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Présentation

  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 11:53
« Mon frère, le pape » : un livre de Georg Ratzinger
Il raconte des détails inédits sur la vocation de Benoît XVI

ROME, Jeudi 21 juillet 2011 (ZENIT.org) – Des détails inédits de la vocation deJoseph Ratzinger sont révélés dans le livre « Mein Bruder, der Papst » (« Mon frère, le pape »), une interview concédée par Mgr Georg Ratzinger au journaliste et écrivain allemand Michael Hesemann.

L’œuvre de 256 pages présente une série de conversations qui ont eu lieu à la fin du printemps de cette année à Ratisbonne, durant lesquelles le frère aîné de Benoît XVI a raconté à son interlocuteur des souvenirs de sa vie.

Le volume publié à Munich par Herbig et accompagné d’une quarantaine de photographies sera dans les librairies le 12 septembre, à la veille de la visite que le pape accomplira en Allemagne.

Le livre a été écrit à l’occasion du 60eanniversaire de l’ordination sacerdotale de Georg et Joseph Ratzinger (à Freising, le 29 juin 1951), que les deux frères ont fêté ensemble dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, le jour de la solennité des saints Pierre et Paul.

Le témoignage de Mgr Georg Ratzinger, qui est la personne la plus proche de Benoît XVI, commence dès l’enfance de ce dernier et raconte entre autres comment est née et a mûri, dans le contexte familial, la décision du jeune Joseph de servir l’Eglise dans le sacerdoce jusqu’à ses années de pontificat.

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Published by zenit - dans Paroles de vie
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:15

LES TROIS TAMIS

        Socrate était un homme sage qui vivait en Grèce, il y a très longtemps. Un jour, quelqu'un vint à lui et dit : « Ecoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.

        « Arrête, interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les TROIS TAMIS ? »

        « Trois tamis, dit l'autre, rempli d'étonnement ? »

        « Oui, mon bon ami, trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la VERITE. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est VRAI ? »

        « Non, je l'ai entendu raconter et... »

        « Bien, bien ! Mais assurément tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la BONTE. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de BON ? »

        Hésitant, l'autre répondit : « Non, ce n'est pas quelque chose de BON, au contraire... »

        « Hum ! dit le sage, essayons de nous servir du troisième tamis et voyons s'il est UTILE de me raconter ce que tu as envie de dire... »

        « UTILE ? Pas précisément... »

        « Eh bien, dit Socrate, en souriant, si ce que tu as à me dire n'est NI VRAI - NI BON -NI UTILE, je préfère ne pas le savoir et quant à toi, JE TE CONSEILLE DE L'OUBLIER. »


 

 

LE MEILLEUR OUTIL DU DIABLE

        Il avait été annoncé que le diable allait cesser ses affaires et offrir ses outils à quiconque voudrait payer le prix.

        Le jour de la vente, ils étaient exposés d'une manière attrayante : malice, haine, envie, jalousie, sensualité, fourberie, tous les instruments du mal étaient là, chacun marqué de son prix.

        Séparé du reste, se trouvait un outil en apparence inoffensif, même usé, dont le prix était supérieur à tous les autres.

        Quelqu'un demande au diable ce que c'était. « C'EST LE DECOURAGEMENT » fut la réponse.

        « EH BIEN ! POURQUOI L'AVEZ-VOUS MARQUE AUSSI CHER ? » « Parce que, répondit le diable, IL M'EST PLUS UTILE QUE N'IM­PORTE QUEL AUTRE »:

        « Avec ça, je sais entrer dans n'importe quel homme, et une fois à l'intérieur, je puis le manœuvrer de la manière qui me convient le mieux. »

        « Cet outil est usagé parce que je l'emploie avec presque tout le monde et TRES PEU DE GENS SAVENT QU'IL M'APPARTIENT. »

        Il est superflu d'ajouter que le prix fixé par le diable pour le découragement était si élevé que l'instrument n'a jamais été vendu.

        LE DIABLE EN EST TOUJOURS POSSES­SEUR, ET IL CONTINUE A L'UTILISER...

 

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Published by Dominique THIRY - dans Paroles de vie
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 11:59

ARRIVER À SE DÉSARMER

 

Il faut mener la guerre la plus dure, qui est la guerre contre soi-même.

Il faut arriver à se désarmer.

J'ai mené cette guerre pendant des années: elle a été terrible. Maintenant

je suis désarmé.

Je n'ai plus peur de rien, car l'amour chasse la peur.

Je suis désarmé de la volonté d'avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres ; je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses: j'accueille et je partage.

Je ne tiens pas particulièrement à mes projets: si l'on m'en présente de meilleurs ou plutôt non pas meilleurs mais bons, j'accepte sans regrets.

J'ai renoncé au comparatif: ce qui est bon, vrai, réel est toujours pour moi le meilleur.

C'est pourquoi je n'ai plus peur: quand on n'a plus rien, on n'a plus peur.

Si l'on se désarme, si l'on se dépossède, si l'on s'ouvre au Dieu fait homme qui fait toutes choses nouvelles, alors Lui efface le mauvais pas et nous rend un temps neuf où tout est possible.

 

Patriarche ATHENAGORAS

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Published by Dominique THIRY - dans Paroles de vie
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 10:31

Maître, montre-nous le Père !

