Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
  • Contact

Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

Rechercher

Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 16:09
Article du journal La Croix du 16 août 2011
P. Javier Igea : « Ces JMJ vont marquer la fin d’une époque : celle de la sécularisation de notre société »

Au lendemain des Journées dans les diocèse, dont il a assuré la coordination, le P. Javier Igea analyse les premiers effets des JMJ en Espagne.

.

(Departamento de comunicación de la JMJ 2011)

 P. Javier Igea  

 Délégué à la  jeunesse à la Conférence des évêques espagnols Coordinateur national des Journées dans les diocèses  

 

 Trois cent mille jeunes ont déjà passé une semaine dans les diocèses espagnols. Comment jugez-vous l’accueil offert par les catholiques espagnols ?  

P. Javier Igea : Le nombre officiel d’inscrits pour les Journées dans les diocèses était en réalité de 130 000 personnes. Mais un grand nombre de jeunes y ont participé sans être inscrits. Plus que les chiffres, l’essentiel de ces journées réside dans l’accueil reçu par les jeunes visiteurs. Ces derniers jours, de très nombreuses eucharisties, des adorations, des veillées de prières ont rassemblé dans toute l’Espagne des pèlerins du monde entier, qui ont pu ainsi commencer à grandir dans leur vie de jeunes croyants. Du point de vue des diocèses, c’est très important que toutes les régions d’Espagne, y compris celles dont l’identité est très forte, se soient mobilisées et ouvertes au reste du monde.

 

 Comment l’Église espagnole s’est-elle mobilisée ?  

Nous avons commencé à penser l’organisation des Journées mondiales de la jeunesse il y a deux ans. Au début, certains diocèses étaient très inquiets. Mais ceux d’entre eux qui avaient le plus peur au début ont progressivement montré davantage de confiance. Au final, ce sont même eux qui ont accueilli le plus de monde. Le diocèse de Huesca, par exemple, qui ne devait pas participer à l’accueil de jeunes pèlerins par manque de moyens, a finalement reçu 5 000 personnes.

 

 Ne craignez-vous pas que la présence massive des médias à Madrid encourage les diverses expressions de mécontentement ?  

Je partage quelques idées essentielles avec le mouvement des « indignés ». J’aspire moi aussi à vivre dans une société plus juste, plus libre et plus transparente. Mais je réprouve leur rejet de Dieu. Il faut toutefois absolument que nous dialoguions sur tous ces points. Peut-être y aura-t-il des débats, quelques manifestations. Mais je pense qu’il n’y aura aucun blocage et aucune violence au cours des JMJ. Il faut faire confiance à la Providence !

 

 L’organisation des JMJ en Espagne a-t-elle réveillé les conflits entre croyants et laïques dans la société espagnole ?  

Aujourd’hui, la majorité des jeunes Espagnols manquent de repères moraux. Beaucoup rencontrent des difficultés avec la fidélité, la chasteté, l’alcool. Ils n’ont simplement pas fait l’expérience de l’amour et du bonheur. Ce que nous voulons offrir au cours de ces JMJ, c’est le véritable amour, un amour désintéressé. Nous espérons montrer qu’il est possible d’être à la fois un croyant et un jeune moderne, et ainsi réduire l’écart avec les non-croyants, qui est profond en Espagne.

 

 L’organisation des Journées mondiales de la jeunesse donne-t-elle déjà un nouvel élan à l’Église espagnole ?  

La première étape dans la foi, c’est simplement de faire l’expérience de Dieu. En voyant l’importance que peut avoir le Christ dans la vie de certains jeunes, les Espagnols non croyants seront sensibilisés. Un arbre qui grandit, contrairement à un arbre qui tombe, c’est toujours silencieux. Aux JMJ, à travers le regard et le sourire des jeunes pèlerins dans les rues de Madrid, vous pourrez entendre le bruit des arbres qui grandissent. Je pense que ces JMJ vont marquer la fin d’une époque : celle de la sécularisation de notre société.

 

 Qu’attendez-vous de la visite de Benoît XVI ?  

La venue du pape l’année dernière à Barcelone était consacrée à la nouvelle évangélisation, symbolisée par la Sagrada Familia. Cette visite nous a permis d’apprendre à réfléchir autrement. Dans notre relation à la société, nous devons être moins dans une relation pastorale et avoir une posture d’évangélisation.

 

RECUEILLI PAR BRUNO BOUVET et JULIEN DURIEZ, à Madrid

Repost 0
Published by La Croix - dans Jeunes
commenter cet article
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 02:12
Journal La Croix du 13 aout 2011

Les diocèses espagnols ont célébré samedi 13 août 2011 une journée particulière, en l’organisant par doyennés. Chaque ensemble paroissial a proposé aux jeunes accueillis pour les JMJ de vivre une expérience spirituelle, par-delà leurs langues et leurs différences culturelles.

C’est un paysage de plaines arides digne d’un roman de Cervantès. Pas une once de vent et déjà, la chaleur se fait accablante sur la Castille. Plus de 300 jeunes ont quitté tôt ce matin leurs paroisses d’accueil, dans les quartiers nord de Salamanque, pour rejoindre, à pied, le carmel San Jose, à cinq kilomètres de la ville.

Premiers drapeaux, premières ampoules et premiers échanges dans un anglais approximatif : à quelques jours de l’arrivée du pape à Madrid, cette journée en doyennés, célébrée un peu partout en Espagne, marque un pas de plus vers les grands rassemblements des JMJ. « Après avoir voyagé entre nous, c’est très excitant de rencontrer des jeunes du monde entier, de réaliser qu’on est tous venus pour la même chose », confie un jeune Français croisé sur le chemin poussiéreux conduisant au monastère.

« J’espère qu’à travers ces amitiés, les jeunes qui ont des doutes pourront rencontrer le Christ », souligne Thomas, missionnaire africain venu avec six jeunes du Mozambique. « Dans ce contexte de mondialisation, avec les toutes difficultés que rencontrent les jeunes de notre pays, certains perdent de vue le sens de la vie, ils pensent que la vie spirituelle est une perte de temps. Mais quand je vois cette foule, je suis rempli d’espoir ».

« L’amour de Dieu, tout le monde y a droit »

Muni de son appareil photo, Dominic, étudiant de 19 ans originaire de Hong Kong, ne perd pas une miette de tout ce qu’il découvre autour de lui : « Je suis venu voir le pape, bien sûr. Mais surtout, je crois que j’ai à cœur de réaliser combien l’Église est vaste. Ce qui m’impressionne le plus, c’est que malgré nos différences culturelles, nous partageons la même foi ».

Luis, Chinois de 23 ans, voit cette expérience comme le prolongement d’une démarche spirituelle engagée il y a quelques années : « En 2008, j’étais à Sydney, où j’ai vécu une expérience très forte. Pour la première fois, j’ai réalisé que Dieu était proche de nous. Depuis, j’ai continué à approfondir ma foi, je me suis formé, j’ai beaucoup lu, même si on n’a jamais fini d’apprendre. C’est pour cette raison que je suis là ».

Après s’être désaltérés à l’ombre des hauts cyprès qui bordent l’entrée du couvent, les jeunes ont médité l’évangile (celui de la Samaritaine), avec les moniales de Cabrerizos, qui avaient ouvert leurs portes aux JMJistes. « Ce texte nous montre qu’en tant que chrétiens, nous sommes appelés à nous tourner vers ceux qui sont différents, explique Nerea, jeune de Salamanque d’une vingtaine d’années. C’est que je m’efforce de vivre tout au long de l’année comme bénévole dans une association qui accompagne des handicapés mentaux. L’amour de Dieu, tout le monde y a droit ».

Gautier, jeune français originaire du Nord, le résume à sa façon : « Pendant les JMJ, nous sommes tous différents, mais nous cherchons tous à boire à la même source ». Bertrand, lui, dit avoir été surtout marqué par le Notre Père récité en cinq langues, à l’issue de la rencontre : « Pour moi, les JMJ, c’est vraiment ça. Chacun vient avec ce qu’il est, mais nous sommes unis dans la prière ». « Ce que nous vivons ici, conclut Kathy, originaire de l’Arkansas, c’est une expérience de communion ».

