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  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

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Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 09:38
« L’Eglise catholique et le communisme en Europe », par le prof. Chenaux
« De Lénine à Jean-Paul II », publication au Cerf

ROME, Mercredi 9 décembre 2009 (ZENIT.org) - « L'Eglise catholique et le communisme en Europe (1917-1989). De Lénine à Jean-Paul II » : c'est le titre de la passionnante enquête historique que le professeur Philippe Chenaux publie aux éditions du Cerf, au moment où l'Europe réfléchit aux causes et aux conséquences de la Chute du Mur de Berlin. Un éclairage à ne pas manquer.


Zenit - Philippe Chenaux, vous êtes professeur d'histoire de l'Eglise moderne et contemporaine à l'université pontificale du Latran, à Rome. Et vous publiez aux éditions du Cerf une analyse passionnante intitulée « L'Eglise catholique et le communisme en Europe (1917-1989) », avec pour sous-titre « De Lénine à Jean-Paul II ». Pourquoi ces deux dates 1917 et 1989 ?


Prof. Philippe Chenaux - La première, 1917, est l'année des deux révolutions russes : celle de février qui marque la chute du tsarisme, celle d'octobre qui porte au pouvoir Lénine et les bolcheviques. La seconde, 1989, est l'année de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement du communisme dans les pays de l'Europe de l'Est. Ce qu'on a pu appelé « le court XXème siècle » tient entre ces deux dates.

Zenit - Après un chapitre sur l'Eglise et la révolution, vous parlez du « mirage russe » : en quoi consiste-t-il ?

Prof. Philippe Chenaux - La chute de la dynastie des Romanov, protecteur traditionnel de l'orthodoxie, est accueillie « sans déplaisir » au Vatican après la première révolution de février. Elle fait même renaître le rêve de la conversion de la Russie schismatique à la foi catholique romaine. C'est ce que j'appelle le « mirage russe » qui devait largement conditionner la politique du Saint-Siège à l'égard du Kremlin dans les années vingt. Il conduisit à la recherche d'un accord de type concordataire avec le gouvernement soviétique et, devant l'impossibilité d'arriver à un accord de ce type, à la tentative de pénétration clandestine mise en œuvre par le jésuite français Mgr Michel d'Herbigny.

Zenit - Et qu'est-ce que vous entendez par la « main tendue » ? Puis que le « refus de la « croisade » ?

Prof. Philippe Chenaux - La politique de la « main tendue » est la politique d'ouverture du Parti communiste français à l'égard des catholiques. On se souvient du fameux appel de Maurice Thorez, le secrétaire général du parti, à la veille des élections de 1936. Cette offre de collaboration reçut des réponses diverses, mais le Vatican de Pie XI y opposa une fin de non recevoir dans l'encyclique Divini Redemptoris (1937) qui définit le communisme comme une idéologie « intrinsèquement perverse ». Le « refus de la croisade » indique le refus du même Pie XI d'appeler à la guerre sainte contre le communisme lors de la guerre civile espagnole. On retrouvera cette même attitude de réserve chez Pie XII pendant la deuxième guerre mondiale et dans les débuts de la guerre froide.


Zenit - Après cette première partie intitulée « entre Charybde et Scylla (1917-1945) », vous évoquez « L'Eglise en guerre froide (1945-1958) », et ce que vous appelez les « crises du progressisme chrétien » : qu'est-ce qui caractérise cette époque ?


Prof. Philippe Chenaux - C'est la période la plus dure de l'affrontement entre l'Eglise et le communisme au XXème siècle. L'Eglise est attaquée de toutes parts : à l'Ouest la montée en puissance des partis communistes lors des premières consultations électorales d'après-guerre en France et en Italie laisse craindre le pire, à l'Est l'arrivée au pouvoir des communistes marque le début d'une politique d'intimidations et de persécutions. En 1949, un décret du Saint-Office interdira toute forme de collaboration avec le communisme sous peine d'excommunication. La « tendance  d'alliance » avec le communisme continuera malgré tout de prévaloir dans certains milieux catholiques en France et obligera le Vatican à intervenir. La plus grave des crises du progressisme chrétien sera celle des prêtres-ouvriers en 1954.

Zenit - Puis viennent le « dégel » et la « chute » (1959-1989) : avec tout d'abord la « révolution » de Jean XXIII : pourquoi « révolution » ?


Prof. Philippe Chenaux - Le mot est peut-être abusif. Il veut simplement indiquer qu'avec l'élection d'Angelo Roncalli quelque chose change dans l'attitude de l'Eglise à l'égard du communisme. Il n'est plus question d'anathèmes et de condamnations, mais de dialogue et de paix. Le pape réussit en quelque mois à établir un climat de confiance dans les relations avec Moscou, allant jusqu'à recevoir au Vatican le gendre de Khrouchtchev et sa fille, en mars 1963. Le concile Vatican II ne prononcera pas de nouvelle condamnation formelle du communisme comme le souhaitaient pourtant de nombreux pères conciliaires.

Zenit - Comment caractériser « l'Ostpolitik » du Vatican ?