 

C’est à partir de ces paroles de Philippe, dans l’évangile de cette semaine, que nous avons pérégriné dans le beau pays de Bourgogne. Nous étions environ 54 adultes et une douzaine de jeunes à suivre ce pèlerinage d’archiprêtré à Paray-le-Monial, Nevers et Vézelay, sur les pas de Marguerite-Marie Alacoque, Bernadette Soubirous et Marie-Madeleine.

Le tout dans une ambiance fraternelle, la prière et la joie d’être ensemble pouvait se lire sur les visages de chacun des participants. Chacun a pu, à son rythme, participer à la vie de prière de chaque lieu, et approfondir la recherche d’une source spirituelle. Sur les pas des témoins de la Foi dans l’Histoire, nous pouvons à présent mettre les nôtres. Nous laissons ici la parole à quelques paroles retenues :

 

« A la rencontre du Cœur sacré de Jésus, je me sens plus proche de lui, et réconciliée »

 

« Ahlala, dans quoi t’es tu embarquée ?! Je ne sais vraiment pas ce qui allait m’attendre, mais les lieux et les grands témoins m’ont ouvert à l’amour et la charité. »

 

« Ce pèlerinage m’a remis en confiance et joie au Seigneur et Sa Miséricorde malgré mes manquements et mes rechutes dans les mêmes manques d’amour »

 

« Depuis longtemps je vais à Lourdes, mais ce n’est qu’à Nevers que j’ai compris le message de Bernadette. Merci. A présent, c’est à nous d’être des témoins et de partager et faire rayonner tout ce que nous avons reçu aux autres ! »

 

« A leurs exemples, nous pouvons nous aussi aimer les autres et partager celui qui fait notre vie : le Père »

 

Pélerinage d'archiprêtré




 

 

 

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Published by Isabelle BRUNNER - dans Paroles de vie
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 09:07

La patience au quotidien

«Parler de la patience comme fruit de l'Esprit Saint, c'est très beau ! Mais ce genre de propos nous semble planer dans des hauteurs fort éloignées de notre quotidien. Comment vivre la patience au jour le jour ? Comment rester patient quand on est fatigué après une journée de travail ou lorsqu'un enfant commet vingt fois de suite la même désobéissance ?»


• Soyons d'abord patients envers nous-mêmes. La première personne envers qui je dois faire preuve de longanimité, c'est moi. Si je ne m'accepte pas tel que je suis, avec mes lenteurs à progresser, mes chutes répétées, mes manques et mes limites, je ne pourrai pas accepter les autres. «Combien d'agressivités adressées à l'égard d'autrui ne sont que des règlements de compte avec soi-même (…). Les parents en font la cruelle expérience quand leurs enfants leur renvoient leurs propres défauts : attention alors que la prochaine correction ne soit une autopunition déguisée !»


• Etre patient envers soi-même, ce n'est pas tomber dans l'orgueil : «Je suis très bien comme je suis». Non : je suis pécheur et pas du tout heureux de l'être. Mais c'est faire la volonté de Dieu que d'être patient avec soi, puisque Dieu lui-même est patient. Pour acquérir cette patience, il essentiel de prendre le temps de s'exposer à la lumière de l'Esprit Saint : prier, même et surtout lorsqu'on est tendu, énervé, avec des journées pleines à craquer. C'est dans la prière que je puis être pleinement moi-même, dans la paix. C'est le regard d'amour que Dieu pose sur moi qui me permet de m'accepter tel que je suis, avec douceur et patience.


• La fatigue est le premier ennemi de la patience. Chacun sait que tout ce qui agresse et perturbe notre organisme met à mal nos capacités de patience. Sachons-le pour en tenir compte. Certes, il n'est pas toujours possible de dormir suffisamment, ni d'éviter le bruit, l'accumulation de fatigue, les soucis : mais il faut savoir que nos états d'âmes sont profondément liés à notre état physique. Et plus on est tendu et fatigué, plus on a tendance à accumuler artificiellement les motifs de tension et de fatigue. Il faut savoir dire : «Stop ! Je n'en peux plus !» Demander pardon au Seigneur et à notre famille de nos manques de patience, prendre de grandes résolutions, c'est très bien. Mais il faut peut-être commencer par dormir davantage - et tant pis si le ménage ou le bricolage en souffre - et décider de s'organiser de manière à garder chaque jour, chaque semaine un peu de temps «pour soi» : pour souffler, se détendre, se reposer et… prier.


• La patience est exigeante, mais elle exige une chose à la fois. Quand un enfant apprend à marcher, on l'encourage à faire un pas, puis un autre… et c'est ainsi que, pas à pas, il devient capable de franchir de longues distances. C'est comme cela que l'on grandit : rien ne s'accomplit d'un seul coup, on n'a jamais «tout, tout de suite». Et si certains progrès paraissent fulgurants, c'est le plus souvent parce qu'ils ont été préparés de manière invisible, comme le grain tombé en terre germe discrètement, avant de donner naissance à une plante magnifique. Nous sommes trop souvent tentés de forcer la croissance de la graine, au risque de l'épuiser : d'exiger trop, trop tôt, de nos enfants.


• Etre patient, c'est manifester sa confiance : «Je sais que tu y arriveras, prends ton temps.» C'est, parfois, espérer contre toute espérance : bien des parents d'enfants handicapés nous donnent, en ce sens, de lumineux témoignages. En acceptant de cheminer pas à pas avec leur enfant, en refusant avec la même énergie le défaitisme et les faux espoirs, ils accomplissent des merveilles, là où les plus éminents spécialistes baissent les bras.


