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  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
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  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

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Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 16:59

Journal La Croix du mercredi 2 février 2011

Le divorce reste souvent douloureux pour les enfants

L’Union des familles en Europe (UFE) publie ce matin des témoignages d’enfants du divorce de différentes générations. D’après les psychiatres et les sociologues interrogés par « La Croix », il n’est pas forcément plus facile aujourd’hui qu’hier de vivre cette épreuve

Monique avait neuf ans lorsque ses parents ont divorcé, au milieu des années 1950. À l’époque, le sujet était tabou à la maison, comme dans la cour de récréation. « C’était une affaire privée, on n’en parlait pas », se souvient cette Parisienne, aujourd’hui cadre dans le privé. D’autant que très peu de camarades de classe sont alors concernés. « Je me sentais en marge du modèle dominant », reconnaît-elle. Quarante ans plus tard, sa petite-fille, Anna, a elle aussi vécu la séparation de ses parents. Mais cette jeune femme de 21 ans évoque une expérience « sociale » bien différente, sans tabou ni sentiment de minorité, puisqu’une grande partie de ses amies à l’école avait le même parcours.


Il faut dire qu’en trois générations, le divorce est devenu un phénomène de société. D’environ 30 000 en 1960, le nombre de divorces prononcés est passé, d’après l’Insee, à plus de 130 000 par an dans les années 2000. Ainsi, « 2,9 millions d’enfants mineurs ne vivent plus aujourd’hui avec leurs deux parents », rappelle l’Union des familles en Europe qui publie ce matin des témoignages recueillis ces derniers mois sur le site Internet de l’association (lire les Repères) . Le divorce s’est donc largement banalisé. Mais est-il pour autant plus facile de le vivre aujourd’hui que par le passé ?


« Il y a trente ans, le divorce était souvent synonyme de souffrance sociale, note le psychanalyste Jacques Arènes, qui enseigne au département d’éthique de la Catho de Lille (1). Les enfants concernés étaient très minoritaires et, pour beaucoup, portaient le poids de la honte. Je me souviens que, dans ma classe, les enfants de divorcés n’osaient pas l’écrire sur la fiche de rentrée ! Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas. De ce point de vue, les choses sont plus faciles », observe-t-il. De son côté, la sociologue Sylvie Cadolle (2) rappelle que la loi de 1975 a marqué une étape importante, en créant le divorce par consentement mutuel. « Divorcer pour faute, c’était désigner un parent coupable, avec lequel, avant

1975, les liens se distendaient très souvent. La loi, en encourageant l’entente entre les parents et le partage de l’autorité parentale, a permis d’éviter que l’enfant ne rompe avec un de ses parents. »


Cependant, soutient le pédopsychiatreChristianFlavigny (3), à trop le banaliser, « on en oublie que le divorce n’a rien d’anodin pour un enfant ». Qu’il l’ait vécu ces dernières années ou dans les années 1960, « c’est toujours une rupture de la “romance fondatrice”, par laquelle un enfant se construit parce qu’il a été désiré, parce qu’il est le fruit de l’amour de ses parents », poursuit ce spécialiste de la famille. Or le contexte actuel rend parfois la rupture plus difficile qu’elle ne l’était. « Certes, les enfants de divorcés ne sont plus stigmatisés, mais ce n’est pas la seule dimension à prendre en compte », rappelle Jacques Arènes. Comme beaucoup de ses confrères, il remarque ainsi que « la société est plus dure », avec une précarité économique répandue et un maillage social plus lâche.

 

 

« Les gens sont plus seuls qu’avant quand ils divorcent car il y a moins de solidarités de quartier, de village, les familles sont plus éloignés géographiquement… Il arrive que, dans des grandes villes, des mères séparées n’aient plus aucune vie sociale », relève le psychanalyste.


« Si vous avez un emploi stable, un capital relationnel, le divorce n’est pas plus grave qu’avant. En revanche, si vous êtes déjà sur le fil du point de vue économique, il peut être un facteur très aggravant, compte tenu de la chute de niveau de vie qu’il entraîne », explique de son côté le sociologue Michel Chauvière. « Avec de réelles conséquences pour l’enfant, relève Sylvie Cadolle. Des études l’ont montré, comme celle de Paul Archambault (pour l’Institut national d’études démographiques, NDLR) : le divorce a un impact négatif sur le parcours scolaire. »


Contexte économique, contexte affectif aussi. « Nombre de parents sont plus fragiles aujourd’hui, note Jacques Arènes. Ils se cherchent, ont des trajectoires amoureuses complexes, avec des recompositions familiales à répétition. Par le passé, on divorçait parce qu’il y avait un conflit grave puis on cherchait à se stabiliser à nouveau, en restant fréquemment avec le deuxième conjoint. C’est moins vrai aujourd’hui, ce qui a un impact sur le vécu des enfants. » Le psychanalyste tient toutefois à nuancer ses propos, se méfiant des généralités. « Il n’y a pas de situation type, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte. Le principal est sans doute le niveau de conflit entre les parents. Hier comme aujourd’hui, une séparation relativement apaisée, où les ex-conjoints se respectent et ne se disqualifient pas, est évidemment mieux vécue. »


(1) Au secours, mes parents divorcent, Fleurus, 2003, 164 p., 9 €.

