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  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 19:35

Trisomie 21: Eléonore se bat contre le dépistage de sa maladie

Eléonore Laloux, une jeune femme trisomique de 24 ans et ses parents vont rencontrer, le 20 mai 2010, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Ils vont lui demander d'abandonner le projet du rapport parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique proposant le diagnostic de la trisomie 21 dans le cadre d'un diagnostic préimplantatoire (DPI). Appuyée par les Amis d'Eléonore, le Collectif créé par ses parents, Eléonore veut alerter sur cette nouvelle "façon d'éradiquer la trisomie". La jeune fille "revient de loin" : elle n'est à sa naissance même pas considérée comme un être humain par le gynécologue qui dit à ses parents qu'elle est une "anomalie chromosomique".

 

Etonnante "anomalie", Eléonore est aujourd'hui secrétaire en CDI chez un assureur d'Arras où elle vit avec sa famille. "Les gens me disent que je suis leur rayon de soleil" explique-t-elle avec humour. Elle "aime son travail, ses collègues" et va bientôt avoir son propre logement. Elle a pu réaliser ce beau parcours grâce à ses parents qui ont bataillé pour élever leur fille en l'intégrant à la "société ordinaire". Son père raconte qu' "elle était à l'école primaire jusqu'en CM2. [...] Au collège, elle ne suivait plus le programme classique, mais continuait de se rendre dans l'établissement du quartier". Le but réussi de ce pari était de "forcer les gens à s'adapter à son handicap et non l'inverse". "Lorsqu'elle a décroché son CDI, elle a eu l'impression que la société la considérait comme un maillon ordinaire de la chaîne. C'était une reconnaissance inestimable".


Aujourd'hui, le DPI est proposé à des couples qui ont eu recours à une fécondation in vitro à cause d'un risque connu de transmettre une maladie héréditaire grave. Devant les accusations d'Eléonore, Jean Leonetti, rapporteur de la mission d'information parlementaire pour la révision de la loi de bioéthique, se défend de toute volonté eugéniste. "Il ne s'agit pas d'aboutir à l'enfant parfait, mais d'éviter des souffrances inutiles" dit-il. "Nous voulons ajouter la détection de la trisomie 21 à ce premier diagnostic, mais uniquement pour les femmes présentant des facteurs de risque spécifiques, comme l'âge. Si la trisomie est détectée, la mère pourra décider de ne pas transférer l'embryon dans son utérus, ce qui évitera d'avoir recours à l'avortement" estime-t-il. Comme Eléonore, le Conseil d'Etat a émis un avis négatif sur cette proposition ajoutant le dépistage automatique de la trisomie 21 lors d'un DPI.

Les Amis d'Eléonore
compte 1000 membres et regroupe 12 associations. Après trois conférences données par le Collectif à Arras, Rennes et Marseille, les parents d'Eléonore souhaitent faire passer ce message : "Nous disons simplement qu'il est possible d'élever un enfant trisomique avec beaucoup de bonheur". "Oui, je suis heureuse" confirme leur fille dans un beau sourire.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 15:17

L’esprit de Tibhirine emporte le festival

ARNAUD SCHWARTZ

DES HOMMES ET DES DIEUX **** de Xavier Beauvois Film français, 2 heures

 

Journal La Croix du 19 mai 2010


Avec « Des hommes et des dieux », très belle évocation de la vie des moines de Tibhirine, le cinéaste français signe une œuvre magistrale


On le vit d’abord en soi, puis on sent que la salle est gagnée du même sentiment, sans en évaluer encore l’intensité exacte. Pour constater, lorsque les lumières se rallument, que le festival vient de vivre l’un de ses grands moments. Applaudissements nourris, échanges unanimes. Quelque chose est passé. Pas seulement un film, éblouissant, transcendant, mais une grâce, un souffle. Une profonde fraternité.


Hier, Xavier Beauvois, l’auteur de Nord, N’oublie pas que tu vas mourir, Selon Matthieu et Le Petit Lieutenant, présentait en compétition officielle Des hommes et des dieux. Une évocation magnifique de la vie des moines de Tibhirine, en Algérie, dans les trois années qui précédèrent l’enlèvement et la mort de sept d’entre eux, en 1996. Une œuvre tragique et lumineuse, sobre et lente, baignée de tonalités douces et des couleurs pâles de l’hiver dans l’Atlas, superbement photographié par la chef opératrice Caroline Champetier.


Pas de théorie sur les circonstances de leur mort, pas de thèse sur les responsabilités. À mille lieues des polémiques et des procédures judiciaires ayant trait à ce drame, Xavier Beauvois, à partir d’un scénario d’Étienne Comar, s’interroge sur le choix que firent ces moines de rester là, parmi leurs frères algériens, sans prendre parti entre ceux de la montagne (les terroristes) et ceux de la plaine (dont tous ces villageois avec lesquels ils vivaient en parfaite harmonie). Attachés à réaffirmer humblement leur message de paix alors que le pays, au nom d’un dieu caricaturé par l’extrémisme, s’enfonçait dans le terrorisme et la guerre civile.


Voilà donc l’existence paisible de huit moines, peu à peu confrontés à la violence, démunis et horrifiés, mais résolus, à la suite du prieur Christian de Chergé, à ne pas renoncer à l’appel qui avait dessiné leurs vies, celles de religieux catholiques vivant leur engagement en terre d’islam. Au rythme de la vie monastique, restituée avec précision grâce aux conseils d’Henry Quinson, entre travaux manuels et repas, célébrations, prière et recueillement, le film révèle l’esprit de la communauté de Tibhirine et livre peu à peu l’objet de sa quête. Cherche à s’approcher du mystère de ces hommes de foi, prévenus des dangers et incités au départ, jetés dans le doute (Faut-il s’éloigner ? Faut-il rester ?), intérieurement ébranlés et amenés à entrevoir la possibilité d’un martyre qu’ils n’ont pas recherché. Lectures de psaumes, méditations, poèmes accompagnent avec profondeur ce cheminement douloureux, dans des scènes d’une extraordinaire simplicité et d’une intense justesse, jusqu’à la lecture bouleversante du testament du P. de Chergé (1).