• Etre patient, c'est pardonner «soixante-dix fois sept fois», comme Dieu lui-même nous pardonne. C'est repartir après chaque échec, se relever après chaque chute, refuser de se laisser aller au découragement. Nos enfants, surtout pendant la période si fragile de l'adolescence, ont un besoin infini de notre pardon et de nos encouragements : «Je sais que tu vaux mieux que ça. Je compte sur toi. Je te redonne ma confiance». Chaque jour, il est vrai, notre patience est mise à rude épreuve. Tournons-nous sans cesse vers Celui qui est la source de tout amour, afin qu'Il nous donne des trésors de patience : nos enfants en ont besoin pour grandir dans la joie.

 

UN  OCEAN  DE  PATIENCE

("La Foi en famille", par Christine PONSARD)

 

"Avec les enfants, remarquait saint François de Sales, on a besoin d'un petit verre de sagesse, d'un tonneau d'intelligence et d'un océan de patience". Faut-il  davantage d'intelligence que de sagesse pour éduquer les enfants ? Cela peut se discuter ! Mais il faut certainement de la patience à l'infini : patience envers les enfants, mais aussi envers nous-mêmes, envers les autres, et d'une certaine manière, envers Dieu.

 

"Mieux vaut un homme patient qu'un héros" nous dit le livre des Proverbes. La patience est donc plus importante que les actions d'éclat. Et pourtant, le plus souvent, elle passe inaperçue : on peut même dire que c'est le propre de la patience que de ne pas se faire remarquer. Regardez un père qui apprend à son petit garçon comment lacer ses souliers : s'il est patient, il prend tout son temps pour montrer à l'enfant les gestes à accomplir, il lui laisse la possibilité d'essayer plusieurs fois, il lui réexplique et l'encourage. En somme, il semble n'avoir que cela à faire et l'enfant ne remarque pas que son père accomplit un grand effort de patience. Si ce même père montrait que cet effort lui coûte, en harcelant l'enfant de "Dépêche-toi !" ou en manifestant quelque agacement, ce ne serait plus de la patience, mais de l'impatience, plus ou moins bien maîtrisée.

 

Or la patience n'est pas de l'impatience maîtrisée. L'impatience nous fait bouillir : à force de volonté, on peut étouffer cette ébullition, comme on met un couvercle sur une cocotte-minute. Apparemment, tout va bien, mais l'ébullition intérieure demeure : gare à l'explosion ! Et si on s'interdit l'explosion, elle se transforme en implosion : autrement dit,  on retourne contre soi sa colère et son impatience. Cela peut ressembler à de la patience, mais ce n'en est pas, car un jour ou l'autre, extérieurement ou intérieurement, l'impatience va éclater et provoquer des dégâts.

 

La patience est un fruit de l'Esprit Saint.  "Laissez-vous mener par l'Esprit (…) Voici le fruit de l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi". La patience va de pair avec la maîtrise de soi, mais toutes deux découlent de la soumission à l'Esprit Saint. Si nous voulons être patients à l'égard de nos enfants, commençons par tout remettre entre les mains de Dieu : leur éducation, leur avenir, ce que nous désirons pour eux, nos espoirs et nos difficultés, tout ce qui constitue notre mission de parents.

 

La patience se conjugue au présent, comme l'amour. La patience nous rend pleinement "présents au présent", alors que l'impatience nous empêche de goûter l'instant d'aujourd'hui en nous faisant regretter que l'avenir ne soit pas là. La patience, c'est Geoffroy et Nicole qui se réjouissent de la moindre victoire de leur fille Bénédicte, qui est handicapée, sans s'agacer de ce que les progrès ne soient pas plus rapides ou plus spectaculaires. La patience, c'est Sylvie qui écoute de tout son cœur les confidences de sa fille de 15 ans, alors qu'il est 18h et que la table familiale comptera une bonne douzaine de convives ce soir.

 

La patience est inséparable de l'abandon à la Providence. Pourquoi sommes-nous impatients ? Bien souvent, c'est parce que nous avons peur : peur que nos enfants ne soient pas heureux, peur qu'ils grandissent mal, peur de pas mener à bien notre mission de parents, peur de ne pas tenir le coup dans l'épreuve, etc. Si nous réfléchissons bien, nous voyons que, le plus souvent, nos impatiences sont liées à des manques de confiance. Nous voudrions déjà tenir la victoire parce que, dans le fond, nous ne sommes pas sûrs qu'elle nous soit acquise. Notre impatience peut aussi venir de ce que nous voulons gagner sur tous les plans : nous voudrions Dieu et l'argent, la réussite de nos projets et la venue du Royaume. Notre cœur est tourmenté parce que divisé.

 

La patience n'est pas une attitude passive : elle ne se contente pas de "tuer le temps" en attendant la conversion ou les progrès. Elle encourage, pardonne, accompagne avec tendresse et compassion. Elle est le contraire de la résignation.

Patienter, c'est espérer : c'est vivre pleinement l'aujourd'hui de Dieu parce que nous savons que, ressuscités avec le Christ, nous possédons déjà  la victoire. Patienter, c'est prendre le temps de vivre cet aujourd'hui qui nous comble parce que, déjà, Dieu s'y donne en plénitude. Patienter, c'est voir à travers les erreurs, les chutes et le péché lui-même, les signes de la miséricorde de Dieu, à jamais victorieux du mal et de la mort.

