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  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

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Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 23:42
L’affaire des crucifix rejugée par la Cour européenne des Droits de l’Homme
Le European Center for Law & Justice (ECLJ) se porte « partie tierce »

ROME, Mardi 2 mars 2010 (ZENIT.org) - « L'affaire des crucifix », qui a fait tant de bruit en Italie et dans le monde, il y a quelques semaines, va être rejugée par la Cour européenne des Droits de l'Homme. Le European Center for Law & Justice (ECLJ), ONG spécialisée dans la défense de la liberté de religion et de conscience, a annoncé son intention de se porter « tierce partie » dans cette affaire afin de défendre une saine conception de la liberté religieuse.


Nous publions ci-dessous un communiqué du ECLJ qui explique pourquoi « l'affaire des crucifix » va être rejugée et les enjeux de cette décision.

* * *

L'on se souvient que la Cour européenne des Droits de l'Homme avait jugé dans un arrêt Lautsi c. Italie (requête no 30814/06) du 3 novembre 2009 que la simple présence de crucifix dans les salles de classe italiennes était en soi contraire à la liberté de religion des enfants et au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions.


Fin Janvier 2010, le Gouvernement Italien a fait appel de cette décision. C'est sur cet appel que s'est prononcé un collège de cinq juges de la Cour en rendant publique aujourd'hui sa décision de renvoyer l'affaire pour qu'elle soit rejugée par la « Grande Chambre ». Les chambres normales (les sections) ne comptent que sept juges, alors que la Grande Chambre se compose de dix-sept juges. En effet, selon le règlement de la Cour de Strasbourg, une affaire peut être rejugée par la « Grande Chambre » lorsqu'elle soulève une « question grave relative à l'interprétation ou à l'application de la Convention ou de ses Protocoles, ou la question grave de caractère général qui, selon elle, mérite d'être examiné par la Grande Chambre. » En décidant que l'affaire soit rejugée, le collège de cinq juges a reconnu « que l'affaire soulève bien pareille question. » (Article 73 du règlement de la Cour)

Il faut dire que cet arrêt s'est heurté, pour la première fois dans l'histoire de la Cour, à une réprobation politique sans précédent, au point de pouvoir évoquer un mouvement de fronde contre la Cour. En effet, des parlements et gouvernements nationaux, mais aussi des Hautes Juridictions nationales ont publiquement désavoués la Cour de Strasbourg.


Ainsi, par exemple, le Parlement autrichien a adopté une résolution contre l'arrêt Lausti le 19 novembre 2009, puis ce fut le cas également du parlement polonais (le 3 décembre 2009) et slovaque (10 décembre 2009). Plus récemment (le 4 février 2010), le Ministre des affaires étrangères autrichien s'est également prononcé contre l'arrêt. Plusieurs gouvernements (notamment la Lituanie) ont déjà annoncé officiellement leur intention d'intervenir comme tierce partie.


Le European Center for Law & Justice (ECLJ) a annoncé son intention de se porter « tierce partie » dans cette affaire afin de défendre une saine conception de la liberté religieuse. Le Directeur de l'ECLJ, Grégor Puppinck,  précise qu'une centaine de députés de divers pays et partis politiques européens se sont déjà joints à l'ECLJ pour demander au Président de la Cour l'autorisation de présenter des observations écrites et de prendre part à l'audience. Cette demande sera formellement adressée dans les prochains jours. L'ECLJ est une ONG spécialisée dans la défense de la liberté de religion et de conscience. A ce titre, depuis plus de dix ans, cette ONG a été directement ou étroitement associée à plusieurs affaires importantes soumises sur ces thèmes tant à la Cour, qu'aux autres mécanismes conventionnels de protection des Droits de l'Homme.


Grégor Puppinck a bon espoir que la Grande Chambre corrigera la décision rendue en novembre dernier car elle s'est révélée très insatisfaisante tant d'un point de vue juridique que politique. Ainsi, par exemple, on ne peut défendre, comme le prétend en substance la Cour, qu'il puisse exister un droit de « ne pas voir un crucifix ».


Au-delà de cette affaire, c'est un changement d'attitude de la Cour qui est réclamé par un nombre croissant de gouvernements européens. Ces gouvernements considèrent en effet que la Cour doit quitter le terrain très idéologique vers lequel elle a trop souvent tendance à glisser afin de revenir à sa conception plus fondamentale et première des droits de l'homme. Nombreux sont ceux qui s'inquiètent du caractère souvent plus politique que juridique des décisions de la Cour de Strasbourg depuis une dizaine d'année. C'est donc à un retour au réalisme et au respect des valeurs spirituelles et morales sur lesquelles est fondé le Conseil de l'Europe qu'est invitée la Cour européenne. En effet, que serait une Cour des droits de l'Homme qui condamne les valeurs sur lesquelles elle a été fondée ?


Le christianisme est bien, par excellence, le cœur même de ces valeurs, au moins peut-on l'espérer. Comme l'indique son Statut,  le Conseil de l'Europe est fondé sur les « valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples d'Europe et qui sont à l'origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable » .


Il appartient à la Cour à présent de redécouvrir la véritable nature de ses valeurs sous-jacentes.