 

Croyant ou non, chaque spectateur semblait hier touché par la force universelle de ce message d’amour, porté par huit comédiens véritablement habités par leur rôle, autour de Lambert Wilson dans celui du prieur et du formidable Michael Lonsdale en Frère Luc, médecin aux 150 consultations par jour.


Lors de la conférence de presse qui suivit – au cours de laquelle Étienne Comar et Lambert Wilson recommandèrent le site Internet de La Croix à qui désirerait disposer de tous les éléments sur le drame et ses prolongements – Xavier Beauvois a précisé que le film, tourné au Maroc, s’était fait « en état de grâce ». Les comédiens, eux, évoquaient le lien qui les unit encore. On imagine mal que le jury ne soit pas, comme le petit peuple du festival, emmené par cette œuvre singulière et puissante (2).


(1) Confié à La Croix peu après le drame et publié le 29 mai 1996. (2) Sortie prévue le 8 septembre 2010.

 

 

Xavier Beauvois : « J’avais l’impression, sur le tournage, que les frères de Tibhirine me parlaient »

Réaliser ce film avec la rigueur que la vie des moines lui inspirait, tel était l’objectif recherché par le cinéaste

La Croix : A quel moment de votre vie s’est imposée la nécessité de tourner ce film sur les moines de Tibhirine ?

Xavier Beauvois : Je vieillis. Je réfléchis au sens de la vie. Ce projet est arrivé au bon moment. Je me suis beaucoup documenté sur eux. J’ai cherché à savoir qui ils étaient. Les découvrant, j’ai été séduit, amoureux d’eux. Toute l’équipe par la suite, comédiens, techniciens, a éprouvé ce sentiment.

Je me sentais habité par eux et j’en ressentais du plaisir. J’avais l’impression, par moments, qu’ils me parlaient. J’ai rencontré Frère Jean-Pierre (1), un saint homme. J’ai vu la bonté dans ses yeux. Tellement de choses sortaient de cet homme… Contempler son sourire m’encourageait à me lancer dans cette aventure, à propager leur message.

Vous vous dites amoureux d’eux ?

Ils ont eu un tel courage. Tenir tête à des kalachnikovs. Rester là, ne pas fléchir dans leur volonté de témoigner, de demeurer avec et parmi cette population, si proches de leurs voisins, de l’autre. Pour moi, ce sont des aventuriers, des artistes de l’amour, des contemplatifs, des intellectuels. Et ce don de soi : c’est ce qui manque le plus aujourd’hui.

Vous pouvez être prêtre, moine, et vous intéresser à l’islam, vous passionner pour cette autre religion. On parle tellement et si souvent de ce qui tourne mal. J’étais heureux de filmer une cohabitation heureuse entre ces moines chrétiens et une population musulmane.

Le Festival de Cannes agit comme un haut-parleur pour faire entendre la parole de ces frères. Mon métier est de capter la lumière avec une machine, puis avec une autre de la diffuser dans le monde entier. J’espère que là où ils sont maintenant, ils sont fiers de nous.

De votre retraite au monastère de Tamié, en Savoie, pour préparer le film, vous dites que vous en avez retiré des principes moraux pour votre mise en scène. Lesquels ?

Pas de fioritures avec la caméra. Pas de travelling pendant les messes, l’élévation ou quand les moines montrent le corps du Christ. Accorder une place éminente à leurs chants, aux psaumes. Ne pas faire des images, mais des plans.

Adopter la même rigueur que celle de leur vie monacale. Et puis, je pensais toujours aux familles. Elles n’ont pas encore vu le film. J’ai très envie de le leur montrer. Je suis plus inquiet de leurs réactions que du jugement de la critique.

En quoi ressentiez-vous la présence de ces frères pendant votre tournage au Maroc ?

Je vais vous donner un exemple, parmi d’autres. J’avais fait faire un moulage de leurs têtes coupées pour la fin. Plus le temps passait, plus j’avais l’impression que les moines me disaient : réussis un beau film mais pense aussi à nos familles.

Et puis, un jour, alors que nous nous rapprochions de ce jour de tournage, la neige, inattendue, imprévisible, est tombée pendant quarante-huit heures. Comme s’ils me donnaient la réponse au problème qu’ils me posaient. J’ai fini le film avec ce don venu du ciel qui respecte leur intégrité, sans attenter à la peine de leurs proches.

Sur ce tournage, j’ai passé parmi les deux plus beaux mois de ma vie. Dans un perpétuel état de grâce. Tout était simple, limpide, facile, évident, étrange et beau. Oui, l’esprit de Tibhirine a soufflé sur nous. Il existe. J’espère qu’il touchera le festival et fera du bien à tous. Dans deux jours, ce sera le 14e anniversaire de leur mort. Dimanche, la Pentecôte coïncidera avec la découverte du testament de Frère Christian

En quoi leur message vous a-t-il transformé personnellement ?

Parlons-nous et tout ira mieux. Tendons-nous la main. J’ai été touché par ce message et l’exemple de leurs vies. Je ne vois plus le monde de la même façon. Je me sens plus serein. Avant, je pensais qu’on ne pouvait rien changer. Les frères de Tibhirine m’ont appris qu’on peut toujours.

Recueilli par Jean-Claude RASPIENGEAS

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:21
Le pèlerinage au Portugal ouvre une nouvelle étape de ce pontificat
Les experts voient un « avant » et un « après » la visite de Benoît XVI à Fatima

ROME, Lundi 17 mai 2010 (ZENIT.org) - Dans le pontificat de Benoît XVI, il y aura un « avant » et un « après » son pèlerinage apostolique au Portugal : c'est ce qui ressort des entretiens avec les experts de l'information religieuse ou de leurs chroniques et impressions, qu'ils soient favorables ou hostiles à la pensée de Joseph Ratzinger.


A la veille de cette visite, tous s'accordaient à dire que le pape entreprenait son quinzième voyage apostolique international (du 11 au 14 mai), dans des circonstances particulièrement défavorables, du fait de la crise « terrifiante » que l'Eglise catholique a vécue ces derniers mois après les révélations d'abus sexuels commis contre des mineurs par des membres du clergé.