 

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Published by Dominique THIRY - dans Paroles de vie
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 09:53

Découvrez le témoignage touchant d'une jeune femme, croyante, qui a perdu son enfant, dans l'émission 7 à 8 sur TF1 :

http://www.wat.tv/video/vie-apres-mort-enfant-3l0ap_2flv7_.html

Bonne semaine Sainte à tous

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 15:18

Tentation

 

Désert d'eau, désert de pain:

Lit douillet de soif et de faim.

Seule offre à ce corps fragile

De quarante jours de nuits.

 

Désert d'espoir, désert de foi,

Où la privation impose sa loi.

Becqueter au pied de l'autre:

Ultime recours offert au pauvre?

 

Désert du joug, désert de dignité,

Extrême échafaud de la liberté,

Où la tentation suprême bourreau

Lève la guillotine en final assaut.

 

Durs combats que ceux contre soi

Où bourreau et victime sont ce Moi,

Fasciné d'appétences mesquines,

Tenté de vendre son âme au diable.

 

Durs combats que ceux de la tentation,

Lors même que croule mais ne meurt

La flamme de la beauté au cœur enfoui,

Le désir de rester homme jusqu'à la fin.

 

Dure bataille que de rester soi-même,

De se renvoyer du miroir un qu'on aime.

Plus dure bataille de devenir soi-même,

Rester fidèle aux racines d'où coule la vie.

 

Il faut combattre pour sortir vainqueur,

Et avoir vaincu pour sortir couronné.

Mais nul ne combat qui n'a connu l'ennemi,

Que nul ne croise sans affronter l'épreuve.

 

Épreuve reine qui purifie le regard

Quand on a les armes de la victoire.

Contemplez donc qui nous les a données

Et qui tient avant nous l'étendard: liberté.

 

De lui tenez force et courage

Hommes de rester jusqu'au bout.

 

Léo Katchekpele

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 13:08
Biélorussie : Témoignage de Mgr Kondrusiewicz
Préparé à son ministère par une enfance de persécution

ROME, Dimanche 12 décembre 2010 (ZENIT.org) - Avoir grandi dans une situation de discrimination à cause de sa foi catholique n'a fait que renforcer son amour de l'Eglise et a préparé l'archevêque Tadeusz Kondrusiewicz à son ministère auprès des chrétiens persécutés.

Dans cette interview accordée à l'émission de télévision « Là où Dieu pleure », l'archevêque de Minsk-Mohilev évoque l'histoire de sa vocation et les difficultés à vivre son ministère dans un milieu communiste.

Né en 1946 à Odelsk, près de Grodno, in Biélorussie, l'actuelle République de Bélarus, il a été ordonné prêtre en 1981. En 1989, il était consacré évêque. Mgr Kondrusiewicz est à la tête de l'archidiocèse de Minsk Mohilev depuis 2007.

Q : Vous avez grandi en Biélorussie sous un régime athée. Comment vivait-on sa vie de croyant dans un tel système ?

Mgr Kondrusiewicz : Eh bien, ce fut une période très difficile, surtout pour les croyants. Je me souviens à l'école, souvent le professeur me faisait me lever devant toute la classe et il me harcelait sans cesse, m'accusant d'aller à l'église, d'être croyant, de prier et de célébrer des fêtes religieuses etc. Ce n'était pas facile.

On savait que vous étiez chrétien, que vous étiez catholique ?

Oui, oui. Dans notre village, on était pratiquement tous croyants. J'étais enfant de chœur. Le curé était très actif, jouant au foot avec nous, et je l'aidais souvent dans l'organisation. Tout le monde pouvait voir que j'étais toujours avec le prêtre.

Et c'est pour cela que vous étiez l'objet de vexations et de discrimination ? Comment était-ce ?

Pour un jeune, il était difficile d'entendre ces accusations. En même temps, cela m'a préparé à mon futur rôle de prêtre durant la période soviétique - un temps de persécution. Un temps très dur. Vous devez croire et avez à servir l'Eglise en dépit des difficultés.

Et vos parents ? Quels sacrifices ont-ils dû faire en tant que croyants ?

Oh ! Combien de fois ont-ils été convoqués à l'école... Habituellement, les parents sont convoqués parce que leur fils ou leur fille a fait quelque chose de mal, ce qui est normal, mais mes parents étaient convoqués parce que j'étais croyant, que je parlais de l'Eglise à quelqu'un, un camarade, et que nous allions être enfants de chœur.

J'étais une sorte d'agent de l'Eglise et ils convoquaient sans cesse mes parents, pour les avertir que je ne me comportais pas bien à cause de mes croyances. Mes parents sont allés plusieurs fois à l'école et, pour finir, ont décidé de ne plus s'y rendre, et m'ont dit : « Si tu fais quelque chose de mal, oui, tu seras puni, mais pour ce genre de choses, nous sommes croyants, et nous n'irons plus ».

Votre père a-t-il souffert, par exemple, à cause de sa foi durant la période soviétique ?

Pendant très longtemps, nous n'avons pas eu de prêtre dans notre paroisse et dans notre village, et tout le monde en a souffert.