Prof. Philippe Chenaux - La mise en œuvre de ce qu'on appelle l'Ostpolitik du Vatican s'inscrit dans le droit fil de ces efforts pour promouvoir la paix et la détente. On entend par là la poursuite d'une politique d'accords limités avec les pays de l'Est communiste visant à garantir la survie de l'Eglise institutionnelle dans ces pays. Cette politique, initiée par Jean XXIII et continuée par Paul VI malgré les doutes et le peu de résultats concrets, sera l'objet de critiques à l'intérieur même de l'Eglise, notamment dans les milieux de l'émigration. Elle permettra au Vatican d'être associé dès le départ au processus qui conduira à l'adoption des fameux accords d'Helsinki en août 1975. Le grand artisan de cette politique de détente sera le futur cardinal Agostino Casaroli.


Zenit - Pourquoi parler de « la fin d'une illusion » ?


Prof. Philippe Chenaux - J'utilise cette expression en référence au grand livre de François Furet « Le passé d'une illusion. Essai sur l'idée communiste au XXème siècle » publié en 1995. Il montre bien que l'illusion communiste, c'est-à-dire l'illusion d'un avenir radieux et d'une société sans classes, prend fin en Occident dans les années 1970 avec la parution de l'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne. L'anticommunisme devient à partir de là la seule attitude moralement acceptable pour les intellectuels.

Zenit - Pour Lech Walesa, la chute du Mur de Berlin est due surtout à l'influence de Jean-Paul II, d'autres acteurs de l'époque comme Gorbatchev sont plus nuancés. Comment l'historien que vous êtes évalue-t-il cette influence et celle de la Pologne ?


Prof. Philippe Chenaux - On ne peut nier que le mouvement qui a conduit à l'effondrement du système communiste dans les pays de l'Est est parti de la Pologne. Le rôle du pape Jean-Paul II a été à cet égard décisif. Par ses voyages successifs dans sa patrie, il a réussi à redonner confiance au peuple polonais dans sa capacité à reprendre en mains sa propre histoire. Le soutien qu'il a apporté à Solidarnosc a été sans faille. Cela dit, il est évident que sans l'arrivée au pouvoir à Moscou d'un homme comme Gorbatchev les choses n'auraient pas évolué de la même façon.

Zenit - La quatrième de couverture de votre livre évoque cette hypothèse « provocante » : le communisme, dernière hérésie du christianisme. Pouvez-vous expliquer cela ?


Prof. Philippe Chenaux - Je fais mien un jugement de Maritain cité en exergue du livre qui présente le communisme comme « la dernière hérésie chrétienne ». Je crois en effet qu'on ne peut pas penser le communisme en dehors d'une culture qui est la culture judéo-chrétienne. Comme dit Maritain, on trouve dans les valeurs du communisme (justice sociale, égalité, communauté, etc.) mais aussi dans l'espérance temporelle qu'il a suscité un « résidu » de l'héritage judéo-chrétien détaché de tout le reste de cet héritage et inséré, pour ainsi dire, dans une conception matérialiste athée de l'existence et de l'histoire. C'est ce résidu qui explique une bonne partie de son formidable pouvoir d'attraction sur les masses en Occident.


Propos recueillis par Anita S. Bourdin

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 09:34
Lettre du card. Hummes aux prêtres du monde pour Noël
Une « Heure eucharistique et mariale » à Sainte-Marie-Majeure

ROME, Mercredi 9 décembre 2009 (ZENIT.org) - Une « Heure eucharistique et mariale », est célébrée à Rome, le premier jeudi du mois, pendant l'Année Sacerdotale, à 16 heures, en la basilique de Sainte-Marie-Majeure.

Dans le cadre de l'Année sacerdotale, et à l'occasion de Noël, le cardinal Cláudio Hummes, préfet de la congrégation pour le Clergé, publie cette lettre aux prêtres dans laquelle il évoque notamment cette célébration.


Lettre aux prêtres, décembre 2009, Année sacerdotale


Chers Prêtres,


         dans la vie du Prêtre, la prière occupe nécessairement l'une des places centrales. Ce n'est pas difficile à comprendre, parce que la prière cultive l'intimité du disciple avec son Maître, Jésus-Christ. Nous savons tous comment, lorsqu'elle s'évanouit, la foi s'affaiblit et le ministère perd contenu et sens. La conséquence existentielle pour le Prêtre sera d'avoir moins de joie et moins de bonheur dans le ministère de chaque jour. C'est comme si, sur la route à la suite de Jésus, le Prêtre, qui marche avec beaucoup d'autres, commençait à prendre toujours plus de retard et s'éloignait ainsi du Maître, jusqu'à le perdre de vue à l'horizon. Dès lors, il se retrouve égaré et vacillant.


         Saint Jean Chrysostome, dans une homélie commentant la Première Lettre de Paul à Timothée, avertit avec sagesse : « Le diable s'acharne contre le pasteur [...]. En effet, s'il tue les brebis le troupeau diminue, mais s'il élimine le pasteur, il détruira tout le troupeau ». Ce commentaire fait penser à beaucoup de situations actuelles.  Chrysostome nous met en garde : la diminution des pasteurs fait et fera baisser toujours plus le nombre des fidèles et des communautés. Sans pasteurs, nos communautés seront détruites !


