joseph Ratzinger, jeune expert du concile et brillant théologien, a rapidement fait le lien entre cette éclosion non programmée de mouvements ecclésiaux au sein de la jeunesse catholique et la puissante vague missionnaire que ces mouvements ont suscitée. Il témoigna à de nombreuses occasions de sa perception d'une véritable « irruption de l'Esprit » durant toutes ces années, créant un puissant contraste avec la crise qui secouait en profondeur et en parallèle des pans entiers de l'institution ecclésiale ; il fit sa propre expérience auprès de communautés nouvelles et du renouveau charismatique dès le début des années 60, ce qui fut pour lui « une grâce, une joie dans son sacerdoce et aussi un grand encouragement », et lui permit d'affronter, confessa-t-il, « les grands périls de l'Eglise » de cette époque. Comme cardinal, puis pape, il témoigne régulièrement depuis, de toute sa joie d'avoir rencontré à l'époque « des jeunes touchés par la force du Saint-Esprit, affichant un grand enthousiasme, une expérience de foi vivante au cœur de l'Eglise catholique ».


Comment Joseph Ratzinger - théologien et pasteur - a-t-il interprété cette « irruption de l'Esprit » de l'époque pour reprendre son expression ? 

Pour lui, la crise de 1968 marqua l'explosion du sécularisme moderne mais qui déjà minait les sociétés occidentales depuis des décennies. En contre-point de la crise sociale et existentielle majeure de la modernité, il reconnaît qu'alors « l'Esprit Saint, pour ainsi dire, prit la Parole : la foi s'éveillait chez les jeunes, sans ‘mais' ou ‘si', sans subterfuge ou porte de sortie, vécue dans sa totalité et comme un immense cadeau qui fait vivre ». Il fut alors convaincu que même si ces jeunes mouvements et communautés « n'attirent pas l'attention de l'opinion publique, ce qu'ils font indique l'avenir » : se dessinait là le futur de l'Eglise que nous voyons effectivement éclore de si belle manière dans le monde entier aujourd'hui.

Le cardinal Ratzinger reconnaît l'authenticité de l'expérience chrétienne de ces mouvements. Il décèle chez ces jeunes «une rencontre personnelle et profonde avec le Christ », la force et le fruit missionnaire de leur témoignage auprès « de personnes alors touchées au fond d'elles-mêmes par l'action unifiante de l'Esprit-Saint ».


Comment le pape Benoît XVI voit-il la nouvelle évangélisation ? 

Au regard de sa réflexion historique et théologique, de son propre cheminement personnel et de son expérience ecclésiale, la nouvelle évangélisation est avant pour lui tout le fruit d'un profond vent de Pentecôte sur l'Eglise, un vrai don de Dieu, et non un nouveau « machin » issu d'une savante planification pastorale ! «L'humble travailleur à la vigne du Seigneur » comme il s'est défini à son élection, se voit avant tout comme intendant des grâces de Dieu, et c'est pour cela qu'il s'inscrit dans la ligne de Jean-Paul II : Benoît XVI confirma en effet peu de temps après son élection qu'il a « pour mission essentielle et personnelle de faire fructifier le trésor immense que lègue à l'Eglise » son prédécesseur. Après lui, il constate dans le monde entier que - là où les Eglises ou les communautés locales sont marquées par un rajeunissement, une dynamique d'apostolat des laïcs ou un renouveau des vocations - c'est bien le souffle puissant de l'Esprit-Saint et la mise en œuvre de la nouvelle évangélisation qui les caractérisent. Il n'a donc pas hésité pour y engager toute l'Eglise.


La nouvelle évangélisation n'est-elle pas réservée à des spécialistes de la mission ? 

Jean-Paul II et Benoît XVI sont très clairs sur le caractère universel de la nouvelle évangélisation : pour le premier, il s'agit «d'un engagement qui nous concerne tous »  car il s'agit de « susciter dans l'Eglise un nouvel esprit missionnaire qui ne saurait être réservé un groupe de ‘spécialistes', mais qui devra engager la responsabilité de tous les membres du peuple de Dieu » ; pour le second, « l'Eglise toute entière, doit se laisser régénérer par la force de l'Esprit Saint pour se présenter au monde contemporain et lui offrir des réponses adéquates ». Cette vision catholique, dans tous les sens du terme, se concrétise au travers des décisions prises récemment par Benoît XVI. Sur le terrain, depuis le début des années 2000, on constate que la nouvelle évangélisation conquiert progressivement l'Eglise dans toute sa diversité, bien au delà des seuls nouveaux mouvements ou du Renouveau qui l'ont vu naître. Des paroisses, diocèses, aumôneries, communautés religieuses ou mouvements plus anciens, on voit jaillir aujourd'hui toutes sortes d'initiatives missionnaires pertinentes et adaptées à cette génération.


Comment pourriez-vous définir la nouvelle évangélisation ? 

La définir est effectivement important, car derrière ce concept, on met parfois tout et n'importe quoi : c'est sans doute très bien de créer un site Internet pour une paroisse, de monter un groupe de musique dans une aumônerie ou de relancer un groupe de prière du chapelet, mais ce n'est pas pour cela synonyme de nouvelle évangélisation.

Tout d'abord, l'Eglise et le monde ont besoin d'une nouvelle évangélisation, non d'un nouvel Evangile ! Il s'agit donc d'annoncer l'Evangile d'une manière nouvelle et avant tout renouvelée, en veillant à se concentrer sur le cœur de la foi qui peut retourner des vies, toucher et attirer les cœurs des croyants et non-croyants.

Jean-Paul II a lui-même précisé que la nouvelle évangélisation est une évangélisation menée dans un nouvel état d'esprit, selon des conditions de mises en œuvre précises ; elle se caractérise par « une nouvelle ardeur, de nouvelles méthodes et un nouveau langage » ; et elle recouvre des exigences ecclésiales.


Pouvez-vous préciser ce nouvel état d'esprit et ces conditions de mises en oeuvre ? 

Cet état d'esprit est l'invitation à retrouver la radicalité de la foi, le zèle apostolique et spirituel des premiers temps de l'Eglise car - dit Jean-Paul II - «il faut raviver en nous l'élan des origines, en nous laissant pénétrer de l'ardeur de la prédication apostolique qui a suivi la Pentecôte et avoir la même disponibilité que les apôtres pour écouter les voix de l'Esprit, le même courage pour relever les défis missionnaires ». D'où l'importance d'une plus grande vie dans l'Esprit des communautés chrétiennes pour vivre de ce zèle apostolique, et d'une formation des baptisés à la prédication kérygmatique.

