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Présentation

  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 11:38
Démarche à suivre pour la célébration de votre mariage en 2011
 
anneaux.jpgChers amis,
 
Vous souhaitez vous marier, vous unir dans le Seigneur. Bravo !
 
Mais comment faire?
 
 Il s'agit en tout premier lieu de prendre contact avec votre paroisse (Secrétariat: 09.52.71.15.32, 16 rue St Martin Veymerange, 57100 Thionville: cf horaires de permanence). Vous demanderez le curé pour trouver une date libre.

 Attention :
pour ne pas être coincé, il est conseillé aux fiancés de s’assurer d’une date libre de célébration avant toute autre démarche, et si possible plusieurs mois à l’avance. Tous les samedis ne sont malheureusement pas disponibles à cause des nombreuses et riches activités paroissiales et des autres mariages. Si vous connaissez des fiancés qui ont l’intention de se marier, félicitez les d’abord et donnez leur ensuite ce bon conseil d’aller voir très vite « monsieur le curé ».
 
Pour la célébration, 2 horaires un samedi vous seront alors proposés dans la mesure où ils seront encore disponibles : .
 
Ensuite il s’agira de préparer ce mariage, tant au plan de la réflexion qu’au plan de la liturgie.
 
Pour cela, on vous proposera 5 rencontres :
2 communes à la salle paroissiale « Sainte Marie» (18 rue St Martin à Veymerange, à côté de l’église), deux avec le prêtre, 1 journée avec le Centre de préparation au Mariage.
 

1ère rencontre commune :  


2ème rencontre commune : au choix : 


1ère    3ème et 4ème rencontre : date à déterminer avec le prêtre 

         

          La 5ème rencontre avec le CPM  (centre de préparation au mariage): voir ci dessous


Pour préparer notre rencontre de novembre, nous vous proposons une formation complémentaire par internet (obligatoire).

Vous trouverez ces vidéos de formation sur le site: www.unpretrevousrepond.com .

 

Nous vous demandons de consulter surtout les catégories: question pour vivre à deux, question pour construire sa famille, question pour mieux vivre.

Au cours de la formation, ces questions seront abordées.

Ces vidéos vous permettront de mieux comprendre l'engagement que vous prenez, et vous aideront à préparer votre projet de mariage chrétien.


  Pour préparer votre mariage, nous vous conseillons aussi ces sites:  
 

REPÈRES

À savoir

Des lieux de formation et d’accompagnement – Association pour la formation chrétienne de la personne (AFCP). RENS. : 02.43.62.10.23 ou www.asso-afcp.fr – Amour et Vérité (Communauté de l’Emmanuel). RENS. : 01.47.45.96.30. ou www.amouretverite.org – Cana (Chemin-Neuf). RENS. : 04.78.42.10.66 ou www.chemin-neuf.orgwww.cler.net – Équipes Notre-Dame. RENS. : 01.43.36.08.20 ou www.equipes-notre-dame.fr – Elle et Lui (Parcours Alpha). RENS. : 01.82.28.75.80 ou www.elleetlui.org – CLER Amour et Famille. RENS. : 01.48.74.87.60 ou

Des livresDieu est amour ,de Benoît XVI, Bayard, Cerf, Fleurus, Paris, 2006. – Ne gâchez pas votre plaisir, il est sacré. Pour une liturgie de l’orgasme, d’Olivier Florant, Presses de la Renaissance, 240 p., 18 €. – Le Corps de chairLa Sexualité… tout simplement, de Luc Crépy et Marie-Noëlle Fabre, Les Éditions de l’Atelier, Paris, 2002. ,de Xavier Lacroix, Cerf, 1992, 384 p., 33 €. –

 
Lors de la première rencontre
 
Pour le montage de votre dossier, on vous demandera un acte de naissance + le lieu exact et la date du baptême si possible; le nom des témoins.
On vous proposera la participation à une rencontre avec des personnes mariées, qui vivent l'expérience chrétienne du mariage (CPM).
Le coût de la participation aux frais s'élève à 90 euros (ordre de « conseil de fabrique de…. »)


CENTRE DE PREPARATION AU MARIAGE  (CPM)   

« Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est pas qu'indicatif, son futur est toujours conditionnel ».                                                                                                                                                     Jean Cocteau  

Chers amis fiancés,  

Vous vous êtes inscrits pour vous marier en 2012.   Nous vous renouvelons notre joie de vous y accueillir.   Nous vous avions indiqué alors qu'il vous faudrait participer à une rencontre de préparation au mariage.   Ces rencontres sont nécessaires pour différentes raisons :   -  elles vous donneront l'occasion de parler de votre mariage futur avec d'autres couples comme vous, d'échanger sur vos projets, vos attentes, vos questions ; -  vous rencontrerez aussi des couples mariés qui partageront avec vous leur expérience et leur foi ; -  un prêtre vous aidera à comprendre le sens du mariage à l'église ; -  des indications pratiques vous seront données pour la célébration liturgique.   Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres.   Elles ont toujours lieu un dimanche de 9h à 17h.
Il vous sera demandé 25 € par couple pour le déjeuner pris en commun et les frais d'organisation.   Nous vous demandons de choisir un des dimanches proposés, sans trop tarder, car certaines dates sont plus demandées que d'autres   Pour vous inscrire, vous prendrez contact par téléphone ou par écrit avec :  
Centre de Préparation au Mariage du secteur de THIONVILLE Année 2012

     Renseignements :

Irène et Aloïse FELTEN

20 chemin des Quatre Vents

57570 BERG SUR MOSELLE

Tél : 03.82.83.73.36


 

 

Préparer son mariage à l'Eglise

 

Votre décision est prise : vous allez vous marier, et demander à l'Eglise le sacrement de mariage ! Félicitations ! Votre démarche réjouit la communauté chrétienne tout entière. En effet, pour les croyants, l'alliance de l'homme et de la femme est scellée en Dieu par le sacrement et ils croient qu'il sera pour eux une aide. En prenant Dieu comme témoin de votre union, vous confiez votre amour à Celui qui est l'Amour.

Aussi nous mettons-nous à votre disposition (prêtres et foyers chrétiens lors de la journée du Centre de Préparation au Mariage) pour partager, dialoguer, découvrir avec vous plus en profondeur ce que veut signifier le mariage.


Mariage !

 

Parmi plusieurs définitions qui peuvent décrire le sens et la chance du mariage chrétien, nous vous proposons celle-ci : l'union de deux êtres complémentaires, pour un projet commun : fonder un foyer, d'où naîtra la vie ; tâche qui demande une entente profonde et de longue durée ; un engagement soutenu par Dieu.

 

A bien y regarder, cette simple phrase contient en germe beaucoup des réalités de notre mariage, avec les interrogations qui se posent :

 

         « Union de deux êtres complémentaires »

-          Comment est né notre amour ?

-          Nous connaissons-nous bien ?

-          Avons-nous remarqué nos différences (familiales, sociales, psychologiques) ?

 

« Pour un projet commun »

-          Avons-nous le temps de parler ?

-          Partageons-nous les mêmes goûts ?

-          Faut-il faire des concessions ? Y a-t-il des limites ? Décidons-nous ensemble ?

-          Avons-nous des secrets, des domaines réservés ?

 

« Fonder un foyer »

-          Quand avons-nous décidé de nous marier civilement ? Et à l'Eglise ?

-          Quelles significations pour nous ? Comment a réagi notre entourage ?

 

« d'où naîtra la vie... »

-          De quelle vie notre foyer sera-t-il source ? Celle de nos enfants bien sûr, mais pas seulement...

-          En quoi notre foyer fera-t-il rayonner la vie autour de lui et de chacun de ses membres ?

 

« tâche qui demande une entende profonde »

-          Comment prévoyons-nous de nous organiser ? En parlons-nous ?

-          Comment concilions-nous notre travail et notre vie de couple ?

-          Nos loisirs et notre vie de couple ?

-          Ressentons-nous, homme et femme, notre sexualité de la même manière ?

 

« et de longue durée »

-          Aurons-nous toujours envie de séduire l'autre ?

-          Avons-nous déjà parlé en couple de la fidélité ?

-          Des couples que nous connaissons divorcent, quelles questions cela nous pose-t-il ?

 

« un engagement soutenu par Dieu »

-          Qui est Dieu pour moi ? Qu'est Dieu pour moi ?

-          Quelle est ma relation actuelle avec Dieu ? M'arrive-t-il de lui parler de temps en temps ? Ai-je déjà parlé de Dieu, de mon expérience de Dieu à mon conjoint ? M'arrive-t-il d'entrer dans une église ?

           

 

Si vous désirez un week-end  d'approfondissement : (parmi diverses possibilités)

 

http://www.vivre-et-aimer.org  -  www.chemin-neuf.org  -  www.amouretverite.org

 

 

Pour les « branchés » : voici quelques sites, parmi d'autres... utile pour se préparer...

 

http://www.preparation-mariage.eu          : site de préparation au mariage.

 

http://www.eglise.catholique.fr       : site de l'Eglise de France.

 

http://www.cler.net             : association de conseil conjugal, éducation à la vie affective.

 

http://www.equipes-notre-dame.fr     : mouvement de spiritualité conjugale.

 

 

Pour construire et approfondir la célébration !

 

 

http ://www.mariage-idf.fr   : (rubrique Livret de messe) site qui décline pour chaque temps - formules, prières, chants - une gamme de propositions parmi lesquelles choisir.