 

FRANÇOIS-XAVIER MAIGRE (A CABRERIZOS, PRÈS DE SALMANQUE)

Repost 0
Published by La Croix - dans Jeunes
commenter cet article
19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 16:43

 

ROME, Lundi 18 juillet 2011 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI consacrera les jeunes au Coeur sacré de Jésus durant la veillée du samedi 20 août dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse de Madrid. Nous publions ci-dessous le texte de la catéchèse que les organisateurs des JMJ ont préparé à cette occasion.


CATECHESE PREPARATOIRE 

A LA CONSECRATION DES JEUNES DU MONDE AU CŒUR DE JESUS PENDANT LES JMJ 2011 DE MADRID


L’objectif de cette catéchèse est d’aider les pèlerins à se préparer à la Consécration de la Jeunesse du Monde au Sacré Cœur de Jésus, qui sera réalisée par Benoît XVI au cours des prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse.

Elle compte trois parties. Dans la première, nous nous approchons du Message du Pape pour les JMJ sous la perspective du Cœur de Jésus. Dans la seconde, nous réalisons un bref pèlerinage à travers l’histoire de la dévotion au Sacré Cœur. Pour finir, nous expliquons le sens de la Consécration de la Jeunesse du Monde au Cœur de Jésus.


I.- « Du cœur de l’homme au cœur de Dieu »


1.- Descendons dans les profondeurs de notre cœur. Nous allons tous rencontrer le même désir : être heureux. Mais une question subsiste : Ou et comment obtenir le bonheur ? L’expérience nous dit que le bonheur de l’homme ne peut être complet que quand sa soif d’infini est assouvie. Dans son message, le Pape déclare : « L’homme est créé pour ce qui est grand, pour l’infini » (Benoît XVI, Message pour les JMJ 2011 Madrid).


Mais allons un peu plus loin. Cette soif d’infini de l’homme se caractérise par ce désir d’être aimé d’un Amour sans limite. La révélation de Dieu est la réponse : « Dieux est Amour. » Il a été manifesté face à nous comme l’Amour infini, éternel, personnel et miséricordieux qui vient répondre à cet appel au bonheur qui réside dans chaque cœur. Pour cette raison, Benoît XVI nous dit que « Dieu est la source de la vie. Eliminer cette source reviendrait inévitablement à se priver de la plénitude et de la joie : « sans le créateur, la créature va à sa perte (Concile Vatican II, Const. Gaudium et Spes, 36) » (Message JMJ) ». Tant d’expériences et de tentatives de notre société pour construire « un paradis sur terre », en marge de Dieu, viennent illustrer ces allégations.


2.- Le problème du cœur de l’homme n’a qu’une seule solution pleine et définitive : la rencontre avec le Cœur de Dieu. Ecoutons Saint Augustin : « Tu nous a fais pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos, tant qu’il ne demeure en toi. » L’inquiétude à laquelle fait référence le Saint d’Hippone est la difficulté à « atteindre » l’Amour dans notre condition de créature, nous sommes des êtres temporels, et, plus encore, nous sommes pécheurs. A chaque pas nous trébuchons sur la pierre de notre égoïsme et du désordre de nos passions qui nous empêchent d’arriver à cet Amour. Le cœur de l’homme « a besoin » d’un Cœur qui soit à la fois « à son niveau » et tout-puissant, pour le sortir de sa finitude et de son pêché. En Jésus-Christ, Dieu est venu à la rencontre de l’homme et nous a aimés « avec un cœur humain ». Grâce à la rencontre du Cœur de Jésus et du cœur de l’homme, le mystère de la Rédemption s’est réalisée : « En raison de son amour infini, Dieu a voulu entrer dans les limites de l’histoire et de la condition humaine ; il a pris corps, avec un cœur, pour que nous puissions contempler et rencontrer l’infini dans le fini ; le Mystère invisible et ineffable dans le Cœur humain de Jésus, le Nazaréen » (Benoît XVI, Angélus du 1er juin 2008).


3.- La révélation définitive de cet Amour nous est donnée sur la Croix ; un amour « sans limite » qui est allé jusqu’au don de sa vie. Le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix, transpercé par la lance du soldat, est la meilleure expression du combien et comment Dieu nous aime : « Du cœur ouvert de Jésus sur la croix a jaillie la vie divine » (Benoît XVI, Message JMJ). Ainsi, sur la Croix, Jésus transforme notre « cœur de pierre », souillé par le pêché, en un « cœur de chair » comme le sien ; il nous donne son amour, nous rend capable d’aimer autant que lui.


4.- Du Cœur de Jésus, vivant et ressuscité, coule la source par laquelle l’homme pourra épancher sa soif infinie d’aimer et d’être aimé. Par conséquent, c’est grâce à cette rencontre « de cœur à Cœur que l’homme vit "enraciné et fondé en Christ, affermi dans la foi" (Col. 2,7). La sainteté, c’est entrer entièrement dans ce fleuve d’amour qui coule du Cœur de Jésus. « La devise du Cardinal Newman, « de cœur à Cœur » nous explique sa compréhension de la vie chrétienne comme un appel à la sainteté, vécue comme le désir profond du cœur humain d’entrer dans une Communion intime avec le Cœur de Dieu » (Benoît XVI, Homélie de la Béatification du Cardinal Newman).


II.- « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes ».


Au fil des siècles, l’Eglise a avancé dans l’instauration du culte du Sacré-Cœur de Jésus. Beaucoup d’hommes et de femmes ont trouvé dans la contemplation de cette image du transpercé un chemin idéal pour s’identifier pleinement au Christ et atteindre la Sainteté.

Parmi ces saints, il faut mettre en avant Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), une religieuse visitandine de Paray-le-Monial, a qui Jésus s’est manifesté dans l’Eucharistie, lui révélant Son mystère : « Voici le Cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’a reçu que du mépris et de l’ingratitude. » Tout au long de sa vie, Sainte Marguerite-Marie a enseigné à aimer le Cœur de Jésus, en l’accompagnant dans l’Eucharistie grâce à l’Heure Sainte, à se consacrer à Lui et offrir de petits actes d’amour en réparation de nos pêchés, grâce notamment à la Réconciliation et à l’Eucharistie chaque premier vendredi du mois. Béatifiée en 1864 par le Bienheureux Pie IX, elle fut canonisée en 1920 par Benoît XV, et sa fête est fixée au 16 octobre.


On ne peut parler de cette sainte sans lui relier Saint Claude de la Colombière (1641-1682). Ce père jésuite fut le directeur spirituel de Sainte Marguerite-Marie, celui qui a propagé le message de l’amour du Cœur du Christ dans les lieux les plus éloignés. Grâce à lui, l’ordre jésuite fut celui qui assura la diffusion de la dévotion au Cœur de Jésus.


L’expansion du culte fut si fulgurante que le Bienheureux Pie IX institutionnalisa la fête du Sacré Cœur de Jésus en 1856 et que Léon XIII Lui consacra le Genre Humain en 1899. Des centaines de congrégations religieuses dédiées à l’éducation des jeunes, à l’aide aux plus âgés et aux malades ou aux missions sont nées à cette époque, inspirée par la spiritualité du Cœur de Jésus. Au long du XX° siècle, les papes ont continuellement invité à considérer le Sacré-Cœur comme « le principal indicateur et symbole de l’amour avec lequel le divin Rédempteur aime continuellement le Père éternel et tous les hommes. » (Pie XII, Enc. « Haurietis Aquas »).


La contemplation du Cœur de Jésus féconde aujourd’hui l’Eglise avec de nouveaux chemins de sainteté et se présente pour les hommes de notre temps, si nécessiteux de la miséricorde divine, comme une annonce d’espoir pour que, « sur les ruines amassées par la haine et la violence, se construise la civilisation de l’amour, le royaume du Cœur du Christ » (Jean-Paul II, Message au Supérieur Général de la Compagnie de Jésus, P. Peter Hans Kolvenbach, 5 octobre 1986).

III.- Se consacrer au Cœur de Jésus pour demeurer « Enracinés et fondés en Christ et affermis dans la foi » ”(Col. 2, 7).