Pour ce qui est des conditions de mise en œuvre, c'est avant tout - pour celui qui ambitionne d'évangéliser - l'expérience profonde et personnelle de l'amour du Christ et de son Salut, et ce, vécu en Eglise :« celui qui a vraiment rencontré le Christ », dit encore Jean-Paul II, « ne peut le garder pour lui-même, et doit l'annoncer, au risque de devoir se poser courageusement cette question : ‘si je n'ai pas le goût de l'annoncer, l'ai-je vraiment rencontré ?' ». D'où l'importance première pour chacun de relire et de discerner dans l'Esprit-Saint et la foi de l'Eglise comment et où le Christ nous a rencontrés, aimés et sauvés, et de ne pas se contenter de se dire chrétien ou de pratiquer la religion catholique par tradition, habitude, simple choix intellectuel ou choix de valeurs.


Pouvez-vous développer ce qui caractérise les trois « nouveautés » de la nouvelle évangélisation ? Jean-Paul II parle tout d'abord d'une « nouvelle ardeur »... 

L'ardeur vient de « ardent », tel un feu : les disciples d'Emmaüs ont le cœur brûlant après leur rencontre du Christ. La Pentecôte et tant de passages des Actes nous illustrent le feu intérieur des disciples. Brûler d'ardeur et de zèle pour l'annonce de l'Evangile est donc la réponse logique des apôtres au don de l'Esprit et à la mission reçue du Christ : «nous ne pouvons taire tout ce que nous avons vu et entendu » assurent Pierre et Jean, comme en écho au cri du psaume : « le zèle de ta maison me dévore ».

Le zèle, le feu, l'ardeur des missionnaires sont à la mesure du bouleversement réel qu'ont opéré dans notre vie la rencontre, la vie et l'amour du Christ : plus que des doctrines, le prédicateur doit avoir le feu d'amour de Jésus dans son cœur, et comme il ne peut garder pour lui cette expérience brûlante, il la partage avec flamme, vérité, authenticité.


Certains chrétiens se méfient d'un trop grand enthousiasme des évangélisateurs... 

Il faut bien sûr agir avec discernement et sagesse, non selon l'esprit du monde, mais celui du Christ. C'est pourquoi Benoît XVI invite les pasteurs de l'Eglise à ne pas assécher les dynamiques missionnaires par des considérations trop savantes ou distantes car beaucoup ont « laissé s'installer un esprit ‘éclairé' et blasé qui taxe de fondamentalisme la foi et le zèle de ceux qui ont été saisis par l'Esprit-Saint ». De plus, le pape nous invite aussi à ne pas éteindre les appels de l'Esprit en ces temps nouveaux par une organisation trop rationnelle ou systématique : « n'érigez pas vos propres plans pastoraux en norme de ce qu'il est permis à l'Esprit Saint d'opérer : à cause de toute cette planification, les Eglises pourraient devenir imperméables à l'Esprit de Dieu, à sa force dont elles vivent ».


Ce zèle est-il vraiment donné à tout le monde ? 

L'évangélisateur « nouveau » témoigne des merveilles « de » Dieu dans sa vie, et non ce qu'il a appris « sur » Dieu ; l'évangélisateur peut donc être un simple baptisé : ce n'est pas d'abord un pasteur, un professeur ou un docteur, même si, bien entendu, le concours de ces derniers reste indispensable pour former les missionnaires, s'assurer qu'ils confessent et attestent la vraie foi, et que leur vie se conforme peu à peu à ce qu'ils proclament.

Le zèle du témoin n'est pas le fruit de caractères expansifs ou extravertis, mais avant tout le fruit de l'action de l'Esprit-Saint accueilli par ceux qui évangélisent ; c'est donc lui qui oint les missionnaires de force comme l'exprime St Paul : «ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse, c'était une démonstration d'Esprit et de puissance ». Paul VI a d'ailleurs confirmé toute cette action irremplaçable de l'Esprit-Saint aujourd'hui au service de la mission : « les meilleures techniques d'évangélisation ne sauraient remplacer l'action discrète de l'Esprit Saint car - sans Lui - précise-t-il, la plus convaincante des dialectiques est impuissante sur l'esprit des hommes car c'est Lui qui, dans le tréfonds des consciences, fait accepter et comprendre la Parole du Salut ».


Parlez-nous de la seconde « nouveauté » missionnaire, celle de la méthode... 

Cette nouveauté recouvre l'annonce du kérygme, le recours au témoignage et l'objectif de conduire à la conversion de ceux qui sont évangélisés.

Il est donc tout d'abord important de différencier au plan de la méthode le « kérygme » et la « catéchèse »  comme l'ont toujours fait les chrétiens dans les premiers temps de l'Eglise, annonçant la foi dans les sociétés paganisées : le 1er est l'annonce de la personne de Jésus et de son œuvre bienfaisante dans nos vies ; le 2nd est la transmission de ce que recouvre la foi et ses conséquences. Le kérygme est à la catéchèse, ce que la naissance est à la croissance : il la précède, il lui est préalable, il en est même la condition pour que fructifie la catéchèse.


Pouvez-vous préciser leurs objectifs apostoliques respectifs ? 

Le kérygme ne « donne » pas la vie, c'est Dieu qui la donne ; mais la prédication vivante du kérygme, l'attestation par le témoignage réveillent dans le cœur qui la reçoit, la puissance de vie d'enfant de Dieu inscrite en chacun de nous ; le kérygme nous conduit à désirer ou à faire fructifier le Salut du Christ donné au baptême, à le rendre efficient par la réponse de la foi et l'accueil de Jésus de Nazareth comme Fils de Dieu, comme seul et véritable Messie pour chaque homme ou femme.

La catéchèse déploie pour sa part toutes les conséquences de cet acte de foi et de vie qu'est la reconnaissance et l'accueil de la personne de Jésus ; elle recouvre ce que les Actes des Apôtres décrivent comme conséquences de cette adhésion au Christ par la foi : «ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières ».


Cette distinction est-elle si importante pour l'évangélisation ? 