(2) Familles recomposées, un défi à gagner, Marabout, 186 p., 5,90 €.

(3) Avis de tempête sur la famille, Albin Michel, 211 p. 2009, 15,90 €.

 

REPÈRES

Une enquête pour mieux connaître les enfants du divorce

L’Union des familles en Europe (UFE) a lancé, en 2010, un questionnaire sur son site Internet destiné à recueillir des témoignages d’enfants du divorce. 1 137 adultes ont répondu, autant de femmes que d’hommes, la moitié ayant entre 18 et 35 ans. L’association en tire plusieurs enseignements :
40 % des personnes qui ont répondu n’ont pas maintenu de liens réguliers avec le parent qui n’avait pas la garde lorsqu’ils étaient enfants mais 90 % l’ont toutefois retrouvé plus tard.
Filles et garçons disent dans leur grande majorité avoir « souffert de la séparation ».
78 % des personnes interrogées jugent aujourd’hui que le parent séparé ne doit pas rester seul et qu’il doit se remettre en couple. « Il en va de l’équilibre et du bonheur de tous », selon l’UFE.
L’enquête montre par ailleurs que les enfants auraient aimé qu’on leur parle et leur explique la séparation, sans leur faire prendre un quelconque parti.
Le rôle des grands-parents apparaît également essentiel. « Les enfants attendent, pour eux, soutien, affection, amour et apaisement. », souligne l’UFE.

Site Internet : www.uniondesfamilles.org


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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 14:48

Marie-Jo-et-Jean-Luc-Battistella-a-St-Jacques-de-Compostel.jpg

 

et voila, pour ceux qui ne le savent pas encore, nous sommes arrives au terme de notre pelerinage dimanche 3, arrivee a Santiago a midi tapante sur le parvis de la cathedrale seuls sur cette immense place desertee, et pour cause:

il tombait des trombes d'eau comme seule la Galice peut le faire, et un vent a decorner un taureau espagnol!!!

cela ne nous a pas empeche, bien que mouilles jusqu'aux os, de savourer cet instant magique et, hier vendredi, nous avons atteint le bout de la terre, comme les pelerins d'il y a mille ans le croyaient, le cap Finisterra apres 40km; la encore, grosse sequence emotion merci encore a tous ceux qui nous ont soutenu dans cette aventure nous avons depose toutes les intentions de prieres qui nous ont ete confiees devant le tombeau de Saint Jacques le chemin de chacun de nous continue.......

 

ULTREIA!

 

les battist'

 

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Published by Dominique THIRY - dans Famille
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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 11:57

L’Eglise investit le terrain de la sexualité

Journal La Croix dimanche 2 mai 2010

Si elle se doit d’apporter des mesures concrètes pour que les cas de pédophilie ne se reproduisent plus au sein de son clergé, l’Église est loin d’être sourde aux préoccupations et aux attentes en matière de sexualité


Un mari devenu coutumier des sites pornographiques, une femme agitée par des sentiments de frustration, un jeune homme angoissé par ses désirs homosexuels… Comme bien d’autres sexologues, Olivier Florant voit défiler dans son cabinet parisien du Marais tous types de personnes éprouvées dans leur sexualité.

Mais lui n’est pas un thérapeute tout à fait comme les autres : conseiller conjugal depuis plus de trente ans avec sa femme, cet ancien d’HEC est également théologien. S’appuyant sur l’enseignement de l’Église, il juge ce travail « absolument compatible avec le plein épanouissement du couple ». Bien souvent, il s’agit pour ses patients de « réapprendre à goûter le plaisir de l’autre », observe-t-il, et, en ce sens, « ce n’est pas dire des “Je vous salue Marie” qui réglera le problème ».


Dans l’Église, de nombreux chrétiens se montrent ainsi soucieux de se former à l’accueil des situations singulières. « Dans sa parole sur la sexualité, l’Église apparaît peu audible, car elle s’inscrit “hors du temps”, mais cette même Église génère des chrétiens qui prennent vraiment leur place de baptisés en s’engageant dans ce domaine », note Martine Bracq, conseillère conjugale au
Cler amour et famille, fondé en 1962. Dans l’accompagnement des couples, l’association cherche ainsi à déployer « un travail d’écoute sans limites, dans la mesure où l’on doit être capable d’entendre ce qui pourrait être en dehors de notre morale ».

«Beaucoup ont été figés dans un moralisme d’obligation»

Sur ce terrain où les besoins sont immenses, le Cler ne fait heureusement pas cavalier seul. Cana, Amour et Vérité, Elle et Lui, et d’autres encore, tout un réseau de mouvements et d’associations a développé depuis plusieurs décennies une expertise au-delà des seuls publics chrétiens.

Parmi eux,
l’Association pour la formation chrétienne de la personne (AFCP) aborde la sexualité dans ses sessions sur un plan à la fois psychologique, physiologique et théologique. Sous la houlette d’Aline Lizotte, philosophe et théologienne qui a longuement mûri les catéchèses de Jean-Paul II sur le sujet, de nombreux couples sortent retournés par une perspective chrétienne de la sexualité, souvent neuve à leurs yeux.