Une forteresse inattendue


Dès le premier jour du voyage, certains médias, qui avaient lancé des attaques sans précédent contre un pape, ont pris conscience que quelque chose était en train de changer radicalement. Le « New York Times » publiait, le 11 mai, sur Internet une chronique de Rachel Donadio, dans laquelle la journaliste considère que les paroles de l'évêque de Rome aux journalistes « ont été les plus dures » qu'il ait prononcées sur le sujet.

« Les attaques 'ne viennent pas seulement de l'extérieur' constatait le pape, mais 'les souffrances de l'Eglise viennent de l'intérieur même de l'Eglise, du péché qui existe dans l'Eglise'. Et la chronique revenait sur les récentes mesures prises par le pape pour purifier l'Eglise.


« Il s'agit là d'un exemple clair du changement de ton que le pape est en train d'imprimer au Vatican », commente John L. Allen Jr., vaticaniste de l'hebdomadaire américain National Catholic Reporter.


Miguel Mora, correspondant au Vatican du quotidien madrilène « El País », un des journaux européens les moins complaisants envers la papauté, dans une analyse intitulée "Le gladiateur solitaire", présentait le Saint-Père ainsi : « Alors que les scandales pédophiles couverts par le clergé déclenchaient la pire crise que l'Eglise ait connue depuis des décennies, Ratzinger a donné le meilleur de lui-même ». Et le correspondant du journal reconnaissait en ce pape « le courage et la férocité d'un gladiateur solitaire, inhabituels chez un homme de 83 ans », dans « la purification d'une Eglise 'pécheresse' ».


L'affection des fidèles en chiffres


Le changement d'attitude des journalistes est renforcé par les chiffres surprenants de la visite papale. Le pontife a rassemblé sur l'esplanade du sanctuaire de Fatima, le 13 mai, une foule de plus d'un demi-million de personnes, soit cent mille de plus qu'en 2000, lors du dernier pèlerinage de Jean Paul II à Fatima, pour la béatification de Jacinthe et François.

A Lisbonne, le pape a rassemblé quelque 200 000 personnes à la messe, et environ 120 000 à Porto. En comptant toutes les personnes présentes le long des rues dans les trois localités visitées, on arrive probablement au million. Dans un pays de 10 millions d'habitants, ce sont 10% d'entre eux qui ont rencontré le souverain pontife.


Un Benoît XVI jusqu'alors inconnu


Cette fois-ci, les médias n'ont pas vu dans la timidité du pape un hôte froid. Bien au contraire, ils ont su percevoir son côté le plus intime, en particulier lorsqu'ils l'ont vu s'agenouiller, le 12 mai, devant la Vierge, dans la chapelle des apparitions de Fatima.

Jean-Marie Guénois, chroniqueur Religion du Figaro, qui se trouvait alors à quelques mètres du pape, a immortalisé ces minutes où Benoît XVI a offert à la Vierge une rose en or et en argent.


« Puis, il s'est comme transformé au moment où son assistant lui a remis le fameux présent pour qu'il le dépose au pied de la statue. Et là, ce n'était plus un pape mais un enfant. Il s'est avancé avec le sourire d'un petit le jour de la fête des mères ». Benoît XVI a déposé ce cadeau au pied de la Vierge puis s'est mis à prier : « Longues minutes paradoxales où se lient l'absence, une étonnante présence et le silence ».


« Autour, près de 300 000 personnes vibraient au diapason », poursuit le chroniqueur. Son maître des cérémonies est alors venu lui prendre délicatement le bras : « L'enfant est redevenu pape ».


Dans le vol papal du retour à Rome dans l'après-midi de vendredi, Octávio Carmo, de l'agence de presse catholique portugaise "Ecclesia", choisit également ce moment pour résumer ce pèlerinage : « C'est sans doute le voyage qui définit le mieux le pontificat de Benoît XVI : un homme qui surprend les multitudes qui ne le connaissent pas, mais qui se révèle plus intensément en privé ».


La mission prophétique de Fatima n'est pas achevée


Andrea Tornielli, vaticaniste du quotidien italien "Il Giornale", a souligné les paroles de l'homélie que le pape a prononcée le 13 mai, quand il a prévenu « Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait », considérant que le message de la Vierge ne se limite pas à l'attentat de 1981 contre Jean Paul II.


Dans sa fameuse conférence de presse dans l'avion, Benoît XVI lui-même a reconnu que dans le texte du troisième secret de Fatima « on voit la nécessité d'une passion de l'Église, qui naturellement se reflète dans la personne du pape ».


Jeudi, lors de sa rencontre avec les évêques du Portugal, Benoît XVI a présenté ainsi sa mission à la lumière de Fatima : « Le Pape a besoin de s'ouvrir toujours davantage au mystère de la Croix, en l'embrassant comme l'unique espérance et le moyen ultime pour gagner et réunir dans le Crucifié tous ses frères et sœurs en humanité ».


Après avoir laissé transparaître en direct des émotions aussi profondes, une nouvelle étape du pontificat de Benoît XVI commence, du moins pour les professionnels de l'information religieuse.


Jesús Colina

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:10

QU'ILS AIENT EN EUX L'AMOUR

 

A quelques jours de la Pentecôte, l'Eglise nous fait entrer dans la prière de Jésus au moment de son passage vers son Père :  il sait la fragilité humaine, et prie pour tous ceux qui "accueilleront sa Parole". Il demande l'Amour... fruit de l'Esprit-Saint.

 

Son Esprit, qui nous introduit dans le monde à-venir certes,mais sans nous détourner de notre monde d'aujourd'hui

 

Son Esprit, qui donne à chacune de nos vies une dimension d'éternité, qui donne à notre existence la plus banale une plénitude de vie….

 

Son Esprit, qui nous permet de vivre intensément l'instant présent... sans nous y enfermer !