Bien saisir cette distinction et cette chronologie donne en grande partie les clés pour comprendre la situation de sécularisation de nos sociétés et ce pourquoi tant de nos contemporains fuient nos Eglises malgré les trésors d'énergie et de générosité investis par les chrétiens et leurs pasteurs. Après 1000 ans de chrétienté, cette distinction a été malheureusement souvent oubliée : par certains côtés, notre Eglise en occident est un géant catéchétique et un nain kérygmatique. La nouvelle évangélisation va activement participer au nécessaire rééquilibrage apostolique entre ces deux volets si complémentaires de la mission apostolique de l'Eglise.

 

Un autre volet de la nouveauté méthodologique est le recours au témoignage ? 

Alex et Maud Lauriot Prévost - Cette nouvelle pédagogie missionnaire est avant tout centrée sur l'authenticité du message annoncé, et pas sur la seule présentation des dogmes ou des pratiques religieuses : elle est assise sur le témoignage humble et l'expérience personnelle de l'amour de Dieu. Paul VI a beaucoup insisté sur cette exigence désormais incontournable pour évangéliser nos contemporains car « aujourd'hui, dit-il, le monde écoute davantage les témoins que les maîtres, ou s'il écoute des maîtres, c'est avant tout parce qu'ils sont des témoins ». Toutes les écoles d'évangélisation aujourd'hui de par le monde forment les missionnaires - jeunes, couples, prêtres, religieux - à donner leur témoignage.


Le dernier volet de la nouveauté méthodologique est de viser la conversion de ceux qui sont évangélisés. Mais est-ce vraiment nouveau ? 

La reconnaissance de cet objectif de la mission n'est pas, bien entendu, une nouveauté apostolique, mais un retour aux sources, rendu nécessaire lorsque certains dans l'Eglise sont touchés par le sécularisme, et même le relativisme et le doute : Paul VI réfutait déjà des «alibis insidieux » soi-disant inspirés du Concile. Il rappela la honte de Paul à l'égard de ceux qui « rougissent de l'Evangile » ; il regretta chez certains « le manque de ferveur d'autant plus grave qu'il vient du dedans de l'Eglise et qui se manifeste dans la fatigue et le désenchantement, la routine et le désintérêt, et surtout le manque de joie et d'espérance ». C'est pourquoi, Jean-Paul II était si attaché à bien préciser que l'objectif de l'évangélisation est de conduire - dans la grande liberté des enfants de Dieu - à la conversion, qui est don de Dieu, renoncement explicite et public au mal et aux faux dieux par un acte libre et le choix personnel du Christ. C'est là un thème-clé de sa lettre apostolique - testament « Au début du nouveau millénaire », où il met en garde contre « une indifférence, malheureusement très répandue parmi les chrétiens et souvent fondée sur des conceptions théologiques inexactes et imprégnées d'un relativisme religieux, qui porte à considérer que toutes les religions se valent ».


Pouvez-vous présenter la dernière caractéristique de la nouvelle évangélisation selon Jean-Paul II : « un nouveau langage » ? 

Pour comprendre, il nous faut regarder avant tout Jésus, le premier et le plus grand des évangélisateurs : il va à la rencontre de ses contemporains, aussi bien dans le Temple et les synagogues que sur les routes et dans leurs maisons ; il transmet l'Evangile de manière simple et directe, attestant ses propos par des signes messianiques : « Jésus parcourait la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle, guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple. » L'évangélisation à l'école du Christ est donc assise sur trois piliers : l'inculturation du message, l'annonce de la Parole de Dieu et la guérison des malades.


Qu'est ce que l'inculturation du message ? 

Jean-Paul II souligne combien «le christianisme du troisième millénaire devra répondre toujours mieux à cette exigence d'inculturation », c'est-à-dire au souci permanent « d'aller au-devant des exigences de chacun en ce qui concerne la sensibilité et le langage », en rejoignant chacun sur leur lieux de vie et au travers de leurs modes culturelles ou d'expression. D'où toute l'importance aujourd'hui d'évangéliser par exemple sur Facebook, par la musique, dans les boites de nuit, dans la rue ou au travers du porte-à-porte et en abordant de front toutes les questions existentielles qui habitent souvent douloureusement et nourrissent la « langueur » des hommes : la justice, l'amour, le sexe, la famille, le travail, les conflits, la souffrance, la vie, la mort...


Comment l'annonce de la Parole de Dieu peut-elle recouvrir une nouveauté ? 

Là encore, c'est un retour aux sources : n'a-t-on pas trop souvent présenté la foi de manière avant tout catéchétique, en proposant une morale, des valeurs, des questions de pratique religieuse ou des dogmes ? C'est bien sûr important, mais surtout utile pour des croyants. L'évangélisation des non-croyants chez les apôtres s'appuie sur l'annonce de la personne de Jésus, sur sa vie et le cœur de sa mission, sur la Parole de Dieu qui sont en eux-mêmes puissance évangélisatrice. D'où l'importance de s'appuyer explicitement sur la Révélation faite en Jésus-Christ, dont les textes évangéliques, les Actes et les Epîtres sont dépositaires : combien de fois avons-nous expérimenté depuis près de 30 ans qu'il n'y a pas plus « efficace » pour conduire au Christ qu'une prédication qui présente et traduit en langage d'aujourd'hui les textes néo-testamentaires !


Vous évoquez enfin que le langage nouveau de la mission passe par la guérison ? N'est-ce pas aller trop loin ? 

La guérison des maladies, physiques et intérieures, est le 3ème pilier de l'évangélisation de Jésus lui-même. Certes, elle est la plus dérangeante, et, lorsqu'elle fut minimisée ou oubliée dans la pratique et l'histoire de l'Eglise, ce fut à chaque fois lorsque la prédication kérygmatique était marginalisée ou oubliée. Pourtant, ouvrons les yeux ! Nos contemporains sont las de belles paroles, de belles conférences savantes ou pieuses sans effet sur leur vie : ils veulent être témoins des « merveilles de Dieu » qui sont annoncées dans la foi de l'Eglise, ils attendent de toucher de près l'authenticité et l'efficacité de l'Evangile du Christ. D'où l'importance pour ces personnes d'écouter et de voir des témoins de la foi pour illustrer cette authenticité, et d'être témoin de guérisons pour attester de cette efficacité. La guérison au nom de Jésus est la manifestation où se révèle le triomphe du Christ sur la maladie, le péché et la mort que nous confessons dans le Credo ; et le témoignage ou la constatation de ces guérisons interpellent et édifient croyants et incroyants : ils sont alors d'autant mieux disposés à écouter et à accueillir le message du Salut par adhésion à la personne de Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur.