Mon père était très actif. Il se rendait souvent en Lituanie et en Lettonie, où il y avait davantage de prêtres ou de paroisses proches, à la recherche d'un prêtre qui pourrait célébrer la messe les jours de fêtes importantes. Tout le monde avait fini par lui demander de trouver un prêtre pour notre paroisse, car il savait où chercher. C'était commode. Mon père était un homme simple, il travaillait dans l'agriculture et les fonctionnaires ne pouvaient pas le punir. Il était déjà aux champs.

Il y avait une église dans votre village ? Comment célébrait-on la messe ?

Nous avions une église. L'Eglise était ouverte, mais pendant cinq à six ans, nous n'avons pas eu de prêtre. Nous en avions un qui est mort et n'a pas été remplacé.

Grâce à la foi forte de mes grands-parents, de mes parents et à la mienne, notre foi a résisté, et il en a été de même pour les autres. Le dimanche, nous avions coutume d'aller à l'église, même s'il n'y avait pas de messe.

Et qu'y faisiez-vous ?

Nous priions le chapelet, les litanies, le chemin de croix etc.. J'ai grandi dans cet environnement et avec l'idée que, le dimanche, je devais aller à l'église.

Comment se déroulait la vie de prière à la maison ?

Nous priions tous les soirs avec nos parents C'était devenu une habitude. Puis nos grands-parents et nos parents nous faisaient le catéchisme. Sous une forme très simple de questions-réponses, et il en était ainsi chaque soir. Cela a été excellent, cela a été ma formation.

Aujourd'hui je demande ouvertement aux parents et aux enfants : « Priez-vous ensemble ? Allez-vous ensemble à l'église ? Pratiquez-vous et recevez-vous les sacrements et vos enfants en sont-ils témoins ? » Question difficile.

Vos vexations ne se bornaient pas à paraître devant la classe. Une année à l'université vous a également coûté. Etait-ce le département de physique et mathématiques à l'université ? Que s'est-il passé ?

J'ai commencé à l'université des études de mathématiques et de physique. Ce sont des matières que j'aime énormément.

Plus tard, des papiers, des articles de journaux ont été écrits sur moi (...). J'ai alors compris que je ne pouvais pas terminer mes cours. Ils ont trouvé mille prétextes, mille reproches à me faire. J'aimais l'université, les professeurs et le recteur, je ne voulais pas les mettre en difficulté. J'ai pris mes papiers et me suis mis à travailler pendant une année. Je suis ensuite allé à Leningrad - l'actuelle St. Petersbourg - et me suis inscrit à l'université polytechnique.

Et là vous avez terminé vos études ?

Oui. La situation était différente à Leningrad. Je l'ai ressenti plus tard aussi, en tant qu'évêque.

Leningrad est une ville de tolérance religieuse, et l'était aussi durant la période soviétique. En fait, ma première étape en m'inscrivant à l'université polytechnique aurait pu être la dernière. J'avais emporté tous mes papiers, je ne les avais pas envoyés par la poste. Quand je suis arrivé à l'école polytechnique, j'ai sorti mes papiers de ma veste et les ai présentés à la dame qui était là. Elle m'a regardé et m'a demandé de lui tendre la main. Je n'ai pas compris. J'ai fait comme elle disait et elle a mis dans ma main quelque chose en me disant de ne la montrer à personne. C'était la croix que j'avais dans la poche. Je ne sais pas comment, mais elle était mêlée à mes documents et en était sortie. Elle aurait pu me renvoyer sur-le-champ.

Vous avez eu une vocation relativement tardive. Vous êtes entré au séminaire à 30 ans. Quand avez-vous ressenti pour la première fois cette vocation ?

Les temps étaient durs et le nombre de prêtres en Biélorussie était en baisse. Je connaissais beaucoup de prêtres et j'ai commencé à réfléchir et à prier.

Un jour, je suis rentré à la maison à Grodno. J'ai pris un livre de prière qui était là et suis allé à l'église. Je pensais que c'était mon livre de prières, mais je me trompais. Les livres avaient tous le même aspect car ils venaient de Pologne. C'était le livre de prières de ma mère. Je l'ai ouvert et ai trouvé une petite icône et une prière de ma mère pour la vocation de prêtre de son fils. Ma mère ne m'en a jamais parlé. Pas un mot. Mais j'ai compris qu'elle priait à cette intention.

Mon père m'avait dit plusieurs fois que je ne marierais pas et que peut-être je serais prêtre, mais ma mère ne m'avait jamais rien dit. J'ai découvert qu'elle priait toujours pour ma vocation.

J'ai prié, moi aussi, et un jour à Vilnius, dans la chapelle de Notre-Dame de la Miséricorde, j'ai pris ma décision. Plus tard, je suis revenu comme vicaire dans cette même chapelle.

Q : Comment avez-vous vécu votre vie de prêtre à l'époque du communisme ?

Mgr Kondrusiewicz : Il fallait faire très attention à ce qu'on disait ou même pensait, mais pendant plusieurs années, j'ai servi comme prêtre en Lituanie. La situation n'était pas la même qu'en Biélorussie et en Russie. Il y avait davantage de liberté.

Nous avions aussi beaucoup plus de prêtres dans des villes comme Vilnius où j'exerçais mon ministère. Nous étions dix prêtres, ce qui n'était pas mal. Aujourd'hui, il y en a moins.  