 

Pour tous ses disciples, ceux d'hier comme ceux  d'aujourd'hui, Il demande  à son Père l'amour, l'amour de Dieu et l'amour des hommes. Car c'est le même amour : quand les croyants se rapprochent de Dieu, ils se rapprochent les uns des autres, et tendent vers l'unité ; un long chemin à parcourir encore …

 

Puissions-nous accueillir déjà en nos vies celui que nous découvrirons éblouis au moment de notre propre passage, comme l'écrivait Mère Aline Aimée, dans un texte que nous lisons parfois au moment des funérailles : "Ce qui se passera de l'autre côté quand tout pour moi aura basculé dans l'éternité, je ne le sais pas. Je crois, je crois seulement qu'un amour m'attend... Il va m'ouvrir tout entier à sa joie, à sa lumière. Oui Père, je viens à toi dans le vent dont on ne sait ni d'où il vient, ni où il va, vers ton amour, ton Amour qui m'attend".

André SPANG

 

 


Samedi

15 mai

Férie

Mariage 15h30 à Volkrange : Laure PAILLET et Florian MATHIEU

Messe à 18h30 à ELANGE– Fête de la Saint Isidore

[Famille LEONARD-OTTEMER-THILL ;

Léon POLEGATO et son épouse]

Dimanche

16 mai

7ème DIMANCHE DE PÂQUES

Quête impérée pour la Pastorale des moyens de Communication Sociale

Messe à 10h30 à TERVILLE [Christiane GRISELLE et sa famille ; Famille FERRARI ; Famille Adrien HESLING ]

Baptême à 11h45 à Terville d’Eléa MAROTTA et Tess HUOT

Lundi 

17 mai

Férie

Mardi

18 mai

Férie

Messe à 18h30 à TERVILLE [Marine ROSSO épouse NARDI ]

Mercredi

19 mai

Férie

Jeudi

20 mai

St Bernardin de Sienne

Messe à 18h30 à TERVILLE

Vendredi

21 mai

St Christophe Magallanès

Messe à 18h30 à BEUVANGE  [Marthe ANGERMANN ]

Samedi

22 mai

Ste Rita de Cascia

Mariage 17h Veymerange : Aurélie LAMARRE et Frédéric CAPRARO

Messe à 18h30 à VEYMERANGE

[Hugo POLEGATO et sa famille]

Dimanche

23 mai

DIMANCHE DE LA PENTECOTE - SOLENNITE

Quête impérée pour les séminaires diocésains et les frais d'entretien des séminaristes du diocèse

Messe à 9h00 à VOLKRANGE  

[Jean-Claude KLEIN ; Irène BAYER (6 sem.) ; 

Thomas IARIA et son frère Rocco ; Astrid FELDEN]

Messe à 10h30 à TERVILLE   [Famille BISDORFF ;

Marc, Sylvaine et Fabrice MENTA ]

Baptême à 11h30 à Terville de Noah PANNETTA

 

Joyeux Anniversaire

Soeur Marie-Cécile !

 

A l'occasion des 90 ans de Sœur Marie-Cécile,

 

le Curé, le Conseil de Fabrique et la Chorale de Terville

 

invitent tous les paroissiens à prendre l'apéritif

 

le dimanche 16 mai après la messe, au Foyer Jean-Paul II

——

 

Afin d'offrir à Sœur Marie-Cécile un cadeau qui lui soit utile, un tronc sera placé au fond de l'église, et une quête sera faite à la sortie de la messe.

 

Votre quatre-vingt-dixième anniversaire, Sœur Marie-Cécile, m'offre l'occasion de vous remercier, en mon nom personnel, au nom de la paroisse de Terville, et au nom de la Communauté Chrétienne du Bon Pasteur, pour vos années de service paroissial, généreux et si appréciable.

 

Vous qui oeuvrez pour la communauté chrétienne depuis 1958, vous êtes pour nous un exemple de fidélité et de don de soi, qui dit bien votre charisme de religieuse et nous invite à la même fidélité. "Restez en tenue de service". Vous continuez à répondre à cet appel du Seigneur, très concrètement par la musique et  le fleurissement de l'église, mais également par votre présence qui donne de la chaleur à notre vie paroissiale.

 

Que le Seigneur vous bénisse, et que votre présence nous soit acquise de longues années encore !

                                                                                                                      Dominique THIRY+

 

 

 

Invitation au pèlerinage principal Notre-Dame de Bon-Secours

Pèlerinage Saint-Avold

 

Lundi 24 mai 2010 de 9 h à 16 h

 

Frère Gilles Berceville, o.p., donnera 2 enseignements-partage :

                  9 h 30 : "Etre prêtre : vie offerte ou vie perdue ?"

                14 h      : "Marie, secours des chrétiens : le sens de la fête du 24 mai"

 

Eucharistie à 10 h 30 - Office Marial à la Basilique à 15 h

 

Frais d'inscription : 5 €  - Afin de faciliter l'organisation de la journée, veuillez vous annoncer pour le repas avant le 20 mai, au 03.87.92.12.92 - Prix du repas : 15 €

 

LES INFOS DE NOTRE COMMUNAUTE

 

Adoration du Saint Sacrement :

Mercredi 19 mai de 20h15 à 21h30

à l'église de Veymerange

 

Confessions individuelles :

Tous les 1ers mardis du mois

à 18h  à l'église de Terville

 

Mois de Mai : prière du chapelet les vendredis à 18 h, à la chapelle de Beuvange

 

M.C.R. : mardi 18 mai 14h30 Foyer J.Paul II à Terville.

 

Réunion pour les Ecclésiales

La réunion du 21 mai

est reportée au jeudi 10 juin.

 

Samedi 22 mai :

 

Kids Louange à 14 h à l'église de Veymerange

 

Théo académie à 15h15 à la salle Ste Marie à Veymerange

 

Rencontre de secteur :

mercredi 26 mai à 20h

Salle Jean XXIII

(église Ste Anne Thionville)

 

Pour tous les acteurs de la vie de la communauté chrétienne:

 

 "Comment être témoins de votre foi dans votre mission ou votre service d'Eglise ?"