 

http://www.croire.com         :  (rubrique Mariage, se marier, une aventure !) pour approfondir le rite et comprendre le sens de chaque étape de la célébration. Choix des textes pour le mariage.

               OU  www.cpm-be.eu

 

http ://www.jbdnd.free.fr    : (rubrique Mariage) site de la paroisse de Septeuil (78). Si le sacrement du mariage est échangé lors d'une cérémonie sans eucharistie, la célébration est recentrée sur la liturgie de la Parole. Un plan précis et  comparé des deux types de célébrations vous est proposé.

           

 

Choisir les textes !

 

http ://www.cursillos.ca       : (rubrique Prière) est un bon outil. Il recense 150 textes, dont le corpus forme une large palette de sentiments humains, de la louange à la complainte, en passant par le chant de foi. Ils ont été classés par thèmes d'expérience (émerveillement, admiration, confiance...), et chacun d'eux est rapidement défini.

 

Mettre le tout en musique !

 

 

http://www.chant-liturgique-paroisse.fr    : (rubrique, Un mariage à préparer ?) est une véritable mine. Ne manquez pas d'ouvrir le tableau de suggestions de chants, œuvres d'orgue, où vous pourrez écouter en ligne de nombreux extraits, assortis d'éclairantes remarques.

 

        http://www.chantez-online.org  -  http://www.psallite.org  -  http://www.taize.fr

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Published by Dominique THIRY - dans Mariage
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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 17:13
Chronique du Républicain Lorrain à paraître le 10 décembre
 
Le mariage, c'est solide!
 
En France, un mariage sur trois s’achève par un divorce. Evidemment, ce n’est pas de nature à engager les jeunes générations. Ce qu’on oublie de dire, c’est que ces statistiques concernent le mariage civil, et non le mariage religieux. Pour ce qui est du mariage religieux, un mariage sur sept seulement s’achève par un divorce.
D’après une étude de l’INSEE (« La Croix » 07/11/06), les couples en « union libre » se séparent plus souvent que les couples mariés. Comment expliquer cette situation ? Il y a probablement de nombreux facteurs qui interviennent dans ces ruptures. Mais il me semble qu’il y en a au moins un qui tient à la nature même de la relation créée. Lorsqu’un couple se décide à vivre ensemble, soit il choisit l’union libre, soit le pacs, soit le mariage civil, soit enfin le mariage religieux. Les trois premiers types de relation sont régis par un contrat plus ou moins explicite et contraignant, alors que le mariage religieux dans la perspective de l’Eglise, est régi par une Alliance. L’Alliance est une donation définitive entre personnes libres ayant fait le choix d’une vie à deux pour toujours, sans condition. Par conséquent, elle n’a pas la précarité qu’engendrent ces clauses plus ou moins exprimées dans les relations de type contractuel et qui peuvent être dénoncées à tout moment: « tant que tu es comme si, tant que tu fais ça, on reste ensemble. Si ça change, on renégocie ou on rompt. » Qui ne change pas ? Le contrat est par définition précaire, limité dans le temps. Est-ce que cela change quelque chose à l’amour que l’on porte à son vis-à-vis? Avouez qu’il est quand même plus grand de s’engager avec quelqu’un en lui disant : « je décide de t’aimer pour toujours » plutôt que de lui dire : « je t’aime à l’essai, sous contrat, en « CPE », et puis ensuite on verra…. »
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Published by Dominique THIRY - dans Mariage
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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 22:48
La célébration du mariage : liturgie du nouveau rituel
 
Part II
 
Quelques indications pratiques
 
Vous allez célébrer votre mariage dans une église qui est le lieu habituel d’une communauté chrétienne. Elle a des habitudes et des manières de faire. Pourquoi ne pas venir à la messe un dimanche dans cette église en pensant à votre mariage qui y sera célébré? Prenez contact avec la paroisse, pour vous y faire inscrire (10 à 12 mois à l’avance), pour vous préparer avec un prêtre ou un diacre, et pour organiser votre cérémonie, enfin pour envisager les aides qu’éventuellement cette paroisse peut vous procurer: animateur,organiste, chorale, sonorisation…. Attention, il y a souvent plusieurs mariages célébrés dans une même après-midi.
 
Fleurs et décorations
 
C’est normalement vous qui vous en chargerez, mais la personne qui habituellement fleurit l’église peut éventuellement vous apporter son concours. Rappelez-vous à ce sujet que ce n’est pas obligatoirement la quantité qui fait la beauté. Tenez compte du lieu, des couleurs, de l’éclairage, de ce que vous voulez exprimer dans la célébration… Faites vous aider… Faites vous préciser aussi l’heure à laquelle vous pourrez déposer ces fleurs et faire la mise en place.
Attention aux célébrations qui peuvent précéder la vôtre (mariage, ou même obsèques….)
Veillez aussi à demander un tabouret entre les deux sièges des époux pour y poser le « bouquet de la mariée». Ce tabouret vous permettra enfin d’y déposer livrets et éventuellement gants.
 
L’aménagement de l’église
 
Renseignez vous pour savoir comment est habituellement aménagée l’église lors des mariages.
Comment seront disposés vos fauteuils par rapport à l’assemblée, par rapport au célébrant (prêtre ou diacre)? Une mauvaise disposition peut effectivement dispersée l’attention et la sérénité et de l’assemblée et des époux. La gestion du stress et de la beauté de la célébration en dépendent. Quelle sera aussi la place de vos témoins, de vos parents, et celles éventuellement de la chorale et de l’animateur? Où et comment sera placé le micro?
Ces détails réglés, vous pourrez plus paisiblement entrer dans la célébration de votre mariage.
 
Les photos et les films
 
Il est normal de vouloir conserver quelques souvenirs de votre célébration. C’est un trésor précieux pour toute la vie. Mais que les souvenirs ne gâchent pas le présent vécu dans la célébration même. Le plus important est là.
Aussi les bons photographes savent rester discrets, et ne pas perturber la cérémonie. Ils ne gênent pas l’action liturgique. Ils ne constituent pas une distraction pour les époux, pour le prêtre ou pour l’assemblée. Ils évitent de rentrer dans le chœur, espace sacré réservé à l’action sacrée.
Un ou deux photographes, avec un caméscope (sans spot lumineux), semblent suffisants. Au-delà, ils se gêneraient.
 
 
Les feuillets de chants
 
Il peut être utile de faire une feuille pour les participants. Y indiquer le déroulement de la célébration, les chants, les références des lectures, et peut-être des textes d’accueil, de prières, une parole qui donne le sens de votre vie….
Cette feuille manifeste votre désir d’accueillir vos hôtes et de les faire participer spirituellement à votre joie.
Elle prendra aussi place dans votre album souvenir, et vous aidera à vous remémorer la grâce reçue ce jour là.
 
 
La liturgie du mariage, préliminaires
 
Une célébration, quelle soit civile ou religieuse, c’est toujours une rencontre, une communion interpersonnelle plus ou moins forte.
Il y a différents moments de la rencontre, différents temps à respecter, un rythme et un souffle à suivre, un chemin à trouver.
Il y a un langage, une façon de se parler pour se comprendre, une façon de vivre ce moment, en fonction d’une culture, d’une ambiance, de l’objet de la rencontre.
Il y a des gestes que l’on pose, des paroles que l’on échange.
Il y a des temps de silence qui sont de vrais temps de communication et d’écoute.
 
La célébration religieuse
 
Une célébration religieuse, c’est d’abord une rencontre entre des personnes et Dieu lui-même. Parce que cette rencontre reste profondément mystérieuse et toute intérieure, on utilise un langage particulier fait de rites et de symboles.
Vous allez bâtir une célébration soignée avec un prêtre, ou un laïc, peut-être avec une chorale.
Par le choix guidé de vos chants, des lectures, des fleurs… vous allez donner une note personnelle à votre engagement.
Veillez à respecter les rites sans les dénaturer, sans les rétrécir en les ramenant exclusivement à ce que vous en comprenez. Ce serait refuser d’entrer dans le Mystère.
Une célébration religieuse n’est pas une fête ordinaire entre amis. Il y a une dimension sacrée qui fait sa force. Ce que vous allez vivre est au-delà du perçu et du senti. C’est plus grand. Ne l’oubliez jamais.
 
Premier point le déroulement de la célébration
 
 
Les cinq temps de la célébration :
 
  • Le temps de l'accueil
  • Le temps de l'écoute de la Parole de Dieu
  • Le temps de l’union, le temps du Sacrement donné
  • Le temps de l’action de grâce et de l’ouverture
  • Le temps de la bénédiction et de l’envoi en mission
 
 
Le temps de l’accueil
 
À la porte de l’église, le célébrant vêtu de blanc (couleur de fête) vous accueille. A travers lui, c’est le Christ qui vous reçoit dans son Eglise. Il y a ensuite différentes manières d’entrer. Cela dépend des coutumes et des traditions locales et familiales. La plus habituelle consiste à laisser entrer le fiancé d’abord au bras de sa mère (ou d’une personne de son entourage), puis le cortège, et en dernier la fiancée au bras de son père. Le fiancé suit le prêtre qui entre le premier… Il montre ainsi qu’il se fait le disciple du Christ (toujours représenté et rendu présent sacramentellement par le prêtre). Les fiancés s’approchent du chœur d’un pas lent. Dans une liturgie, il est inutile de se précipiter. Au contraire, il convient de bien marquer les mouvements et les gestes. Les parents ou proches qui sont au bras des fiancés s’avancent jusqu’à l’entrée du chœur. Là, volontairement et symboliquement, ils se retirent dans leurs bancs. Les fiancés rejoignent leur fauteuil. Le célébrant adresse à tous un mot d’accueil. On peut chanter le Gloire à Dieu (Nouveau rituel). Puis le prêtre réunit l’assemblée dans la prière par une oraison appelée collecte.
 