La Consécration au Cœur du Christ est une action par laquelle nous, jeunes du monde, présidés par le Saint Père, voulons diriger notre regard confiant vers Jésus-Christ, pour qu’il nous aide à vivre « enracinés et fondés en Lui et affermis dans la foi » (Col. 2, 7).

Il s’agit de revivre en nous l’expérience du disciple que Jésus aimait ; contempler le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix, croire à son amour et se convertir en témoin. « Celui qui a vu rend témoignage. » (Jn. 19, 35).


Il s’agit, par conséquent, d’un acte de foi. En nous consacrant au Cœur de Jésus, le Saint Père nous invite à rappeler notre foi : « Nous croyons fermement que Jésus-Christ a été crucifié pour nous offrir son amour : durant sa Passion, il a supporté nos souffrances ; chargé de nos pêchés, il obtient pour nous le pardon et nous réconcilie avec le Père, nous ouvrant le chemin de la vie éternelle » (Message JMJ). Cette confession n’est pas un simple rappel des vérités auxquelles nous croyons, mais elle est surtout le fruit d’une relation personnelle avec le Christ que nous établissons grâce à la confiance en l’Amour de son Cœur. Cette profession de foi, nous la réalisons unis au Pape, aux évêques et aux pasteurs de l’Eglise ; « notre foi personnelle est reliée à la foi de l’Eglise » (Message JMJ). C’est au « cœur de l’Eglise » que nous pouvons faire l’expérience du Cœur du Christ.


En second lieu, c’est un geste d’espérance. Nous ne nous consacrons pas chacun de notre côté, c’est le Pape lui-même qui se charge de confier « tous les jeunes du monde » au Sacré Cœur de Jésus. Chez les jeunes d’aujourd’hui, on trouve l’espérance en l’avenir de l’Eglise et de l’humanité. Avec cette consécration, nous exprimons avec le Pape que « sans le Christ, mort et ressuscité, il n’est pas de salut. Lui seul peut libérer le monde du mal et faire croître le Royaume de la Justice, la paix et l’Amour, auquel nous aspirons tous » (Message JMJ). Unis en un « seul Cœur », nous demandons avec l’Eglise, « Viens Seigneur Jésus », aide les jeunes du Troisième millénaire à être des artisans de la Civilisation de l’Amour qui se construit « quand les personnes et les peuples accueillent la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix. » (Message JMJ).


Enfin, la consécration est une preuve d’amour. « Comme Saint Thomas, nous voulons toucher Jésus, mettre nos mains sur les marques de sa Passion, les marques de son amour » (Message JMJ). Nous consacrer revient à « toucher Jésus », à renouveler les grâces de notre Baptême, avec lequel nous avons été plongé dans son Amour. Il inclut en nous le désir de boire éternellement aux sources d’où jaillit la vie divine, caractérisée par les Sacrements, spécialement l’Eucharistie et la Réconciliation. Pour finir, nous entrons dans son regard miséricordieux pour pouvoir demeurer toujours proche des plus pauvres et des malades, et être pour eux la manifestation palpable de l’amour de Dieu.


Tout comme le disciple, nous sommes aussi invités à « accueillir Marie dans notre maison ». La Vierge est un intercesseur privilégié dans notre consécration au Cœur de Jésus. Elle qui « a accueillie avec foi la parole de Dieu » nous apprend à croire en l’Amour, a nous confier à Lui et à être ses témoins parmi nos frères les hommes.

Repost 0
Published by Dominique THIRY - dans Jeunes
commenter cet article
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 09:53
Espagne : 300.000 jeunes du monde attendus avant la JMJ
Pour connaître l'Église espagnole de l’intérieur

ROME, Jeudi 24 février 2011 (ZENIT.org) - Les préparatifs de la Journée mondiale de la jeunesse de Madrid 2011 avancent. On sait déjà qu'au moins 300.000 jeunes du monde entier seront en Espagne les jours qui précèdent l'arrivée de Benoît XVI, vivant avec d'autres jeunes et au sein de familles. Ils connaîtrons ainsi de l'intérieur l'Église du pays d'accueil, dans les divers diocèses.

Du 11 au 15 août prochains, pour préparer cette Journée, 63 diocèses espagnols offriront aux jeunes étrangers la possibilité de cohabiter avec d'autres jeunes. Un programme qualifié de « grande occasion » par le responsable, Javier Igea, au moment où « s'amplifie l'impact de la JMJ dans toutes les régions d'Espagne ».

Un site Internet (www.dedmadrid11.com), créé récemment, fournit des informations complètes sur tous les lieux concernés.

Plus de 150.000 personnes de 137 pays se sont déjà inscrites au programme « Journées dans les diocèses ». Douze des 63 diocèses n'ont déjà plus de places.

Le programme varie de région à région, offrant une série d'initiatives : activités culturelles, visites historiques, moments de fête, temps de prière et célébrations dans les sanctuaires sensibiliseront à l'identité religieuse locale.

La Basilique de la Sainte-Famille, à Barcelone, accueillera par exemple, une des rencontres à laquelle assisteront tous les jeunes accueillis en Catalogne et les jeunes de la région.

Pampelone recevra les jeunes de Sicile, qui organisent déjà chaque vendredi des temps de prière pour se préparer à la rencontre.

Autant de contacts, souligne Javier Igea, qui serviront, avant la JMJ, à « tisser des liens de paix ».

Dans de nombreux lieux, tout sera fait pour que nourriture et logement soient gratuits pour les participants, notamment pour les jeunes provenant de pays connaissant des difficultés économiques.

Ces programmes ont été lancé avec la JMJ de Paris en 1997 et ont connu un tel succès qu'ils ont été adoptés pour les Journées suivantes, en Italie, au Canada, en Allemagne et en Australie.

Une autre initiative relative à la JMJ est le concours pour des travaux journalistiques « Sentinelles du matin », selon l'expression utilisée par Jean-Paul II durant sa visite en Espagne, en 2003, pour désigner les jeunes. La fondation « Crónica Blanca » (cronicablanca.org) et la JMJ de Madrid récompenseront les articles de journaux, publiés avant le 1er mai, qui reflètent le mieux le sens de la JMJ de Madrid.

Les organisateurs de la Journée ont par ailleurs annoncé que l'image du Christ gisant du sculpteur Gregorio Fernández participera au Chemin de Croix à la place de celle, prévue au départ, du Couvent de Saint-Placide de Madrid. Avec cette image qui arrivera de Segovie, le nombre de villes espagnoles représentées lors du Chemin de Croix de la Journée mondiale de la jeunesse s'élèvera à 12.

Enfin, un nouveau concours on-line de la JMJ vient d'être présenté. « En vídeo Madrid » recueillera les brèves vidéos que les jeunes du monde entier sont invités à réaliser durant les moments précédant les principaux événements de la JMJ. Ces dernières seront soumises au vote populaire sur www.envideomadrid.org.

Pour plus de détails, www.dedmadrid1.com.

Pour télécharger le matériel audiovisuel, http://madrid11.com/es/oficina-de-prensa/descargas

Repost 0
Published by zenit - dans Jeunes
commenter cet article
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:45

Les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) de Madrid se tiendront du 16 au 21 août prochains. Les jeunes Mosellans qui souhaitent participer à ce grand rassemblement peuvent dès à présent s’inscrire auprès de la Pastorale des Jeunes de notre diocèse de Metz. Deux formules leur sont proposées. Retrouvez plus d’informations sur http://metz.catholique.fr

 

Le site internet de notre diocèse dispose également d’un espace dédié aux JMJ de Madriddans la Rubrique « Jeunes ».

 

Enfin, pour suivre l’actualité de la Pastorale des Jeunes du diocèse de Metz, rendez-vous sur http://www.jeunescathos57.net

Repost 0
Published by Onésime - dans Jeunes
commenter cet article
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:58

Scouts Unitaires de France

 

Cette année 2011  les SUF, Scouts Unitaires de France, fêterons leur 40 ans. Les   "40 ans des SUF" c’est  une idée géniale typiquement  scoute et bien concrète. C’est  une marche, une progression personnelle et un moment de fraternité. Une  marche nationale qui relie chaque  groupe SUF  et les Scouts des Cimes au Saint Père qui sera aux JMJ de Madrid  en août 2011. En parallèle chaque SUF et scouts des cimes  est invité dans le cadre de sa progression personnelle, à rendre un service ou à faire une bonne action pour marquer qu’il place son engagement au sein de l’Eglise.