 

Journée communautaire

à Veymerange-Elange

 

Nous étions plus de vingt pour cette 6ème journée de travail communautaire. Si les ménages habituels - presbytère, salles, église -  et les travaux extérieurs ont été effectués dans la journée, la peinture du bureau du secrétariat n'a pu être achevée que mardi après-midi.

 

Merci à tous! Avec une pensée spéciale pour ceux qui n'ont pu partager le repas qui, comme à l'accoutumée, a été un moment de grande convivialité.

 

PASTORALE DES JEUNES

 

J.I.T. :                   Fête de fin d'année

 

samedi 29 mai à partir de 17h à l'église Notre-Dame

Messe des jeunes à 18 h

Pique-nique et soirée festive

 

Groupe Théophile :

 

Retraite à l'abbaye bénédictine d'Oriocourt

 

samedi 29 mai et dimanche 30 mai

 

"Je trouve ma vocation…"

 

Sr V.WAGNER 03.87.74.64.51 viv.wagner@wanadoo.fr

P. GUERIGEN 06.63.28.83.78-p.guerigen@eveche-metz.fr

 

Remerciements pour la collecte de timbres

 

Frère Noël, du Service Missionnaire Antsirabe de Madagascar, a envoyé ses remerciements à Mme Lemmer pour le fruit de la collecte annuelle de timbres. C'est en effet un colis de 5 kg qu'elle lui a envoyé début mai.

 

Merci à tous ceux qui pensent à découper les timbres sur les enveloppes qu'ils  réceptionnent.

N'hésitez pas à répandre autour de vous cette information. Car ce geste, très simple, sert de grandes causes humanitaires.

 

Conférences Chrétiennes

 

jeudi 20 mai 2010

à 20 h 30 Salle des Capitulaires du Beffroi

"Et l'homme dans tout ça ?

L'inquiétude éthique en début et en fin de vie"

 

Au carrefour des questionnements sur certaines pratiques médicales ou biomédicales, quel regard peut-on porter, quelle présence chrétienne peut-on proposer ?

 

par Sébastien KLAM, prêtre diocésain,

chargé de cours de bioéthique à l'Université de Metz, Président du Comité d'Ethique Saint André de Metz

 

 

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:02
Benoît XVI au Portugal : Questions-réponses dans l’avion
Texte intégral

ROME, Mercredi 12 mai 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral des questions posées à Benoît XVI dans l'avion qui le conduisait, hier mardi, à Lisbonne, au Portugal, et les réponses du pape.

* * *


Père Lombardi : Sainteté, quelles préoccupations et quels sentiments ressentez-vous à l'égard de la situation de l'Église au Portugal ? Que peut-on dire au Portugal, dans le passé profondément catholique et porteur de la foi dans le monde, mais aujourd'hui en voie de profonde sécularisation, aussi bien dans la vie quotidienne, qu'au niveau juridique et culturel ? Comment annoncer la foi dans un contexte indifférent et hostile à l'Église ?


Saint-Père : D'abord bonne journée à vous tous et nous nous souhaitons un bon voyage, malgré le fameux nuage sous lequel nous sommes. En ce qui concerne le Portugal, j'éprouve surtout des sentiments de joie, de gratitude pour tout ce qu'a fait et fait ce pays dans le monde et dans l'histoire et pour la profonde humanité de ce peuple, que j'ai pu expérimenter lors d'une visite et auprès de beaucoup d'amis portugais. Je dirais que c'est vrai, très vrai, que le Portugal a été une grande force de la foi catholique, il a porté cette foi dans toutes les parties du monde ; une foi courageuse, intelligente et créative ; il a su créer une grande culture, nous le voyons au Brésil, au Portugal même, mais aussi la présence de l'esprit portugais en Afrique, en Asie. D'autre part, la présence du sécularisme n'est pas une chose totalement nouvelle. La dialectique entre sécularisme et foi au Portugal a une longue histoire. Déjà au dix-huitième siècle il y a une forte présence des Lumières, il suffit de penser au nom de Pombal. Ainsi nous voyons qu'en ces siècles le Portugal a toujours vécu dans cette dialectique, qui naturellement aujourd'hui s'est radicalisée et se manifeste avec tous les signes de l'esprit européen d'aujourd'hui. Et cela me semble un défi et aussi une grande possibilité. En ces siècles de dialectique entre l'esprit des Lumières, le sécularisme et la foi, il n'a jamais manqué de personnes qui voulaient construire des ponts et créer un dialogue, mais malheureusement la tendance dominante fut celle de l'opposition et de l'exclusion réciproque. Aujourd'hui nous voyons justement que cette dialectique est une chance, que nous devons trouver la synthèse et un dialogue précurseur et profond. Dans la situation multiculturelle dans laquelle nous sommes tous, on voit qu'une culture européenne qui serait seulement rationaliste n'aurait pas la dimension religieuse transcendante, elle ne serait pas en mesure d'entrer en dialogue avec les grandes cultures de l'humanité, qui ont toutes cette dimension transcendante, qui est une dimension de l'être humain. Et donc penser qu'il y aurait une raison pure, anhistorique, existant seulement en elle-même et que ce serait cela « la » raison, est une erreur ; nous découvrons toujours plus qu'elle touche seulement une partie de l'homme, qu'elle exprime une certaine situation historique, qu'elle n'est pas la raison comme telle. La raison comme telle est ouverte à la transcendance et c'est seulement dans la rencontre entre la réalité transcendante, la foi et la raison que l'homme se trouve lui-même. Je pense donc que justement la tâche et la mission de l'Europe en cette situation est de trouver le chemin de ce dialogue, d'intégrer la foi et la rationalité moderne dans une vision anthropologique unifiée, qui rend compte complètement de l'être humain et ainsi rend également les cultures humaines communicantes. Par conséquent, je dirais que la présence du sécularisme est une chose normale, mais la séparation, l'opposition entre le sécularisme et la culture de la foi est anormale et doit être dépassée. Le grand défi de ce moment est que les deux se rencontrent, et trouvent ainsi leur véritable identité. Cela, comme je l'ai dit, est une mission de l'Europe et une nécessité humaine pour notre histoire.