Pouvez-vous préciser l'articulation entre évangélisation et guérison ? 

Si la prédication est pour sa part « Parole de Dieu », la guérison est « manifestation de Dieu », c'est-à-dire authentification de la Parole, attestation pratique que Jésus-Christ est le Messie, qu'il est ressuscité, bien vivant et agissant aujourd'hui dans les vies de ceux qui l'accueillent. Dans les périodes les plus riches de l'histoire de l'Eglise, prédication et guérison ont toujours été associées ; les opposer est un non-sens et peut produire deux dérives : prédication sans guérison risque de dériver vers l'intellectualisme qui n'intéresse plus grand monde ; la guérison sans prédication ou dans le cadre de fausses croyances dérive vers la manipulation, la magie ou le charlatanisme.


Etre témoin de guérisons liées à la mission, n'est-ce pas exceptionnel ? 

Certes, si les guérisons physiques sont souvent d'ordre exceptionnel, liées à des ministères charismatiques singuliers (les saints ou des personnes comme le père Emiliano Tardif plus récemment), à des lieux de grâces particulières (Lourdes par exemple), à certaines assemblées liturgiques, spirituelles ou missionnaires (messes pour les malades, rassemblements ou groupes de prière), d'innombrables guérisons intérieures ou relationnelles sont aujourd'hui le fruit de la nouvelle évangélisation, comme l'illustrent depuis 40 ans des centaines de livres ou d'interview, sans parler des innombrables anonymes qui témoignent si régulièrement à leurs proches ou dans divers groupes des merveilles de Dieu dans leur vie.


Vous-même, dans le cadre de vos missions auprès de jeunes ou de couples, êtes-vous témoins de guérisons ? 

L'évangélisation des relations affectives, amoureuses et conjugales est d'une grande urgence aujourd'hui, vu les innombrables et profondes blessures en matière d'affectivité ou de sexualité : dans quasiment toutes nos missions, nous sommes témoins de guérisons intérieures car telle parole du Christ, telle prédication, tel exemple concret aura touché, retourné et ouvert les cœurs. La première des guérisons que nous constatons vient tout d'abord des pardons si longtemps refusés, qui sont enfin reçus ou donnés ; elle ouvre la voie à la réconciliation, à l'échange amoureux, à l'accueil de la vie, à la justesse des comportements ou à un bien plus grand respect l'un de l'autre ; dernièrement, un couple blessé depuis longtemps dans sa sexualité, a pu enfin revivre une vraie lune de miel et ils témoignent aujourd'hui d'un bonheur et d'une complicité qu'ils ne connaissaient pas.

L'évangélisation «nouvelle dans son expression » dont parle Jean-Paul II s'accompagne donc logiquement, comme dans l'Evangile et les Actes des Apôtres, par la manifestation de la puissance de Dieu ‘ici et maintenant', et donc par « des signes et des prodiges » (Ac 2, 22) que l'Esprit-Saint veut répandre. Ce n'est là que réponse au commandement du Christ : « Allez, prêchez, et dites ‘Le royaume des cieux est proche'. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux » (Mt 10, 8).


Pourquoi cette nouvelle évangélisation est-elle une réponse pastorale majeure pour notre temps ? 

Avec nos papes, aux côtés de nos pasteurs et théologiens les plus avertis, il nous faut considérer comme dépassé l'ancrage chrétien de nos sociétés occidentales, alors que « l'humanité est en recherche et bien souvent malade », comme le soulignait saint Paul à son époque. Les comportements amoureux et sexuels de nos contemporains en sont un exemple criant. D'où l'importance méthodologique pour les missionnaires du XXIe siècle, d'être avant tout à l'écoute du vécu des hommes et des femmes, de leurs souffrances et de leurs « maladies » intérieures, de leurs attentes existentielles et des voies de traverse si souvent utilisées pour compenser leur méconnaissance de l'amour et du don immense de Dieu pour chacun de nous.


Vous évoquez également certaines exigences ecclésiales pour la mise en œuvre de la nouvelle évangélisation... 

En effet, car «la mission est le signe le plus clair de la maturité de la foi » dit Jean-Paul II puisqu'elle témoigne d'une « conversion radicale de son état d'esprit tant au niveau des personnes que des communautés ». Ce n'est donc selon lui qu'« en devenant missionnaire que la communauté chrétienne pourra dépasser ses divisions et ses tensions internes et retrouver son unité et la vigueur de sa foi », et donc que l'Eglise « devra apprécier la valeur des organismes, des mouvements, des paroisses et des œuvres apostoliques de l'Eglise à la lumière de l'impératif missionnaire ». Vous comprenez combien Jean-Paul II voit loin et met la barre haute puisqu'il définit ainsi de véritables critères de discernement pour mesurer - à partir de la mise en œuvre ou non de cette dynamique personnelle et collective de la nouvelle évangélisation - la « valeur » des différentes institutions ecclésiale et la « maturité » chrétienne des baptisés.


Vous semblez tous deux nourrir un très grand espoir dans le développement de la nouvelle évangélisation ? 

Nous sommes certains que l'Esprit-Saint suscite aujourd'hui dans toute l'Eglise un nouvel élan missionnaire. Notre pape invite les pasteurs à y être attentifs et ajoute que la vitalité de l'Eglise gagnerait «à un peu moins d'organisation, un peu plus d'Esprit-Saint » ; par ses décisions, notre pape décide de faciliter au cœur de l'Eglise universelle et de ses institutions l'accueil d'un souffle spirituel et évangélisateur puissant, espérant par là donner toute la bénédiction et l'appui à un renouveau, certes dérangeant, mais puissant et salutaire pour l'Eglise et le monde qui a tant besoin de connaître le Christ. Deo Gratias !


Propos recueillis par Jean-Baptiste Maillard 

Pour découvrir les émissions, prédications, livres d'Alex et Maud Lauriot Prévost, cf. http://www.evangilepourlecouple.fr

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 11:17
Nouvelle évangélisation : Promouvoir le Catéchisme de l’Eglise catholique
Et les formes modernes de la communication

ROME, Mardi 12 octobre 2010 (ZENIT.org) - Le nouveau Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation a notamment pour tâche de promouvoir le Catéchisme de l'Eglise catholique promulgué par Jean-Paul II le 11 octobre 1992, annonce Mgr Fisichella.