En partant des différents coins de France d’Italie et de Roumanie chaque scout  formera en marchant  une chaine  qui de groupe  en groupe va porter au saint Père  nos  intentions nos BA  et tous les services  auxquels nous  nous sommes engagés. Les transmissions  de relais entre les groupes seront alors des superbes moments pour vivre la fraternité scoute. A Madrid une délégation des aînés rencontrera  Benoît XVI à qui ils remettront  un livre  contenant  la présentation que vous aurez faite  de chacun de vos groupes  et ce que vous voulez  partager avec lui.


 

Prière :

 

Fais Seigneur que je marche,

Que je monte par les sommets

Vers toi, avec toute ma vie,

Avec tous mes frères,

Avec toute la création,

Dans l'audace, et l'adoration.

Amen.

 

 

 

 

 

Dessin

 

 d’un homme qui marche

 avec un sac à dos…

 

Tous les scoûts et guides de Thionville qui le désirent, jeunes et plus anciens, sont invités à venir vivre ce temps de marche le samedi 15 janvier 2011 à 14h30 au local (sous l’église Notre Dame, rue de Guise).

Contact : sylvie Ravaux 03.82.82.72.00

Repost 0
Published by Sylvie Ravaux - dans Jeunes
commenter cet article
1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 16:04

La Théotop, c'est une rencontre entre jeunes avec 2 animateurs géniaux: Dorota et Augustin. On y découvre sa foi sous un mode ludique, en créant et en tissant des liens. Viens et vois!

 

le programme de la prochaine Théotop:

- date: samedi 9 octobre 2010 à partir de 15h, dans la salle paroissiale Ste Marie de Veymerange (18 rue St Martin, juste à côté de l'Eglise)

- thème: la sainteté

Nous voudrions que chacun prépare un petit texte résumant la vie de son saint patron, pour réfléchir ensuite à la signification de la sainteté, et essayer de trouver dans son entourage un exemple de "Saint d'aujourd'hui". On parlera aussi de la vocation de tous à la sainteté en s'appuyant sur le message de Jean-Paul II à ce sujet.

Repost 0
Published by Dominique THIRY - dans Jeunes
commenter cet article
30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 22:35
Les Journées mondiales de la jeunesse ont toujours un « parfum » inédit
Entretien avec l’évêque auxiliaire de Madrid et coordinateur de l’organisation

ROME, Mercredi 29 septembre 2010 (ZENIT.org) - Moins d'un an avant la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse (JMJ) à Madrid, Mgr César Franco, qui est l'un des trois évêques auxiliaires de la capitale espagnole, mais aussi le coordinateur général de cette Journée, revient sur les caractéristiques de cette JMJ.

La JMJ de Madrid aura lieu du 16 au 21 août 2011 sur le thème : «  Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » tiré de la lettre de saint Paul aux Colossiens.

Q - Monseigneur, pourquoi un jeune devrait-il assister à la JMJ ?

Mgr Franco - Il a plusieurs raisons d'y assister. Je dirais à un jeune que par sa présence l'Eglise est plus jeune et que lui est plus Eglise. Je l'encouragerais à vivre pleinement le fait d'être catholique, universel.

S'il est croyant, je l'inviterais à partager sa foi et sa vie avec les autres ; s'il est à demi croyant, je l'inviterais, pour qu'il sorte renforcé de cette expérience ; s'il croit peu, parce que je suis sûr que le Christ passera près de lui, le regardera et augmentera sa foi. Et s'il ne croit pas, pour qu'il ouvre la porte au Christ, qui ne cesse de nous chercher.

Pourquoi un rassemblement de jeunes ?

Les jeunes sont très importants pour l'Eglise. Ils sont le futur à tous les stades de la vie. Ils sont aussi l'avenir de l'Eglise. L'Eglise croit dans les possibilités des jeunes, dans leur capacité à se donner et à aimer le Christ quand ils le trouvent. Par ailleurs, ces journées sont une occasion de rencontre avec d'autres jeunes du monde, de prier ensemble, de partager sa propre foi et de la célébrer dans la joie. Ces Journées sont une manifestation de la jeunesse de l'Eglise, une fête de la foi autour du Christ ressuscité.

Quel impact aura selon vous cette Journée sur l'Eglise en Espagne ?

Je ne suis pas un prophète et ne peux prédire l'impact qu'elle aura sur l'Eglise espagnole, mais je pense que notre Eglise sortira renforcée et dynamisée par le témoignage des jeunes qui, malgré les difficultés ambiantes, suivent le Christ, ont foi en lui et tentent de lui être fidèles. Partout où cette Journée Mondiale de la Jeunesse a eu lieu, l'Eglise a retrouvé confiance en Elle, et de nouvelles vocations au sacerdoce et à la vie consacrée sont nées. Le mythe selon lequel les jeunes ne veulent plus rien savoir du Christ et de son Eglise s'est envolé.

Qu'apporte chaque pays à la JMJ ? Qu'apportera l'Espagne ?

Chaque pays apporte sa propre richesse, son histoire, sa tradition. La foi est ‘Une', indubitablement, mais chaque peuple apporte à la foi ses propres accents, sa propre façon de vivre.

En Espagne, par exemple, la Semaine Sainte ne se vit pas uniquement dans la liturgie des cathédrales, des paroisses et des églises. Elle se vit aussi dans la rue, avec les processions. Nous avons un précieux patrimoine artistique, les ‘pasos', comme on les appelle, que nous voulons montrer dans le grand chemin de croix du vendredi qui sera présidé par le pape.

L'Espagne est aussi un pays qui a une riche tradition eucharistique et mariale. A la veillée des jeunes, sera montrée l'Eucharistie dans l'ostensoir d'Arfe, mise aimablement à notre disposition par le Diocèse de Tolède.

Ces exemples veulent montrer que l'Espagne apportera sa propre façon d'être, celle d'une nation de riche et féconde tradition catholique dès les origines du christianisme. Il suffit de regarder les saints patrons de la JMJ pour se rendre compte de ce que l'Espagne a fait et peut apporter.

La JMJ demande un gros effort de préparation, au plan économique et au plan des ressources humaines. Ne serait-il pas mieux d'utiliser cette énergie dans d'autres tâches comme la construction d'églises ou le soutien au travail des vocations ou à l'évangélisation de l'Eglise ?

Dans l'Eglise il faut faire de tout. A Madrid, ces dernières années, on n'a jamais cessé, concrètement, de construire des églises, et nous continuerons à le faire à chaque fois qu'il le faudra.

Nous travaillons aussi dans la pastorale des vocations, dans la mission évangélisatrice en dehors et à l'intérieur de notre diocèse. Nous soutenons le travail des moyens de communication sociale, et ce que nous faisons avec la Caritas diocésaine est immense. Et ceci vaut pour les autres diocèses aussi.

Mais ces rencontres sont nécessaires pour la mission évangélisatrice même de l'Eglise, et c'est pour cela qu'elles ont lieu avec l'aide de tous. Notre peuple est conscient de cela et aide avec grande générosité. Tout ce que l'Eglise fait pour développer sa mission est important.

Outre l'impact spirituel sur les personnes présentes, pensez-vous que la JMJ ait un impact sur la société en général ?

Je dirais que, là où elles ont eu lieu, les Journées de la Jeunesse ont laissé « un bon parfum du Christ ». Beaucoup ont fait l'expérience, même s'ils ne croient pas, d'être frappés par l'allégresse des jeunes.

Les craintes initiales, quand on annonce une grande multitude de jeunes, disparaissent vite et cèdent la place à une sympathie généralisée. Naturellement ce sont des jeunes avec leurs qualités et leurs défauts, mais ils viennent en pèlerins en quête de ce qui donne un sens à la vie de l'homme : Dieu, Jésus-Christ, la vie éternelle. Et ça frappe toujours ceux qui pensent que cette vie est la vie définitive.

Le pèlerinage regarde toujours plus loin, ne s'arrête pas au but physique. Il vise l'éternité, qui est la maison du Père. C'est cet impact là que je souhaiterais que les jeunes laissent à Madrid, celui d'une jeunesse qui avance vers Dieu laissant sur son passage le bon parfum du Christ.