EUROPEAN CENTRE FOR LAW AND JUSTICE
4, Quai Koch
67000 Strasbourg, France
Tel : + 33 (0)3 88 24 94 40
http://www.eclj.org

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 17:27
Regardez comment Mgr Léonard répond aux bombardements des questions de journaliste! Soyez attentifs au position des journalistes face à l'évêque, seul dans l'arène médiatique:

 

http://fr.gloria.tv/?media=50326

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Published by Dominique THIRY - dans Réflexions-actualités
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:51

Une journée de récollection pour monter vers Pâques…

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Samedi 27 février la communauté du Bon Pasteur a vécu sa récollection annuelle au centre Saint Michel de Volkrange. A l’occasion du deuxième dimanche de Carême, le thème choisi était la prière dans l’Evangile de Saint Luc, et la journée était articulée autour de trois ateliers. Christiane a ainsi permis de découvrir ou de redécouvrir le Magnificat et la prière de Syméon à travers deux magnifiques œuvres d’art : la Madone du Magnificat de Botticelli et une icône moderne. Cette manière originale de se pencher sur la Parole de Dieu a permis des échanges très riches, ainsi que  des longs et précieux moments de contemplation, vécus dans une véritable communion fraternelle.  Isabelle a proposé une étude très approfondie du Notre Père, à travers une analyse des évangiles synoptiques, et des différentes traductions bibliques. La Prière des Chrétiens s’est ainsi révélée à chacun avec une saveur toute nouvelle, et cela s’est fortement ressenti dans les partages très personnels et intimes vécus au sein des groupes.

L’abbé Dominique, enfin, a proposé un atelier comportant une sélection de textes de l’évangile de Saint Luc, décrivant le Christ en prière. L’Esprit a guidé les échanges autour du prêtre, car c’est tout simplement en relisant des textes pourtant très connus que la Parole a révélé sa richesse de vie. Ainsi l’extraordinaire puissance de la prière qui met en relation chacun de nous avec le Seigneur, et qui nous ouvre le ciel, tout comme cela a été le cas pour le Christ lors de son baptême, n’est pas restée une notion abstraite, mais a été ressentie par tous comme une réalité à vivre quotidiennement. Dans ses homélies du dimanche l’abbé Dominique a d’ailleurs rappelé combien nous avons, nous aussi, à être transfigurés par le Seigneur, et à assouplir notre intériorité, en utilisant pour cela le seul et unique remède à notre humanité : la prière…


L’abbé Dominique nous y invite : « Prions, et laissons  le ciel s’ouvrir au dessus de nous pour parvenir rayonnants au matin de Pâques » !

 

Merci à Christiane, Isabelle et Dominique.

 

Solange Kirsch

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 21:25

Gyrovagues, brouteurs, stylites, reclus … tous au désert !

 

Les quarante jours de Jésus dans le désert ont de tout temps fait des émules…

Parcourons l’histoire à la suite de tous les hommes et toutes les femmes qui ont choisi  de se consacrer entièrement à Dieu.

I.        L’Orient, berceau du monachisme

 

Dès le premier siècle après Jésus Christ, des chrétiens motivés par le désir de retrouver la pureté évangélique et de suivre l’exemple du Christ, choisissent de se couper du monde, en s’isolant dans le désert. C’est tout d’abord en Orient (Egypte, Palestine, Syrie, Asie Mineure) que le monachisme se développe, et revêt diverses formes. On trouve ainsi des gyrovagues, qui vont de monastère en monastère ; des brouteurs, qui se nourrissent de peu d’herbe de la steppe ;  des stylites, qui passent leur vie en haut d’une colonne ; des reclus, qui se font parfois murer dans une pièce très étroite, et des cénobites, qui vivent en petite communauté  dans le but de pratiquer la prière continue, en se relayant. Toutes ces expériences  sont tout d’abord individuelles et ne répondent pas  à une organisation précise.

Mais l’isolement, s’il favorise la méditation et la prière, peut également entraîner fantasmes, tentations, et manque d’humilité par excès de mortification.  Aussi à partir du IIIe siècle, s’élaborent les premières règles de vie commune,  notamment dans le désert égyptien.  Ainsi  Antoine, par exemple, qui par sa réputation de sainteté accueille de nombreux disciples, contraint ces derniers à travailler, à ne pas trop disperser leurs cabanes, à se rendre aux célébrations le dimanche et à confesser leurs péchés publiquement. 

Puis Saint Pacôme, vers 320, construit à Tabenissi, sur le Nil, un monastère accueillant des moines soumis à l’abbé.  La discipline est stricte et la vie rude pour les moines de Saint Pacôme, qui sont cependant traités avec amour, et sans humiliations exagérées, mais la soif de Dieu et le désir d’absolu sont si grands que les demandes affluent, et  d’autres monastères naissent.  A sa mort, Pacôme laisse neuf monastères d’hommes et deux de femmes.

Saint Basile, enfin, complète l’œuvre de Pacôme en exigeant de la part des moines un engagement définitif, en mettant fin à tout laxisme, et en  imposant  une organisation de la vie commune entièrement tournée vers la progression spirituelle de la communauté et non de l’individu. Le monachisme basilien est à la base des futurs mouvements occidentaux.

 

Solange Kirsch

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Published by Kirsch Solange - dans Paroles de vie
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 20:24

2ème Dimanche de Carême "LA TRANSFIGURATION"  Evangile de St-Luc (9, 28b-36)

 

Ce dimanche de la Transfiguration, révélation de la Divinité du CHRIST, éclaire notre route vers PAQUES.

 

SEIGNEUR Transfiguré, illumine nos communautés paroissiales, nos famille, notre travail, TOI LUMIERE DE CE MONDE.


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Published by Dominique THIRY - dans Liturgie
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 10:10

Lettre pastorale pour le Carême 2010

« Christ au Centre, Christ pour tous. »


Chers amis,


Comme chaque année, je profite d’un temps de retraite et de repos pour évaluer notre vie paroissiale, et nous inviter à nous stimuler et à aller plus loin, « à avancer au large » comme nous y invite le Seigneur dans l’Evangile.


En relisant la lettre pastorale de l’an passé, je me dis que je pourrais faire un simple copier-coller, tellement elle me paraît bien camper notre situation pastorale. Je vous invite à la relire. Vous la retrouverez sur le blog dans la rubrique : « découvrir le projet de Dieu sur notre communauté ».