« L’une des premières choses qu’ils nous disent en fin de session, c’est leur regret de ne pas l’avoir su avant ! rapporte-t-elle. Beaucoup ont été figés dans un moralisme d’obligation ; et face à tout ce qu’ils peuvent apprendre sur la sexualité vécue dans la totalité du plan de Dieu, ils recommencent à respirer ! » Tous ne vivent pas forcément une crise aiguë, mais la plupart sont soulagés de trouver des réponses aux difficultés ou hésitations vécues dans l’intimité de leur vie sexuelle.

Le mot-clé du parcours : maturité

Si la palette des sessions et des lieux de formation pour les couples est large, les célibataires, eux, aimeraient davantage en bénéficier. Quant aux prêtres ou religieux, seraient-ils laissés sur le carreau, au motif qu’ils ont fait le choix de renoncer à l’exercice plein de leur sexualité ?

« C’était vrai il y a cinquante ans, ça ne l’est plus aujourd’hui, affirme Aline Lizotte, qui propose des sessions spécifiques pour les formateurs à la vie consacrée. On ne peut former une personne équilibrée si elle n’a pas une vision claire et positive de la sexualité. »


Rares sont désormais les séminaires et noviciats à ne pas intégrer des séances sur la vie affective et sexuelle, menées par des médecins, psychologues et théologiens. Des questions que séminaristes et novices sont amenés à revisiter personnellement avec leur accompagnateur spirituel. Le mot-clé de ce parcours : maturité.

Beaucoup de prêtres se retrouvent sans soutien suffisant

« Choisir le célibat en vue d’être prêtre demande de faire un travail sur soi pour se connaître avec ses fragilités, et pour être lucide, savoir quel est le sens que je vais donner personnellement à mes désirs affectifs et sexuels », explique le P. Luc Crépy, directeur du séminaire d’Orléans.

Depuis deux ans, ce dernier anime aussi des sessions sur la chasteté pour des novices venus de toute la France. Au programme les enjeux de la sexualité – dimension relationnelle, plaisir, don de soi, maturité, chasteté –, mais aussi ses zones d’ombre – masturbation, homosexualité, pédophilie.


Un travail qui ne doit pas, du reste, s’arrêter avec l’ordination sacerdotale. Beaucoup de prêtres se retrouvent sans soutien suffisant quand surgissent les difficultés. En cause, le manque d’accompagnement dans la durée.

«Le prêtre pas plus protégé que les autres»

Quelques initiatives apparaissent timidement. Formule inédite, le Cler vient de lancer une journée sur les interactions entre vie personnelle et ministère, abordant de front la sexualité, mais aussi la gestion du stress, des conflits et la communication.

« Le prêtre, comme n’importe quel homme, reçoit des messages de l’extérieur qui le renvoient à ses blessures, à des désirs qu’il lui faut refréner et accueillir ; tout cela se mêle et il doit l’adapter à sa façon à son ministère, souligne Jean-Eudes Tesson, président du Cler. Il n’est pas plus protégé que les autres, et c’est la moindre des choses qu’il puisse bénéficier des mêmes services qu’un laïc ! »


Le mouvement projette même d’ouvrir sous peu un service d’écoute destiné aux prêtres en difficulté.

 

Marilyne CHAUMONT et Céline HOYEAU


REPÈRES

À savoir

Des lieux de formation et d’accompagnement – Association pour la formation chrétienne de la personne (AFCP). RENS. : 02.43.62.10.23 ou www.asso-afcp.fr – Amour et Vérité (Communauté de l’Emmanuel). RENS. : 01.47.45.96.30. ou www.amouretverite.org – Cana (Chemin-Neuf). RENS. : 04.78.42.10.66 ou www.chemin-neuf.orgwww.cler.net – Équipes Notre-Dame. RENS. : 01.43.36.08.20 ou www.equipes-notre-dame.fr – Elle et Lui (Parcours Alpha). RENS. : 01.82.28.75.80 ou www.elleetlui.org – CLER Amour et Famille. RENS. : 01.48.74.87.60 ou

Des livresDieu est amour ,de Benoît XVI, Bayard, Cerf, Fleurus, Paris, 2006. – Ne gâchez pas votre plaisir, il est sacré. Pour une liturgie de l’orgasme, d’Olivier Florant, Presses de la Renaissance, 240 p., 18 €. – Le Corps de chair ,de Xavier Lacroix, Cerf, 1992, 384 p., 33 €. – La Sexualité… tout simplement, de Luc Crépy et Marie-Noëlle Fabre, Les Éditions de l’Atelier, Paris, 2002.

L’Eglise a rompu avec la culture du tabou



Dans sa réflexion théologique, l’Église s’est emparée au XXe siècle de la question de la sexualité comme jamais auparavant

L’Église est-elle contre le sexe ? Aujourd’hui encore, le malentendu demeure : même parmi les chrétiens, beaucoup s’imaginent que l’enseignement de l’Église sur la sexualité se situe dans le registre du permis et du défendu.

Et pourtant, le XXe siècle a marqué un tournant décisif. « L’Église a dépassé la morale des confesseurs, qui entachait la sexualité de culpabilité », souligne le P. Philippe Bordeyne, doyen du Theologicum de l’Institut catholique de Paris, qui situe le pivot au concile Vatican II.


Non que le christianisme assimile intrinsèquement le sexe au péché – pour preuve le Cantique des Cantiques célébrant l’érotisme ou encore saint Thomas d’Aquin qui, dès le Moyen Âge, pense le plaisir sexuel comme « saint et bon, dans la mesure où il est voulu en même temps que l’acte visé » (c’est-à-dire la communion des époux dans la charité).