Repost 0
Published by zenit - dans Jeunes
commenter cet article
4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 09:14
JMJ 2011 : Benoît XVI « offre aux jeunes une vision positive de l’existence »
Le P. Jacquinet commente le Message du pape pour la JMJ de Madrid

ROME, Vendredi 3 septembre 2010 (ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI « offre aux jeunes une vision positive de l'existence, fondée sur la foi en Dieu », explique le P. Eric Jacquinet, responsable de la section « Jeunes » du Conseil pontifical pour les laïcs, dans cet entretien accordé à Zenit à l'occasion de la publication du Message du pape pour la JMJ de Madrid 2011.


Zenit - Père Eric Jacquinet, le pape Benoît XVI vient de publier son message aux jeunes pour la Journée mondiale de Madrid sur le thème : « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (Colossiens 2, 7). Le pape a écrit une encyclique sur la charité et une encyclique sur l'espérance, pourquoi ce choix de la foi pour les jeunes ?


P. Eric Jacquinet - Le pape est très attentif à la situation des jeunes dans le contexte actuel. Il sait que la jeunesse est un temps marqué par de grandes aspirations. A cet égard, il donne un témoignage personnel très touchant, dans ce message, en se souvenant de sa propre jeunesse, de son aspiration à une vie grande et belle, alors que sévissait le national-socialisme. Or il constate que beaucoup de jeunes sont désabusés et sans repères pour construire leurs vies. Et la conviction du Saint-Père est que c'est le résultat d'une culture occidentale marquée par trois maux : l'éclipse du sens de Dieu, le relativisme et le nihilisme. En réponse, le pape offre aux jeunes une vision positive de l'existence, fondée sur la foi en Dieu.


Comment le message est-il structuré ?


Pour parler de la foi, le pape utilise deux images contenues dans le thème : celle de l'arbre enraciné, celle de la maison bâtie sur des fondations. Comme l'arbre a besoin de racines pour vivre et résister aux intempéries, les jeunes sont invités à trouver dans le Christ la source de leur vie. Et la maison n'est solide que si elle repose sur des fondements stables, de même nos vies se construisent durablement sur la Parole de Dieu, accueillie avec l'Eglise. La foi en la Parole du Christ est donc l'antidote des poisons que sont l'éclipse de Dieu, le relativisme et le nihilisme, avec leur cohorte de conséquences négatives dans la vie des jeunes. Le pape les exhorte à entrer en communion profonde avec le Christ, en qui ils trouveront la vie.


Quel point vous semble être la clef de ce message du pape aux jeunes du monde ?


Le thème de la JMJ de Madrid est tiré de la lettre que Paul a écrite aux Colossiens parce qu'ils étaient contaminés par des philosophies religieuses qui détournaient les chrétiens de l'Evangile. Le pape fait le constat que nous sommes dans la même situation. Un courant laïciste veut exclure Dieu de la vie publique et des courants religieux annoncent un bonheur sans le Christ. Comme saint Paul le faisait, le pape rappelle que le chemin du bonheur passe par le salut par la Croix du Christ et que les autres propositions sont des illusions. Benoît XVI conduit donc les jeunes à rencontrer le Christ sur la Croix, avec des mots très forts : « la Croix nous fait souvent peur, car elle semble être la négation de la vie. En réalité, c'est le contraire ! Elle est le « oui » de Dieu à l'homme, l'expression extrême de son amour et la source d'où jaillit la vie. (...) Je ne peux donc que vous inviter à accueillir la Croix de Jésus, signe de l'amour de Dieu, comme source de vie nouvelle. » Il montrera ensuite comme l'apôtre Thomas, qui nous ressemble bien, est passé du doute à la foi en Christ mort et ressuscité.


Comment les jeunes, en presque un an, peuvent-ils mettre en pratique l'enseignement du pape ?


Durant toute cette année, les jeunes sont invités à se réunir en petits groupes, dans leurs paroisses, leurs aumôneries, leurs mouvements, leurs groupes de prière, pour méditer cette lettre. Pourquoi ne pas lire un paragraphe par mois, en demandant à chaque jeune de réfléchir à l'avance quelques questions, pour donner lieu ensuite à un temps d'échange ?


En 2010, la JMJ a fêté ses 25 ans : Benoît XVI y voit une « initiative prophétique qui a porté des fruits abondants », quels sont ces fruits ?


Les fruits des JMJ sont très nombreux. C'est d'abord pour certains jeunes un lieu d'expérience spirituelle, de découverte la présence du Christ vivant. D'autre part, c'est une expérience ecclésiale très forte. Nous rencontrons des jeunes catholiques, solidement attachés au Christ, et qui viennent du monde entier. Les prêtres et les évêques (qui assureront les catéchèses) se font aussi proches des jeunes. Cela renforce considérablement le lien des jeunes au Christ et à l'Eglise. Et cela montre au monde entier une image renouvelée et belle de l'Eglise. Par ailleurs les JMJ existent parce que des jeunes s'engagent comme volontaires pour toute l'organisation, soit dans le pays d'origine, soit dans le pays d'accueil. Ces jeunes continuent ensuite à s'engager à servir dans l'Eglise. Les JMJ ont aussi engendrées de nombreuses vocations consacrées et sacerdotales. Enfin, on peut dire que pour le pays d'accueil, la JMJ est une grande bénédiction. Parce qu'elles requièrent l'engagement de toutes les réalités ecclésiales, la JMJ est l'occasion d'un renouvellement profond de l'Eglise, des paroisses, des groupes de jeunes, dans le pays d'accueil.


On reproche parfois aux JMJ de n'être qu'un événement ponctuel, sans lendemain. Qu'en pensez-vous ?


Dans l'Evangile, les rencontres des disciples avec le Ressuscité sont des événements ponctuels, de courte durée, qui ont cependant changé la vie des disciples et porté du fruit dans toute l'histoire du monde. Il peut en être de même pour certains événements ecclésiaux comme les JMJ. De plus, chaque JMJ n'est pas qu'un simple événement sur 5 jours. C'est un processus qui se déroule sur une ou deux années de préparation et donne des fruits ensuite, si on sait les recueillir. De façon générale, on peut dire que, durant ces 25 dernières années, les JMJ ont réellement contribué à la formation de nouvelles générations de jeunes catholiques qui sont aujourd'hui engagés dans l'Eglise et dans la société. Et cela a un impact mesurable dans certains lieux.


Comment se dérouleront les JMJ de Madrid, en 2011?


L'ouverture de la JMJ aura lieu le mardi 16 août, par une messe présidée par l'archevêque de Madrid, le cardinal Rouco Varela. Le pape arrivera le jeudi 18 août. Les mercredi, jeudi et vendredi matins, il y aura des catéchèses dans près de 300 lieux, par groupes linguistiques. Le vendredi, un chemin de croix, qui sera sans doute très marquant, comme chaque fois. Le festival de la jeunesse proposera des activités culturelles (expositions, spectacles, débats, rencontres) tous les soirs. Le samedi soir, une grande veillée de prière et le dimanche matin, 21 août, la messe de clôture. On ne s'ennuiera pas !


Le pape sait que les jeunes seront nombreux à Madrid. Comment s'inscrire ?


C'est très simple. Le site internet officiel permet de s'inscrire en groupe depuis le 1er juillet dernier. L'idée est donc d'encourager tous les jeunes à rejoindre un groupe, là où ils sont, pour partir avec eux. Ce peut être un groupe de la paroisse ou du diocèse. Il y a aussi des mouvements, des communautés et des associations qui proposent de partir avec eux. Ces groupes proposent de faire une première escale dans un diocèse espagnol, dans les jours qui précèderont la JMJ, pour une première rencontre, avec un accueil dans les paroisses et les familles jusqu'au 15 août. Tous les groupes se rendront ensuite à Madrid.