Si c’est un point de départ de notre réflexion, nous ne pouvons pas en rester là, bien sûr. En effet, la situation a quelque peu changé. Et nous devons en tenir compte dans ce projet paroissial qui se poursuit dans de très bonnes conditions (une trentaine d’objectifs sur 35 ont été atteints), et qui en est à sa troisième année de réalisation. Ne relâchons pas nos efforts.


Un constat : notre communauté de paroisses s’est un peu réduite avec le raccrochage de la paroisse de Beauregard à Thionville centre. Les liens de communion tissés ne sont bien sûr pas rompus. Mais cette décision pastorale mûrie a changé quelque peu la physionomie de la communauté, et ma charge pastorale partagée avec l’EAP s’en est trouvée modifiée. Nous passons en effet d’une communauté de paroisses de 17.000 habitants à 14.300 habitants.


Dans cette décision logique et réaliste, je vois un appel du Seigneur à accentuer nos efforts dans deux directions:


1) une plus grande communion entre les chrétiens engagés sur les trois paroisses 


2) une orientation plus missionnaire, une proposition de la foi plus volontaire et plus inculturée, qui ne peut être le fruit que d’un approfondissement de notre relation au Christ et d’un renouvellement de notre intelligence de la foi.

 


I) Une plus grande communion entre nous


Désirer une plus grande communion entre nous, ce n’est ni plus ni moins que répondre à l’appel du Seigneur, au cœur de l’Evangile : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Hélas, cette parole est presque devenue insipide, tellement nous l’avons répétée et usée. Pourtant elle est au cœur de l’Evangile ! Dynamisés par le projet paroissial qui, par ses 35 propositions, nous donne l’occasion de nous rencontrer et de vivre des moments de fraternité et de communion, nous devons avoir le souci constant de nous soutenir mutuellement dans ce qui fait le cœur de l’Evangile. Dans la société hédoniste et ultra libérale dans laquelle nous baignons, grande est la tentation de se replier pour faire du cocooning chez soi, ou entre soi, de se renfermer dans son foyer, de choisir uniquement des activités qui nous plaisent, à la carte (« je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux »), et de ne plus faire l’effort d’aller vers les autres et de vivre des temps de communion qui nous ouvrent et construisent nos humanités.


Or, faire le choix du Christ, faire le choix de Dieu et de sa famille qu’est l’Eglise, c’est aussi accepter de renoncer à certaines possibilités offertes par le monde. Bien sûr qu’il faut trouver un équilibre humain, et que ce n’est pas facile à réaliser dans la multitude des tâches de la vie quotidienne ! C’est à chacun, en conscience et sans culpabilité aucune, de discerner l’appel de l’Esprit qui lui montrera les priorités et l’aidera à vivre. Mais la liberté spirituelle, la force de l’Esprit, ne s’acquiert qu’au prix de certains renoncements volontaires. Il n’y aura pas d’équilibre humain intégral, de joie et de bonheur de fond, si nous ne mettons pas volontairement le Christ au Centre ! Et pour mettre le Christ au Centre, il faut faire un peu de place. Souvenez-vous du jeune homme riche, un homme bien sous tous les rapports, qui est impeccable moralement et socialement, mais qui, ultimement, refuse de suivre le Christ parce qu’il ne veut pas renoncer à ses biens, à son confort. Et il repart tout triste.


Il me fait penser à l’homme (ou la femme) d’aujourd’hui que l’on présente dans les medias, qui a l’air bien dans ses baskets, qui est bien inséré socialement, qui fait du bien, et qui a un certain pouvoir d’achat et de jouissance. Tout lui réussit et il est libre de vivre ses passions comme il le veut et à fond. Il est vraiment autonome, sur-assuré de tous les côtés, libre à l’égard de toutes les influences et de tous les pouvoirs… Bref, une certaine image du bonheur ! Cet homme, c’est un peu chacun d’entre nous, notre idéal social commun que l’on cherche à imiter en permanence et qui oriente toute notre existence, notre façon d’agir, de se vêtir, de parler, nos raisons de travailler et de fonder nos familles… bref : de construire notre vie ! Mais je ne peux constater qu’une chose quand je regarde la réalisation de ce modèle médiatique et idéalisé chez les personnes que je rencontre: la tristesse et l’insatisfaction. En vérité, cet homme ou cette femme qui possède presque tout est fondamentalement triste, comme le jeune homme riche : triste et épuisé ! Triste et épuisé de courir derrière ses passions, derrière toutes ces réalités de consommation, derrière cet idéal impossible à atteindre. Triste et épuisé parce qu’il prend conscience qu’il est en train de se détruire en défigurant la nature, la vie sociale, et même l’économie. Triste et épuisé parce qu’il n’accepte pas ses manques, ses limites, sa finitude, son incapacité à se réaliser par lui-même. Son désir est infini et insatiable, et son être est limité. Toujours plus, et toujours moins de temps…Quelle tension irrésoluble ! Qui pourra vraiment rassasier son désir, tout en lui permettant de s’accepter limité? Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la République, disait récemment : «  La société française est fatiguée psychiquement : c’est le chacun pour soi et il n’y a plus de désir de vivre ensemble. Notre société (...) a plus que jamais besoin de lieux d'écoute et de décompression. » Sommes-nous vraiment conscients de la situation ? Allons-nous continuer à fuir la réalité en nous droguant pendant des heures devant la télévision, source de notre inspiration et véritable opium du peuple ? Dans l’Evangile, Jésus dit au jeune homme riche: « Va, dégage-toi de tout ça, libère-toi de toutes ces attaches et de toutes ces richesses, et suis-moi ! » A cet homme ou cette femme bien réels, on a envie de dire: « Tu crois avoir tout, mais il te manque une chose essentielle : connaître le Christ ! »


Cette tristesse de ne pas avoir choisi le Christ, de ne plus le mettre au centre et de ne plus le suivre, se lit sur les visages dans toute l’Europe. C’est vraiment criant dans notre société occidentale malade, en comparaison d’autres sociétés qui sont nettement moins riches! La consommation, la réduction de notre humanité à la seule satisfaction de ses besoins immédiats et primaires, tue la dignité humaine, tue la culture humaniste, c’est-à-dire le regard spirituel que nous avons sur les autres et sur nous-mêmes. L’avons-nous remarqué ou sommes-nous déjà anasthésiés par cette ambiance?