         Mais ici je voudrais d'abord parler de la prière, nécessaire pour que, comme dirait Chrysostome, les pasteurs soient vainqueurs du diable et ne s'évanouissent pas. Vraiment, sans la nourriture essentielle de la prière, le Prêtre tombe malade, le disciple ne trouve pas la force pour suivre le Maître, et ainsi il meurt de dénutrition. Par conséquent, son troupeau se disperse et meurt à son tour.


         En effet, chaque Prêtre a une référence essentielle à la communauté ecclésiale. Il est un disciple très spécial de Jésus, qui l'a appelé et, par le sacrement de l'Ordre, se l'est configuré, comme Tête et Pasteur de l'Église. Le Christ est l'unique Pasteur, mais il a voulu faire participer à Son ministère les Douze et leurs Successeurs, à travers lesquels les Prêtres également, quoique à un degré inférieur, sont rendus participants de ce sacrement ; de sorte qu'ils participent eux aussi, d'une manière qui leur est propre, au ministère du Christ, Tête et Pasteur. Cela comporte un lien essentiel du Prêtre avec la communauté ecclésiale. Il ne peut pas ne pas tenir compte de cette responsabilité, vu que la communauté sans pasteur meurt. Au contraire, à l'exemple de Moïse, il doit garder les bras levés vers le ciel, en prière, pour que le peuple ne périsse pas.


         Le Prêtre donc, pour rester fidèle au Christ et fidèle à la communauté, a besoin d'être un homme de prière, un homme qui vit dans l'intimité du Seigneur. Il a le besoin en outre d'être réconforté par la prière de l'Église et de chaque chrétien. Que les brebis prient donc pour leur pasteur ! Lorsque, cependant, le Pasteur lui-même se rend compte que sa vie de prière s'affaiblit, il est temps de s'adresser à l'Esprit Saint et de demander avec l'esprit du pauvre. L'Esprit rallumera le feu en son coeur. Il rallumera la passion et l'enchantement envers le Seigneur, qui est resté là et qui veut dîner avec lui !


         En cette Année Sacerdotale, nous voulons prier, avec persévérance et beaucoup d'amour, pour les Prêtres et avec les Prêtres. À cette intention, la Congrégation pour le Clergé, chaque premier Jeudi du mois, pendant l'Année Sacerdotale, à 16 heures, célèbre une Heure eucharistique et mariale, dans la Basilique de Sainte-Marie-Majeure, à Rome, pour les Prêtres et avec les Prêtres. Beaucoup de gens viennent, avec joie, prier avec nous.


         Très chers Prêtres, la Noël de Jésus-Christ s'approche. Je voudrais présenter à vous tous mes vœux les meilleurs et les plus fervents d'un Bon Noël et d'une heureuse Année 2010. Dans la crèche l'Enfant Jésus nous invite à renouveler envers Lui l'intimité de l'ami et du disciple, pour nous envoyer de nouveau comme ses évangélisateurs !


Cardinal Cláudio Hummes

Préfet de la Congrégation pour le Clergé

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Published by Zenit - dans Paroles de vie
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 10:39

Il ne faut pas se voiler la face, ce vote est l’expression d’un ressenti qui va bien plus loin que la Suisse et que l’on peut rencontrer chez nous, voire en nous. L’Islam fait peur. Les raisons de ce sentiment de peur sont multiples.

Inutile d’insister sur le rôle du fondamentalisme et du terrorisme islamiques qui provoquent peur  chez nous et souffrance chez la plupart des musulmans.

Ce n’est pas une découverte de parler de l’individualisme dans nos sociétés sécularisées. C’est pourtant dans cet individualisme que se situe une des sources de notre peur. Au moment où chacun se définit religieusement, spirituellement, éthiquement par lui-même, il se retrouve seul et donc isolé face à ce qui est ressenti comme un groupe qui a d’autres références que les siennes. Si généralement on s’accommode des Eglises chrétiennes considérées comme en perte de vitesse, il n’en va pas de même pour un Islam perçu comme conquérant et solide dans ses convictions. Il y a là comme un aveu des limites de cette sécularisation individualisée qui se bâtit sur l’individu et ses besoins du moment. Ce relativisme demande à l’individu de trouver en lui-même ses certitudes et ses références. Le résultat n’est-il pas trop souvent la solitude personnelle et l’inconsistance des repères, valeurs et convictions de chacun ?

Nous sommes dans un état laïc. La laïcité permet à chacun de vivre et d’exprimer sa religion ou ses convictions dans le respect et la liberté des autres. La vertu de laïcité c’est la tolérance. Celle-ci ne peut être vécue que grâce à l’intelligence qui permet l’accueil de la différence, le dialogue qui créé le partage, et la conviction qui fait exister et qu’on a quelque chose à dire. Les trois sont indissociables. Or peu de personnes de ce point de vue sont en capacité d’être tolérantes. Les gens ordinaires sont sur le registre de la méfiance, les politiques et les médias se piégent dans le sensationnel et la course à l’actualité, le législateur est sollicité pour édicter des interdits sensés protéger la société. Le résultat de cet état de fait renvoie malheureusement à une image de la laïcité qui se résumerait à un certain nombre d’interdits religieux. Elle n’est plus porteuse d’un projet de bien vivre ensemble, mais un moyen de se défendre contre d’autres.