 
Le temps de l’écoute de la Parole de Dieu
 
À travers l’Ecriture (la BIBLE) proclamée et commentée, Dieu nous parle. Moment particulier d’attention, nous sommes invités à accueillir le sens donné à notre célébration par Dieu Lui-même. Vous serez sûrement invités à choisir un certains nombre de textes bibliques en accord avec le célébrant: une première lecture, un psaume qui est la réponse joyeuse de l’assemblée à la réception de la Parole de Dieu, et un Evangile, Parole de Dieu par excellence, qui sera ensuite commenté dans l’homélie du prêtre. Ces textes vous seront donnés lors de la préparation de votre mariage. On peut conclure ce temps par la profession de foi (le credo) (Nouveau rituel).
Le prêtre ou le diacre lisant nécessairement l’Evangile, il faudra prévoir un ou deux bons lecteurs pour la première lecture et le psaume. Un bon lecteur lit lentement, distinctement, à haute voix. Il marque les poses. Il prend son temps. C’est une lecture publique. Une bonne diction est liée à une bonne respiration. Les lectures liturgiques sont mises en forme de telle manière à ce qu’à la fin de chaque ligne, il soit possible de respirer et de faire une courte pose. Trop de personnes lisent en apnée et terminent à toute vitesse pour pouvoir respirer (Nous exagérons à peine). Une respiration lente et régulière évite les malaises.
 
 
Le temps de l’union, du sacrement donné
 
C’est sûrement le moment le plus solennel et le plus important de la liturgie du mariage. Vous allez vous donner le Sacrement en présence du témoin qualifié de l’Eglise (le prêtre ou le diacre) et de vos témoins qui vous entourent à présent (sans gêner l’assemblée). Vous allez vous engager avec Dieu pour toujours. C’est un moment fort. Il est important que vous ayez pu répéter entre vous toute la liturgie de ce temps sacré, pour pouvoir le vivre plus librement, et à un niveau de profondeur spirituelle. Il se décompose comme suit, avec de nouvelles formules issues du nouveau rituel :
 
-          Un dialogue initial où le prêtre rappelle aux fiancés la substance de leur engagement chrétien: liberté, fidélité, acceptation de la responsabilité de parents. Ce dialogue se fait sous forme de questions.
-          L’invitation du prêtre à échanger les consentements
-          L’échange des consentements qui fait le mariage indissoluble
-          La réception par le prêtre des consentements avec un geste d’accompagnement
-          La bénédiction puis l’échange des alliances
-         La bénédiction nuptiale (nouveau rituel)
-          La prière des époux
 
 
Le dialogue initial
 
Le prêtre s'adresse aux fiancés, en ces termes ou d'autres semblables:
 
Première formule n° 71:
Le célébrant: N. et N., vous avez écouté la parole de Dieu qui révèle la grandeur de l'amour humain et du mariage. Vous allez vous engager l'un envers l'autre dans le mariage. Est-ce librement et sans contrainte ?
Les futurs époux (séparément) : Oui.
En vous engageant dans la voie du mariage vous vous promettez amour mutuel et respect. Est-ce pour toute votre vie ?
Les futurs époux (séparément) : Oui (pour toute notre vie).
Le célébrant: Etes-vous prêts à accueillir les enfants que Dieu vous donne et à les éduquer selon l'Evangile du Christ et dans la foi de l'Eglise ?
Les futurs époux (séparément ) : Oui.
Êtes-vous disposés à assumer ensemble votre mission de chrétiens dans le monde et dans l'Église ?
Les futurs époux (ensemble) : Oui.
 
Deuxième formule N°72:
Le célébrant: Avec N. et N., nous avons écouté la parole de Dieu, qui révèle la grandeur de l'amour humain et du mariage. Le mariage suppose que les époux s'engagent l'un envers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute leur vie qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne et les éduquent selon l'Evangile du Christ et dans la foi de l'Eglise. N. et N., est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?
Les futurs époux (séparément) : Oui.
Le célébrant: Êtes-vous disposés à assumer ensemble votre mission de chrétiens dans le monde et dans l'Église ?
Les futurs époux : Oui.
 
 
Invitation à l’échange des consentements
 
Le prêtre invite les fiancés à se donner mutuellement la main (droite, la même pour qu’ils soient bien en face l’un de l’autre), et à échanger leurs consentement.
 
Première formule: n°73: Puisque vous êtes décidés à vous engager dans les liens du mariage,en présence de Dieu et de son Église,
donnez-vous la main
et échangez vos consentements.
 
Deuxième formule: n°74: Devant tous ceux qui sont ici réunis, en présence de Dieu et de l'Église,
donnez-vous la main et échangez vos consentements.
 
Troisième formule: n°75: En présence de Dieu qui est source de votre amour et qui sera toujours avec vous, devant tous ceux qui sont ici réunis, donnez-vous la main et échangez vos consentements.
 
Quatrième formule: n°76: Afin que vous soyez unis dans le Christ, et que votre amour, transformé par lui, devienne un signe visible de l'amour de Dieu, devant l'Église ici rassemblée, donnez-vous la main et échangez vos consentements.
 
 
Échange des consentements
 
Les fiancés échangent leurs consentements par l'une des formules suivantes.
 
Première formule (rituel n°78)
Moi, N., je te reçois N. comme épouse
et je promets de te rester fidèle,
dans le bonheur et dans les épreuves,
dans la santé et la maladie,
pour t'aimer tous les jours de ma vie.

Moi, N., je te reçois N. comme époux
et je promets de te rester fidèle,
dans le bonheur et dans les épreuves,
dans la santé et la maladie,
pour t'aimer tous les jours de ma vie.
 
Deuxième formule (rituel n°79)
Le futur époux : N., veux-tu être ma femme (mon épouse) ?
La future épouse : Oui (je le veux)
Et toi, N., veux-tu être mon mari (mon époux) ?

Le futur époux : Oui (je le veux)
Moi, N., je te reçois N. comme épouse
et je serai ton époux.
Je promets de t'aimer fidèlement
dans le bonheur et dans les épreuves,
tout au long de notre vie.

La future épouse : Moi, N., je te reçois N. comme époux
et je serai ton épouse.
Je promets de t'aimer fidèlement
dans le bonheur et dans les épreuves,
tout au long de notre vie.
 
Troisième formule (rituel n°80)
Le futur époux : N., veux-tu être ma femme (mon épouse) ?
La future épouse : Oui, je veux être ta femme (ton épouse)
Et toi, N., veux-tu être mon mari (mon époux) ?

Le futur époux : Oui, je veux être ton mari (ton époux).
La future épouse : Je te reçois comme époux
et je me donne à toi.
Le futur époux : Je te reçois comme épouse
et je me donne à toi.

Ensemble :
Pour nous aimer fidèlement
dans le bonheur et dans les épreuves,
et nous soutenir l'un l'autre,
tout au long de notre vie.
 
 
La quatrième formule
(rituel n°81)
Le prêtre : N., voulez-vous prendre N. comme épouse,
et promettez-vous de lui rester fidèle,
dans le bonheur et dans les épreuves,
dans la santé et la maladie,
pour l'aimer tous les jours de votre vie ?

Le futur époux : Oui.
Le prêtre : N., voulez-vous prendre N. comme époux,
et promettez-vous de lui rester fidèle,
dans le bonheur et dans les épreuves,
dans la santé et la maladie,
pour l'aimer tous les jours de votre vie ?
 
 
La ratification
 
Ensuite, le prêtre qui reçoit le consentement peut accompagner les paroles d'un geste au choix :
a- étendre la main droite en direction des époux,
b- poser la main droite sur les mains jointes des époux.
 
Le prêtre étend la main droite sur les époux, en disant:
 « Ce consentement que vous venez d'exprimer en présence de l'Église, que le Seigneur le confirme, et qu'il vous comble de sa bénédiction. Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ».
 
Le prêtre invite les époux à se recueillir un instant (en disant par exemple:) « Recueillez-vous en pensant à ce que Dieu a fait pour vous. » C’est un moment solennel. Un silence sacré est requis.
Puis on prend un chant de joie pour exprimer notre action de grâce.
 
 
La bénédiction et le don des alliances
 
Les Alliances sont le signe et le symbole très fort de votre don. Ce signe est reconnu socialement. Il vous engage aux yeux de tous dans la société lorsque vous le portez. Et il oblige d’une certaine manière la société à vous reconnaître comme époux et épouse, et à vous respecter comme tel. L’alliance est avant tout signe de fidélité. Solide et pure comme l’or, parfaite et sans fin comme le cercle, l’alliance rend visible la force et la fidélité d’un amour qui veut s’engager dans une alliance sans retour. L’alliance se porte à la main gauche, la main du cœur, et à l’annulaire, où les anciens disaient qu’arrivait la « veine du cœur ». Déposées sur un plateau ou amenées par un enfant, le célébrant commence par bénir vos alliances. Elles seront dorénavant signe de la fidélité même de Dieu dans votre amour.
 