L’homme et la femme ont été créés sexués à dessein

Mais l’Église n’échappe pas au rigorisme moral qui culmine au XIXe siècle : subordonné à la procréation, l’acte sexuel est alors tout juste « toléré ». En 1965, Gaudium et spes va marquer une étape. La constitution pastorale réhabilite l’union conjugale, qui signifie et favorise « le don réciproque par lequel les époux s’enrichissent tous les deux dans la joie et la reconnaissance ».

Une révolution en germe dès les années 1930 : les mouvements d’Action catholique contribuent à l’émergence de la spiritualité conjugale et préparent le renouveau conciliaire. « Nous sommes imprégnés de permis et de défendu et nous distillons ce poison en permanence dans les réponses aux questions qui nous sont posées par des gens mariés. Pauvres de nous ! », reconnaît ainsi dès 1967, devant des prêtres, le P. Alphonse d’Heilly, membre fondateur du Cler marqué par ce courant. « C’est beaucoup plus exigeant de faire respecter les conditions de l’épanouissement du couple (1) », ajoute-t-il, n’hésitant pas à aborder les questions d’harmonie sexuelle, de plaisir de la femme, etc.


Il faut toutefois attendre Jean-Paul II et sa théologie du corps pour que se déploient pleinement les intuitions du Concile. La sexualité, affirme le pape polonais, n’est pas un accident, mais elle entre à part entière dans le projet de Dieu dès la Création. Plus encore, l’homme et la femme ont été créés sexués à dessein, afin que, jusque dans leur complémentarité sexuelle, ils reflètent l’image de Dieu.

Tout un travail d’intégration de l’apport des sciences humaines

Autrement dit, avance le philosophe Yves Semen, « un couple qui fait l’amour dans un don total de soi à l’autre est une icône vivante de la Trinité (2) ».

Une vision idéalisée de la sexualité ? « La théologie du don développée est très belle et on avait besoin d’entendre cette approche plus intimiste du couple, relève Philippe Bordeyne, mais il ne faudrait pas survaloriser ce discours mystique et oublier les vrais problèmes d’aujourd’hui pour gérer la sexualité dans la durée. »


La théologie morale a d’ailleurs fait tout un travail d’intégration de l’apport des sciences humaines. Figure phare de ce courant, le P. Xavier Thévenot (1938-2004) confronte les interrogations de l’homme à l’analyse de la psychanalyse et à l’éclairage de la Bible.

Une approche exigeante, quitte à paraître en décalage

Notamment la question délicate de l’homosexualité, à laquelle il consacre sa thèse. Le théologien moraliste refuse de parler de conduites « anormales » mais propose le terme « a-normatives », c’est-à-dire qui ne peuvent tenir lieu de normes, réaffirmant « la différence sexuelle comme une structure essentielle du processus d’humanisation ».

Plus largement, le prêtre salésien a su prendre en compte la notion très existentielle de l’échec dans la vie affective et sexuelle : « Xavier Thévenot, analyse le P. Bordeyne, a rappelé que le plaisir sexuel est une dimension de l’expérience humaine qui permet de résister à la tentation de la toute-puissance. » Il reste une grâce sur laquelle on n’a pas prise, avec des périodes fastes et d’autres beaucoup moins. Le projet de réussir son couple est « marqué au coin de la fragilité », résume-t-il.


Plus encore, dans une société qui tend à cantonner la sexualité et le couple à la sphère privée, il revient aujourd’hui à l’Église et aux théologiens de revisiter la responsabilité sociale du couple, la sexualité étant « à la jonction du plus intime et du plus social », rappelle le P. Bordeyne, auteur d’une
Éthique du mariage (3).

Si elle s’est emparée de la question comme jamais auparavant, l’Église n’a donc pas pour autant renoncé à une approche exigeante, quitte à paraître toujours en décalage avec le relativisme sexuel ambiant.


Marilyne CHAUMONT et Céline HOYEAU


(1)
Aimer en actes et en vérité, Saint-Paul/Cler, 17€.
(2)
La Sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 17€.
(3) DDB, 22 €.


« Étouffer les passions ne ferait que nous tuer spirituellement »

« La chasteté ne consiste pas d’abord dans la suppression du désir, au moins selon la tradition de saint Thomas d’Aquin. Le désir et les passions contiennent des vérités profondes sur ce que nous sommes et ce qui nous est nécessaire. Les étouffer ne ferait que nous tuer spirituellement, ou bien, un jour, nous faire dérailler. Nous devons éduquer nos désirs, ouvrir les yeux sur leur objet réel, les dégager des plaisirs mesquins. Nous devons désirer avec davantage de profondeur et davantage de clarté. Saint Thomas a écrit quelque chose qu’il serait facile de mal interpréter. Il dit que la chasteté consiste à vivre selon l’ordre de la raison. Cela semble bien froid et cérébral, comme si être chaste résidait entièrement dans le pouvoir de l’esprit. Mais, par ratio, Thomas voulait dire vivre dans le monde réel, selon la vérité des choses réelles. Cela veut dire vivre dans la réalité de ce que je suis et de ce que sont réellement les gens que j’aime. La passion et le désir peuvent nous entraîner à vivre dans l’imaginaire, tandis que la chasteté nous ramène sur terre, à voir les choses telles qu’elles sont. »

Extrait d’ Affectivité et Eucharistie, par le dominicain Timothy Radcliffe, Documentation catholique,2327.