Le débat autour de l’Islam renvoie à la question de la migration, récente et plus ancienne. L’Islam en nos pays est ressentie comme une religion d’étrangers. C’était vrai mais aujourd’hui nombreux sont les musulmans nés en France de parents eux-mêmes français parce que nés aussi en France ou ayant grandit en France. De quel droit interdira-t-on à certains citoyens ce qu’on autorise à d’autres. Par ailleurs l’Islam en France est multiple, on y rencontre les maghrébins, les africains, les turcs, ceux originaires des pays de l’Est, d’Irak, d’Iran, d’Afghanistan, du Liban…et tous ceux évoqués ci-dessus. Ils sont si divers qu’ils sont souvent dans l’incapacité de communiquer entre eux…Attention aux amalgames faciles. Nous ne ferons pas l’économie dans notre société confrontée à la mondialisation de la rencontre avec l’étranger. Et nous aussi, nous sommes des étrangers pour d’autres.

Le Concile Vatican II a défini la position chrétienne sur les « religions non chrétiennes » dans le décret « Nostra Aetate ». Prenant acte de la mondialisation naissante et des brassages que cela impliquait, les pères de l’Eglise reconnaissaient dans ces religions des chemins vers Dieu. Dieu n’appartient à personne sinon à lui-même. Il nous donne des chemins vers lui. Ces chemins ne sont pas identiques et tous ne se valent pas en tout. Mais ils permettent de se mettre en route vers lui. Pas question de relativiser notre foi en Jésus Christ, Fils de Dieu. Nous sommes invités à reconnaître que nous côtoyons en eux des croyants authentiques et sincères. Ceux qui pratiquent le dialogue interreligieux savent combien celui-ci est riche à condition de le pratiquer avec tolérance, c'est-à-dire d’accueillir l’autre, découvrir ensemble et réciproquement ce qui nous réunit et ce qui nous sépare, chercher à comprendre la démarche de l’autre et approfondir sa propre foi. Alors on est capable d’aborder aussi les questions qui fâchent. Nos désir et objectif sont de vivre dans la sérénité et le respect mutuel. A partir de là, pourquoi pas un peu d’émulation et stimulation ?

Ne renions pas nos propres valeurs. Elles s’appellent conviction et foi, laïcité et tolérance, et donc accueil de l’autre.

Gérard Schaeffer
Vicaire épiscopal
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:06

Fête de l’Immaculée Conception – Merci Marie !

 

 


 

Le 8 décembre marque la fête de l'Immaculée Conception. La célébration de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie - située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l'Avent - nous rappelle la destinée unique de cette femme choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l'enfant qu'elle a porté, Jésus, en qui s'est totalement manifesté le Dieu vivant.

 

Depuis de nombreuses années, le 8 décembre, la « Fête des Lumières » connaît un franc succès à Lyon : des millions de Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et se retrouvent pour déambuler dans les rues de la ville. Dans notre diocèse également, des animations sont prévues demain afin de fêter Marie : marches des lumières suivie d’une veillée à Metz-Queuleu, procession mariale aux flambeaux vers la Grotte puis messe à l’église de Gandrange, pèlerinages au Foyer Notre-Dame de Saint-Avold et au Sanctuaire du Blauberg de Sarreguemines… Retrouvez plus d’informations sur http://metz.catholique.fr

 

En ce 8 décembre, nous invitons tous les Mosellans à illuminer leurs fenêtres pour remercier Marie !

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 16:53


















































































Dans le désert... mais pas seuls!
 

Lors de la messe du deuxième dimanche de l'Avent à Terville, devant les enfants de la Première Communion et leurs familles au grand complet, l'abbé Dominique a expliqué aux enfants l'Evangile du jour, et rappelé que c'est dans le silence de nos coeurs que Jésus vient nous rejoindre. Le désert intérieur à l'abri de tous les tumultes de la vie quotidienne est nécessaire, pour que  l'Emmanuel puisse venir "crécher" au plus profond de nous-mêmes...

 
L'abbé Dominique a aussi souligné que si le désert est propice à la rencontre de Dieu, celle-ci ne se fait pourtant pas dans la solitude, mais bien grâce à la communauté.

 La paroisse de Veymerange Elange a mis cela en pratique dans l'après midi de ce deuxième dimanche de l'Avent, en se retrouvant après la messe. La salle de Veymerange était remplie pour le repas paroissial, une très bonne choucroute, suivi d'une tombola, qui a réjoui petits et grands.  

Oublier son quotidien, prendre du temps pour se préparer ensemble à fêter dans la joie la Nativité est aussi, comme le dit Jean le Baptiste, "préparer le chemin du Seigneur, aplanir ses sentiers".

Solange Kirsch
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Published by Dominique THIRY - dans Faire la fête
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 22:14
En cette année sacerdotale, voici une petite vidéo qui présente de façon originale la vocation sacerdotale:

Cliquez sur ce lien: lien vers la vidéo




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Published by Dominique THIRY - dans Vocations
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 10:12





















"Laissez venir à moi les petits enfants..."
 

Ces paroles de Jésus ont résonné très fort lors de la journée Katékids de mercredi 2 décembre au sein de la communauté du Bon Pasteur...
  Dans la petite chapelle de Beuvange, les mots sortis spontanément de la bouche des enfants ont montré combien leur âme est déjà touchée profondément par l'amour du Christ... "Jésus nous aime", "Jésus a donné sa vie par amour", "Jésus est proche de nous"...  