Et nous, chrétiens d’Europe, ne sommes-nous pas aussi dans cette culture que, d’une certaine manière, nous cautionnons, peut-être de façon inconsciente? Est-il si étonnant de constater que nous n’avons plus le sens du péché, le sens du pardon, et donc que nous fuyons la confession, car le péché, c’est la conscience d’une rupture de relation (avec Dieu, avec les autres, avec soi et avec la création). Or c’est bien la relation qui n’est plus au centre de nos préoccupations, dans la société hédoniste et individualiste dans laquelle nous sommes. Combien de fois il m’arrive de dire bonjour dans la rue, sans aucune réponse. Je finis par ne plus dire bonjour, et j’ai tort ! Est-ce qu’on apprend encore aux enfants à entrer en relation, à se respecter, à partager, à s’entraider, à pardonner, à s’ouvrir aux plus faibles et aux plus délaissés de la classe ? J’ai parfois l’impression qu’on les invite à se méfier de l’étranger et de l’inconnu, à se limiter à un cercle d’amis hyper choisis (on appelle ça « un réseau »), à tout garder pour eux, à se battre pour être les meilleurs…. Dans la rue, combien de visages se baissent quand on les croise ! Comptons le nombre de vrais amis que nous avons, avec qui nous pouvons partager gratuitement, sans intérêt et en profondeur ! Et le développement d’internet, qui est un bel outil, n’est-il pas l’expression d’une recherche désespérée de relations, sur fond d’écrans qui font trop souvent écran à la véritable relation humaine ? Et on s’étonne encore de l’augmentation des violences, des peurs, des tensions, des dépressions, des suicides, des ruptures, dans cette société où trop souvent chacun est seul et laissé à lui-même, où c’est la loi du plus fort, la loi du règne animal qui domine. Et nos solutions ? De l’argent et des moyens, toujours plus de moyens… une fuite en avant ! La vérité, c’est que ce processus de déshumanisation ou d’exclusion de l’homme de notre espace social n’est que la résultante de l’exclusion de Dieu dans notre vieille Europe!


Enfin, on confond gravement « liberté » avec « velléité ». Le « je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux » n’est que l’expression du sentiment de toute puissance qui peut encore nous habiter, et qui est le cache misère adolescentrique de notre incapacité à nous assumer de façon responsable et à nous convertir à l’humain ! Où est cette radicale bonté de la personne humaine, prête à s’oublier pour les autres, prête à se donner sans condition et sans compter, prête à se convertir pour aimer, prête à offrir sa fidélité ? Où est-elle passée ? Toutes nos relations sont devenus contractuelles : pour un temps, avec des clauses, sous certaines conditions… Nous ne vivons plus dans la confiance, nous vivons plutôt dans la peur de l’autre! Mais où est passée l’amitié, où est passée l’Alliance, où est le don de soi sans réserve, l’engagement pour autrui, cette douce folie d’aimer jusqu’au bout? « Aimez-vous comme je vous aimés » nous dit Jésus !


Même dans l’Eglise, ne sommes-nous pas en train de perdre la logique de cette relation originale et nouvelle qu’est l’Alliance, une Alliance de Sang que Jésus a payée de sa Vie? Lorsque nous exigeons le mariage pour les prêtres, avons-nous seulement compris la valeur du célibat ? N’est-ce pas notre manque de foi qui est à l’origine du manque de vocations ? Lorsque nous contestons systématiquement l’autorité du Saint Père sans même chercher à la comprendre, que faisons-nous pour nous renseigner, pour aiguiser notre point de vue et notre intelligence ? Lorsque, inconsciemment peut-être, nous cherchons la domination de nos frères sous quelque forme que ce soit (cléricalisme insupportable, y compris chez des laïcs) en faisant usage de notre autorité (naturelle, morale ou fonctionnelle) ou en confisquant tout dialogue, tout débat, sommes-nous les promoteurs d’un salut qui est libération de la personne humaine ? Aucune question n’est tabou quand elle est le désir sincère de progresser dans l’intelligence et la communion. Lorsque nous exigeons de l’Eglise qu’elle se conforme à cette société dans son fonctionnement et ses mœurs sans aucun discernement, ne préférons-nous pas quitter la recherche de la sainteté et quitter l’Alliance pour écouter et amplifier le bruit de fond et le brouhaha médiatique d’un monde qui veut se construire sans Dieu (cf la tour de Babel) ? Et n’est-il pas alors plus lâche d’aboyer avec les loups ? Lorsque nous nous replions frileusement sur nos communautés, en répétant « ce qu’on a toujours fait », sans aucune ouverture, sans désir missionnaire d’entrer en dialogue, sans chercher l’échange et l’inculturation de la foi, que faisons-nous en réalité ? Cette vision politique aussi de l’Eglise, où il y aurait d’un côté les « traditionalistes » et de l’autre « les progressistes », est-ce vraiment une vision fraternelle acceptable? Pouvons-nous nous contenter de ce regard ? Est-ce vraiment comme ça que Dieu nous voit, avec une étiquette sur la figure ? Prenons du recul, du large, pour écouter la Parole de Dieu, et nous resituer dans la foi et la communion, dans une profonde ouverture les uns à l’égard des autres, avec le désir volontaire de s’accueillir et de se comprendre. Car c’est toujours cet effort d’être exigeants sur la qualité de nos relations que nous avons à vivre, surtout en ce temps de carême. Changeons de regard pour essayer de regarder l’Eglise, le monde et la vie du point de vue de Dieu !