Propos recueillis par Anita S. Bourdin

 

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI

AUX JEUNES DU MONDE À L’OCCASION

DE LA XXVIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE 2011

Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi (cf. Col 2, 7)

 

Chers jeunes,

 

Très souvent je repense aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney en 2008. Nous y avons vécu une grande fête de la foi, durant laquelle l’Esprit de Dieu a agi avec puissance, créant une intense communion entre tous les participants, venus du monde entier. Ce rassemblement, comme les précédents, a porté des fruits abondants dans la vie de nombreux jeunes et de l’Eglise entière. A présent notre regard se tourne vers la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse, qui aura lieu à Madrid en août 2011. Déjà, en 1989, quelques mois avant la chute historique du mur de Berlin, le pèlerinage des jeunes faisait étape en Espagne, à Saint-Jacques-de-Compostelle. A présent, à l’heure où l’Europe a un très grand besoin de retrouver ses racines chrétiennes, nous avons rendez-vous à Madrid, avec le thème: «Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi (cf. Col 2, 7) ». Je vous invite donc à cet événement si important pour l’Eglise en Europe et pour l’Eglise universelle. Et je voudrais que tous les jeunes, aussi bien ceux qui partagent notre foi en Jésus Christ, que ceux qui hésitent, doutent ou ne croient pas en Lui, puissent vivre cette expérience qui peut être décisive pour leur vie: faire l’expérience du Seigneur Jésus ressuscité et vivant, et de son amour pour chacun de nous.

 

1. Aux sources de vos plus grandes aspirations

 

A chaque époque, et de nos jours encore, de nombreux jeunes sont habités par le profond désir que les relations entre les personnes soient vécues dans la vérité et dans la solidarité. Beaucoup manifestent l’aspiration à construire de vraies relations d’amitié, à connaître un amour vrai, à fonder une famille unie, à atteindre une stabilité personnelle et une réelle sécurité, qui puissent leur garantir un avenir serein et heureux.

 

Certes, me souvenant de ma jeunesse, je sais bien que stabilité et sécurité ne sont pas des questions qui occupent le plus l’esprit des jeunes. S’il est vrai que la recherche d’un emploi qui permette d’avoir une situation stable est un problème important et urgent, il reste que la jeunesse est en même temps l’âge de la recherche d’un grand idéal de vie. Si je pense à mes années d’alors, nous voulions simplement ne pas nous perdre dans la normalité d’une vie bourgeoise. Nous voulions ce qui est grand, nouveau. Nous voulions trouver la vie elle-même dans sa grandeur et sa beauté. Bien sûr, cela dépendait aussi de notre situation. Durant la dictature du national-socialisme et la guerre nous avons été, pour ainsi dire, «enfermés» par le pouvoir dominant. Nous voulions donc sortir à l’air libre et entrer dans toutes les potentialités de l’être humain. Je crois que, dans un certain sens, cet élan qui pousse à sortir de l’habitude existe à toutes les générations. Désirer quelque chose de plus que la routine quotidienne d’un emploi stable et aspirer à ce qui est réellement grand, tout cela fait partie de la jeunesse. Est-ce seulement un rêve inconsistant, qui s’évanouit quand on devient adulte? Non, car l’homme est vraiment créé pour ce qui est grand, pour l’infini. Tout le reste est insuffisant, insatisfaisant. Saint Augustin avait raison : notre cœur est inquiet tant qu’il ne repose en Toi. Le désir d’une vie plus grande est un signe du fait qu’Il nous a créés, que nous portons son «empreinte». Dieu est vie, et pour cela, chaque créature tend vers la vie. De façon unique et spéciale, la personne humaine, faite à l’image et la ressemblance de Dieu, aspire à l’amour, à la joie et à la paix.

 

Nous comprenons alors que c’est un contresens de prétendre éliminer Dieu pour faire vivre l’homme! Dieu est la source de la vie : l’éliminer équivaut à se séparer de cette source et, inévitablement, se priver de la plénitude et de la joie: «en effet, la créature sans Créateur s’évanouit» (Concile Œcum.Vatican II, Const. Gaudium et Spes, 36). La culture actuelle, dans certaines régions du monde, surtout en Occident, tend à exclure Dieu ou à considérer la foi comme un fait privé, sans aucune pertinence pour la vie sociale. Alors que toutes valeurs qui fondent la société proviennent de l’Evangile – comme le sens de la dignité de la personne, de la solidarité, du travail et de la famille –, on constate une sorte d’ «éclipse de Dieu», une certaine amnésie, voire un réel refus du christianisme et un reniement du trésor de la foi reçue, au risque de perdre sa propre identité profonde.

 

Pour cette raison, chers amis, je vous invite à intensifier votre chemin de foi en Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Vous êtes l’avenir de la société et de l’Eglise! Comme l’apôtre Paul l’écrivait aux chrétiens de la ville de Colosse, il est vital d’avoir des racines, des fondements solides! Et cela est particulièrement vrai aujourd’hui, quand beaucoup de jeunes n’ont pas de repères stables pour construire leur vie, ce qui engendre en eux une grande insécurité. Le relativisme ambiant, qui consiste à dire que tout se vaut et qu’il n’y a aucune vérité ni aucun repère absolu, n’engendre pas la vraie liberté mais instabilité, déception, conformisme aux modes du moment. Vous, les jeunes, vous avez le droit de recevoir des générations qui vous précèdent des repères clairs pour faire vos choix et construire votre vie, comme une jeune plante a besoin d’un tuteur, durant le temps nécessaire pour pousser des racines, pour devenir un arbre solide, capable de donner du fruit.

 

2. Enracinés et fondés dans le Christ

 

Pour mettre en lumière l’importance de la foi en Dieu dans la vie des croyants, je voudrais m’arrêter sur les trois expressions employées par saint Paul dans cette citation : «Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi». Nous pouvons y voir trois images. «Enraciné» évoque l’arbre et les racines qui le nourrissent. «Fondé» se réfère à la construction de la maison. «Affermi» renvoie à la croissance de la force physique ou morale. Ces images sont très parlantes. Avant de les expliquer, je note simplement que dans le texte original grec, il s’agit, du point de vue grammatical, de passifs : cela signifie que c’est le Christ lui-même qui a l’initiative d’enraciner, de fonder et d’affermir les croyants.

 

La première image est celle de l’arbre, solidement planté au sol par ses racines, qui le stabilisent et le nourrissent. Sans racines, il serait emporté par le vent et mourrait. Quelles sont nos racines? Il y a bien sûr nos parents, notre famille et la culture de notre pays, qui constituent un aspect très important de notre identité. La Bible en dévoile un autre. Le prophète Jérémie écrit : «Béni l’homme qui se confie dans le Seigneur, dont le Seigneur est la foi. Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux, qui tend ses racines vers le courant: il ne redoute rien quand arrive la chaleur, son feuillage reste vert; dans une année de sécheresse, il est sans inquiétude et ne cesse de porter du fruit.» (Jr 17, 7-8).

 

Etendre ses racines, c’est donc pour Jérémie mettre sa confiance en Dieu, dans la foi. En Dieu nous puisons notre vie. Sans lui nous ne pouvons pas vivre vraiment. «Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans son Fils» (cf. 1 Jn 5, 11). Et Jésus lui-même se présente comme notre vie (cf. Jn 14, 6). C’est pourquoi la foi chrétienne ne consiste pas seulement à croire en des vérités, mais c’est avant tout (…) une relation personnelle avec Jésus Christ. C’est la rencontre avec le Fils de Dieu qui donne à notre vie un dynamisme nouveau. Quand nous entrons dans une relation personnelle avec Lui, le Christ nous révèle notre propre identité, et, dans cette amitié, la vie grandit et se réalise en plénitude.

 

Il y a un moment, durant la jeunesse, où chacun de nous se demande : quel sens a ma vie? Quel but, quelle direction ai-je le désir de lui donner? C’est une étape fondamentale, qui peut tourmenter l’âme, parfois même longtemps. On pense au genre de travail à entreprendre, aux relations sociales à établir, aux relations sentimentales à développer … Dans ce contexte, je repense à ma jeunesse. D’une certaine façon, j’ai bien eu conscience que le Seigneur me voulait comme prêtre. Mais ensuite, après la guerre, quand au séminaire et à l’université j’étais en chemin vers ce but, j’ai eu à reconquérir cette certitude. J’ai dû me demander: est-ce vraiment ma voie? Est-ce vraiment la volonté du Seigneur pour moi? Serais-je capable de Lui rester fidèle et d’être totalement disponible, à son service? Prendre une telle décision ne se fait pas sans souffrance. Il ne peut en être autrement. Mais ensuite a jailli la certitude: c’est bien cela! Oui, le Seigneur me veut, Il me donnera donc la force. En l’écoutant, en marchant avec Lui, je deviens vraiment moi-même. Ce qui importe, ce n’est pas la réalisation de mes propres désirs, mais (.) Sa volonté. Ainsi, la vie devient authentique.