Le premier président du nouveau Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation, Mgr Rino Fisichella, naguère président de l'Académie pontificale pour la Vie, a présenté ce matin à la presse, au Vatican, le motu proprio de Benoît XVI « Ubicumque et Semper » sur l'institution de ce dicastère.


Mgr Fisichella a fait observer que le Catéchisme de l'Eglise catholique est « l'un des fruits majeurs de la ligne conciliaire, car il rassemble harmonieusement tout le patrimoine dogmatique et constitue le meilleur instrument de diffusion de la foi de toujours face aux évolutions et aux nouvelles interrogations des croyants et du monde ».

Rappelons que la date du 11 octobre 1992 souligne ce lien avec le concile ouvert par Jean XXIII trente ans plus tôt, le 11 octobre 1962 : Mgr Fisichella a souligné que dans un an, on fêtera les 20 ans de ce Catéchisme. Le 28 juin 2005, un Compendium de ce catéchisme a été promulgué par Benoît XVI.


Et toute la tâche du nouveau dicastère devra être soutenue par l'utilisation de « toutes les formes que le progrès de la communication propose » aujourd'hui.

Pour Mgr Fisichella, la Nouvelle évangélisation a suscité « une profonde réflexion de la part du Magistère » et elle constitue « un grand défi pour l'Eglise tout entière ».

Car l'Eglise doit maintenant « trouver les formes adaptées » pour le renouveau de l'annonce de l'Evangile aux « nombreux baptisés qui ne perçoivent plus leur appartenance à la communauté chrétienne », qui « sont victimes du subjectivisme ambiant ou d'un enfermement dans un individualisme privé de responsabilité ».


Il souligne que la lettre de Benoit XVI « concerne principalement les Eglises d'ancienne tradition » chrétienne qui ont « besoin d'un nouvel élan missionnaire » pour « répondre aux interrogations de notre temps ».


Pour le président du nouveau dicastère en effet, la Nouvelle évangélisation, ce n'est pas une « formule passe-partout » ou « magique ». Elle suppose un travail de réflexion pour « élaborer une pensée forte, capable de soutenir une action pastorale élevée, capable de vérifier précisément les différentes traditions et objectifs que ces Eglises possèdent du fait de leur histoire ».


Ce n'est pas non plus une « formule abstraite », car ses « contenus théologiques et pastoraux » ont été consolidés par le magistère récent. En outre, elle a pris forme dans de nombreuses initiatives des évêques, des conférences épiscopales et des associations de fidèles laïcs.


Anita S. Bourdin

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 11:15
La Nouvelle évangélisation n’est pas un « projet expansionniste »
Lettre apostolique de Benoît XVI

ROME, Mardi 12 octobre 2010 (ZENIT.org) - La Nouvelle évangélisation n'est pas un « projet expansionniste », affirme Benoît XVI, mais « l'Eglise a le devoir d'annoncer l'Evangile partout et toujours ».


Le pape a publié, ce 12 octobre, une lettre apostolique en forme de « motu proprio » intitulé « Partout et toujours » par lequel il a institué le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.


Rappelons qu'un « motu proprio » est une lettre émise par le pape de sa propre initiative « de son propre chef ». Il expose, dans une première partie (une longue introduction) les motifs de sa décision, et ensuite, il énumère les mesures prises (4 articles).


Il est daté du 21 septembre 2010, de Castel Gandolfo, en la fête de l'Apôtre saint Matthieu, et il est rendu public ce 12 octobre, fête au Vatican de Marie, Mère de l'Eglise. Il est promulgué par sa publication dans l'Osservatore Romano et entre en vigueur dès cette publication, ce soir, dans l'édition du 13 octobre.


Le pape affirme qu'à la base de toute évangélisation, « il n'y a aucun projet expansionniste, mais seulement le désir de partager le don inestimable que Dieu nous fait, celui de prendre part à sa vie même ».


Benoît XVI fait notamment observer que l'Eglise doit aujourd'hui « faire face au phénomène de l'abandon de la foi qui grandit dans les sociétés et les cultures imprégnées depuis des siècles du message évangélique ».


Les changements de société ont des causes « complexes, enracinées dans le temps, qui ont profondément changé notre perception du monde », constate le pape.


Il constate aussi qu'en même temps « l'Eglise y a trouvé de nouvelles raisons d'espérance, même si elle doit enregistrer une perte préoccupante du sens du sacré allant jusqu'à la remise en question des principes fondamentaux qui semblaient acquis, comme la foi en un Dieu créateur et providentiel, la révélation de Jésus-Christ, unique sauveur » ou la « loi morale naturelle » pour ce qui concerne « la naissance, la mort et la vie familiale ».


Le pape inscrit sa démarche dans le sillage du concile oecuménique Vatican II qui a « abordé le rapport entre l'Eglise et le monde contemporain ».


Il met aussi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs qui ont diagnostiqué le besoin de « trouver des formes nouvelles permettant à nos contemporains d'entendre encore la Parole du Seigneur, vivante et éternelle ».


Surtout, il recueille l'héritage de Jean-Paul II qui a élaboré ce concept de Nouvelle évangélisation : il a « approfondi et synthétisé » par ce concept « la mission qui attend maintenant l'Eglise, principalement dans les régions anciennement christianisées ».

C'est donc dans cette continuité que le pape a « considéré opportun d'offrir une réponse adaptée ». Il souhaite que « l'Eglise toute entière, régénérée par l'Esprit, se présente au monde, forte d'un élan missionnaire capable de propager cette Nouvelle évangélisation ».

Mais le pape relève aussi des signes positifs : « Dans certaines régions, en dépit de la progression de la sécularisation, la pratique chrétienne manifeste encore une belle vitalité et un bon enracinement populaire ».


Mais ailleurs le paysage est différent : « D'autres régions se trouvent hélas presque totalement déchristianisées, et la lumière de la foi ne brille plus que dans de petites communautés ».

Or, justement « ces régions, qui ont besoin d'une ré-évangélisation de base sont, sous bien des aspects, particulièrement réfractaires au message chrétien ».

C'est donc dans ce cadre que s'inscrit le nouvel élan que Benoît XVI charge le nouveau dicastère de susciter.