« La Vérité vous rendra libre », nous dit Jésus. Savoir reconnaître notre situation, dans la vérité, c’est le premier pas à faire pour entrevoir la possibilité d’un vrai salut, d’un vrai sauvetage de notre civilisation. Et il appartient à chacun d’en prendre conscience, et moi le premier. Voilà ce que disait le cardinal Lustiger : « Vivez en étant conscient de ce que vous faites. Ne vivez pas comme des bêtes. Tournez vers Dieu votre liberté d’agir, de vivre et d’aimer que vous recevez de Lui….Le progrès spirituel consiste à trouver dans l’Eglise ces frères que je n’ai pas choisis, et à reconnaître que, choisis et aimés de Dieu, ils sont pour moi source de sanctification et d’amour, car ils me communiquent l’amour qui vient de Dieu, qu’est Dieu. Je dois les aimer, aussi contradictoire que paraisse l’association de ces deux mots : devoir et aimer. » (in Jean-Marie Lustiger, « Une pensée pour chaque jour » Médiaspaul).

L’effort pour vivre l’Eucharistie tous les dimanches où mes frères et mes sœurs m’attendent, pour vivre certaines des activités proposées selon les âges (repas paroissiaux, café biblique, top louange, kids louange, Théo-académie, récollection, conférences chrétiennes, adoration, confession,…), doit nous aider à vivre les exigences chrétiennes que nous devons nous imposer dans notre vie de tous les jours, vis-à-vis de nos collègues de travail, de nos proches, de notre milieu de vie. C’est ainsi que nous témoignerons simplement et modestement de l’Amour fort de Dieu qui change l’existence, qui change la qualité de nos relations, et qui transforme la société. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaîtra. »


Ainsi c’est l’effort de nous mettre en communion qui doit nous motiver en priorité. Celui-ci se traduira par la participation aux activités communautaires proposées. Bien sûr nous ne pourrons pas tout faire. Il ne s’agit pas tant de faire plus mais de vivre mieux notre relation à la communauté. C’est à chacun de trouver son point concret d’effort. Aussi je vous invite à consulter régulièrement le guide paroissial, qui est une mine d’informations, le feuillet paroissial, le blog… Mais cela doit aussi se traduire par une exigence de relation journalière avec le Seigneur dans la prière et la lecture de la Parole de Dieu. Sans la grâce de Dieu, sans son Amour et sa Lumière puisés dans la prière et la Bible, nous ne pourrons pas progresser. Quelle halte spirituelle, quel havre de paix et de repos lorsque nous nous prenons du temps pour nous, avec le Seigneur ! C’est dans cette intimité que nous retrouvons des forces, que nous nous refaisons intèrieurement. Prendre le temps de la prière va nous aider dans toutes les autres activités de notre journée à gagner du temps !

Enfin, la communion se vérifie surtout par les amitiés nouées en dehors des activités proposées: vivons comme des amis, comme des frères et des sœurs, en partageant librement et en nous ouvrant mutuellement nos maisons ! « Voyez comme il est bon et doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis. (Ps 133, 1)» A chacun de faire ces petits efforts concrets qui changent la vie.


Dernier point : souvenons-nous qu’il n’y a qu’une seule communauté chrétienne du Bon Pasteur, composée certes de trois paroisses différentes, mais unies par un même projet. L’entraide inter-paroissiale dans le concret des tâches et dans la mobilité des propositions, doit devenir la norme selon le principe « le plus fort aide le plus faible ». Cependant, le plus faible doit se souvenir qu’il a le devoir par conséquent de ne pas s’enfermer dans sa faiblesse, mais de réagir par sa vitalité et son désir de vivre la communion. L’entraide doit conduire à la  fraternité chrétienne. Elle garantit notre avenir.


J’ai pu récemment constater cette entraide lors d’obsèques. Là aussi, le travail des uns et des autres me réjouit profondément et me montre que la communauté de paroisses est une réalité et non une fiction. Notre projet paroissial, lancé il y a plus de trois ans, porte de réels fruits chrétiens. Que tous les bénévoles, les conseils de fabriques, l’abbé L’Huillier et les confrères qui interviennent, ainsi que nos ALP, soient remerciés pour leurs engagements. Bravo aussi à tous pour l’excellente ambiance qui règne dans la communauté chrétienne du Bon Pasteur ! Et surtout continuons avec plus d’exigences, en étant plus volontaires sur l’essentiel.

Car plus nous serons unis concrètement, plus nous vivrons une vraie fraternité, plus nous serons fidèles à notre mission d’être signe de l’action de Dieu et du Christ dans notre société.

 