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 14:39
Le pape invite à découvrir la grandeur et la beauté du mariage 

ROME, Jeudi 25 Mars 2010 (ZENIT.org) - A une époque où le mariage est souvent vu comme un « contrat à durée déterminée », Benoît XVI a invité les jeunes à redécouvrir la fidélité et le don de soi dans le mariage.


Dans le message adressé aux participants au 10e Forum international des jeunes, qui se déroule du 24 au 28 mars à Rocca di Papa, à quelques kilomètres de Rome, le pape a exhorté les jeunes à « découvrir la grandeur et la beauté du mariage ».


« La relation entre l'homme et la femme reflète l'amour divin de manière très spéciale, c'est pourquoi le lien conjugal a une dignité immense », a-t-il affirmé aux jeunes réunis pour réfléchir sur le thème « Apprendre à aimer ».


« A travers le sacrement du mariage, les époux sont unis par Dieu et par leur relation, ils manifestent l'amour du Christ, qui a donné sa vie pour le salut du monde ». « Dans un contexte culturel où beaucoup de personnes considèrent le mariage comme un contrat à durée déterminée, il est d'importance vitale de comprendre que l'amour véritable est fidèle, don de soi définitif », a-t-il affirmé.


Puisque le Christ « consacre l'amour des époux chrétiens et s'engage avec eux, non seulement cette fidélité est possible, mais elle est la voie pour entrer dans une charité toujours plus grande », a ajouté le pape. « Ainsi, dans la vie quotidienne de couple et de famille, les époux apprennent à aimer comme le Christ aime ».


A l'occasion de cette rencontre organisée tous les trois ans par le Conseil pontifical pour les laïcs, Benoît XVI a rappelé combien « l'homme est fait pour aimer ». « Sa vie n'est pleinement réalisée que si elle est vécue dans l'amour ».


Citant sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Ma vocation, c'est l'amour » (Manuscrit B), il a souhaité que les jeunes cherchent « de tous leur cœur à découvrir leur vocation à l'amour comme personnes et comme baptisés ». « C'est la clé de toute l'existence ».


S'adressant enfin aux jeunes représentants des 5 continents présents à cette rencontre, le pape les a appelés à être des « témoins » de ce qu'ils ont vu et entendu auprès des jeunes de leur âge. C'est une « véritable responsabilité » et l'Eglise « compte sur (vous) », a-t-il insisté, évoquant le « rôle important » qu'ils ont à jouer « dans l'évangélisation des jeunes de leurs pays ».


Marine Soreau

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:55
Dafra : Logiciel pour les méthodes naturelles de régulation des naissances

ROME, Mardi 16 Mars 2010 (ZENIT.org) - Créé à l'initiative de CLER Amour et Famille, association française reconnue pour sa formation aux méthodes naturelles de régulation des naissances, le logiciel Dafra se propose d'aider les couples qui font le choix de ces méthodes encouragées par l'Église catholique.


Depuis plus de 40 ans, CLER Amour et Famille enseigne via des moniteurs diplômés la méthode d'auto-observation (MAO) ou méthode symptothermique, basée sur l'observation de plusieurs signes de fertilité chez la femme : la glaire cervicale, la température et éventuellement l'état du col de l'utérus. Cette méthode permet ainsi aux couples qui le désirent de limiter ou de favoriser les naissances.


Le logiciel Dafra - le terme fait référence à une rivière sacrée du Burkina Faso dont le nom signifie « fertilité » - a été conçu pour faciliter la saisie de ces signes de fertilité et leur interprétation (période fertile ou infertile), rendue parfois difficile en raison des nombreux cas particuliers. Avec des graphiques clairs, précis et faciles à lire, la saisie des signes de fertilité s'en trouve facilitée.


« L'idée, c'était de proposer un équivalent informatique à la grille papier utilisée auparavant, pour permettre d'avoir un historique des relevés, une plus grande précision dans la notation », explique Alexis, programmeur du logiciel Dafra. Les couples disposent d'une signalétique précise, ce qui « permet de simplifier l'analyse » et d'affiner l'interprétation.

Un véritable « plus » pour cette méthode de régulation « théoriquement simple » mais que les « cas particuliers peuvent rendre complexe », ajoute Alexis.


Dafra propose aussi un double module d'interprétation de la fertilité : automatique (l'ordinateur donne son propre diagnostic) ou assistée (plus pédagogique, elle permet d'apprendre tout en gardant la main).


Avantage plus inattendu du logiciel, s'amuse à noter Alexis : « une implication plus grande des maris - souvent plus férus d'informatique - dans un domaine trop souvent considéré comme le pré-carré des femmes ».


Se former aux méthodes naturelles


Très simple d'utilisation, Dafra « demeure un outil » ajoute Alexis qui évoque l'importance, pour les couples, de « s'investir en amont » pour mieux connaître les MAO.


Ce que confirme Véronique Péridy, formatrice au CLER Amour et Famille, qui reçoit régulièrement des couples désirant se former aux méthodes naturelles de régulation des naissances. « On ne peut pas se passer de la formation avant d'utiliser Dafra ». Utiliser les MAO, « ce n'est pas que de la technique, c'est d'abord un mode de vie. Et cela nécessite de pouvoir en parler », explique-t-elle.