Il assigne 5 principales tâches au nouveau dicastère :


1 - « approfondir la signification théologique et pastorale de la nouvelle évangélisation » ;

2 - promouvoir - « en étroite collaboration avec les conférences épiscopales qui pourront avoir un organisme ad hoc» - « l'étude, la diffusion et la mise en œuvre du magistère pontifical relatif aux thèmes liés à la nouvelle évangélisation » ;

3 - « faire connaître et soutenir les initiatives liées à la nouvelle évangélisation déjà mises en œuvre dans différentes Eglises particulières et promouvoir la réalisation de nouvelles en impliquant activement les ressources » de la vie consacrée, des associations de fidèles laïcs, et les communautés nouvelles ;

4 - « étudier et favoriser l'utilisation des formes modernes de communication comme des instruments de la nouvelle évangélisation » ;

5 - « promouvoir l'usage du Catéchisme de l'Eglise catholique en tant que formulation essentielle et complète du contenu de la foi » pour notre temps.


Anita S. Bourdin

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 18:18

Samedi 9 octobre, 1 230 personnes ont participé au rassemblement Ecclésia 57 à la cathédrale de Metz. Revivez l’ensemble de cette journée sur http://metz.catholique.fr. Un diaporama comprenant de nombreuses photos a notamment été mis en ligne.

 

Le lendemain, dimanche 10 octobre, l’élan du samedi a été prolongé dans tout le diocèse, au cours des différentes célébrations dominicales. Retrouvez sur http://metz.catholique.fr des textes et des photos envoyés par diverses communautés de paroisses.

 

Voici l'intervention dans l'un des forum:

 


Baptisés pour témoigner


Forum n°12 : Une communauté chrétienne qui invite chacun de ses membres à témoigner de sa foi dans l’engagement caritatif.


J’interviens pour le CCFD- Terre Solidaire  et le Secours Catholique faute de temps pour que les deux associations s’expriment.


J’ai rencontré Xavier Kieffer du Secours Catholique pour préparer cette intervention. Il ne pouvait pas être présent aujourd’hui mais, si vous avez des questions concernant le Secours Catholique des personnes présentes dans ce carrefour pourront y répondre.

Je m’appelle Lucie Reulier, je suis présidente du CCFD-Terre Solidaire Moselle  –le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement. Créé en 1961 pour lutter contre la faim dans le monde, le CCFD est constitué de 28 mouvements et services d’église dont l’ACE l’Action Catholique des Enfants, la JOC la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, la JIC la Jeunesse Indépendante Chrétienne, l’ACO l’Action Catholique Ouvrière, l’ACI l’Action Catholique des Milieux Indépendants, le CMR, Chrétiens en Monde rural, le MCR le Mouvement Chrétiens des Retraités, l’ACF, l’Action Catholique des Femmes, le MCC le Mouvement des Cadres Chrétiens, mais aussi les Scouts et Guides de France, la Coopération Missionnaire, la Société Saint Vincent de Paul, l’Enseignement Catholique … et d’autres encore.

Le CCFD-Terre Solidaire  a reçu mission des évêques  de France pour animer et gérer la collecte de carême de façon à pouvoir répondre à ses deux missions :


-         Financer des projets de développements dans des pays pauvres

-         Faire en France de l’Education au Développement pour inciter chacun à vivre en citoyen du monde car rien ne changera là-bas si on ne change pas ici.


Le secours catholique, service d’église, a pour mission de venir en aide à toute personne, chez nous en France ou dans le monde sans distinction de race, de culture, de religion.

La Foi se transmet de trois manières :


-         L’annonce de l’évangile

-         La célébration de la Parole

-         Le service du frère

C’est dans le service du frère que se situent les missions du Secours Catholique et du CCFD-Terre Solidaire.


On peut se demander pourquoi le service du frère permet l’annonce de l’évangile, pourquoi il est un chemin de l’annonce de l’évangile ?


Dans l’évangile, Jésus à travers sa façon d’être avec les autres, son souci des plus pauvres, des exclus de la société, il pose question aux personnes qui le rencontrent. Son attitude révèle  quelqu’un qui l’habite. Cette révélation est  le premier pas de l’annonce de l’évangile, la découverte d’un Dieu qui  aime les hommes, un Dieu qui nous aime.

A la suite du Christ, l’Amour du prochain est une ardente obligation pour tout chrétien. Dans le chapitre 25 de Saint Mathieu, le Christ nous dit : 


 « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez recueilli ; j’étais nu et vous m’avez vêtu ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus vers moi. … toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. »

- 

Dans quel esprit vivons-nous cette option préférentielle pour les pauvres ?


Le CCFD-Terre Solidaire travaille avec des partenaires dans les pays en voie de développement.  Etre partenaires, c’est mettre en commun ses richesses pour le bien de tous, ce n’est pas se situer comme ceux qui possèdent par rapport à ceux qui ne possèdent pas. Quand le CCFD –Terre Solidaire soutient une association, elle est source de développement pour l’ensemble de la population du lieu.


Quand le Secours Catholique prend en compte la réalité des précarités dans notre société, ici et là-bas,  c’est avec la visée d’associer les personnes  à leur propre développement.

L’Amour préférentiel pour les pauvres est une priorité dans la pratique de la charité chrétienne  dont témoigne toute la tradition de l’église.


      Le  Concile l’a rappelé : "Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la charité ."

      Dans sa dernière encyclique « L’amour dans la vérité », Benoit XVI précise : « Donner à manger aux affamés est un impératif éthique pour l’Eglise.  »

 

Etre partenaire c’est recevoir et donner.


En Afrique, on dit : «  La main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit. »

Donner, c’est donner de son temps, de son argent mais aussi de sa capacité à accueillir l’autre tel qu’il est, dans la réalité de vie qui est la sienne. Donner, c’est se convertir.

Mais, il n’y a pas de don véritable sans un authentique « recevoir ».

Recevoir, c’est faire de la place en soi pour l’autre en accueillant sa différence. Cette reconnaissance de l’autre pour lui-même, cette soif de gratuité de sa seule présence, n’est-ce pas l’amour divin ?  L’authentique charité chrétienne ?


Jésus l’a proclamé : « Tu aimeras le seigneur ton Dieu de tout ton cœur de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. »Marc (ch. 12) Et encore : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là. … c’est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices. »

 

Etre partenaire, c’est aimer son prochain comme soi-même. Dieu lui-même est partenaire avec l’homme, il le met au cœur de son projet. A nous, dans l’engagement qui est le nôtre, de mettre l’homme au cœur de notre action.

 

Etre chrétien, c’est agir en association avec d’autres.  