II) Une orientation plus missionnaire


Quand nous aimons quelqu’un très fort, nous avons envie de le faire connaître à ceux que nous côtoyons. La foi vivante, elle est là : dans cet attachement fort au Christ. Or, nous constatons que nous sommes frileux dans la proposition de la foi. Faudrait-il en déduire que nous ne sommes pas suffisamment attachés au Christ ? Et donc que notre effort doit être porté sur une plus grande connaissance personnelle du Christ et de sa Parole ! Cette connaissance très intérieure et très personnelle est d’autant plus importante que nous ne sommes plus dans une société chrétienne, où Dieu est évident. Pire, il est même devenu tabou. Qui ose encore parler de Dieu à ses amis, à ses proches, à ses collègues de travail ? INTERDIT ! Cet interdit social (et intériorisé dans nos consciences) s’est appuyé sur une fausse compréhension de la laïcité qui voulait cantonner le religieux à la sphère purement privé, alors qu’elle signifie en fait la neutralité de l’Etat, pas un athéisme militant comme en Chine: c’est un peu comme si on demandait à ce que les matchs de foot ne se vivent qu’à guichet fermé, parce qu’il y a parfois des débordements. Je ne vois pas beaucoup de cars de CRS devant nos églises, alors pourquoi serait-on interdit dans l’espace public ? Les dérives sectaires sont toujours le fruit d’une coupure avec la société, un refus de dialogue. Si la société l’organise, alors ne nous étonnons pas des dérives et du prosélytisme de certains ! La laïcité de l’Etat doit garantir à tous les citoyens la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté d’expression pour tous dans la limite du respect de la liberté de chacun. Dieu merci, les choses évoluent un peu, et la place des religions est mieux reconnue, encore que fragile et contestée. L’article 17 de la Déclaration des Droits de L’Homme garantit heureusement la liberté de conscience et la liberté religieuse (c’est la même). A nous de réinvestir cette liberté dans le champ concret de notre vie. Car Dieu reste encore largement tabou, parfois même dans l’Eglise. Bref, nous avons le droit de parler de Dieu, de notre foi, en toute simplicité. Nous avons le droit d’avoir des positions éthiques différentes, voire opposées à la pensée unique matraquée et imposée par les médias. Et nous avons le droit d’être respectés dans cette liberté. Sortons de ce complexe ! Et quelle joie, par exemple, lorsqu’on peut en parler en famille ! Quelle libération de vivre pleinement ce que l’on est !


Quand les médias occidentaux se sont fait l’écho des événements d’Haïti, ils paraissaient tout étonnés de cette foi vivante des haïtiens. Mais ils se sont tout de suite empressés d’en montrer les dérives, en « bons colonialistes » imbus de leur sentiment de supériorité. « Qu’a fait Dieu, où était-Il ? Nous, nous nous sommes précipités pour les aider, à grand renfort de caméras et de micros, nous drapant dans notre bonne conscience de héros de la solidarité ! » Dieu, où était-il ? Il était là avant, pendant et Il sera là encore après, dans la discrétion, dans celui qui mourrait, dans le blessé, dans le cœur et le corps de ces hommes et ces femmes affamés et laissés depuis toujours à l’abandon par la communauté internationale ! Dieu est toujours dans le pauvre crucifié, et il faut être pauvre pour le reconnaître. Il était là en premier sur la catastrophe ! Les haïtiens l’ont reconnu immédiatement, grâce à leur foi. Et Dieu nous a donné un cœur et une intelligence pour les aider comme des frères. Qu’en avons-nous fait ? Et où en sommes-nous de notre foi?


Nous avons besoin en fait de l’approfondir, de mieux la vivre par la prière et la louange, mais aussi de mieux la comprendre pour qu’elle réponde de façon pertinente aux questions posées par la culture et la société actuelles. Beaucoup trop d’interpellations et de questions restent sans réponse. Nous ne trouvons pas suffisamment d’explications et de raisons de croire et d’agir. Face à certaines tempêtes médiatiques, nous nous sentons démunis. Il faut des espaces d’ouverture et de dialogue, de réflexion et d’approfondissement de la foi. Il nous faudra donc trouver un moyen inculturé pour apporter au moins un commencement de réponse et pour inviter à aller plus loin. Etre intelligents dans la foi nous aide à affronter une société qui ne nous fait pas toujours de cadeaux, mais qui, par son relativisme, est déboussolée et cherche aussi des chemins de sens, de sagesse : la vérité de la vie. « Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie », à nous de le montrer : challenge ! Je charge l’EAP de réfléchir à cet enjeu.


Pourquoi une orientation plus missionnaire encore ? Le danger de ne plus faire l’effort d’aller vers ceux qui sont en-dehors de la communauté se nomme le repli « communautariste ». Or nous appartenons à cette société et à cette culture. N’hésitons pas à cultiver des liens avec des personnes même étrangères à nos convictions. N’hésitons pas à entrer en dialogue, et l’Eglise a des propositions intéressantes face aux problèmes sociaux, par exemple grâce à sa doctrine sociale. Les chrétiens doivent apporter leur pierre à cette société, non seulement par leurs compétences, mais aussi par leur originalité dont la source est leur foi. Et notre originalité : c’est l’Alliance, résumée dans l’Amour inconditionnel de Dieu et du prochain. Certes, un idéal jamais atteint, mais avant tout un programme et une conduite de vie !


Enfin, c’est Jésus-Lui-même qui invite tous ses disciples (et pas seulement le curé) à la mission : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde. » (Mat 28, 19-20)

 

Connaître le Christ, le faire connaître :

heureux sommes-nous d’être chrétiens, ensemble !

 

 Je souhaite à tous un bon Carême, avec le Christ au Centre, le Christ pour tous !

 

Dominique THIRY+

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 10:06

Citoyens du ciel

 


Nombreuses allusions à la terre dans les lectures de ce dimanche!

Dans la 1ère lecture, Dieu fait une alliance avec Abraham à propos d'une terre promise. Mais jamais sa descendance ne la possédera vraiment : Abraham l'habita un temps, et dut la partager avec son neveu Lot ; Jacob la quittera avec sa progéniture pour l'Égypte. Moïse mettra le peuple en marche pour la terre promise, mais le temps des fastes de David et Salomon cède le pas à la déportation à Babylone, terre étrangère ; et lorsque le peuple put rentrer chez lui, les Grecs puis les Romains les envahirent, avant qu'en 135 le peuple disparaisse. Où était-elle donc, cette terre promise  ?

Dans la 2ème , St Paul semble nous l'indiquer : il n'y a aucun intérêt à tendre vers la terre, "nous sommes citoyens des cieux"!