Père Lombardi : Merci Sainteté ! Nous continuons alors sur le thème de l'Europe. La crise économique s'est récemment aggravée en Europe et elle implique aussi en particulier le Portugal. Certains leaders européens pensent que l'avenir de l'Union européenne est à risque. Quelles leçons tirer de cette crise, aussi sur le plan éthique et moral ? Quelles sont les clés pour consolider l'unité et la coopération des Pays européens à l'avenir ?


Saint-Père : Je dirais que justement cette crise économique, avec sa composante morale, que personne ne peut nier, est un cas d'application, de concrétisation de ce que je viens de dire, c'est-à-dire que deux courants culturels séparés doivent se rencontrer, autrement nous ne trouverons pas un chemin d'avenir. Ici aussi nous constatons un faux dualisme, c'est-à-dire un positivisme économique qui pense pouvoir se réaliser sans la composante éthique, un marché qui serait régulé seulement par lui-même, par les pures forces économiques, par la rationalité positiviste et pragmatique de l'économie - l'éthique serait quelque chose d'autre, étrangère à ceci. Dans les faits, nous voyons maintenant qu'un pur pragmatisme économique, qui fait abstraction de la réalité de l'homme - qui est un être éthique -, n'aboutit pas positivement, mais crée des problèmes insolubles. Par conséquent, c'est maintenant le moment de voir que l'éthique n'est pas une réalité extérieure, mais intérieure à la rationalité et au pragmatisme économique. D'autre part, nous devons aussi confesser que la foi catholique, chrétienne, était souvent trop individualiste, qu'elle abandonnait les choses concrètes, économiques, au monde et qu'elle pensait seulement au salut individuel, aux actes religieux, sans voir que ceux-ci impliquent une responsabilité globale, une responsabilité pour le monde. Donc, ici aussi nous devons entrer dans un dialogue concret. Dans mon encyclique « Caritas in veritate » - et toute la tradition de la Doctrine sociale de l'Église va dans ce sens - j'ai cherché à élargir l'aspect éthique et de la foi au dessus de l'individu, à la responsabilité envers le monde, à une rationalité « dimensionnée » par l'éthique. D'autre part, les derniers événements sur le marché, ces deux, trois dernières années, ont montré que la dimension éthique est intérieure et doit entrer à l'intérieur de l'agir économique, parce que l'homme est un et qu'il s'agit de l'homme, d'une saine anthropologie, qui englobe tout, et c'est seulement ainsi que le problème se résout, c'est seulement ainsi que l'Europe remplit et réalise sa mission.


Père Lombardi : Merci, et maintenant venons à Fatima, qui sera un peu le sommet spirituel de ce voyage ! Sainteté, quelle signification ont pour nous aujourd'hui les apparitions de Fatima ? Quand vous avez présenté le texte du troisième secret à la Salle de presse du Vatican, en juin 2000, certains d'entre nous et d'autres collègues d'alors y étaient, il vous fut demandé si le message pouvait aussi être étendu, au-delà de l'attentat contre Jean-Paul II, à d'autres souffrances des Papes. Est-il possible, selon vous, de situer aussi dans cette vision les souffrances de l'Église d'aujourd'hui, liées aux péchés des abus sexuels sur les mineurs ?


Saint-Père : Avant tout je voudrais exprimer ma joie d'aller à Fatima, de prier devant la Vierge de Fatima, qui est pour nous un signe de la présence de la foi, que c'est des petits proprement que nait une nouvelle force de la foi, qui ne se limite pas aux seuls petits, mais qui a un message pour tout le monde et rejoint le cours de l'histoire dans son présent et l'éclaire. En 2000, dans la présentation, j'avais dit qu'une apparition, c'est-à-dire un événement surnaturelle, qui ne vient pas seulement de l'imagination de la personne, mais en réalité de la Vierge Marie, du surnaturel, qu'un tel événement entre dans un sujet et s'exprime dans les possibilités du sujet. Le sujet est déterminé par ses conditions historiques, personnelles, de tempérament, et donc traduit ce grand événement surnaturel dans ses possibilités de voir, d'imaginer, d'exprimer, mais dans ses expressions, formées par le sujet, se cache un contenu qui va au-delà, plus profondément, et c'est seulement dans le cours de l'histoire que nous pouvons voir toute la profondeur, qui était - disons - « vêtue » dans cette vision possible aux personnes concrètes. Je dirais donc, ici aussi, au-delà de cette grande vision de la souffrance du Pape, que nous pouvons en premier lieu rapporter au Pape Jean-Paul II, sont indiquées des réalités de l'avenir de l'Église qui au fur et à mesure se développent et se manifestent. Par conséquent, il est vrai que au-delà du moment indiqué dans la vision, on parle, on voit la nécessité d'une passion de l'Église, qui naturellement se reflète dans la personne du Pape, mais le Pape est pour l'Église et donc ce sont des souffrances de l'Église qui sont annoncées. Le Seigneur nous a dit que l'Église aurai toujours souffert, de diverses façons, jusqu'à la fin du monde. L'important est que le message, la réponse de Fatima, ne réside pas substantiellement dans des dévotions particulières, mais dans la réponse de fond, c'est-à-dire la conversion permanente, la pénitence, la prière et les trois vertus théologales : foi, espérance et charité. Ainsi voyons-nous ici la réponse véritable et fondamentale que l'Église doit donner, que nous, chacun de nous, devons donner dans cette situation. Quant aux nouveautés que nous pouvons découvrir aujourd'hui dans ce message, il y a aussi le fait que les attaques contre le Pape et contre l'Église ne viennent pas seulement de l'extérieur, mais les souffrances de l'Église viennent proprement de l'intérieur de l'Église, du péché qui existe dans l'Église. Ceci s'est toujours su, mais aujourd'hui nous le voyons de façon réellement terrifiante : que la plus grande persécution de l'Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs, mais naît du péché de l'Église et que donc l'Église a un besoin profond de ré-apprendre la pénitence, d'accepter la purification, d'apprendre d'une part le pardon, mais aussi la nécessité de la justice. Le pardon ne remplace pas la justice. En un mot, nous devons ré-apprendre cet essentiel : la conversion, la prière, la pénitence et les vertus théologales. Nous répondons ainsi, nous sommes réalistes en nous attendant que le mal attaque toujours, qu'il attaque de l'intérieur et de l'extérieur, mais aussi que les forces du bien sont toujours présentes et que, à la fin, le Seigneur est plus fort que le mal, et pour nous la Vierge est la garantie visible, maternelle, de la bonté de Dieu, qui est toujours la parole ultime dans l'histoire.