Dans une encyclique, il est dit : «  A nos fils catholiques appartenant aux pays plus favorisés, Nous demandons d’apporter leur compétence et leur active participation aux organisations officielles ou privées, civiles ou religieuses, appliquées à vaincre les difficultés des nations en voie de développement.

 

Pour vivre avec justesse, un engagement au service des autres, il est important d’agir avec d’autres. Appartenir à une association est une richesse. Agir ensemble, refaire de l’humanité, c’est nourrir sa foi et célébrer ensemble cette humanité qui grandit.

Dans une encyclique  Jean-Paul II ajoute : « L’enseignement et la diffusion de la doctrine sociale font partie de la mission d’évangélisation de l’Eglise ». Dans son encyclique « Dieu est amour », Benoit XVI insiste sur le « devoir de charité comme tâche intrinsèque de l’Eglise et de l’Evêque dans son diocèse ; l’exercice de la charité est un acte de l’Eglise en tant que telle, au même titre que le service de la Parole et des Sacrements. »

 

Je voudrais terminer en citant Saint Augustin : « Tu donnes du pain à qui a faim, mais mieux vaudrait que nul n’ait faim et que tu n’aies pas à donner. Plus authentique est l’amour que tu portes à un homme heureux, qui n’a que faire de tes dons. Par le fait que tu donnes, tu as l’air supérieur par rapport à celui à qui tu donnes. Fais tout pour qu’il soit ton égal, pour que vous vous trouviez tous deux en dépendance de Celui auquel on ne peut rien donner. »

Mais aussi  avec ces paroles de Saint Jacques : « Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi s’il n’a pas les œuvres ? »

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Les personnes qui le souhaitent peuvent prendre un document «  Chemins de Fraternité A la découverte de l’encyclique L’Amour dans la Vérité »

Il a été réalisé par le Secours Catholique, Justice et Paix, la Délégation pour la Coopération et le CCFD-Terre Solidaire-Terre Solidaire.

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:46

 

le samedi 25/09 après-midi et soirée a lieu une rencontre à l'église St Maximin de Thionville avec les enseignements de Jacques et Marie Godard. C'est aussi un temps d'envoi pour tous les groupes de prière du Renouveau de Moselle en ce début d'année pastorale.

De 20 à 22 h nous désirons, durant le temps de prière pour la guérison, offrir aux personnes la possibilité de 3 démarches:

-  une démarche d'abandon au pied de l'autel,

-  la possibilité d'une prière avec des duos d'accueil

-  la possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation.

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 12:51
Nous sommes tous appelés à la sainteté et à la mystique
Entretien avec le carme P. Luigi Borriello, OCD

ROME, Dimanche 5 septembre 2010 (ZENIT.org) - Le père Luigi Borriello est un grand expert des mystiques. Il est membre de la famille carmélitaine qui a le privilège d'avoir également compté parmi ses membres : sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), mais il est aussi professeur de théologie dans de nombreuses universités à Rome, consulteur de plusieurs dicastères du Vatican et, en outre, co-directeur du « Dictionnaire du Mysticisme » de la Libreria Editrice Vaticana.

Pour le père Borriello, la mystique n'est pas simplement un aspect secondaire de la théologie, et il est important, selon lui, de clarifier ce qu'est la « mystique chrétienne », à un moment où le mysticisme connaît un engouement dans toutes les religions.

Dans cet entretien accordé à ZENIT, le père Borriello refuse que l'on fasse passer les mystiques pour des « illuminés » ou des personnes déconnectées de la réalité, car pour lui, la mystique est ce qu'il y a de plus enraciné dans le monde, ce qui existe de plus sublime : l'union avec Dieu.

C'est ce qu'il explique dans « Expérience mystique et théologie mystique » ("Experiencia mística y teología mística"), de la Libreria Editrice vaticana, ouvrage faisant partie d'une collection qu'il dirige avec la spécialiste Maria Rosaria del Genio, intitulée « Expérience et phénoménologie mystique ». Le livre est préfacé par l'archevêque Luis F. Ladaria, SJ, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Q : Les mystiques sont connus pour être d'un autre monde. Mais vous dites que ce n'est pas le cas...


P. Borriello : Les mystiques sont des femmes et des hommes de ce monde. Aujourd'hui on observe une tendance à banaliser la mystique, comme s'il s'agissait de quelque chose d'un autre monde, qui ne nous concerne pas. Mais ce n'est pas vrai. De plus, l'expérience des mystiques se manifeste dans le cadre de l'Eglise. Elle est liée à la foi. Elle n'est pas en dehors de la foi.

L'expérience mystique est inséparable de la foi ; elle ne peut se vivre que dans la foi. L'expérience mystique requiert une théologie mystique, une réflexion qui repose sur la mystique même.

On observe aujourd'hui une persistance du fait mystique. Il fait partie de la société post-moderne. On retrouve cette richesse mystique universelle dans la religiosité occidentale et orientale. Et le mysticisme oriental a exercé une grande fascination en Occident.

De même, dans le climat actuel de crise, de confusion et de syncrétisme, on est tenté de confondre la nature authentique de la mystique avec les réalités du New Age et du Next Age. Religion et mysticisme sont des réalités différentes, et il faut faire la distinction.


Q : En fait, beaucoup cherchent en Orient ce que la mystique chrétienne contient déjà, non ?


En effet. Il y a là un paradoxe. Beaucoup de chrétiens ne connaissent pas la richesse de leur propre tradition mystique et se tournent vers l'Orient, en quête de ce qui se trouve à l'intérieur de cette tradition.

En outre, il importe de rappeler qu'il y a une mystagogie dans toute expérience mystique : tu peux, toi aussi, vivre l'expérience comme l'autre. Même si le mystique est réservé, ce qu'il dit est pour les autres. En ce sens, nous devons nous dire que nous sommes tous appelés à la sainteté et à la mystique. Et l'expérience mystique est une invitation au témoignage.


La mystique chrétienne, bien que fusion, reconnaît toujours le « Tu » de Dieu...

Oui, elle n'est pas dissolution, elle est rencontre. La mystique chrétienne se caractérise par l'Incarnation, qui est toujours un don, ce n'est pas quelque chose que l'être humain conquiert. En elle, le « Tu », la dualité de Dieu qui se donne et de l'homme qui accueille, même s'il y a fusion, reconnaît toujours l'autre. Nous parlons de dualité dans l'unité, une sorte de mariage spirituel, les deux se reconnaissent toujours, ne se confondent pas, conservent leur identité propre.