Dans l'Evangile, Jésus conduit ses disciples à contempler une frange de la beauté de ce ciel dont ils sont citoyens. Ébloui, Pierre veut y rester, y construire des tentes. Mais Jésus lui indique la vraie voie : redescendre vers la terre. Car la terre est à nous mais sans l'être vraiment, et le ciel est à nous, sans l'être vraiment non plus: notre condition, c'est d'être tendus, en marche vers...

La citoyenneté céleste n'est pas une citoyenneté acquise mais promise, et promise seulement à ceux qui savent habiter la terre!

Un texte du IIème siècle l'illustre admirablement : "Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les vêtements. Ils n'habitent pas des villes qui leurs soient propres, ne se servent pas d'un dialecte extraordinaire... ils se conforment aux usages locaux tout en manifestant les lois vraiment paradoxales de leur république spirituelle. Toute terre leur est une patrie et toute patrie une terre étrangère... Ils passent leur vie sur la terre, mais sont citoyens du ciel... Et si noble est [ce] poste que Dieu leur a assigné qu'il ne leur est pas permis de le déserter " (à Diognète, ch.5) ... Oui, c'est une erreur de croire que le ciel nous comblera et de nous désintéresser de la terre. Comme c'est une erreur de négliger le ciel sous prétexte que la terre nous suffit. À Abraham, Dieu dit "Va!" ; à Moïse, "Va!"; et Jésus à ses disciples, "Allez!". Eh bien, allons vers cette patrie, et semons ici-bas les fleurs de l'espérance : la terre n'est pas loin du ciel, et ce sont nos joies humaines et nos amours vécus à fond qui feront l'éternité. Bon temps de carême!

Léonard KATCHEKPELE

 

 

Samedi

27 février

Férie

Messe à 18h30 à VEYMERANGE

[Famille VERONESI-POLEGATO ;

Famille CIRE-COLLIGNON-LADRETTE ]

Dimanche

28 février

2ème DIMANCHE DE CARÊME

Messe à 9h00 à BEUVANGE

[Jean-Claude KLEIN ; Elisabeth MULLER ;

Désiré MERCIER et les défunts de la famille ]

Messe à 10h30 à TERVILLE

[Gilda et Donato GIARDINELLI ; Famille Adrien HESLING ]

Baptême à 11h45 à Veymerange d’ Emma BUCCI

Lundi 

1er mars

Férie

Mardi

2 mars

Férie

Messe à 18h30 à TERVILLE

Mercredi

3 mars

Férie

Jeudi

4 mars

St Casimir

MESSE à 18h30 à TERVILLE

Vendredi

5 mars

Férie

Messe à 18h30 à BEUVANGE [Jacqueline CHARPENTIER ; Gabriel REINERT, son épouse Denise et leur famille ; Colette et Camille KLEIN et leur fils Jean-Claude ; André Wagner]

Samedi

6 mars

Férie

Messe à 18h30 à VEYMERANGE

Dimanche

7 mars

3ème DIMANCHE DE CARÊME

Messe à 10h40 à TERVILLE [Famille THIRY-ZUMSTEIN]

Baptême à 12h00 à Terville de Lucie et Louca PASQUALOTTI

 

Nous avons accompagné dans la paix :  Jean– Claude SMOLINSKI ; Emile NIEDERCORN ;                                                                                  Claudia MABBONI ; Solange NOIREZ

 

Adoration du Saint Sacrement :

mercredi 3 mars de 20h 15 à 21h30

église de Veymerange

 

Confessions individuelles :

Mardi 2 mars de 17h45 à 18h30

église de Terville

 

 

Le Conseil de Fabrique de Volkrange organise le Repas de l'Amitié

 

au Centre Saint Michel

Dimanche 7 mars à 12h00

 

MENU

——

 

Apéritif  (offert)

 

Dos de colin à la coriandre et citron confit

 

Cuisse de canette aux poivres verts

 

Salade - Fromage

 

Soufflé au Grand Marnier et tartare de pêches

 

Café

 

COUPON-REPONSE

 

à envoyer au presbytère - 26 Montée des Vignerons - 57100 Volkrange

            ou au presbytère - 16 Rue St Martin - 57100 Veymerange

 

NOM ……………………………   Prénom …………………………………

 

Nombre de personnes :              ………….    x   24 €   =  ………….  €

 

Nombre d'enfants (- de 12 ans)  …………….x  12 €    = ………….. €

 

Règlement par chèque libellé à l'ordre du « Conseil de fabrique de Volkrange»



LES INFOS DE NOTRE COMMUNAUTE

 

Lundi 1er mars à 20h :

réunion de préparation pour le dimanche des Rameaux,

Salle Ste Marie Veymerange

 

E.A.P. : mardi 2 mars à 20h

Salle Ste Marie Veymerange

 

M.C.R. : mercredi 3 mars,

journée à Yutz

 

I.E.R. : réunion vendredi 5 mars à 16h30 Salle Ste Marie Veymerange

 

Top Louange :

Vendredi 5 mars à 20h15 à l'église de Terville

 

Groupe Jeunes Adultes :

mercredi 3 mars à 20h30 - Presbytère St Maximin

 

Conférences Chrétiennes

jeudi 4 mars 2010

à 20 h 30 Salle des Capitulaires du Beffroi

"J.Sébastien Bach – la Passion selon St Mattbieu"

par Daniel LEIDINGER

organiste titulaire de l'église St Thomas de Strasbourg

 

confirmation pour adultes

 Elle permet d’approfondir sa foi et de redécouvrir ce que signifie vivre en chrétien.

1ère rencontre  de préparation

mardi 2 mars à 20h15 au presbytère St Maximin

 

CONCERT à l'église St Urbain de GUENTRANGE

 

Dimanche 28 février 2010 à 15h00  (entrée libre)

Par l'ensemble vocal ’7 DE CHŒUR ’

 

 accueilli par l’Association Guentrange Patrimoine et Avenir

- Suivi de l’inauguration de la vitrine d’exposition.