Père Lombardi : Merci, Sainteté, de la clarté, de la profondeur de vos réponses et de cette parole conclusive d'espérance que vous nous avez donnée. Nous vous souhaitons vraiment de pouvoir accomplir sereinement ce voyage si prenant et de pouvoir aussi le vivre avec toute la joie et la profondeur spirituelle que la rencontre avec le mystère de Fatima nous inspire. Bon voyage à vous, et nous chercherons à bien faire notre tâche et à relayer objectivement ce que vous ferez.


Texte original: Portugais

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:55
L’Eglise a une mission de vérité, affirme le pape au monde de la culture

ROME, Mercredi 12 mai 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI a évoqué le ‘conflit' présent dans la culture actuelle entre la tradition et le présent, qui s'exprime par une « crise de la vérité ».

Avec force, il a rappelé que l'Eglise avait une mission de vérité dans le monde. Une mission qu'il a jugée « impérative ». Chercher la vérité « en dehors de Jésus Christ s'avère dramatique », a-t-il insisté.


Au deuxième jour de son voyage au Portugal (11-14 mai), le pape a rencontré le monde de la culture au Centre Belém de Lisbonne. La rencontre a commencé vers 11h, en présence de plus de 1000 personnes, sans compter les autorités présentes dont le ministre de la culture, et des représentants de la pensée, de la science et de l'art.


Après plusieurs intermèdes musicaux et l'intervention de Mgr Manuel Clemente, évêque de Porto et président de la Commission épiscopale pour la culture, et du cinéaste Manoel de Oliveira, le pape a prononcé son discours.


Aujourd'hui, a-t-il déploré, « la culture reflète une ‘tension', qui prend parfois la forme de ‘conflit' entre le présent et la tradition ». « L'élan de la société absolutise le présent, le détachant du patrimoine culturel du passé et sans l'intention de tracer les contours d'un avenir ».


« Mais une telle valorisation du ‘présent' en tant que source d'inspiration du sens de la vie, aussi bien individuelle que sociale, se heurte à la forte tradition culturelle du peuple portugais, profondément marquée par l'influence millénaire du christianisme et par un sens de la responsabilité globale », a confié le pape en évoquant la « sagesse » de la tradition portugaise marquée par « le sens de la vie et de l'histoire » et une « cohérence éthique ».


Pour Benoît XVI, le conflit entre la tradition et le présent « s'exprime dans la crise de la vérité, mais c'est seulement celle-ci qui peut orienter et tracer le chemin d'une existence réussie, aussi bien en tant que personne que comme peuple ». Et d'insister : « un peuple qui cesse de savoir quelle est sa vérité propre finit par se perdre dans le labyrinthe du temps et de l'histoire, privé des valeurs clairement établies et sans grands buts clairement énoncés ».


Annoncer la vérité : un service offert à la société


Dans son allocution, le pape a invité à faire un « effort de compréhension » autour de « la forme dans laquelle l'Eglise se situe dans le monde, en aidant la société à comprendre que l'annonce de la vérité est un service qu'Elle offre à la société, ouvrant de nouveaux horizons d'avenir, de grandeur et de dignité ».


A ses yeux, la vérité est gage de liberté. « La fidélité à l'homme exige la fidélité à la vérité qui seule, est la garantie de la liberté (cf. Jn 8,32) et de la possibilité d'un développement humain intégral ». « C'est pour cela que l'Eglise la recherche, qu'elle l'annonce sans relâche et qu'elle la reconnaît partout où elle se manifeste. Cette mission de vérité est pour l'Eglise une mission impérative » (Caritas in veritate, n.9), a-t-il expliqué.


Evoquant enfin le Portugal comme une « société formée en majeure partie de catholiques et dont la culture a été profondément marquée par le christianisme », il a estimé que « la tentative de trouver la vérité en dehors de Jésus-Christ » s'avérait « dramatique ».


Confrontez-vous à la source de la beauté


S'adressant aux « artisans de la culture sous toutes ses formes, créateurs de pensée et d'opinion », le pape leur a rappelé combien leur « talent » leur donnait « la possibilité de parler au cœur de l'humanité, de toucher la sensibilité individuelle et collective, de susciter des rêves et des espérances, d'élargir les horizons de la connaissance et de l'engagement humain ».

« N'ayez pas peur de vous confronter avec la source première et ultime de la beauté, de dialoguer avec les croyants, avec ceux qui, comme vous, se sentent en pèlerinage dans le monde et dans l'histoire vers la Beauté infinie (Discours aux artistes, 21/XI/2009) », a-t-il lancé.


Pour Benoît XVI, l'Eglise a la « mission prioritaire, dans la culture actuelle, de tenir éveillée la recherche de la vérité et, en conséquence, de Dieu ; de porter les personnes à regarder au-delà des choses qui passent et à se mettre à la recherche des choses qui demeurent ».

« Faites des choses belles, mais par-dessus tout faites que vos vies deviennent des lieux de beauté », a-t-il conclu.

 

Benoît XVI au Portugal : Discours au monde de la culture

ROME, Mercredi 12 mai 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce mercredi, à Lisbonne, lors de sa rencontre avec le monde de la culture, au centre culturel de Belem.