Principales difficultés pour les couples qui commencent cette méthode de régulation des naissances : « être sûrs de leur interprétation ». Le logiciel Dafra est pour cela une « aide précieuse », affirme encore Véronique Péridy. « Il va soit conforter les couples dans leur interprétation, soit leur expliquer leur erreur puisqu'une assistance va la corriger ».


Une seule contrainte, précise-t-elle enfin : celle de devoir ouvrir son ordinateur. « Mais si cela est compliqué pour certains, il y a la possibilité de transcrire le résultat sur papier et de reporter ensuite le tout sur l'ordinateur ».


Pour faciliter la notation, les créateurs du logiciel évoquent d'ailleurs le projet d'adapter le logiciel sur smartphones, ces téléphones de dernière génération tels que l'iPhone (d'Apple) et les mobiles basés sur Android (de Google).


Le logiciel Dafra est vendu en boîte CD par les Editions de l'Emmanuel au prix de 25 euros.

Il est aussi en vente par téléchargement sur le site www.dafra.info au prix de 17 euros.


Marine Soreau

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 18:20

L’Evangile pour le couple !...

 

 

Le contenu de ce site vous permettra de toucher de près combien l’Evangile du mariage, de la famille, de la sexualité, de l’amour ... vient rejoindre très concrètement l’intimité profonde, la soif existentielle personnelle et commune de la très grande majorité des jeunes, des conjoints, des hommes et des femmes qui s’aiment : l’Évangile et la foi chrétienne sont de puissants leviers pour grandir dans le don mutuel et l’alliance conjugale, expérience intense d’amour, de joie et de vie en crescendo à laquelle tant de couples aspirent aujourd’hui.

Le principe général de L’Évangile pour le Couple est très simple : chaque émission, chaque vidéo, chaque chapitre des livres présentés débute par un extrait d’un des 4 évangiles ; puis Alex et Maud Lauriot-Prévost se laissent ensemble interpeller (et bousculer !) par la Parole de Dieu et échangent à son sujet, en abordant différents thèmes qui s’y réfèrent : en quoi cet Évangile éclaire notre vie ? En quoi il répond à nos aspirations, à nos questions, à nos problèmes, ... ? ...

lien vers le site Evangile pour le couple
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Published by Dominique THIRY - dans Famille
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 10:22

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Le berceau d’une Sainte…

 

Son père voulait être moine, sa maman voulait être religieuse… Le Seigneur en a voulu autrement ! Louis et Zélie ont donné à l’humanité Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.


Louis découvre à vingt ans la vie monastique ; il ressent en lui un appel  très fort mais il ne peut y répondre ; sa demande de noviciat est refusée, faute de formation en latin.  Zélie, quant à elle, souhaite entrer en vie religieuse mais sa demande est tout comme pour Louis refusée ; la Mère supérieure ne reconnaît pas en elle la vocation.


 Sans se connaître Louis et Zélie acceptent ces portes fermées avec humilité et ne remettent nullement en question leur désir de servir Dieu par une vie chrétienne, dans le monde qui est le leur, lui, horloger… elle, dentellière.


Leur rencontre aboutit à construire une famille humble et pieuse, tournée vers les « petits » de Jésus, les pauvres, les mourants, une vie simple,  profonde et riche,  rythmée par les célébrations quotidiennes et les temps liturgiques. Neuf enfants naissent ; quatre meurent en bas âge en  ce XIX siècle tourmenté. Louis et Zélie  souffrent mais restent fermement attachés au Seigneur. Zélie, âgée de quarante-six ans,  est emportée par un cancer et Louis, soutenu par sa famille,  doit affronter le veuvage, tout en portant ses enfants.


Dans ce riche terreau nourricier, malgré les épreuves, grandit Thérèse. Elle entre au Carmel à quinze ans, meurt suite à une tuberculose, à vingt quatre ans ; Thérèse  propose une spiritualité innovante, qui marquera à jamais le Christianisme. Elle recherche la sainteté, non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien, en particulier les plus insignifiants. Tout pour elle doit être accompli pour l'Amour de Dieu.

Sainte Thérèse est  aujourd’hui pour tout chrétien la Sainte qui ne voulait que « Vivre d’Amour ».

 

« Je n'ai plus rien, que ma seule richesse

Vivre d'Amour ! »

 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

 

 

Source : Feu et Lumière, hors série N. 03 - 2009

 

Solange Kirsch

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 16:21

La place du beau-parent repensée en fonction de l’intérêt de l’enfant

MARIE BOËTON du Journal La Croix du 08 octobre 2009

Le député Jean Leonetti a remis hier au premier ministre son rapport sur l’autorité parentale. Celui-ci ne crée pas un statut du beauparent mais lui reconnaît des droits, qu’il soit hétéro ou homosexuel.