N°84: Que le Seigneur bénisse les alliances
que vous allez vous donner l'un à l'autre
en signe d'amour et de fidélité. Amen.
 
N°85: Seigneur, bénis les alliances
que nous bénissons en ton nom.
Donne à N. et N. de se garder l'un à l'autre
une entière fidélité :
qu'ils demeurent dans la paix en faisant ta volonté,
qu'ils vivent toujours dans l'amour mutuel. Amen.

N°86: Bénis Seigneur, et sanctifie dans leur amour
tes serviteurs N. et N. ;
Ces alliances sont pour eux signes de fidélité :
qu'elles soient aussi le rappel de leur tendresse. Amen.
 
N°87: Seigneur, notre Dieu,
toi qui as fait Alliance avec nous par Jésus Christ,
bénis maintenant ces alliances :
qu'elles soient pour N. et N. le signe de leur fidélité
et le rappel de leur amour. Amen.
 
 
L’échange des alliances
 
Les époux se donnent l'un à l'autre leur alliance, en disant :
L'époux :   N., reçois cette alliance,
signe de mon amour et de ma fidélité
(Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.)
L'épouse :   N., reçois cette alliance,
signe de mon amour et de ma fidélité
(Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.)
 
 Le célébrant : N*X et N*Y, vivez dans la joie, en vous aimant comme vous l'avez promis.
 
 
La bénédiction nuptiale
 
C’est la grande bénédiction traditionnelle que donne l’Eglise aux époux. Le prêtre ou le diacre la donne, les bras levés, signe de la présence de Dieu qui vient recouvrir les époux de sa bonté. La bénédiction nuptiale peut être dite après le Notre Père.  
Le rituel offre un choix de 6 bénédictions nuptiales.En fonction des circonstances, il y a différents choix possibles. Nous vous donnons le plus courant.
Les époux viennent devant l'autel et se tiennent debout, ou, selon l'opportunité, restent à leur place et s'agenouillent.
Ensuite on prendra un chant de louange.
 
Père Saint,
tu as créé l'homme et la femme pour qu'ils forment ensemble ton image
dans l'unité de la chair et du cœur, et accomplissent ainsi leur mission dans le monde.
Afin de révéler le dessein de ta grâce, tu as voulu que l'amour de l'homme et de la femme soit déjà un signe de l'Alliance que tu as conclue avec ton peuple, et tu veux que dans le sacrement de mariage l'union des époux exprime le mystère
des noces du Christ et de l'Église.

Nous te prions de bénir N. et N., de les prendre sous ta protection, et de mettre en eux la puissance de ton Esprit Saint.
Fais que, tout au long de leur vie commune sanctifiée par ce sacrement, ils échangent entre eux les dons de ton amour, et qu'en étant l'un pour l'autre un signe de ta présence, ils deviennent un seul cœur et un seul esprit.

Accorde-leur de pouvoir assurer par leur travail la vie de leur foyer et d'élever leurs enfants selon l'Évangile pour qu'ils fassent partie de ta famille éternellement.
Accorde à N. - (l'épouse) - la plénitude de ta bénédiction : qu'elle réponde à sa vocation d'épouse [et de mère], qu'elle soit par sa pureté de cœur et sa tendresse
la joie de sa maison.
Accorde aussi ta bénédiction à N. - (l'époux) - : qu'il se dévoue à toutes ses tâches d'époux fidèle [et de père attentif].

(Et puisqu'ils vont maintenant partager le repas de ton eucharistie,)
Père saint, donne-leur à tous deux la joie d'être un jour tes convives au festin de ton Royaume. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
 
 
 
La prière commune des époux
 
Les époux sont invités à rendre grâce, à remercier et à témoigner de leur foi à travers une prière personnelle. Durant la préparation, cette prière sera élaborée avec le célébrant. Bien sûr, si l’un n’est pas croyant, il faudra trouver une autre formule plus adaptée. Cette prière peut être dite ensemble, ou découpée et dite l’un après l’autre.
 
Exemple: « Seigneur, tu nous as appelés à fonder ensemble ce foyer. Donne nous la grâce de l’animer de ton amour; qu’il soit réconfortant à ceux qui y vivront. Apprends-nous à progresser l’un par l’autre sous ton regard, à faire ta volonté tous les jours de notre vie, à te soumettre nos projets, à te demander ton aide, à t’offrir nos joies et nos peines, à conduire jusqu’à toi les enfants que tu nous confieras. Seigneur, toi qui es l’amour, nous te remercions de notre amour. »
 
 
 
 
Aurons nous la messe à notre mariage ?
 
Tout d'abord une précision de vocabulaire : le mot messe n'est pas à confondre avec le mot célébration. Si certes toute messe est une célébration religieuse, toute célébration religieuse n'est pas une messe. La messe comporte obligatoirement la célébration de l'Eucharistie.
La célébration de votre mariage à l'Eglise exprime votre engagement réciproque -- et aussi l'engagement de Dieu qui aime l'humanité d'un amour sans retour, l'engagement du Christ qui donne sa vie et aime son Eglise dont vous êtes les membres.
Bien des mariages sont célébrés sans la messe. Celle-ci n'est pas un moyen de donner plus d'éclat ou de valeur au mariage. Dans tous les cas, l'Église donne le Sacrement du mariage, et non pas une simple bénédiction.
Par ailleurs, dans certains lieux, il est difficile de célébrer la messe, car le prêtre doit assurer plusieurs mariages et desservir d'autres paroisses. Mais dans ce cas, rien ne vous empêche de vivre l’Eucharistie à un autre moment, le lendemain ou la veille. Cependant, si vous êtes fidèles à la messe du dimanche, pratiquant régulier, il est normal que vous puissiez demander à ce que votre mariage soit célébré au cours d'une Eucharistie.
Il vous faudra simplement tenir compte des possibilités offertes par l’Eglise (ça ne peut jamais être un dû, c’est une grâce qu’on demande), de la sensibilité religieuse de vos familles et des personnes présentes ce jour-là. Cette question devra donc être abordée avec le prêtre.
Entre le mariage, signe de l'alliance entre l'homme et la femme, et l’Eucharistie, signe de l'alliance entre Dieu et l’humanité, il y a une relation très étroite. Célébrer l'Eucharistie en lien avec votre mariage, c’est manifester votre désir de communier pleinement au Christ dans son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité, dans son dessein sur votre couple. C’est un don qui nous pousse à vivre un authentique engagement de chrétien.
Cela ne peut se faire que si notre foi en Christ Sauveur est suffisamment forte.
 
 
Et le sacrement de réconciliation ?
 
Dans l'alliance que vous allez sceller entre vous, Dieu s'engage aussi. Votre mariage est une occasion spéciale de refaire alliance avec Lui :
- en confessant à la fois vos ruptures d'alliance qui vous blessent, qui blessent vos liens et que l'on appelle péchés,
- en confessant son Amour infini, son Pardon qui guérit tout et que l'on accueille dans le sacrement de la réconciliation. En recevant ainsi le pardon du Père, vous serez plus fort pour pardonner à votre tour. N'hésitez pas à y recourir.
 
 
Le temps de l’action de grâce et l’ouverture
 
L’action de grâce peut être vécue à travers l’Eucharistie. Si ce choix a été fait, il suffira de suivre le déroulement normal d’une Eucharistie: Prière Universelle, Présentation des dons, Prière Eucharistique, Notre Père, Bénédiction Nuptiale (si elle n’a pas déjà été donnée), Communion.
Sans Eucharistie, le schéma est le suivant. Juste après la prière des époux, c’est l’occasion de faire un temps de méditation, d’intériorisation: une musique, un morceau joué seront bienvenus. On pourra aussi faire la quête, offrande qui montre notre participation concrète à la vie de l’Eglise.
Puis on dit ensemble la Prière des enfants de Dieu: le Notre Père et on fait la prière universelle.
 
 
La prière universelle
 
Nous ouvrons notre prière aux dimensions de l’Eglise et du monde. Nous exprimons nos demandes pour que notre joie touche tous ceux pour qui nous prions. Voici un exemple:
 
R: ô Seigneur, en ce jour, écoute nos prières.
 
1. Des êtres s’aiment et veulent engager ensemble leur avenir dans la tendresse et la fidélité. Seigneur, garde dans l’unité et la joie d’aimer le couple de X et de Y et tous les couples présents. R
 
2. Des couples connaissent l’épreuve : dialogue difficile, santé compromise, avenir incertain pour eux ou leurs enfants. Donne-leur, Seigneur, de ne jamais perdre confiance l’un dans l’autre, et de ne jamais douter de Toi. R
 
3. Notre temps est marqué par la violence, l’égoïsme, le chacun pour soi.
Par la joie des époux, Seigneur, révèle au monde que l’amour et la confiance construisent le bonheur et la paix. R
 
4. L‘Église doit témoigner de l’amour que Tu lui portes. Donne à tous les membres de l’Eglise, et particulièrement à tous les parents, de savoir éveiller les enfants à la foi, l’espérance et l’amour. R
 
 
Le temps de la bénédiction et de l’envoi en mission
 
A la fin de la célébration, le prêtre donne la bénédiction, en utilisant l'un des nombreux formulaires proposés. Lorsque le mariage est célébré sans Eucharistie, cette bénédiction finale sert de prière de conclusion à la Prière Universelle. C’est un envoi en mission. Vous recevez votre feuille de route… l’Eglise et le Christ vous disent : allez y maintenant, lancez vous, vous avez tout ce qu’il faut pour atteindre le bon port. Avancez au large !
 