Par leurs témoignages de foi, ces enfants Sages, ont touché le coeur des animateurs ... 
  "La vérité sort de la bouche des enfants", dit le dicton... il est impossible de ne pas adhérer à cela... car l'innocence est bien le plus pur écrin pour pouvoir accueillir l'Amour de Dieu.  

Que de paix, d'amour, de joie ressentis lors de cette journée de préparation à la première Communion!
  Rendons grâce à Dieu... il ouvre Sa main et nous comble de richesses!


Solange Kirsch


PROGRAMME

 

 

Début à 9 h 30 :  Centre St Michel

 

 

●   9 h 30    :  Accueil, appel

 

●   9 h 45    :  Départ en petits groupes vers la chapelle de Beuvange ss St  Michel       

 

●   10 h 00  :  15 mn de répétition de chant

                      Célébration de la Parole

 

●   11 h 15  :  fin de la célébration, départ vers Centre St Michel

 

●   11 h 40  :  retour sur la célébration (10-15 mn : temps mystagogique)

 

 Récréation 20 mn         

 

●   12 h 15  :  repas

 

●   13 h 50  :  1) Musique sans parole, projection de l’image : l’Annonciation

                      2) Proclamation de l’Evangile de l’Annonciation – Lc 1, 26-38

   3) Commentaire d’Evangile : en questionnant les enfants sur la  scène qui se déroule :  qui est qui, pourquoi ils sont là …

   4) Chant « Je vous salue Marie »

 

●   14 h 25 :    répétition de chants de louange pour la veillée de Noël

 

●   15h00   :          --  atelier étoile de Noël

                            --  atelier Ange de Noël

                            --  atelier carte autour du « Je vous salue Marie »

 

●   16 h 00   :  goûter

 

●   16 h 30   :  fin

 

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Published by Dominique THIRY - dans Première Communion
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:25

La Voix d'Avent !

 

 

 

Quels sont les obstacles à abattre, les éboulements à déblayer, pour libérer la voie à cette nouvelle espérance semée pendant la nuit de Noël ? Jean-Baptiste est un maître en la matière : "Préparez le chemin, aplanissez la route, produisez un fruit qui exprime votre conversion!"

Comme Jean (qui signifie "Dieu a fait grâce"), nous avons reçu un nom à notre baptême. Tous, nous avons reçu le beau nom de chrétien, celui de Christ. Nous sommes invités à nous laisser saisir par le projet du Christ sur chacun de nous. C’est pour cette raison que la foi est une naissance ! Dieu n’a pas sur nous un projet arrêté, mais un rêve; qu’il laisse à notre liberté le soin de réaliser. Oui, la foi prend souvent l’allure d’une renaissance !

 

Le baptême peut alors résonner en nous comme une réponse à un appel. Baptisés, nous savons que Dieu attend et espère quelque chose de nous.

Jésus ne fait plus venir les gens au désert. Il va les rejoindre dans ce qu’ils vivent, dans leurs souffrances, maladies, révoltes. Il nous invite à rentrer au plus profond de nous-mêmes. Et le 1er travail de ce temps d’Avent, c'est de nous rendre présents à nous-mêmes, de revenir au centre de nous-mêmes. Car c’est là le lieu de toute rencontre, de tout amour, de tout pardon, de tout changement.

Devant les silences dans notre société (qui sont autant de cris de souffrance), qui défigurent l’homme et donc Dieu, demeurons des présences parlantes qui transfigurent. Notre monde n’est pas une culture sans voix.

Chaque instant nous invite à devenir, à notre tour, des croyants porteurs d’une parole unique et forte. Le monde a besoin de porte-voix, responsables et authentiques, pour aujourd’hui ; de témoins, qui se mouillent malgré leurs faiblesses. Dieu a besoin de témoins humbles ; mais surtout, joyeux et confiants en l’avenir.

Vivre son baptême est un vaste chantier à réaliser pour que tous, nous puissions bondir vers l'espérance qui redonne sens à notre vie, espérance dans laquelle nous réapprenons à nous émerveiller devant les personnes et les événements, dans notre quotidien.              

                      

Eric Schneider                                                    

 

 


Samedi

5 décembre

Férie

Messe à 18h30 à VEYMERANGE

[Carmelo SGRO ]

Dimanche

6 décembre

2ème DIMANCHE DE L’AVENT

Messe à 9h00 à BEUVANGE

[Eugène KARMEYER ; Jean-Claude KLEIN ]

 

Messe à 10h30 à TERVILLE – Messe des Familles

[Jean-Marie MIELCAREK et ses parents ; Famille SONDAG ; Xavier et Marie DUMONT]

Lundi 

7 décembre

St Ambroise

Mardi

8 décembre

Immaculée Conception de la Vierge Marie - Solennité

Messe à 18h30 à TERVILLE

Mercredi

9 décembre

St Pierre Fourier

Jeudi

10 décembre

Férie

Messe à 18h30 à TERVILLE

[Marie et Jean KIRCHER ; Intention particulière ]

Vendredi

11 décembre

St Damase

Pas de messe à Beuvange

Samedi

12 décembre

Férie

Messe à 18h30 à VEYMERANGE

Dimanche

13 décembre

3ème DIMANCHE DE L’AVENT

Messe à 10h30 à TERVILLE

[Lucette PERRIN ; Anne et Aloyse VIDMAR ;

Famille Adrien HESLING ; Famille Georges GAILLARD ]

 

Baptême à 11h45 à Veymerange d’Audrey DARIDAN

 

DECORATION FLORALE DE L'AVENT

à VEYMERANGE  -  2ème dimanche

 

"Tout homme verra le salut de Dieu. A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur"(Lc 3,4-6

 

            « Il n’est pas facile de déblayer, de redresser nos routes de vie, d’aplanir les montagnes de notre orgueil, de combler les ravins de nos désespérances »

            Une deuxième couronne verte de lierre, de santinis, autour du photophore, le tout légèrement surélevé, entourant le photophore.         