Après la polémique née en mars dernier à l’occasion de la présentation de l’avant-projet de loi sur le statut du beau-parent, l’UMP revoit sa copie. Dans l’optique de simplifier la vie des familles recomposées, la secrétaire d’État à la famille, Nadine Morano, avait en effet défendu un texte qui octroyait de nouveaux droits aux « tiers », c’est-à-dire au nouveau compagnon ou nouvelle compagne du père ou de la mère. Ce document avait heurté ceux qui redoutaient de voir les tiers remplacer de fait les parents biologiques. De plus, il évoquait les droits de ces beaux-parents au sein de « foyers composés de deux adultes du même sexe », ce qu’avaient dénoncé plusieurs élus de la majorité, Christine Boutin en tête (lire entretien page suivante). Ces derniers y voyaient en effet la reconnaissance, de façon détournée, de l’homoparentalité.


Autant de controverses que Jean Leonetti tente de désamorcer dans le rapport qu’il a remis hier à Matignon. Après l’audition d’une cinquantaine de spécialistes (pédopsychiatres, juges aux affaires familiales, représentants associatifs), le vice-président du groupe UMP à l’Assemblée nationale propose de bouleverser la philosophie du texte initial. Et ce, en plaçant l’intérêt supérieur de l’enfant, et non plus les revendications des beaux-parents, au cœur du futur dispositif. « Avant d’avoir des droits, les tiers ont avant tout des devoirs envers les plus jeunes, rappelle d’emblée le député. Voilà pourquoi je n’ai pas souhaité que ce texte crée un “statut” pour ces tiers. C’est aux deux parents biologiques qu’il revient en effet d’exercer l’autorité parentale. Ce qui ne les empêche pas, si l’intérêt de l’enfant l’exige, de décider ensemble de déléguer une partie de cette autorité à un tiers. » Voilà pour l’idée d’ensemble.


Restait ensuite à définir quel rôle accorder aux centaines de milliers de beaux-parents amenés, de fait, à élever les enfants de leur conjoint. Sur ce point aussi, le député UMP s’éloigne de l’avant-projet défendu par Nadine Morano. Ce dernier prévoyait qu’une convention élaborée entre les deux parents et le tiers puisse être homologuée par le juge. Une proposition dangereuse selon Jean Leonetti, qui redoute qu’elle se fasse au détriment de l’un des trois adultes ou, pire, de l’enfant lui-même. « C’est la raison pour laquelle je propose que les adultes recourent à la médiation familiale pour décider ensemble, et avec l’enfant, de la manière d’organiser cette délégation d’autorité. » Cette convention étant ensuite homologuée par un juge, qui contrôlera que celle-ci est bien conforme à l’intérêt de l’enfant.


Jean Leonetti propose par ailleurs que la médiation serve également à définir, au cas par cas, quels sont les « actes usuels et importants » de la vie de l’enfant dont le tiers pourra s’occuper. Ce que le premier texte ne précisait pas. « Chaque famille a, en fonction de son histoire et de ses valeurs, une perception très différente des actes de la vie quotidienne, explique le député. L’importance donnée aux notes obtenues par l’enfant, son inscription dans un club sportif, son désir d’avoir des piercings, tout cela diffère d’un foyer à l’autre. Il faut donc permettre aux parents de préciser lesquels peuvent être délégués à un tiers. »


Toujours dans la même optique, Jean Leonetti estime que c’est au juge de décider, en fonction de l’intérêt de l’enfant, s’il est souhaitable pour ce dernier d’entretenir ou non des liens affectifs avec un tiers avec qui il aurait pu nouer des liens par le passé. Sans que cela fasse obligation.


Jean Leonetti propose que « les adultes recourent à la médiation familiale pour décider ensemble, et avec l’enfant, de la manière d’organiser la délégation d’autorité. »


Ce texte accorde-t-il de fait de nouveaux droits aux couples homosexuels ? En fait, il ne fait pas de distinction entre tiers hétéro ou homosexuels. « Peu importe l’orientation sexuelle du tiers », précise Jean Leonetti. Ni statut ni discrimination, donc. Autrement dit, les couples homosexuels élevant de fait ensemble des enfants sont bien concernés par les aménagements proposés. « Mais soyons clairs, poursuit le député. Que le tiers soit hétérosexuel ou homosexuel, il n’est pas, à proprement parler, un parent de l’enfant : il ne fait qu’être le dépositaire d’une délégation d’autorité consentie par le père et la mère de l’enfant. »


Dernière précision : l’avant-projet de Nadine Morano ne parlait plus du « père » et de la « mère » de l’enfant, mais de ses « parents ». Un changement sémantique qui avait pu laisser penser que, derrière l’objectif affiché de reconnaissance du beau-parent, se profilait en fait une reconnaissance indirecte de l’homoparentalité. Jean Leonetti a voulu lever toute ambiguïté : il a rétabli les termes de « père » et « mère » qui figurent dans la loi de 2002 sur l’autorité parentale.

ENTRETIEN

«Ne pas créer un statut du beau-parent, c’est une très bonne chose»

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD)

RECUEILLI PAR MARIANNE GOMEZ

Ancienne ministre, Christine Boutin salue le rapport de Jean Leonetti, tout en promettant de veiller aux suites qui y seront données


Vous vous étiez inquiétée, avec d’autres parlementaires de la majorité, de l’avant-projet de loi de Nadine Morano sur les droits accordés aux beaux-parents. Êtes-vous rassurée par les propositions du député Jean Leonetti ?