  En voici un exemple:
 
Que Dieu votre Père vous garde unis
      et fasse grandir votre amour;
 que des enfants soient la joie de votre foyer
      et qu'en toute occasion de vrais amis vous entourent;
 que votre travail à tous deux soit béni
      et que la paix demeure en votre maison.
 N*Y et N*X, et vous tous ici présents,
      que Dieu tout-puissant vous bénisse + le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
 Tous: Amen
 
 
La signature des registres paroissiaux
 
A la fin de la célébration, vous, époux et témoins, serez invités à signer l’acte de votre mariage sur le registre de la paroisse et sur celui qui sera transmis à l’évêché en fin d’année. Votre mariage est en effet un acte public, et l’Eglise tient à en garder mémoire.
Les registres seront disposés sur l’autel.
Dans certains cas, on peut aussi vous remettre un livret de famille catholique, que vous garderez précieusement pour y noter tous les évènements religieux de votre vie et de la vie de votre future famille.
Puis, les époux repartent bras dessus bras dessous ou en se tenant la main, et ils font une procession de sortie. Ils sont désormais unis pour la vie.
 
 
Conseils en vrac
 
Une bonne gestion du stress est souvent liée à une bonne respiration (lente, profonde et posée). Il est normal que vous éprouviez une certaine tension, au moins jusqu’à l’échange des alliances. Souvenez vous que vous ne passez pas un examen et que vous pouvez vous appuyer sur le célébrant. Il est là pour vous guider et vous souffler au cas où. Il est souhaitable d’ailleurs d’apprendre par cœur les réponses que vous vous donnerez. Cela libère d’un papier dérangeant, qu’on ne sait jamais où poser, et qui gâche la spontanéité et la beauté visuelle de l’engagement. Et même s’échanger les alliances avec un papier en main, c’est de l’ordre de l’impossible. Vous aurez peut-être du mal à enfiler l’alliance au doigt de votre conjoint. C’est normal. Sous l’effet du stress, les doigts gonflent. Ne forcez donc pas… vos alliances n’ont pas rétrécies! Par lui-même, votre conjoint fera discrètement glisser l’alliance jusqu’au bout.
 
Bien sûr, pour la prière des époux, il convient d’avoir un papier que l’époux aura soigneusement mis dans la poche intérieure de sa veste avant la célébration. N’oubliez pas non plus vos alliances. Lorsque vous parlerez à l’assemblée, regardez un point fixe au-delà de la foule (porte du fond de l’église,…). Chacun aura l’impression que vous le regarderez personnellement, et vous ne serez pas gênés par le trac.
Après la prière des époux, méfiez vous d’un certain relâchement inévitable, récupération d’un stress trop présent. Profitez de ce moment pour méditer et vous reposer en regardant le célébrant et en suivant le cours de la célébration. Ne répondez pas à la grand-mère qui vous fait un grand signe de la main. C’est la meilleure façon de vous disperser, et de dénaturer votre célébration religieuse.
Si vous en avez la possibilité, il vaut mieux faire une répétition de l’ensemble de la célébration avec le prêtre ou le diacre, dans l’église.
Attention à l’hypoglycémie. Il vaut mieux éviter un malaise en prenant un repas normal ou un peu plus riche en sucre, juste avant.
 
 
Votre participation financière
 
La célébration de votre mariage occasionne des frais. Il est normal que vous preniez votre part de ces dépenses en faisant une offrande personnelle. Cette contribution est essentielle à la vie de l’Eglise locale. Elle la fait vivre. Même si notre Eglise en Moselle bénéficie d’un statut de droit local, qui assure le financement des ministres du culte, seul ce financement est assumé, et les dépenses de fonctionnement sont laissées à la charge des communautés. Or, elles sont croissantes. L’Eglise n’a pas le statut de service public. Elle n’est pas un organisme de l’Etat. Même s’il n’est pas imposé, -restant sauf le droit des pauvres et des plus démunis-, il y a un tarif indicatif établi par chaque diocèse. L’organiste et éventuellement les choristes -s’il y en a- sont aussi à rémunérer.
Par ailleurs, la quête qui sera faite au cours de la cérémonie est normalement destinée à la paroisse.
Enfin, comme couple chrétien, vous serez invités à participer à la vie matérielle de l’Eglise en versant annuellement le « denier de l’Eglise », à travers la quête diocésaine.
 
 
Un bon site pour vous aider dans la préparation de votre liturgie du mariage:
 
 
 
Bonne chance… vous avez pris une excellente voie… Que Dieu vous bénisse !
 
 
 
 
                                                                                                          Père Dominique THIRY+
 
 
 
Note de l’auteur : vous pouvez abondamment utiliser ce texte… mais qu’il reste gratuit. Merci !
© Copyright 2006 – Dominique THIRY+
 
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Published by Dominique THIRY - dans Mariage
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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 22:05
Sacrement du mariage : pour ne pas se marier idiot !
 
Part I
Ce texte que je mets en ligne est tiré d’un exposé sur diaporama que je faisais habituellement dans le cadre des CPM (Centres de Préparation au Mariage). Il conserve volontairement un style oral pour une compréhension facilitée.
 
                                                                                             Dominique THIRY+
 
                                               10 août 200….. Quelque part en Moselle…..
 
Chers amis, soyez les bienvenus …. à votre mariage…. Belle aventure qui suppose un minimum de préparation. Ce n’est pas le mont Everest, mais on ne part pas comme ça, sans embarquer une bonne boussole, une carte et un bon équipement.
L’exposé que je vous propose se déroulera en deux temps. Dans un premier temps, nous découvrirons l’importance du sacrement et dans un deuxième temps, nous nous pencherons sur la liturgie.
Mais pour ne pas commencer par la langue de buis et pour bien comprendre l’enjeu de la démarche d’un mariage chrétien, il convient de se poser quelques petites questions fondamentales qui donneront le ton direct de notre entretien et mettront un peu la pression:
 
Pourquoi m’engager vis-à-vis de quelqu’un qui me blessera forcément un jour?
 
Je pourrais toujours trouver quelqu’un qui a plus de qualités et moins de défauts que mon futur conjoint. Alors pourquoi me marier avec lui? Sur quoi est fondé mon lien?
 
Est-ce que l’amour suffit pour former un couple heureux? C’est quoi d’ailleurs aimer? D’où ça vient?
 
La passion passe. Alors peut-on durer?
 
Mystère: comment se fait-il que le même amour se retrouve identiquement dans son cœur et dans le mien? D’ailleurs pourquoi lui et pas un autre?
 
Sérieusement, suis-je vraiment certain que je vais pouvoir l’aimer durant toute une vie? C’est un peu long, non?
 
Ne peut-on pas aimer à l’essai, pour trois mois, sans engagement… un forfait quoi, c’est moderne?
 
Pourquoi se marier alors que statistiquement il y a 1 chance sur 3 voire 1 chance sur 2 pour que ça casse!
 
Là le diablotin de service vient de faire son œuvre…… et qu’est-ce que vous répondez à cela ?
La bonne nouvelle : l’amour se fait sacrement
 
L’amour devient sacré parce que Dieu épouse les époux dans son sacrement ! ça c’est une sacrée bonne nouvelle !
 
L’amour humain signe du projet d’amour de Dieu
 
Malgré les bavures, les imperfections et mêmes les turpitudes, le monde est travaillé par ce dynamisme qu’est l’amour: Dieu qui lentement, pendant des millions d’années, a fait jaillir la vie, est actuellement à l’œuvre dans sa création pour que les hommes puissent vraiment aimer. Le sens de la vie pour chacun est là: construire l’amour.
 
Le signe de cette mystérieuse action divine?
 C’est le constat que je peux faire en moi, dans mon cœur: j’ai soif d’être aimé. Et cette soif est accompagnée d’une certitude : à aimer, je ne me trompe pas.
 
 Mais la question effectivement : comment construire l’amour entre nous, un amour solide, qui dure. Cet amour parait si fragile, à cause d’un quotidien pas facile, d’une situation économique, sociale et culturelle assez sombres (pas franchement folichonne), à cause de nos volontés faibles et nos histoires blessées, de nos engagements versatiles, de nos désirs de changer, de voir du neuf constamment, etc…. Comment construire un amour qui dure dans ces conditions ? Parce que l’amour, comme toute réalité, a besoin de temps pour se construire. Comment et sur quoi construire l’amour ?
 