Les services liturgiques dans l'église étaient autorisés, mais l'exercice du service pastoral dans les hôpitaux était difficile  ; les visites étaient interdites. Fréquemment, les médecins nous les refusaient. Nous invitions alors les patients à nous rejoindre dehors, dans notre voiture, et nous entendions leur confession. Cela n'était possible que si le malade pouvait marcher. Pour ceux qui ne pouvaient pas, nous les visitions dans les hôpitaux, en tant que visiteurs. Nous avions tout dans les poches. Nous entendions les confessions de tous. Ce n'était pas commode, mais nous devions être à leur service.

Plus tard quand vous étiez en Russie comme évêque, vous avez eu à bénir une pierre de l'église, alors qu'il ne restait plus d'église. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

Une histoire très intéressante et très émouvante, qui s'est passée dans une petite ville appelée Marx. L'église avait été détruite et nous avions reçu l'autorisation d'en construire une nouvelle.

J'y suis allé parce que je devais bénir la pierre angulaire de la nouvelle église. On m'a présenté une simple brique en me priant de la bénir pour en faire une pierre angulaire. J'ai accepté la requête, très surpris pourtant car il s'agissait d'une vieille brique rouge, plate, ordinaire. Normalement, on fait venir des pierres de Rome ou de Fatima pour en faire des pierres d'angle.

On me raconta l'histoire : quand l'église a été détruite, les gens ont ramassé les briques, qu'ils ont emportées chez eux. Cette brique rouge particulière est devenue le symbole de l'église détruite et, au fils des ans, les gens ont prié, allumé des bougies et déposé des croix et des fleurs à côté. Ils voulaient une sorte de continuation entre l'ancienne église et la nouvelle en construction.

Voici une autre anecdote, cette fois à Grodno. Le gouvernement a voulu fermer une église. Mais quand les fonctionnaires sont entrés dans l'église, ils ont trouvé les gens couchés sur le sol, disposés en forme de croix. Les fonctionnaires n'ont pas pu fermer cette église. Pendant 28 ans, il n'y a pas eu de prêtre dans l'église. J'ai été le première prêtre affecté à cette église, après 28 ans. Les gens ont longtemps réclamé un prêtre permanent, ce qu'on leur a toujours refusé. Les fonctionnaires disaient : « L'herbe aura poussé sur la paume de ma main avant que vous ayez l'autorisation d'avoir un prêtre dans la paroisse ». Maintenant, nous avons une cathédrale et un évêque. Les gens ont toujours eu une grande foi en Dieu.

Une autre histoire, en Biélorussie. Un prêtre desservait plusieurs paroisses, c'était pendant le Carême. Le prêtre n'est pas venu. Les gens se sont demandé ce qu'ils allaient faire. Une femme leur a dit : « Nous allons confesser nos péchés au nom de Jésus ».

Elle a pris une croix et l'a portée à la place habituelle du confessionnal. Tout le monde s'est confessé à la croix, convaincus que leur confession était valable parce qu'ils avaient attendu plusieurs heures et que, dans ces conditions, la confession était valable. On pourrait raconter beaucoup d'histoires semblables, qui témoignent de leur amour pour l'Eglise et de la force de leur foi.

Le communisme est tombé. Rétrospectivement, quel est selon vous l'effet le plus dommageable du communisme sur le cœur des gens ?

Soixante-dix ans de communisme marqués par la persécution ont eu des effets très dommageables sur le cœur et l'âme des gens.

D'un autre côté, nous assistons actuellement à un processus de sécularisation, qui arrive aussi jusqu'à nous. Les effets sont encore plus dévastateurs. Nous cherchons maintenant une réponse pour contrer ce processus. Qu'allons-nous faire ?

Auparavant, il s'agissait d'une interdiction imposée de l'extérieur à l'Eglise et à la foi chrétienne. Mais, maintenant, ce sont les gens qui, de leur propre gré, rejettent leur foi. C'est plus dangereux.

Vous êtes l'archevêque catholique de Minsk-Mohilev. Qu'en est-il de la population catholique ?

La Biélorussie (Bélarus) compte quelque 10 millions d'habitants, dont 15%de catholiques, soit environ un million et demi. Nous avons quatre diocèses, deux séminaires, 450 paroisses et 440 prêtres, dont environ 270 prêtres indigènes ou locaux. Nous avons encore besoin de prêtres, de religieuses, et un grand besoin de bâtiments d'église.

La ville de Minsk avant 1917 n'était pas aussi grande qu'aujourd'hui, où elle compte deux millions d'habitants. En 1917, c'était une petite ville, pourtant nous avions 17 églises catholiques - alors que maintenant nous n'en avons que quatre et deux chapelles pour 300.000 catholiques. Avant, il était très difficile d'obtenir le permis de construire de nouvelles églises et d'acquérir le terrain. Mais, aujourd'hui les choses ont changé.

Actuellement, j'ai environ six lopins de terre pour construire une église et un autre lopin pour un presbytère. L'année dernière, j'ai reçu des permis de construire pour quatre bâtiments. Construire n'est pas un problème, le problème est le financement.

Il y avait une seule église, qui a été convertie en cinéma. Combien de messes y avez-vous célébré ?

Elle s'appelait l'église St. Simon et St. Helen, mais tout le monde l'appelait l'église rouge. Le dimanche, nous y célébrions une quinzaine de messes et parfois il y avait trois messes en même temps.