 

Méditation silencieuse après la communion :

 

            "Préparez les chemins du Seigneur,

              aplanissez sa route".

Seigneur, dans le silence, convertis mon cœur !

 

 

 

Face aux mutations du monde, chrétien, dis-nous tes craintes et ton espérance !

 

FORUM: samedi 6 mars 2010 à Metz-Congrès (anciennement Foire Expo)

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Agissons ensemble, partenaires de l’Apostolat des laîcs et communautés de paroisses.

 

8h30 – Accueil.  9h00 - Lancement de la journée par Jean DECOMPS, délégué Diocésain à l’Apostolat des Laïcs. 9h20 à midi : - Le vécu des participants - Remontées des rencontres d’automne en archiprêtrés - Regard sur la situation actuelle en Lorraine - Intervention de Roger CAYZELLE, Président du Conseil Économique et Social de Lorraine - L’Encyclique Caritas in Veritate, avec Jacques TURCK, ancien directeur du Service Famille et Société de la Conférence des Evêques de France. Repas servi sur place. 13h45 à 17h30 : Passer des craintes à l’espérance - Intervention de Guy AURENCHE, Président national du C.C.F.D. - Terre Solidaire - Table ronde avec Mgr Marc STENGER, Évêque de Troyes et Président de Pax Christi France ; Anne Marie DUMONT, experte auprès de la Communauté Européenne ; et Roger BRIESCH, Ancien Président du Comité Économique et Social Européen - Dialogue avec la salle. 17h30 : Eucharistie présidée par Mgr Pierre RAFFIN. 18h30 : Clôture de la journée

 

Plus qu’un temps fort,  c’est toute une démarche ! Depuis Octobre 2009, des réunions préparatoires sont organisées dans les 27 archiprêtrés du diocèse pour toutes les personnes intéressées, avec des représentants des communautés de paroisses et des partenaires de l’Apostolat des Laïcs. Le samedi 6 mars 2010 à Metz-Congrès (anciennement Foire Expo), une journée pour se dire, écouter le vécu d’autres personnes, et entendre des grands témoins.  Participation aux frais : 15€ à régler dès l’inscription (journée + transport par bus + repas + l’accueil éventuel des enfants de 6 à 12 ans / repas tiré du sac pour les enfants).

Après ce forum, une dynamique en route … A partir des échanges de la journée, un message sera proposé à toutes les communautés de paroisses et aux partenaires de l’Apostolat des Laïcs. Dans les semaines qui suivront, des participants pourront lire ce message dans toutes les églises du diocèse. Dix ans après la promulgation du Projet Pastoral Diocésain, prenons un nouvel élan !

%—————————————————————————————————                          Bulletin d’inscription                      Inscrivez-vous très rapidement ! Avant le 10 décembre 2009

 

A retourner à la D.D.A.L., Maison Diocésaine, 4 avenue Jean XXIII, 57000 Metz-ou  au presbytère  de Veymerange,  accompagné du règlement de votre participation individuelle, par chèque bancaire à l’ordre de l’Evêché de Metz.

 

Nom ..................................................................     Prénom ....................................................................

Adresse....................................................................................................................................................

Responsabilité en communauté de paroisses  ........................................................................................

ou/et Mouvement / association / service : ..............................................................................................

Tél .....................................Mobile  ...................................... Courriel .......................................................

Souhaitez-vous être transporté(es) en bus : non £ oui £  nombre de personnes :     ______

Si oui, nous vous communiquerons l’horaire et le point de départ le plus proche de votre domicile.

Souhaitez-vous que vos enfants de 6 ans à 12 ans soient accueillis pour la journée (journée gratuite - repas tiré du sac) :    Nombre d’ enfants ______  âge des enfants   ____________   

Veuillez joindre à ce bulletin d’inscription votre participation individuelle de 15 €, par chèque bancaire, libellé à l’ordre de l’Evêché de Metz :   Nombre de personnes x 15 € =   ______

Votre inscription sera effective à réception de votre règlement, dans la limite des places disponibles.

 

LES INFOS DE NOTRE COMMUNAUTE

 

Grand concert de Noël

 

de la Chorale St Charles

 

 dimanche 13 décembre

à 15h00 à l'église de Terville

 

suivi du verre de l'amitié

 

Adoration du Saint Sacrement :

mercredi 9 décembre 2009

de 20h15 à 21h30 - église de Veymerange

 

Confessions individuelles :

tous les premiers mardis du mois

à 17h45 à l'église de TERVILLE

 

Fête de l'Immaculée Con-ception, mardi 8 décembre : à 20h à Saint Urbain de Guentrange : veillée mariale et eucharistie.