Dieu vous propose son sacrement
 
Face au constat de cette fragilité de la vie, la bonne nouvelle, c’est que Dieu nous propose son sacrement. Alors c’est quoi le sacrement du mariage?
Le sacrement du mariage, c’est une alliance entre 3 libertés, 3 vies, 3 amours, qui s’unissent pour être plus forts, c’est-à-dire pour qu’il y ait plus de libertés, plus de vies, plus d’amour !
On est là devant une consolidation extraordinaire d’un projet de vie. Parce que dans le panier, il y a un élément décisif : c’est Dieu et tout ce qu’il est : une liberté absolue, un amour infaillible et infini pour moi (la charité), une fidélité éternelle. Ce qui est faillible dans le panier, c’est moi. Mais grâce au sacrement, je vais me trouver porté, dynamisé, boosté, relancé constamment par le Seigneur, qui est là pour consolider l’engagement que je prends vis-à-vis de mon époux ou de mon épouse. Le jour de notre mariage est consolidé le lien entre nous, les époux, grâce à DIEU, parce que Dieu nous aime !
Le mariage catho, c’est la roll’s du lien !
Je voudrais citer le pape Benoît XVI dans sa très belle encyclique « Deus Caritas est ».
« Nous avons cru à l’amour de Dieu: c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie.
À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. »
 
Mais ce lien consolidé est à poursuivre dans sa construction. Tout n’est pas fait le jour du mariage. Un sacrement, ce n’est pas quelque chose de magique, qu’on demanderait et qu’on subirait, et qui nous tiendrait malgré nous. On n’est pas dans une vision païenne des relations entre Dieu et l’homme. Le sacrement du mariage, c’est l’engagement réaliste des libertés, telles qu’elles sont, pour établir et vivre une relation au jour le jour. 
Je l’ai dit : dans la célébration de ce sacrement, Dieu prend un engagement vis-à-vis de moi. Il établit une relation unique entre moi et Lui. Il établit également une relation unique entre notre couple et Lui. Et le jour de mon mariage, je prends aussi un engagement vis-à-vis de Dieu. Nous –le nous du couple- prenons l’engagement d’entretenir une relation durable avec Lui. C’est bien une Alliance. Au cours de notre vie, qu’allons nous faire pour tisser des liens avec Dieu? Autres questions pour des champions, à ne pas négliger, please… c’est vital… merci…
 
C’est une Alliance qui repose sur la foi. L’attitude vitale que je dois avoir le jour de mon mariage, et vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis de mon conjoint, c’est de croire en eux, d’espérer en eux, et de les aimer. Croire, espérer, aimer, trois attitudes d’ouverture qui permettent de sceller l’Alliance et de la vivre tout au long de sa vie.
On voit là comment un engagement nous forme humainement, forme nos attitudes, nous éduque intérieurement. Et il s’agira de croire, même quand ce que nous percevrons semblera à l’opposé de cette confiance. Il y a un combat spirituel à vivre. Quand je serai devant une crasse commise par mon conjoint, je devrai continuer à croire, à espérer, à aimer. C’est pas facile, mais c’est vital !
Car, et c’est vrai et de Dieu et de mon conjoint, si je ne crois plus en lui, si je n’espère plus rien de lui, si je ne l’aime plus, ma vie n’a plus de sens. Elle est foutue ! L’Alliance est morte. Voyez l’enjeu de se forger ces attitudes humaines et spirituelles pour vivre l’Alliance. On voit bien là que dans ce lien qui va vous unir, il y a un enjeu spirituel extraordinaire.
Et il y a une lutte à mener contre ce qui est un véritable cancer qui affecte toutes mes relations structurantes : le péché. Le péché, ce n’est pas simplement le mal moral discerné par la conscience humaine. Le péché, c’est une notion religieuse qui signifie cette réalité spirituelle qui use progressivement la relation, la détruit petit à petit : relation avec Dieu, avec mon prochain, avec moi-même : exemple : l’orgueil, l’égoïsme, la suffisance, la malveillance, la soif de pouvoir et de richesse et la volonté de domination, …. Etc…. Le péché, c’est la mise en enfer de la relation.
J’ai donc besoin d’être sauvé dans mon humanité du péché qui tue l’amour en moi. Comme je l’ai dit précédemment, la relation est vivifiée, dynamisée par l’amour. C’est le carburant de la relation. Le péché au contraire détruit cet amour. C’est la rouille qui attaque le réservoir pour qu’il y ait fuite et panne sèche.
Il y a un combat à vivre, à mener. Comment mener la lutte ? Je ne peux pas y arriver seul! Si je suis un peu lucide sur moi-même, j’ai besoin d’un surcroît d’amour!
Mais bonne nouvelle. Je ne suis pas seul: le Christ mène le combat avec moi. Seul le contact prolongé avec le Christ, victorieux du péché et de la mort, source d’amour et de lumière, peut me purifier et me remettre debout à chaque fois que je ne suis pas à la hauteur de l’amour que je devrais vivre! D’où les sacrements comme l’eucharistie qui sont comme les pompes à essence sur l’autoroute de ma vie.
Je voudrais vous citer encore Benoît XVI à propos du Christ.
« Sa mort fut un acte d’amour. Au cours de la dernière Cène, Il a anticipé sa mort et Il l’a transformée en don de soi. Sa communion existentielle avec Dieu était concrètement une communion existentielle avec l’amour de Dieu, et cet amour est la vraie puissance contre la mort, il est plus fort que la mort. La résurrection fut comme une explosion de lumière, une explosion de l’amour… » Benoît XVI, homélie veillée pascale 2006
 
 
Je vous ai dit que le sacrement est une alliance indéfectible, pas un contrat. Qu’est-ce qui distingue l’Alliance du contrat ? Le concubinage, le pacs, le mariage civil sont des contrats plus ou moins explicites. Ces liens plus ou moins officiels reposent sur des clauses qu’on peut dénoncer : « tant que tu fais ci et que tu es comme ça, ça tient. Si ça change, on renégocie ou on se quitte. » Précisions: quand on a tissé des liens, la séparation équivaut au moins à deux ans de dépression (minimum). On ne refait jamais sa vie, on la poursuit comme on peut, avec son histoire blessée.
L’Alliance sacramentelle est fondée sur le don irrévocable entre personnes. Dans un mariage catholique, on décide librement, volontairement de se donner à l’autre pour toujours, sans condition aucune. Vous connaissez le proverbe : donnez, c’est donner, reprendre c’est voler.
 
Mais on peut se demander si on n’est pas un peu fou de choisir l’alliance plutôt que le contrat, qui semble quand même moins contraignant puisqu’on peut reprendre ses billes à tout moment?
Alors il suffit de se poser une petite question toute simple: à votre avis, qui m’aime le plus, qui me respecte le plus ? Celui ou celle qui me dit : « je t’aime à l’essai, sans engagement, sous contrat en CDD pour trois mois, et puis après on verra. » Ou celui ou celle qui me dit : « je décide de t’aimer pour toujours, quoi qu’il arrive, et je me donne à toi définitivement, quoi qu’il m’en coûte. » ça, c’est l’alliance. Ça c’est le prix de l’amour. C’est votre amour, et dans le fond, croyez moi, c’est le désir de tout un chacun. Un amour qui n’a pas de promesse éternel n’est qu’un égoïsme qui ne dit pas son nom. Il est fondé sur la peur de l’autre, sur l’incapacité à s’engager, sur un manque de maturité qui le voue à l’échec.
L’amour forfait -trois mois à l’essai -, déclare forfait.
 
Alors vous voulez vous marier chrétiennement ? Et bien vous avez raison. Ce mariage ne peut être qu’un vrai mariage d’amour, fondé sur la liberté et l’engagement réciproque. Il suppose une maturité.
Un mariage chrétien ne peut être le fruit que d’une décision libre. « Ma liberté, la voici: je prends la décision de t’épouser et j’assume cette décision jusqu’au bout, de façon libre et responsable, quoi qu’il arrive. » En régime chrétien le mariage n’est pas subi comme un devoir « naturel » ou une obligation, il est choisi comme une vocation, parmi les vocations. En effet, dans l’Eglise, comme le célibat qui doit être choisi sans contrainte pour celui qui a une vocation à se consacrer à Dieu et à ses frères en humanité, le mariage doit être choisi et non subi. Je sais bien que les choses sont mélangées, mais si le lien entre deux personnes n’est que le fruit d’une pression extérieure (familiale, sociale, culturelle, économique) ou intérieure (peur d’être seule et de s’assumer, manque de maturité (incapacité de se décider vraiment), appât du gain ou désir d’une situation confortable, incapacité à maîtriser ses passions et ses pulsions sexuelles, soumission à l’autre qui nous domine psychologiquement…etc..), il n’est pas libre.
 
 Pour savoir quelle est votre réelle liberté devant l’engagement que vous allez prendre, il faut mesurer et distinguer de quel amour vous vivez. Il y a en effet différents degrés dans l’amour. Pour simplifier, j’en vois deux: l’amour passion (EROS) et l’amour don (AGAPE). Tous les deux sont nécessaires, mais le plus important, c’est l’amour don. Si l’amour don vous guide, vous êtes prêts à vivre le sacrement du mariage.
 
Description :
L’amour passion, l’Eros = désir intense qui s’impose, qui cherche l’ivresse, la satisfaction des sens, désir et joie de posséder pour soi.
Amour tourné vers soi.
L’amour don, Agapé = désir fort de combler autrui, de tout faire pour son bonheur, joie de tout donner, de se renoncer si nécessaire et de se sacrifier pour le bien de l’autre.                        Amour tourné vers l’autre
 
L’amour passion passe. Le flash, le senti n’est pas suffisant. Un vieux jésuite disait même: le senti ment…Ce n’est pas toujours exact, mais la passion est loin d’être suffisante pour construire un mariage solide et sacramentel. C’est important, car il y a des époques dans la vie où on peut ne plus éprouver de sentiments pour son conjoint, et même en éprouver pour sa secrétaire ou son banquier…. Danger…. Périodes très difficiles, qui sont souvent à l’origine de rupture si l’amour qu’on a tissé se fonde exclusivement sur la passion. Périodes de purification de l’amour qui nous permettent de choisir et de grandir dans la liberté de l’amour-don. L’amour a un prix. L’engagement, la liberté responsable ont un prix. Si je l’accepte, je décide de réussir ma vie et de lui donner de la valeur, du prix.
Jésus nous dit: « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour celui qu’on aime. » L’amour, le vrai, le solide, celui que je dois identifier pour savoir si je peux m’engager dans le mariage, se vérifie dans la volonté de me donner pour toujours.
Le don exige naturellement la fidélité, une fidélité qui m’engage complètement. Thérèse de l’enfant Jésus disait : « Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même ». Le signe de l’amour, c’est l’absolu.
Benoît XVI nous dit :
« Sa promesse vise à faire du définitif : l’amour vise à l’éternité » Oui, l’amour est «extase», mais extase non pas dans le sens d’un moment d’ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi. » n°6
Est-ce que je ne fais pas ce constat que je ne suis jamais plus heureux que quand je suis tout à l’autre?
 