 

De même que l’arbre a des racines qui le tiennent solidement accroché à la terre, de même les fondations donnent à la maison une stabilité durable. Par la foi, nous sommes fondés en Christ (cf. Col 2, 6), comme une maison est construite sur ses fondations. Dans l’histoire sainte, nous avons de nombreux exemples de saints qui ont fondé leur vie sur la Parole de Dieu. Abraham est le premier d’entre eux. Notre «père dans la foi» obéit à Dieu qui lui demandait de quitter la maison de son père pour marcher vers un pays inconnu. «Abraham crut à Dieu, cela lui fut compté comme justice, et il fut appelé ami de Dieu» (Jc 2, 23). Etre fondé en Christ, c’est répondre concrètement à l’appel de Dieu, en mettant notre confiance en Lui et en mettant en pratique sa Parole. Jésus lui-même met en garde ses disciples : «Pourquoi m'appelez-vous: 'Seigneur! Seigneur!' et ne faites-vous pas ce que je dis?» (Lc 6, 46). Et, faisant alors appel à l’image de la construction de la maison, il ajoute : «Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il est comparable. Il est comparable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profond, et posé les fondations sur le roc. La crue survenant, le torrent s'est rué sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui au contraire qui a écouté et n’a pas mis en pratique est comparable à un homme qui aurait bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est rué sur elle, et aussitôt elle s'est écroulée ; et le désastre survenu à cette maison a été grand!» (Lc 6, 46-49).

 

Chers amis, construisez votre maison sur le roc, comme cet homme qui «a creusé profond». Vous aussi, efforcez-vous tous les jours de suivre la Parole du Christ. Ecoutez-le comme l’Ami véritable avec qui partager le chemin de votre vie. Avec Lui à vos côtés, vous serez capables d’affronter avec courage et espérance les difficultés, les problèmes, ainsi que les déceptions et les échecs. Sans cesse vous sont présentées des propositions plus faciles, mais vous vous rendez compte vous-mêmes qu’il s’agit de leurres, qu’elles ne donnent ni sérénité, ni joie. Seule la Parole de Dieu nous indique la voie véritable, seule la foi qui nous a été transmise est la lumière qui illumine notre chemin. Accueillez avec gratitude ce don spirituel que vous avez reçu de votre famille et engagez-vous à répondre de façon responsable à l’appel de Dieu, devenant adultes dans la foi. Ne croyez pas ceux qui vous disent que vous n’avez pas besoin des autres pour construire votre vie! Appuyez-vous au contraire sur la foi de vos proches, sur la foi de l’Eglise, et remerciez le Seigneur de l’avoir reçue et de l’avoir faite vôtre!

 

3. Affermis dans la foi

 

Soyez «enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi» (cf. Col 2, 7). La lettre d’où vient cette citation a été écrite par saint Paul pour répondre à un besoin précis des chrétiens de la ville de Colosse. Cette communauté, en effet, était menacée par l’influence de certaines tendances de la culture de l’époque, qui détournaient les fidèles de l’Evangile. Notre contexte culturel, chers jeunes, a de nombreuses ressemblances avec celui des Colossiens d’alors. En effet, il y a un fort courant «laïciste», qui veut supprimer Dieu de la vie des personnes et de la société, projetant et tentant de créer un «paradis» sans Lui. Or l’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un «enfer» où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance. A l’inverse, là où les personnes et les peuples vivent dans la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix, là se construit très concrètement la civilisation de l’amour, où chacun est respecté dans sa dignité, où la communion grandit, avec tous ses fruits. Il y a cependant des chrétiens qui se laissent séduire par le mode de penser laïciste, ou qui sont attirés par des courants religieux qui éloignent de la foi en Jésus Christ. D’autres, sans adhérer à de telles approches, ont simplement laissé refroidir leur foi au Christ, ce qui a d’inévitables conséquences négatives sur le plan moral.

 

Aux frères contaminés par ces idées étrangères à l’Evangile, l’apôtre Paul rappelle la puissance du Christ mort et ressuscité. Ce mystère est le fondement de notre vie, le centre de la foi chrétienne. Toutes les philosophies qui l’ignorent, le considérant comme «foli» (1 Co 1, 23), montrent leurs limites devant les grandes questions qui habitent le cœur de l’homme. C’est pourquoi moi aussi, en tant que successeur de l’apôtre Pierre, je désire vous affermir dans la foi (cf. Lc 22, 32). Nous croyons fermement que le Christ Jésus s’est offert sur la Croix pour nous donner son amour. Dans sa passion, il a porté nos souffrances, il a pris sur lui nos péchés, il nous a obtenu le pardon et nous a réconciliés avec Dieu le Père, nous donnant accès à la vie éternelle. De cette façon, nous avons été libérés de ce qui entrave le plus notre vie: l’esclavage du péché. Nous pouvons alors aimer tous les hommes, jusqu’à nos ennemis, et partager cet amour avec les plus pauvres et les plus éprouvés de nos frères.

 

Chers amis, la Croix nous fait souvent peur, car elle semble être la négation de la vie. En réalité, c’est le contraire! Elle est le «oui» de Dieu à l’homme, l’expression extrême de son amour et la source d’où jaillit la vie. Car du cœur de Jésus ouvert sur la Croix a jailli cette vie divine, toujours disponible pour celui qui accepte de lever les yeux vers le Crucifié. Je ne peux donc que vous inviter à accueillir la Croix de Jésus, signe de l’amour de Dieu, comme source de vie nouvelle. En dehors du Christ mort et ressuscité, il n’y a pas de salut! Lui seul peut libérer le monde du mal et faire grandir le Royaume de justice, de paix et d’amour auquel nous aspirons tous.

 

4. Croire en Jésus sans le voir

 

Dans l’Evangile est décrite l’expérience de foi de l’apôtre saint Thomas dans l’accueil du mystère de la Croix et de la Résurrection du Christ. Thomas fait partie des Douze apôtres. Il a suivi Jésus, il a été témoin direct des guérisons, des miracles qu’il opérait. Il a écouté ses paroles. Il s’est senti perdu, face à sa mort. Le soir de Pâques, le Seigneur est apparu à ses disciples, mais Thomas n’était pas présent. Et quand il lui a été dit que Jésus était vivant et s’était montré, il déclara : «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets pas la main dans son côté, je ne croirai pas!» (Jn 20, 25)

 

Nous aussi nous voudrions pouvoir voir Jésus, pouvoir parler avec Lui, sentir encore plus fortement sa présence. Aujourd’hui, pour beaucoup de personnes l’accès à Jésus est devenu difficile. Ainsi, de nombreuses images de Jésus sont en circulation, qui se prétendent scientifiques et lui retirent sa grandeur, la singularité de sa personne. C’est pourquoi, durant de longues années d’étude et de méditation, a mûri en moi l’idée de transmettre dans un livre un peu de ce qu’est ma rencontre personnelle avec Jésus: pour aider quasiment à voir, entendre, toucher le Seigneur, en qui Dieu est venu nous rencontrer pour se faire connaître.

 

Jésus lui-même, en effet, apparaissant de nouveau huit jours après aux disciples, dit à Thomas: «Porte ton doigt ici: voici mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant» (Jn 20, 26-27). Nous aussi nous pouvons avoir un contact sensible avec Jésus, mettre, pour ainsi dire, la main sur les signes de sa Passion, les signes de son amour: dans les Sacrements, Il se fait particulièrement proche de nous, Il se donne à nous. Chers jeunes, apprenez à «voir», à «rencontrer» Jésus dans l’Eucharistie, là où Il est présent et proche jusqu’à se faire nourriture pour notre chemin; dans le Sacrement de la Pénitence, dans lequel le Seigneur manifeste sa miséricorde en offrant son pardon. Reconnaissez et servez Jésus aussi dans les pauvres, les malades, les frères qui sont en difficulté et ont besoin d’aide.