 

EAP : réunion jeudi 10 décembre 20h Salle Ste Marie à Veymerange

 

vendredi 11 décembre, pas de messe à Beuvange

 

Concert de cors de chasse

par l'ensemble "Le bien aller sous bois"

vendredi 11 décembre à 20h30 -église de Terville

Sur réservation à la

Mairie de Terville

 

Groupe d'oraison Ste Thérèse d'Avila :samedi 12 décembre, de 14h30 à 16h15 Salle Jean-Paul II à Terville

 

"Enfants de chœur" :

formation samedi 12 décembre 11h, église de Terville

 

samedi 12 décembre :

Kids louange pour tous les primaires, à 14h à l'église de Veymerange

Théo Académie, 15h-19h30 Salle Ste Marie Veymerange

 

M.C.R. : rencontre mardi 15-14h30 Foyer J.Paul II Terville - "La retraite, un temps qui nous est donné".

Venez nombreux !

 

Vanina GIACINTI, responsable des scolaires qui se préparent au baptême, se propose pour du baby-sitting ou de l'aide aux devoirs.

Merci de la contacter au : 06 87 59 37 19.

 

JEUNES : week-end du Groupe Théophile les 12-13 décembre à Portieux sur le thème : "Je deviens disciple"-inscriptions au SDV : .guerigen@eveche-metz.fr - 06.63.28.83.78

 

J.I.T. : samedi 19 décembre, Fête de Noël :

15h : préparatifs au presbytère St Maximin

18h : messe des jeunes de Noël à Notre-Dame

19h-23h: fête de Noël-salle paroissiale St Maximin

Contacts : Sylvie et André VENNER 03.82.34.39.62

ou Presbytère St Maximin

Christophe WEINACKER

03.82.54.36.06/ 06.25.94.54.86

c.weinacker@eveche-metz.fr

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:07
En Iran, l’étau se resserre autour des chrétiens
Entretien avec Wahied Wahdat-Hagh, expert de l’Iran

ROME, Jeudi 3 décembre 2009 (ZENIT.org) - L'expert des questions iraniennes, Wahied Wahdat-Hagh, met en garde contre les dangers que courent les milliers de chrétiens dans ce pays à cause de la loi imminente sur l'apostasie.


L'analyste d'origine iranienne, explique dans un entretien à ZENIT, que ceux qui appartiennent à des minorités religieuses sont vus comme des citoyens de série B et considérés parfois comme des hors-la loi. Il affirme par ailleurs que le khomeynisme empêche l'Iran de développer une coopération fructueuse avec le reste du monde.


Wahied Wahdat-Hagh, expert en sciences politiques, est senior fellow à l'European Foundation for Democracy de Bruxelles.


Depuis 2005, la fondation étudie l'islamisme au niveau mondial et reçoit, entre autres, des subventions de l'Union européenne et de gouvernements nationaux.


Wahied Wahdat-Hagh a écrit un essai : « L'Iran, par exemple: la persécution des chrétiens en République islamique » qui est inséré dans le volume « Feindbild Christentum in islam » (« Le christianisme ennemi en islam »), publié en 2009 par Ursula Spuler-Stegemann (Herder).


ZENIT - le Pape Benoît XVI, a demandé au nouvel ambassadeur de la République islamique d'Iran près le Saint-Siège, Ali Akbar Naseri, lors de la présentation de ses Lettres de Créance, de veiller à ce que l'Iran observe le droit des chrétiens à la liberté religieuse. Quel est le statut juridique des chrétiens en Iran?


Wahdat-Hagh - Tout d'abord il faut faire la distinction, en Iran, entre les chrétiens de communautés traditionnelles et les nouveaux mouvements chrétiens. Les Eglises arménienne et assyrienne se sont plus ou moins adaptées, même si ceux qui en font partie ne peuvent vivre comme ils le voudraient. Par exemple, leurs fidèles sont discriminés d'office et les femmes doivent se plier à la loi du voile obligatoire. Les chrétiens et les membres de religions reconnues, comme les juifs et les adeptes du zoroastrisme sont considérés des « dhimmi » (terme arabe appliqué aux populations non islamiques). Les « dhimmi » sont en effet considérés comme des personnes de série B, puisqu'ils n'ont pas les mêmes droits que les chiites. D'ailleurs les chrétiens sont eux aussi considérés comme des mécréants. Seuls, ceux qui reconnaissent le Coran comme étant la dernière révélation de Dieu sont considérés comme des croyants. Ont dit aussi de ces « mécréants » qu'ils sont de « sales » mécréants (kafir).


ZENIT - Qu'arrive-t-il aux minorités qui n'ont même pas ce statut de « dhimmi »?


Wahdat-Hagh - En font partie les « baha'i » qui sont considérés comme des hors-la-loi. La vie d'un chrétien, dans le système juridique iranien, vaut moins qu'un musulman, par exemple dans le cas de dédommagements après un accident de la route. La vie d'un « baha'i » n'a en ce sens aucune valeur. La raison en est leur foi en Dieu qui s'est révélé après Mahomet. En plus les « baha'i » croient à la parité des droits entre les sexes et au précepte selon lequel il faut œuvrer pour la paix mondiale. En plus de cela ils renoncent à la violence politique. Toutes ces questions, comme le montre la doctrine de l'Etat en Iran, sont pour l'islam fondamentaliste-totalitaire, des questions taboues.