IMPERATIF: Au dessus de votre lit conjugal, écrivez au couteau sur un morceau de bois : amour = don
 
            Mais pas seulement : aimer, c’est aussi avoir savoir accueillir, faire une place à mon conjoint, l’accueillir et le recevoir, et recevoir ce qu’il est, parce que c’est un bienfait pour moi. C’est très très important, au point où dans la formule même par laquelle vous vous marierez, (à apprendre par cœur), il est dit en premier : « je te reçois comme époux (épouse), et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement…etc… » 
            Je reçois l’autre, c’est formidable. Quel appui pour ma vie ! Je ne suis pas seule.                
Mais allons plus loin maintenant que je vous ai désigné comme priorité l’Amour Don, l’AGAPE.
Benoît XVI nous invite à vivre l’intégration.
 
« L’amour est une réalité unique, mais avec des dimensions différentes; tour à tour, l’une ou l’autre dimension peut émerger de façon plus importante. Là où cependant les deux dimensions se détachent complètement l’une de l’autre, apparaît une caricature ou, en tout cas, une forme réductrice de l’amour. » n°8
 
Vivre l’amour intégral, c’est vivre l’intégration de l’eros et de l’agape dans l’unité de ma personne => là je tends vers le BONHEUR.
 
Benoît XVI précise son propos. Il nous dit :
 
« Si, initialement, l’eros est surtout sensuel, ascendant – fascination pour la grande promesse de bonheur –, lorsqu’il s’approche ensuite de l’autre, il se posera toujours moins de questions sur lui-même, il cherchera toujours plus le bonheur de l’autre, il se préoccupera toujours plus de l’autre, il se donnera et il désirera «être pour» l’autre. C’est ainsi que le moment de l’agapè s’insère en lui ; sinon l'eros déchoit et perd aussi sa nature même. D’autre part, l’homme ne peut pas non plus vivre exclusivement dans l’amour oblatif, descendant. Il ne peut pas toujours seulement donner, il doit aussi recevoir. Celui qui veut donner de l’amour doit lui aussi le recevoir comme un don. L’homme peut assurément, comme nous le dit le Seigneur, devenir source d’où sortent des fleuves d’eau vive (cf. Jn 7, 37-38). Mais pour devenir une telle source, il doit lui-même boire toujours à nouveau à la source première et originaire qui est Jésus Christ! » n°7
 
Deux équations, deux choix possible:
 
·        EROS + AGAPE = Amour vivant et en croissance
·        EROS // AGAPE = Mort de l’Amour
 
 
 
Alors c’est quoi l’amour ?
L’amour dont vous vivez est comme une énergie intérieure formidable, qui vous lie l’un à l’autre et vous pousse à construire votre vie ensemble, en donnant la priorité au bonheur de votre conjoint,  et en ayant le souci de vous ressourcer constamment. Si chacun considère l’autre comme plus important que soi, votre amour, il est béton et il va grandir de façon exponentielle si vous y mettez le carburant de l’AGAPE.
Le constat que vous faites sûrement est que l’amour en vous est vraiment mystérieux. D’où vient-il? Comment se fait-il que je puisse comme ça donner ma vie à quelqu’un, mais c’est fou ? Pourquoi toi et moi ensemble pour la vie? Est-ce le hasard, mais peut-on aimer par hasard? Le chrétien n’a pas d’autres réponses que celle de sa foi: «Dieu est Mystère et Amour-AGAPE. Il est ce Père bienveillant à mon égard, qui veut vraiment mon bonheur. Par fidélité à ce qu’il EST au plus profond de Lui-même, il a déposé de l’amour dans mon cœur et le tien. Et s’il l’a fait, c’est qu’Il sait que nous pouvons nous aimer librement et en vérité jusqu’au bout de notre vie. Et que notre chemin pourra être un chemin de croissance et de bonheur. Et bien quel roc, quel rocher pour ma vie de savoir cela!»
 
Aux non-croyants que je respecte vraiment, je dis que vous aurez beau dressé la liste de toutes les qualités de votre conjoint et en faire la somme en soustrayant les défauts, pour y trouver les raisons de votre amour, vous n’y arriverez pas. On peut toujours trouver quelqu’un d’autre qui a plus de qualités. Donc on a aucune raison de s’engager pour toujours si ce sont les qualités du conjoint qui sont déterminantes.
 
Et ça c’est la logique de l’amour découvert grâce à la foi chrétienne : l’amour que vous devez avoir pour votre conjoint est un amour à l’image de celui que Dieu a pour nous. Il doit se baser sur la personne, et non sur ses qualités (ou ses défauts). Je ne t’aime pas comme j’aime mon sandwich qui est bon. C’est toi que j’aime, pas d’abord tes qualités. C’est important car tout évolue. J’épouse quelqu’un. Je me donne à quelqu’un qui va changer, mais qui sera toujours le même à aimer.
 
L’amour fondé sur le don réciproque, corps et cœur débouche sur le don de la vie: vos enfants seront le fruit du sacrement d’amour qui vous lie à Dieu, Créateur et Source de toute vie. C’est l’une des missions du couple que de former une famille où est accueilli le don de la Vie. Vous devenez procréateurs avec le Créateur, formés à son image. C’est une dignité et une responsabilité incroyable.
 
Et du coup la sexualité prend une dimension sacramentale: elle permet non seulement l’ouverture au conjoint, mais aussi l’ouverture à Dieu, et l’ouverture à la vie quand elle est vécue pleinement.
 
L’Eglise n’a pas du tout une vision négative de la sexualité. Mais elle a une vision sacramentale, c’est-à-dire que la sexualité n’est pas vue exclusivement comme le moyen d’assouvir une passion (eros), mais comme le moyen propre, unique, exclusif aux époux de créer et de favoriser des relations. J’ai une relation sexuelle avec mon épouse ou mon époux pour favoriser notre relation unique, privilégiée de couple, que je ne peux vivre qu’avec mon époux. Et je peux parfois m’abstenir parce que ça ne favoriserait pas cette relation. Et je peux parfois aussi me donner à l’autre alors que je n’en ai pas envie parce que je sens que pour l’autre c’est important (la chasteté, c’est ça). Vous voyez cette vision ouverte sur l’autre, sur la relation. Et la passion et la jouissance et le plaisir des corps et des cœurs que je peux éprouver sont profondément bons parce qu’ils servent alors et mon bien et surtout cette ouverture à mon conjoint, la construction de cette relation unique, intime, profonde, exclusive qui existe dans le couple.
Et parce que je me suis engagé vis-à-vis de Dieu dans le mariage, cette relation sexuelle sera le signe, exprimera l’amour fou de Dieu, intime, communiel, particulier, son amour infiniment sponsal pour l’Eglise et pour l’humanité.
 Au cœur de cette relation sexuelle, je bénéficierai donc de cet amour qui vient de Dieu qu’on appelle l’agape ou encore la charité. Ça c’est une vision sacramentale de la sexualité. C’est la vision hyper positive de l’Eglise que j’ai résumé dans ce tableau. Relisons le ensemble.
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Une sexualité sacramentale = relation intégrale et intégratrice, ouverte à toutes les dimensions de mon être.
 
·        corps et esprit « conjugalisés » (unité de la personne réalisée dans l’ouverture au conjoint)
·        Eros + AGAPE (intégration= la jouissance est au service (favorise) de la connaissance du conjoint de l’autre sexe (finalité). En étant vraiment réaliste, l’union sexuelle (des sexes) ne peut être « qu’hétéro ». Elle est faite pour découvrir l’autre, dans sa différence physique et spirituelle)
·        Développement de toutes mes relations intimes structurantes: ouverture à mon conjoint, à Dieu (AGAPE), à moi-même
·        Tous les fruits de la relation: croissance de l’unité du couple, joie et jouissance partagées, vie affective stabilisée et renforcée, ouverture à la vie (croissance potentielle et maîtrisée de la famille), croissance de l’intériorité (notre vie spirituelle) => influence positive sur notre projet de vie
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J’insiste là-dessus parce que c’est la culture hédoniste dans laquelle nous sommes qui nous impose cette pensée très réductrice que la sexualité ne serait faite que pour sa propre jouissance, détachée donc de la relation à l’autre, dans une perspective très individualiste. Pour faire simple, je dirai : « Je peux coucher avec à peu près tout le monde parce que je n’ai aucune relation stable avec personne. En fait, je ne crée pas de relation, ou trop éphémère » De fait, cette culture renvoie constamment l’individu à lui-même au lieu de l’ouvrir à l’autre, au lieu de l’aider à construire une relation privilégiée avec autrui : mais alors faut-il encore qu’il se marie si il a cette vision des choses?
 