Est-il bon de désirer vivre une expérience mystique ?

Il ne s'agit pas de le demander, mais de l'accueillir quand elle vient, si elle vient. L'expérience est une catégorie utilisée dans toutes les disciplines. Je préfère parler d'expérience mystique, quelque chose que Dieu donne à l'homme qui la reçoit passivement, et en réalité fait un effort en l'accueillant. C'est ce que saint Jean de la Croix appelle « la nuit ». Il y a une collaboration dans l'accueil, mais l'initiative est toujours de Dieu, qui se fait connaître. Et la révélation majeure a lieu en Jésus Christ. Par conséquent, l'expérience mystique est toujours christocentrique et trinitaire. Et elle ne se révèle que dans la gratuité, sans mérites de notre part.

Miriam Díez i Bosch

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 12:03

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 www.unpretrevousrepond.com

 

Pour la rentrée, conformément aux décisions de l'EAP et du projet pastoral local, je lance le site « www.unpretrevousrepond.com », composé essentiellement de vidéos rassemblées sur le net, et de vidéos composées personnellement et à visage découvert.

 

+Pourquoi ce site?

 

 Plusieurs raisons m'ont poussé à ouvrir ce site:

 

- Comme prêtre, j'ai avant tout le désir de me rapprocher de tous ceux qui vivent sur mes paroisses, notamment ceux qui, nombreux, naviguent sur le web. Il n'est pas toujours facile de se rencontrer. Et j'ai conscience que ce n'est pas toujours évident d'aborder un prêtre...

 

- Je souhaite aussi prendre le temps de répondre aux questions habituelles qui se posent. L'approche de l'Eglise, de sa parole, de sa réflexion, de son histoire, est parfois compliquée, malgré la richesse incroyable qu'elle porte. Il y a tellement de clichés qui entravent tout dialogue, de raccourcis caricaturaux, d'erreurs objectives et de vues limitées sur l'Eglise dans la culture qu'il est utile de corriger, pour permettre la rencontre. Il y a aussi des nouvelles questions qui se font jour, des critiques à prendre en compte, pour mieux servir l'homme d'aujourd'hui dans son existence et sa dignité. Le souci de m'ouvrir, d'entrer en dialogue et de m'inculturer m'habite. Notre culture est une culture du débat. A la critique, il faut répondre....

 

+Est-ce juste le désir de répondre à la critique ?

 

- J'observe -chez nos contemporains- un désir de comprendre, une recherche de sens, de finalités à ce qu'ils font, de buts dans ce qu'ils vivent. Apporter quelques réponses -au moins un début-, susciter surtout un questionnement, une envie d'aller plus loin, c'est mettre en chemin, c'est stimuler cette recherche. La foi est un trésor toujours nouveau qui peut répondre à cette attente. A l'Eglise de le montrer!

 

+Est-ce que ce n’est pas aussi une façon d’exprimer votre foi ?

 

- Oui, j'ai surtout le désir de faire partager ma passion du Christ: c'est là l'essentiel, -je crois-, et la source de mes réponses, je l'espère! Enfin, au terme de cette année sacerdotale (2009-2010), j'essaye de répondre à l'appel de Benoît XVI qui invite les prêtres à s'investir sur internet, un moyen formidable de communiquer l'Evangile et d'entrer en dialogue avec le monde. Il invite notamment les "témoins numériques" à s'inscrire dans le paysage internet à travers la redécouverte du visage. Que "unpretrevousrepond.com" rejoigne modestement le ministère de nombreux confrères qui s'investissent déjà sur internet, et que ce site encourage d'autres confrères à se lancer dans l'aventure, pour y apporter une parole plus pertinente encore.

Toutes ses raisons m'ont poussé à être présent sur la toile, en utilisant la vidéo comme moyen de proximité et de témoignage plus vivant que l'écrit et à "visage découvert", même si c’est moins précis et moins complet qu’un texte d’Eglise.

 

+Comment avez-vous composé ces vidéos ?

 

Comme mon ministère est prenant, j'ai souvent composé ces vidéos à "l'arrache" comme disent les jeunes, entre deux rendez-vous, parfois tard le soir. Bref, elles disent aussi quelque chose de ma vie telle qu'elle est, telle que je l'aime, toujours en mouvement, dans un quotidien qui rejoint bien celui de mes contemporains: "overbooké"! Je travaille à la construction de ce site depuis plus de 8 mois. J’ai enregistré plus de 80 vidéos sur dailymotion. Je ne suis pas un pro, et on m’a déjà donné quelques conseils pour m’améliorer. Je crois que ces conseils me seront utiles pour faire progresser ce site.

 

+Il n’y a pas que des vidéos personnelles ?

 

J'ai souhaité volontairement compléter mon propos par des vidéos "témoignages" trouvées sur le web. La compétence, les témoignages forts, la pertinence des propos, l'aide extraodinaire que nous apporte la télévision KTO ou d'autres sources pas forcément chrétiennes, tout cela enrichit ce site qui s'ouvre sur l'humain et ses richesses. Je crois, de plus, qu'on ne peut pas être témoin tout seul. C'est avec d'autres que le témoignage rendu à Dieu se construit, parce qu'il est l'expression de la mission de l'Eglise. Et cette mission consiste à servir l'homme, aujourd'hui, en prenant en compte tous ses questionnements.

 

+Le mot de la fin ?

 

Ce site n'est que le partage de la foi et de la réflexion d'un prêtre. Ce n'est pas un site pour spécialiste en Théologie. Je n'en aurais pas les moyens et je souhaite volontairement rester accessible et court. Ce site est donc très loin d'épuiser toute la réflexion de l'Eglise. Il n'est d'ailleurs pas un site officiel de l'Eglise Catholique. Il essaye juste de témoigner, en étant, - je l'espère toutefois-, fidèle à la foi reçue. Il n'a pas non plus pour but de répondre à toutes les questions, ni pour but de fermer la discussion. Au contraire, il souhaite susciter le débat en renvoyant vers un prêtre ou un chrétien plus proche. Rien ne remplacera le contact direct, l'échange humain si nécessaire pour vivre un vrai dialogue, et bénéficier d'un éclairage plus personnel, plus en situation et donc plus sûr et plus complet. J'ajoute que le partage enrichit. En vivant l'échange, on aide aussi l'Eglise à mieux prendre en compte des questions et des situations qu'elle n'a pas vues. Tout le monde est gagnant en ne restant pas sur internet!

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