 

Vivre le Carême avec le CCFD - Terre Solidaire

 

« Frères, prenez-moi tous pour modèle, et regardez bien ceux qui vivent selon l’exemple que nous vous donnons. Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens vivent en ennemis de la croix du Christ. Il vont tous à leur perte. Leur Dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne tendent  que vers les choses de la terre. » -  Lettre de St Paul aux Philippiens 3.17-19

 

En tant que chrétiens, nous avons une responsabilité particulière dans la bonne marche du monde. Le désastre économique qui se révèle aujourd’hui vient de l’avidité et de l’égoïsme de quelques-uns. Mais les solutions viendront aussi du changement de chacun, d’une conversion profonde. Le CCFD-Terre Solidaire donne la parole au père Gaël Giraud, économiste et jésuite. Si nous sommes l’ami du Christ nous sommes aussi l’ami des plus pauvres. Par cette amitié, nous serons transfigurés dans le Christ.

 

« La richesse des relations humaines à laquelle l’argent devrait être ordonné porte, ici, le beau nom "d’amitié". Tous ceux qui ont vécu dans la rue le savent : la galère commence le jour où je n’ai plus d’ami vers qui me tourner… C’est justement ce que l’intendant malhonnête de la Parabole a compris et qu’il cherche à éviter ! Soit, dira-t-on, mais en quoi la subordination de nos transactions marchandes à la qualité de nos relations humaines est-elle une expérience spirituelle ? »                               -  Gaël Giraud, extrait de l’article p. 9-10 de Vivre le Carême 2010

 

                               Que dois-je mettre en place pour répondre à l’amitié du Christ ?

                               L’argent peut-il être au service de l’amitié ?

                               Quels sont mes freins ou mes moteurs quand il s’agit de partager ?

 

 

 

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 20:18
Une émission sur Pie XII

Suivez le lien ci-dessous en cliquant dessus:


lien vers la vidéo et l'émission
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Published by France Catholique - dans Réflexions-actualités
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 22:23
Profanations : « S’il faut hurler, nous hurlerons », lance l’évêque d’Evry

ROME, Mardi 23 Février 2010 (ZENIT.org) - Après la profanation de l'église de Morangis (Essonne), Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry - Corbeil-Essonnes, s'est élevé contre la « carence » des « pouvoirs publics ».


Dans un communiqué publié le 19 février sur le site Internet du diocèse, Mgr Dubost a dénoncé cet « acte de vandalisme » au cours duquel le « Saint-Sacrement a été profané ».

Alors que « les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l'opinion publique se révoltent lorsqu'une mosquée ou une synagogue est attaquée », l'évêque d'Evry déplore le « silence à propos des églises ».


« Bien plus, à la suite d'un certain nombre de vol et de profanations, j'avais émis l'idée de mettre sur pied une commission ‘cambriolage' pour visiter les églises, étudier, pour chacune d'entre elles, les dispositions à prendre pour augmenter la sécurité contre le vol, faire l'inventaire de ce qui pouvait être pris et le photographier ».


« On m'a fait savoir que je n'en avais pas juridiquement le droit... et qu'il serait mis en place une commission officielle », explique-t-il.


« Les exactions continuent », poursuit l'évêque français. « Les pouvoirs publics sont donc responsables par leur carence », dénonce-t-il avec force. « Personnellement, je n'arrive pas à m'habituer aux profanations... S'il faut hurler, nous hurlerons. Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens ».

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Published by Dominique THIRY - dans Réflexions-actualités
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 14:13

LE SURENDETTEMENT :

PROCÉDURES et RÉPERCUSSIONS PASTORALES


Mieux prendre la mesure du

phénomène du surendettement au

coeur de la crise actuelle pour

garantir une attention plus soutenue

à ce fait dans nos

relations humaines et pastorales

 

 

Le surendettement connaît aujourd'hui une grande ampleur et s'est encore aggravé du fait de la crise financière, économique et sociale que nous traversons. L'Antenne Sociale Diocésaine vous propose une demi-journée d’information, de sensibilisation et quelques éléments de formation à l'écoute et à l'accueil pour favoriser la participation du plus grand nombre.

La rencontre des personnes touchées par le surendettement suppose un grand travail d’écoute. L’approche de ce phénomène demande aussi un discernement quant aux causes profondes, liées à la fois aux personnes et à l’environnement socio économique. En d'autres termes, la compréhension du hénomène du surendettement appelle une approche plurielle.

 

Objectif

 

cerner ce phénomène en étant plus attentif à ses répercussions et à ses incidences pastorales.

 

Pour qui ?

 

membres de conseils pastoraux

 

membres d’équipe d'animation pastorale

 

personnes assurant une responsabilité d’accueil dans les communautés chrétiennes

 

personnes assurant des permanences dans les presbytères

 

personnes confrontées à l’accompagnement de personnes en difficulté

 

acteurs dans les services de la solidarité

 

et toute personne interpellée par ce phénomène

 

Déroulement

 

_ Accueil

 

_ Présentation du surendettement et des procédures d’accompagnement

 

_ Sensibilisation à l’écoute et à l’accueil des personnes concernées

 

_ Approche biblique

 

Chaque intervention est entrecoupée d'un temps de questions / réponses

 

Quand et où ?

 

Samedi 13 mars 2010 de 09 H 00 à 12 H 00 à METZ Centre Paroissial de la Grange aux Bois

 

samedi 24 avril 2010 de 09 H 00 à 12 H 00 à SAINT JEAN DE BASSEL

couvent des soeurs de la Divine Providence






Jean BRABLÉ, Secrétaire, j.brable@eveche-metz.fr

 ANTENNE SOCIALE DIOCESE DE METZ

4 avenue Jean XXIII

57000 METZ
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