Là aussi je vous ai fait un tableau pour résumer cette vision de la sexualité dans notre culture. Relisons le ensemble :
 
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Une sexualité schizophrène = relation partielle et réductrice, fermée à certaines dimensions de mon être
 
·        Le corps coupé de l’esprit (déshumanisation, instrumentalisation du corps (il n’est plus moi, il est à moi); logique marchande : le corps devient un produit de consommation courante)
·        Seul Eros compte // AGAPE (jouissance déconnectée de la relation à autrui)
·        Développement d’une relation excessive à soi au détriment de mon «partenaire» (quel qu’il soit: il a peu d’importance et peut être changé. Il n’est plus un conjoint, mais un partenaire. => la relation est non stable; elle n’est plus considérée que comme un jeu « sans conséquence » (pas de projet de vie)), coupé de Dieu (indifférence presque totale: intériorité vide et creuse, malaise profond => recherche de compensation à travers les psychotropes et autres substances dangereuses… pour oublier)
·        Les fruits de la relation? Régression du « couple »(=> duo), fermeture à la vie (population vieillie), individualisme renforcé, amertume (=le sexe triste, qui n’est plus reconnu comme lieu privilégié d’intégration de la différence interpersonnelle; crise de la relation d’altérité (masculin/féminin), fondatrice du projet social dont la famille est la première cellule=> ruptures et divorces, développement de l’homosexualité, bisexualité, transsexualité… pratiques échangistes et SM, prostitution…= pâle imitation et recherche désespérée de la vie conjugale)                                                                      
     => seule l’expérience compte au détriment de la construction du projet de vie
 
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Au bilan, dans notre société hédoniste qui n’est plus chrétienne du tout, vous avez :
 
·        Un individualisme exacerbé à tous les niveaux de la vie sociale: la toute puissance du MOI engendre l’abandon de l’éducation humaine de la personne (quid de la culture et de la civilisation?) au profit du bien-être immédiat et de la jouissance individuelle (recherche épuisante). La relation à autrui n’est plus construite. Elle est déstructurée et déstructurante=> maladies psychiques
 
·        30% des personnes en âge de se marier sont célibataires, n’ont pas choisi de l’être, et se trouvent en situation de précarité affective. 30%, et malheureusement ce chiffre est en augmentation. On voit bien là l’échec social d’une culture qui se base exclusivement sur l’hédonisme et qui tue en vérité la relation au lieu de la favoriser, qui tue toute l’éducation à la relation, bien qu’elle se gausse d’être plus communicante et d’être plus libérée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes!
 
·        J’ajoute que la pauvreté a augmenté considérablement dans les « familles dites monoparentales », c’est-à-dire que ce sont les femmes seules avec enfants qui font les frais de cette logique qui casse le relationnel, qui détache la fonction sexuelle de son but qui est la relation. Tout cela se traduit par un manque de protection et de respect de la femme dont on ne voit plus que le corps idéalisé + une déstructuration éducative et affective chez les enfants dont la violence augmente.
 
·        D’autres chiffres qui sont le fruit de notre société hédoniste et qui peut-être vous font peur: 1 mariage civil sur 3 ou 2 se termine par un divorce avec l’augmentation des violences conjugales et de la maltraitance des enfants.
 
Mais ce qu’on se garde bien de vous dire, ce que ce n’est pas le cas pour le mariage religieux: les statistiques donnent 1 mariage sur 7. Petite différence…. Évidemment… et on peut se poser la question: pour quelle raison ces chiffres? Est-ce parce que les personnes qui s’engagent dans un mariage religieux sont meilleures que les autres? Non, bien sûr… mais alors pourquoi?
Peut-être tout simplement parce qu’on a un tiers qui nous échappe et qu’on n’a pas encore réussi à mettre dans les statistiques de nos ordinateurs…. Ou peut-être parce que le plus grand tabou dans notre société, ce n’est plus le sexe, mais Dieu!!!! … surtout évitons d’en parler, ça pourrait nous aider à réussir notre vie…. pschutt’ …
 
Le jour de votre mariage, Dieu vous apportera son amour divin, sa charité. Il est la source de l’amour. Le sacrement, c’est votre amour dans un surcroît d’amour divin. Vivez le à fond, c’est le grand conseil du jour !
 
Un mot sur l’enfant ! Un petit mot encore sur l’accueil de la vie. L’enfant est le cadeau le plus précieux du couple. C’est un don, un cadeau de Dieu, pas un droit. Oui, je peux désirer avoir des enfants, mais je n’ai pas de droit exigible à l’enfant : parce que l’enfant n’est pas une chose exigible, mon esclave. L’enfant c’est un être humain à part entière qui a toute sa dignité et tout son mystère. L’enfant n’est pas programmable et maîtrisable selon mon désir tout puissant. Et vous allez très vite le comprendre. Il y a là encore une illusion de notre société marchande et hédoniste qui nous fait croire qu’on peut tout avoir tout de suite selon notre désir : « comme je veux quand je veux ». J’ajoute il n’y a pas deux enfants strictement identiques, même jumeaux.
Le baptême rappelle cette dignité de l’enfant, qui est à l’image de Dieu et qui est fait fils ou fille de Dieu au cours de la célébration. Détail important aussi pour vous: le baptême des petits enfants est possible jusqu’à l’âge de 3 ans. Après, jusqu’à 7 ans, ce n’est plus possible. Par expérience, à partir de deux ans, ça commence à être très sportif pour le baptiser. On comprend que l’Eglise sursoit au baptême jusqu’à 7 ans, l’âge de raison.
Le Seigneur vous donnera vos enfants comme un cadeau extraordinaire qui va changer votre vie. Quand l’enfant sera accueilli, vous allez changer de statut. Vous allez surtout vous en rendre compte quand vous aurez le premier. Vous étiez l’un pour l’autre époux et épouse. Vous allez devenir à présent papa et maman. Ça change beaucoup de chose. Ça change la voiture peut-être mais pas seulement. Ça change surtout votre responsabilité. Votre responsabilité sera d’éduquer cet enfant. Eduquer, ça vient du latin et ça veut dire conduire, mener à. Vous aurez la charge de mener votre enfant à l’âge adulte, faire de lui un adulte. C’est quoi un adulte ? Un adulte, c’est quelqu’un qui est capable d’engager sa vie et de tenir sa parole jusqu’au bout. C’est celui qui est mûr. Votre rôle d’éducateur, c’est un rôle hyper important où vous allez construire votre enfant, son univers, pour qu’il devienne un homme ou une femme debout, capable de s’engager à son tour. L’Eglise vous demande d’éduquer vos enfants. Malheureusement dans notre culture hédoniste et égoïste, on confond l’éducation et le bien être : « Pourvu que mon petit soit bien et qu’il ait tout ce qu’il faut »… je le mets en couveuse. Et comme dit Guy Gilbert, le prêtre des loubards qui sait ce à quoi conduit l’absence d’éducation, « un jour il vous crachera à la gueule ». Eduquer, c’est transmettre une façon de vivre qui façonne l’être humain non pas pour qu’il ait tout mais pour qu’il devienne bon, intelligent, serviable, humain, ouvert, capable de se donner, capable de se dépasser, capable d’aimer en vérité, d’être juste, d’être fidèle, d’être soutien pour les autres… etc…etc… Si vous avez besoin d’un bon manuel pour éduquer, je vous conseille l’Evangile de Jésus-Christ et de regarder ce personnage qu’est le Christ. Là vous avez un modèle d’humanité sûre et épanouissant.
Un arbre jeune qui n’a pas de tuteur est un arbre qui ne poussera pas droit. Il ne suffit pas de lui filer son steack frites qu’il aime tant, de lui offrir la dernière console de jeux XBox 360, PSP ou gameboy DS pour avoir l’impression qu’on a éduqué son gamin. On vient juste de le renforcer dans son égoïsme. Eduquer, c’est affronter le refus. C’est pénible de rappeler la règle et de la vivre d’abord. Mais c’est moins coûteux de foutre en l’air toute une vie, faute de racine et de capacités intérieures. Excusez moi de vous dire tout cela mais votre génération à cet enjeu à vivre. J’ajoute qu’il y a une intériorité à construire également. Et l’Eglise vous demande d’aider votre enfant à construire son intériorité en développant chez lui l’esprit de prière, la foi l’espérance et l’amour et en le conduisant à découvrir Celui sur qui il pourra faire reposer sa vie entière : le Christ ! L’Eglise vous aidera.
 
En résumé, un petit tableau encore pour redire ce que signifie le sacrement du mariage :
 
 
Deux personnes qui s’aiment
sont la preuve visible que
Dieu aime le monde et veut le bonheur des hommes
Deux personnes qui s’épousent pour la vie
rappellent au monde que
Dieu veut épouser l’humanité pour l’éternité
La petite alliance qu’ils mettent à leur doigt
évoque
la grande alliance que Dieu veut faire avec l’homme dans son Fils
Les petites noces terrestres, le sacrement du mariage
annoncent
les noces grandioses de l’éternité, les noces du Christ et de l’Eglise
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Note de l’auteur : vous pouvez abondamment utiliser ce texte… mais qu’il reste gratuit. Merci !
© Copyright 2006 – Dominique THIRY+
 
 
 
 
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Published by Dominique THIRY - dans Mariage
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