CHRISTINE BOUTIN : Je salue la prudence de ce rapport, qui a bien cerné, à partir de plusieurs auditions, la complexité de la question. Jean Leonetti ne propose pas de statut du beau parent, ce qui est une très bonne chose. Pourquoi ? Parce que ce qui est en jeu dans un tel statut, c’est la place de la famille biologique par rapport à la famille sociale. La famille biologique, c’est le père et la mère. Le droit français s’est construit sur cette réalité. C’est tellement vrai que l’on a créé l’adoption plénière, qui permet de donner à l’enfant adopté le nom de ses parents adoptifs, sur le modèle de la famille biologique. Si l’on introduit un tiers dans cette relation, c’est tout cet ensemble qui se lézarde ! Jean Leonetti a évité cet écueil. Si le gouvernement le suit, je dis bravo !


Le rapport propose que l’on confie à la médiation le soin de définir les actes éducatifs qui peuvent être partiellement délégués à l’adulte tiers. Cela vous paraît-il une bonne idée ?

C’est une très bonne formule. Je crois beaucoup à la médiation, et je l’ai encouragée dans les Yvelines.

« Que l’adulte tiers ait des droits, d’accord. Mais dans certaines limites. »

Elle peut permettre que la séparation se fasse de façon pacifiée et que l’enfant ne devienne pas l’objet d’une querelle. Le médiateur et le juge sont aussi une garantie contre certaines dérives. Que l’adulte tiers ait des droits, d’accord. Mais dans certaines limites.

Deux exemples me viennent à l’esprit : celui d’une jeune fille de 15 ans invitée à passer un mois de vacances chez son père et la compagne de celui-ci. Cette compagne, pour amadouer la jeune fille, qui se trouvait un peu ronde, lui a offert une séance de liposuccion, sans en informer sa mère ! On m’a aussi rapporté l’histoire d’un garçonnet de 5 ans, tout blond, qui est revenu tête rasée d’un week-end chez son père ! De telles histoires ne sont pas rares. C’est grave !


Le précédent projet avait été suspecté d’ouvrir la voie à une reconnaissance de l’homoparentalité. Que pensez-vous de celui-ci, qui ne distingue pas les couples en fonction de leur orientation sexuelle ?

C’est d’une grande habileté politique. Mais l’erreur, à mon sens, serait de se focaliser sur la question des couples homosexuels. Ce qu’il ne faut pas, c’est autoriser des conventions passées entre adultes, sans aucun contrôle. Mais que l’on facilite la vie des Français, oui.


Au final, vous approuvez ce rapport sans réserve ?

Je l’approuve, mais ce n’est qu’un rapport. Le Parti chrétien-démocrate sera très attentif aux suites qui y seront données. Les Français ne savent plus où ils en sont. Il y a la crise, le chômage, les problèmes d’argent, etc. Ce n’est pas le moment de venir ébranler leurs fondamentaux.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 09:25

Pour le card. Antonelli, une famille stable apporte des bienfaits sociaux

Intervention du président du Conseil pontifical pour la famille

ROME, Mercredi 6 mai 2009 (ZENIT.org) - « Le Conseil pontifical pour la famille étudie la possibilité d'encourager, dans plusieurs pays, des recherches sur les bienfaits sociaux apportés par la famille, afin de sensibiliser l'opinion publique et politique à la soutenir ».


C'est ce qu'a annoncé le cardinal Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille, lors de son intervention à la faculté théologique de Salamanque, en Espagne.


L'Osservatore Romano daté du 6 mai a rapporté l'intervention du cardinal Antonelli, soulignant combien pour ce dernier, « la famille saine produit des 'bienfaits' : les enfants, dont dépendent l'avenir de la société, une vie satisfaisante pour tous ses membres, l'éducation à l'amour et aux multiples vertus humaines et sociales, la transmission de la langue, du patrimoine culturel de la nation, de la foi religieuse ».


Et cela « contrairement à la famille malade, incomplète ou désagrégée, à laquelle sont imputables des dommages sociaux comme la baisse des naissances, la marginalisation des plus faibles, l'insécurité, la dépression, le caractère querelleur, les déviances, la conflictualité ».

« Pour soutenir cette thèse, le cardinal Antonelli a cité des données statistiques intéressantes », a encore rapporté le quotidien du Saint-Siège. Tout en faisant référence à des pays très différents entre eux - Canada, Etats-Unis, Guatemala, Chili - les pourcentages donnent des indications convergentes sur la contribution des familles à la société.


Ainsi, il résulte partout que le couple homme-femme uni dans un mariage stable et durable offre des avantages sociaux plus importants par rapport aux unions de fait et aux mères seules.


« Le couple marié comporte pour les enfants de plus grandes possibilités d'éducation, une fréquentation plus assidue à l'école, une meilleure réussite dans les études et dans le travail, une probabilité moindre de délinquance, une consommation moindre de cigarettes, alcool et drogue », rapporte encore le quotidien du Saint-Siège. « Il comporte aussi moins de mortalité infantile, une meilleure santé physique et un équilibre psychologique pour les enfants et pour les parents, moins de dépression pour les femmes, moins de suicides, (...), moins de coûts sociaux pour l'Etat ».


Et de conclure : « Se fondant sur de telles recherches, il semble vérifiable que les familles saines contribuent à créer des biens relationnels et économiques et donc à encourager cohésion et développement ».


« Il est donc d'intérêt public que la famille soit fondée sur le mariage et soit stable ».

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