De toute façon, nous avons besoin de petites églises. A présent j'ai le permis pour construire de petites églises, pas de grandes églises qui coûtent des millions, mais des petites de € 300.000-€ 400.000 ($408,300-$544,400) dans chaque quartier ou faubourg de la ville.

Que peut offrir l'Eglise de Biolérussie à l'Eglise universelle ?  

Notre expérience de la persécution nous a permis de préserver notre foi et de la transmettre aux jeunes générations.

Nos gens essaient aujourd'hui de ne pas adhérer aux idéaux de sécularisation, de relativisme moral ou à cette philosophie de post-modernisme, qui ne reconnait pas la vérité absolue et dans laquelle tout est relatif.

Quand le Saint-Père nous a demandé de recevoir la communion à genoux, nous n'avons pas eu de problème pour nous plier à cette règle parce que nous l'avons toujours reçue à genoux.

Donc, c'est la force de la foi ?

Oui, la force de la foi.

Ils n'ont pas rejeté non plus les anciennes traditions de prières, le chapelet, le chemin de croix, les litanies, les processions comme celle du Corpus Domini. L'année dernière, pour la fête du Corpus Christi, environ 10,000 personnes ont défilé dans la rue principale de Minsk. La cérémonie a duré en tout trois heures et demie, du début à la fin. Cela n'arrive pas dans d'autres pays.

C'est l'expression de l'amour de Dieu pour les Biélorusses, et beaucoup d'entre eux se souviennent encore du temps où il n'y avait qu'une église à Minsk.

Propos recueillis par Mark Riedemann, pour l'émission télévisée « La où Dieu pleure », conduite par la Catholic Radio and Television Network (CRTN), en collaboration avec l'association Aide à l'Eglise en Détresse (AED).

Sur le Net :

- Aide à l'Eglise en détresse France

www.aed-france.org

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:05
« J’ai confessé le diable... »
Témoignage d’un prêtre colombien

ROME, Jeudi 10 juin 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous l'histoire racontée par un prêtre colombien, qui a gagné le concours « Anecdotes sacerdotales » organisé en mars dernier par le portail catholic.net. Sur les 820 histoires parvenues de 78 pays, un jury de 20 membres issus de 7 pays différents, a choisi celle du prêtre colombien Manuel Julián Quiceno Zapata, du diocèse de Carthage (Colombie).


J'ai confessé le « diable »


Mais avant d'entendre sa confession...


Curé d'un petit village, je sortais souvent dans la rue le dimanche après-midi pour saluer les gens, leur distribuer un texte de catéchèse, surtout à ceux qui n'avaient pas l'habitude d'aller à la messe. Dans cette paroisse dédiée à saint Joseph, beaucoup avaient en effet une autre coutume qu'ils observaient religieusement : celle d'aller « boire un coup » dans le café d'en face. Je savais donc aisément où les trouver.


Un jour, en terminant mon parcours, une dame vient me voir et me demande si j'ai bien reconnu le « diable ». « Si, si, le diablo est un des hommes auxquels vous avez dit bonjour ; vous lui avez même donné un de vos textes de catéchèse ». Mais je ne me souvenais pas avoir vu le « diable » ni qui que ce soit qui puisse lui ressembler.


Peu après, je devais me rendre au village voisin pour aider un frère prêtre, mais la voiture de la paroisse était en panne. Alors que je cherchais qui pouvait m'y amener, l'un des enfants de la paroisse me dit : « Si vous voulez, padre, j'appelle le diablo et je lui demande s'il peut vous conduire ». Pensant qu'il s'agissait d'une plaisanterie, j'acceptai et je pus donc faire sa connaissance...


Au début, je n'osais pas ouvrir la bouche car c'était la première fois que je faisais un voyage en telle compagnie. Je me disais : « Mais de quoi pourrais-je bien parler avec le diablo ? » Au bout d'un moment, j'entamai quand même le dialogue, mais cela ressemblait plus à un interrogatoire qu'à une conversation.  Avant de sortir de la voiture, sans rien lui dire, je laissai dans la boîte à gants un scapulaire de la Vierge du Carmel.


À partir de ce jour-là, je le croisais partout. Chaque fois que je le voyais, je l'invitais à la messe, mais il me répondait toujours : « pas maintenant, un autre jour, j'ai mes raisons ».

Cela faisait longtemps que je ne l'avais plus revu quand un enfant m'arrêta à la porte de l'église pour me dire que quelqu'un de gravement malade avait besoin de me voir d'urgence. Je m'empressai d'aller chercher le nécessaire et de le suivre. Quelle ne fut pas ma surprise quand, en arrivant chez ce malade, je m'aperçus qu'il s'agissait justement de mon diablo, le paysan Ramón. Il ne se souvenait pas quand ni pourquoi on avait commencé à l'appeler comme cela, mais il s'y était fait.


Et il gisait sur son lit, touché par un terrible cancer en phase terminale. « Vous vous souvenez de moi, padre, je suis le diablo. Mais mon âme, c'est à Dieu que je veux la donner ! Padre, por favor, vous me confessez ? »


J'étais déjà en train de penser que c'était un des plus beaux moments de ma vie quand je vis entre ses mains tremblantes un scapulaire : celui que je lui avais laissé dans le vide-poche de la voiture. Il voulait l'apporter pour son voyage dans l'éternité ! Après sa mort, je trouvai aussi chez lui une des feuilles de catéchèse que je distribuais le dimanche après-midi, sur la confession.