 

Ouvrez et cultivez un dialogue personnel avec Jésus Christ, dans la foi. Connaissez-le par la lecture des Evangiles et du Catéchisme de l’Eglise Catholique. Entrez dans un dialogue avec Lui par la prière, donnez-lui votre confiance: il ne la trahira jamais! «La foi est d’abord une adhésion personnelle de l’homme à Dieu; elle est en même temps, et inséparablement, l’assentiment libre à toute la vérité que Dieu a révélé» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 150). Ainsi vous pourrez acquérir une foi mûre, solide, qui ne sera pas fondée uniquement sur un sentiment religieux ou sur un vague souvenir du catéchisme de votre enfance. Vous pourrez connaître Dieu et véritablement vivre de lui, comme l’apôtre Thomas quand il manifeste sa foi en Jésusen s’exclamant avec force: «Mon Seigneur et mon Dieu!»

 

5. Soutenus par la foi de l’Eglise, pour être témoins

 

A ce moment, Jésus s’exclama: «Parce que tu me vois, tu crois. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru» (Jn 20, 28). Il pensait au chemin de l’Eglise, fondée sur la foi des témoins oculaires, les Apôtres. Nous comprenons alors que notre foi personnelle en Christ, née d’un dialogue irremplaçable avec lui, est liée à la foi de l’Eglise : nous ne sommes pas des croyants isolés, mais, par le Baptême, nous sommes membres de cette grande famille, et c’est la foi professée par l’Eglise qui donne assurance à notre foi personnelle. Le Credo que nous proclamons lors de la Messe du dimanche nous protège justement du danger de croire en un Dieu qui n’est pas celui que Jésus nous a révélé: «Chaque croyant est ainsi comme un maillon dans la grande chaîne des croyants. Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et par ma foi, je contribue à porter la foi des autres» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 166). Remercions sans cesse le Seigneur pour le don de l’Eglise. Elle nous fait progresser avec assurance dans la foi, qui nous donne la vraie vie (cf. Jn 20, 31).

 

Dans l’histoire de l’Eglise, les saints et les martyrs ont puisé au pied de la Croix glorieuse du Christ la force d’être fidèles à Dieu jusqu’au don d’eux-mêmes. Dans la foi, ils ont trouvé la force pour vaincre leurs propres faiblesses et dépasser chaque adversité. Car, comme le dit l’apôtre Jean : «Quel est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu?» (1 Jn 5, 5). Et la victoire qui naît de la foi est celle de l’amour. Tant de chrétiens ont été et sont un témoignage vivant de la force de la foi qui s’exprime par la charité: ils ont été artisans de paix, promoteurs de justice, acteurs d’un monde plus humain, un monde selon Dieu. Ils se sont engagés dans divers domaines de la vie sociale, avec compétence et professionnalisme, contribuant efficacement au bien de tous. La charité qui jaillit de la foi les a conduits à un témoignage très concret, en actes et en paroles: le Christ n’est pas seulement un bien pour nous-mêmes, il est le bien le plus précieux que nous avons à partager avec les autres. Et à l’heure de la mondialisation, soyez les témoins de l’espérance chrétienne dans le monde entier: nombreux sont ceux qui désirent recevoir cette espérance ! Devant le tombeau de son ami Lazare, qui était mort depuis quatre jours, et avant de le ramener à la vie, Jésus dit à Marthe: «Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu» (Jn 11, 40). Vous aussi, si vous croyez, si vous savez vivre et témoigner de votre foi chaque jour, vous deviendrez instruments pour faire retrouver à d’autres jeunes comme vous le sens et la joie de la vie, qui naît de la rencontre avec le Christ!

 

6. Vers la Journée Mondiale de Madrid

 

Chers amis, je vous renouvelle l’invitation à venir à la Journée Mondiale de la Jeunesse à Madrid. Avec une joie profonde, je vous attends chacun personnellement: le Christ lui-même veut vous affermir dans la foi par l’Eglise. Le choix de croire en Christ et de le suivre n’est jamais facile. Il est toujours entravé par nos infidélités personnelles et par tant de voix qui indiquent des sentiers plus faciles. Ne vous laissez pas décourager, cherchez plutôt le soutien de la communauté chrétienne, le soutien de l’Eglise! Au cours de cette année, préparez-vous intensément au rendez-vous de Madrid avec vos évêques, vos prêtres et les responsables de la pastorale des jeunes dans les diocèses, les communautés paroissiales, les associations et les mouvements. La qualité de notre rencontre dépendra pour une grande part de la préparation spirituelle, de la prière, de l’écoute commune de la Parole de Dieu et du soutien mutuel.

 

Chers jeunes, l’Eglise compte sur vous! Elle a besoin de votre foi vivante, de votre charité créative et du dynamisme de votre espérance. Votre présence renouvelle l’Eglise, la rajeunit et lui donne un élan nouveau. C’est pourquoi les Journées Mondiales de la Jeunesse sont une grâce non seulement pour vous mais aussi pour tout le Peuple de Dieu. L’Eglise en Espagne se prépare activement pour vous accueillir et vivre avec vous la joyeuse expérience de la foi. Je remercie les diocèses, les paroisses, les sanctuaires, les communautés religieuses, les associations et les mouvements ecclésiaux, qui travaillent avec générosité à la préparation de cet événement. Le Seigneur ne manquera pas de les bénir.

 

Que la Vierge Marie accompagne ce chemin de préparation! A l’annonce de l’Ange, elle a accueilli avec foi la Parole de Dieu. Avec foi, elle a consenti à l’œuvre que Dieu accomplissait en elle. En prononçant son «fiat», son «oui», elle a reçu le don d’une charité immense, qui la poussait à se donner tout entière à Dieu. Qu’elle intercède pour chacun et chacune de vous, afin que durant cette prochaine Journée Mondiale, vous puissiez grandir dans la foi et l’amour! Je vous assure de ma pensée paternelle pour vous dans la prière et je vous bénis de tout cœur.

 

Du Vatican, le 6 août 2010, fête de la Transfiguration du Seigneur.

 

BENEDICTUS PP. XVI

Repost 0
Published by zenit - dans Jeunes
commenter cet article
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 09:44
JMJ de Madrid 2011 : Lancement du site officiel français
Le compte à rebours a commencé, plus que 470 jours !

ROME, Jeudi 29 avril 2010 (ZENIT.org) - La Conférence des évêques de France lance le site web jmj2011madrid.fr, page officielle de la délégation française aux Journées Mondiales de la Jeunesse 2011 de Madrid qui commence dans 470 jours !


Les JMJ sont le plus grand rassemblement de jeunes dans le monde. Après Sydney en 2008, Madrid se prépare à accueillir 1,5 million de jeunes lors des XXVIes JMJ, qui auront lieu du 16 au 21 août 2011. Plus de 60 000 jeunes français sont attendus. Le thème choisi par Benoît XVI pour les JMJ 2011 de Madrid est un extrait de la lettre de saint Paul : « Enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2,7).


Le site jmj2011madrid.fr présente les modalités de participation pour les jeunes Français et les initiatives des groupes locaux. Il complète le site de l'organisation madrilène. Les internautes peuvent également y découvrir des témoignages de participants lors des précédentes éditions et des pistes de réflexion pour se préparer spirituellement aux JMJ.

Une rubrique spécifique informe les médias des évolutions de l'organisation des JMJ au niveau de la France.


« Plus qu'un site d'informations, jmj2011madrid.fr invite les jeunes, proches ou moins proches de l'Eglise, à s'engager personnellement pour les JMJ et à découvrir un visage de l'Eglise jeune et dynamique. Le site appelle les jeunes à « oser la Rencontre » », insistent les organisateurs.


L'équipe communique auprès des jeunes via la page officielle Facebook qui compte déjà près de 5200 « fans », mais également à travers Twitter et des spots vidéos.


Les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), organisées par l'Église catholique depuis 1986 et ouvertes à tous, réunissent les jeunes du monde entier dans une grande métropole, en présence du Pape.

Repost 0
Published by Zenit - dans Jeunes
commenter cet article