ZENIT - Le pape a par ailleurs rappelé la longue tradition de l'Eglise catholique en Iran. Les Eglises chrétiennes sont-elles aussi durement touchées par les limitations à la liberté religieuse?


Wahdat-Hagh - Les iraniens qui, ces dernières années, sont passés au christianisme et ont rejoint le Mouvement Hauskirche (Eglise domestique) qui est en croissance, se trouvent en grand danger. Selon certaines sources, en Iran l'Hauskirche est devenue entre temps plus forte que l'Eglise catholique. Les convertis sont considérés comme des apostats et risquent la peine de mort.  

Dans l'islam, un musulman ne peut changer de religion. Cela  est considéré comme une faute et il encourt la peine de mort. Une nouvelle loi sur l'apostasie, qui fera de la peine de mort une loi d'Etat, devrait être approuvée dans le courant de l'année. Des centaines de milliers de personnes seront alors en danger.


ZENIT - Le pape a défini la liberté religieuse et la liberté de conscience source de toute autre liberté. Qu'est- ce que cela signifie concrètement en prenant comme exemple l'Iran?


Wahdat-Hagh - Le pape a fait une affirmation très juste. Ce point est encore dans l'islam un grave problème. Les musulmans libéraux soutiennent toutefois que dans l'islam il n'y a pas de contrainte. Or, selon la loi, aucun musulman ne peut quitter l'islam, puisque le Coran est la dernière parole de Dieu. Pour l'Iran cela signifie qu'il n'y a ni liberté religieuse ni liberté de conscience, donc qu'il n'existe pas d'autres libertés. En République islamique d'Iran, les droits de la femme n'existent pas, tout comme la liberté de la presse, ceci se répercutant sur la liberté de réunion et d'association. Et cela touche précisément le droit à la vie des apostats. La liberté religieuse et de conscience est interdite par la Constitution, du moment qu'en Iran tout est soumis à la loi islamique.


ZENIT - Beaucoup d'observateurs font état d'attaques massives contre les droits de l'homme venant du régime du président Mahmoud Ahmadinejad. Comment d'autres personnalités, comme Mir-Hossein Mussavi, réagissent-ils par rapport à la liberté religieuse?


Wahdat-Hagh - Quand, dans les années 80, Mussavi était premier ministre, toute l'opposition laïque a été annihilée. A l'époque, il avait mis en garde le pays contre une coopération avec les Etats-Unis et l'Europe. Dans le conflit islamique interne pour le pouvoir, le mouvement social libéral que Mussavi considère comme un bouclier de protection, s'est radicalisé. Mussavi se réclame encore aujourd'hui de l'idéologie totalitaire et du chef révolutionnaire, l'Ayatollah Khomeiny. Toutefois certains disent qu'il a changé. L'avenir nous dira s'il abandonnera ou pas la dictature totalitaire de la République islamique.


ZENIT - Le pape a par ailleurs évoqué la question de la coopération internationale dans l'objectif d'une paix mondiale. Quels pas doit-on accomplir afin que l'Iran accepte de manière crédible cette invitation?


Wahdat-Hagh - La question est : que doit faire l'Iran pour arriver, à travers la coopération internationale, à une paix mondiale ? Il n'est pas suffisant que des idéologues comme Khatami parlent de dialogue entre les civilisations. L'Iran doit dépasser l'idéologie totalitaire du khomeynisme et permettre à ses citoyens d'avoir accès aux libertés fondamentales. Un Iran démocratique peut collaborer de manière crédible à la paix mondiale. L'Iran a les capacités de se donner une société civile.


Michaela Koller

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 11:18

DIACRE

 

Diacre veut dire serviteur, et le mot recouvre en fait tous les ministères de l’Eglise. Le premier des serviteurs ayant été le Christ Jésus.

Le diacre a pour mission d’aider l’évêque et ses prêtres

dans le service de la parole, de l’autel et de la charité,

en se montrant le serviteur de tous.

La prière d’ordination du diacre détaille ses diverses fonctions. On y voit entre autres que le service de la parole confié au diacre déborde le domaine de la célébration liturgique. L’évêque peut l’envoyer « porter la Parole de Dieu aux incroyants et aux croyants. »

Dans l’ordination, le Saint-Esprit est conféré par l’imposition des mains. Le sacrement marque d’une empreinte, que nul ne peut faire disparaître, le diacre est ainsi configuré au Christ serviteur.

Aux premiers temps de l’Eglise, les apôtres ont choisi sous l’action de l’Esprit sept hommes estimés de tous, qui les aideraient dans le service quotidien : en leur imposant les mains et en priant sur eux, ils les chargèrent d’une part de ce service, le ministère des tables : ce sont les premiers diacres.

Ils imitent Jésus, venu pour servir et non pour être servi.

            « Si quelqu’un veut me servir, dit le Seigneur, qu’il me suive,

et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. »Jn 12, 26.

 

Dimanche 20 décembre à 18h30 à l’église St Maximin,

            Christophe WEINACKER sera ordonné Diacre par notre évêque.

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Published by Weinacker Christophe - dans Vocations
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