Que Dieu est grand et mystérieux. Il agit dans le silence et la simplicité et il nous permet aussi de partager à tous le don dont il nous fait part. Ce jour-là, le village n'en revenait pas, et moi non plus : « Il a confessé le diablo ! »


P. Manuel Julián Quiceno Zapata

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 09:07

Les quatre conversions du prêtre

mercredi 9 juin 2010 FRance Catholique


Quels sont les quatre points de conversion que le prêtre doit sans cesse vérifier ? Sœur Briege Mackenna a placé cette réflexion au centre de son intervention, mardi, 8 juin, en la basilique du Latran lors de la « Journée de retraite » organisée par le Renouveau Charismatique, à l’occasion de la clôture de l’Année sacerdotale, et sur le thème : « Le don du sacerdoce ».


« Ce n’est pas votre sacerdoce, c’est le sacerdoce du Christ », a fait observer la religieuse de Sainte Claire irlandaise connue dans le monde entier pour son charisme de prêcher des retraites aux prêtres.


Mais elle a aussi fait observer que la lutte contre le péché ne peut pas être remportée avec des « armes humaines » et a invité à monter la garde contre cet ennemi.


Selon son habitude, soeur Briege a employé une image : pour défendre nos maisons, les blindages et les alarmes sont de plus en plus sophistiqués et efficaces. Alors pourquoi n’avons-nous pas de défenses équivalentes pour nos trésors spirituels, alors que, comme saint Pierre le dit, le diable comme un « lion rugissant » cherche sa proie ?

Il invite les prêtres à défendre le trésor du sacerdoce, tous les « dons » qui font leur identité de prêtres, qui font leur sainteté, et pour cela, a « prier chaque jour » pour leur « renouvellement dans l’Esprit Saint ».


La première conversion à demander à l’Esprit Saint est la « conversion à JésusChrist ». Le prêtre, souligne Sœur Briege, a besoin de faire « une expérience personnelle » du Christ, de « connaître et aimer Jésus ». Elel cite la question que le Christ ressuscité pose à Pierre dans l’Evangile de Jean (ch. 21) : « Pierre, m’aimes-tu ? »


Et c’est le don qu’apporte le « baptême dans l’Esprit Saint », pour connaître Jésus, être des témoins convaincus et convaincants. Elle suggère de demander cela dans la prière : « Jésus, je veux te connaître » : une prière qui ne manquera pas d’être « exaucée ». Ils en pont spécialement besoin ceux qui rendent le Christ présent dans l’Eucharistie et parlent avec l’autorité de l’Eglise.


La deuxième conversion, c’est la conversion des prêtres à « leur sacerdoce » reçu par l’appel de l’Eglise. « Vous êtes uniques, choisis par Dieu. Priez pour cet appel de vous convertir à votre sacerdoce, 24 h sur 24. Pour que le Christ puisse se servir de vous d’une façon extraordinaire, pour que vous n’ayez pas peur de l’être », insiste sœur Briege.

La troisième conversion, c’est la conversion « à l’Eglise, et aux enseignements du magistère », qui apportent « sécurité et assurance ». « L’Eglise catholique, explique soeur Briege, est notre mère. Elle dit la vérité, à ses enfants ». Elle suggère un examen de conscience sur le « manque de loyauté » ou « d’engagement » pour le magistère, alors que l’enseignement de l’Eglise procure une « formidable sécurité », à qui doit enseigner.

Sœur Briege exhorte à « aimer l’Eglise catholique qui depuis 2000 ans ne s’est pas écartée de la vérité ».


La quatrième conversion du prêtre est la conversion à la « paternité spirituelle ». En effet, Sr Briege souligne que « les gens meurent du désir de connaître Jésus », il veulent que le prêtre leur « enseigne la vérité », « avec enthousiasme ». Elle invite les prêtres à prier l’Esprit Saint » pour être prêts à reconnaître » ceux qui ont besoin d’eux.


« Dieu vous aime », ne cesse de répéter Sister Briege aux prêtres, depuis 35 ans.

Le P. Kevin Scallon, lazariste irlandais, autre intervenant de la journée, a exhorté les prêtres à ne pas avoir peur : « N’ayez pas peur. N’ayez pas peur de souffrir. Soyez des hommes. Priez pour avoir un amour renouvelé. Demandez la compassion, la loyauté envers votre évêque, une vraie dévotion envers Marie, la fraternité sacerdotale, la paternité spirituelle, le courage prophétique de prêcher ».


Le matin, Mgr Joseph Grech, évêque de Sandhurst, en Australie avait parlé du « Don du sacerdoce ». Et le secrétaire de la congrégation pour le Clergé, Mgr Mauro Piacenza, avait guidé l’adoration du Saint-Sacrement. L’après-midi avait commencé par le témoignage du P. Tom Forrest, CSSR.


La journée s’est conclue par la messe présidée par le cardinal Peter Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix. Dans son homélie, il a souligné que les prêtres catholiques sont « prêtres de l’eucharistie », chargés de distribuer la communion, de nourrir les fidèles. Ils sont appelés à être les imitateurs du Christ, dans un service d’amour et de compassion, de solidarité fraternelle, à être ainsi, dans la vie quotidienne, des modèles pour les fidèles. Sel de la terre et lumière du monde.

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