* * *


Vénérés frères dans l'Épiscopat

Éminents représentants de la Pensée, de la Science et de l'Art,

Chers amis,


J'éprouve une grande joie de voir ici rassemblé l'ensemble varié de la culture portugaise, que vous représentez si dignement : femmes et hommes engagés dans la recherche et l'élaboration des différents savoirs. A tous, j'adresse l'expression de mon amitié et de ma plus haute considération, reconnaissant l'importance de ce que vous faites et de ce que vous êtes. Le Gouvernement, représenté ici par Madame le Ministre de la Culture à qui j'adresse mes remerciements et mes salutations déférentes, pense aux priorités nationales du monde de la culture avec un appui mérité. Je remercie tous ceux qui ont rendu possible notre rencontre, en particulier la Commission Épiscopale de la Culture et son Président, Monseigneur Manuel Clemente, que je remercie pour le cordial accueil et pour la présentation de la réalité polyphonique de la culture portugaise, illustrée ici par la présence de quelques uns de ses meilleurs protagonistes. Le cinéaste Manoal de Oliveira, d'une âge vénérable et d'une carrière qui l'est tout autant, s'est fait le porte-parole de vos sentiments et de vos attentes. Je lui adresse mon salut plein d'admiration et d'affection autant que de vive gratitude pour les paroles qu'il m'a adressées, laissant entrevoir en elles les inquiétudes et les attentes de l'âme portugaise au milieu des turbulences de la société d'aujourd'hui.


En effet, aujourd'hui, la culture reflète une ‘tension', qui prend parfois la forme de ‘conflit' entre le présent et la tradition. L'élan de la société absolutise le présent, le détachant du patrimoine culturel du passé et sans l'intention de tracer les contours d'un avenir. Mais une telle valorisation du ‘présent' en tant que source d'inspiration du sens de la vie, aussi bien individuelle que sociale, se heurte à la forte tradition culturelle du peuple portugais, profondément marquée par l'influence millénaire du christianisme et par un sens de la responsabilité globale. Celle-ci s'est affermie dans l'aventure des découvertes et dans le zèle missionnaire, partageant le don de la foi avec les autres peuples. L'idéal chrétien de l'universalité et de la fraternité avait inspiré cette aventure commune également marquée par les influences des Lumières et du laïcisme. Cette tradition a donné naissance à ce que nous pouvons appeler une ‘sagesse', c'est-à-dire, un sens de la vie et de l'histoire marqué par une cohérence éthique et un ‘idéal' réalisé par le Portugal, lequel a toujours cherché à établir des relations avec le reste du monde.


L'Église apparaît comme le grand défenseur d'une saine et haute tradition, dont la riche contribution se met au service de la société ; celle-ci continue à en respecter et à en apprécier le service en faveur du bien commun, mais elle s'est éloignée de la dite ‘sagesse' qui fait partie de son patrimoine. Ce ‘conflit' entre la tradition et le présent s'exprime dans la crise de la vérité, mais c'est seulement celle-ci qui peut orienter et tracer le chemin d'une existence réussie, aussi bien en tant que personne que comme peuple. En effet, un peuple qui cesse de savoir quelle est sa vérité propre, finit par se perdre dans le labyrinthe du temps et de l'histoire, privé des valeurs clairement établies et sans grands buts clairement énoncés. Chers amis, il y a tout un effort de compréhension à faire autour de la forme dans laquelle l'Église se situe dans le monde, en aidant la société à comprendre que l'annonce de la vérité est un service qu'Elle offre à la société, ouvrant de nouveaux horizons d'avenir, de grandeur et de dignité. En effet, l'Église a « une mission de vérité à remplir, en tout temps et en toutes circonstances, en faveur d'une société à la mesure de l'homme, de sa dignité et de sa vocation.[...] La fidélité à l'homme exige la fidélité à la vérité qui seule, est la garantie de la liberté (cf. Jn 8,32) et de la possibilité d'un développement humain intégral. C'est pour cela que l'Église la recherche, qu'elle l'annonce sans relâche et qu'elle la reconnaît partout où elle se manifeste. Cette mission de vérité est pour l'Église une mission impérative » (Caritas in veritate, n.9). Pour une société formée en majeure partie de catholiques et dont la culture a été profondément marquée par le christianisme, la tentative de trouver la vérité en dehors de Jésus-Christ s'avère dramatique. Pour nous, chrétiens, la Vérité est divine ; elle est le « Logos » éternel qui a pris une expression humaine en Jésus-Christ, lequel a pu affirmer avec objectivité : « Je suis la vérité » (Jn 14,6). L'existence dans l'Église de sa ferme adhésion au caractère pérenne de la vérité avec le respect pour les autres ‘vérités' ou avec la vérité des autres, est un apprentissage que l'Église elle-même est en train de faire. Dans ce dialogue respectueux peuvent s'ouvrir de nouvelles portes pour la transmission de la vérité.


« L'Église -écrivait le Pape Paul VI- doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L'Église se fait parole ; l'Église se fait message ; l'Église se fait dialogue » (Ecclesiam suam, n.67). En effet, le dialogue sans ambigüité et respectueux des parties impliquées est aujourd'hui une priorité dans le monde, priorité à laquelle l'Église n'entend pas se soustraire. Elle en donne un témoignage clair par la présence du Saint-Siège dans les divers organismes internationaux, comme par exemple, dans le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe, fondé il y a 20 ans ici à Lisbonne, qui a comme pierre angulaire le dialogue interculturel dans le but de promouvoir la coopération entre l'Europe, le sud de la Méditerranée et l'Afrique et de construire une citoyenneté mondiale fondée sur les droits humains et la responsabilité des citoyens, indépendamment de leur origine ethnique et de leur appartenance politique, dans le respect des croyances religieuses. Étant donné la diversité culturelle, il faut faire en sorte que les personnes, non seulement acceptent l'existence de la culture de l'autre, mais aspirent aussi à s'en enrichir et à lui offrir ce que l'on possède de bien, de vrai et de beau.


Cette heure demande le meilleur de nos forces, une audace prophétique, une capacité renouvelée à « indiquer de nouveaux mondes au monde », comme dirait votre Poète national (Luigi di Camoes, Os Lusiades, II, 45). Vous, artisans de la culture sous toutes ses formes, créateurs de pensée et d'opinion, « avez, grâce à votre talent la possibilité de parler au cœur de l'humanité, de toucher la sensibilité individuelle et collective, de susciter des rêves et des espérances, d'élargir les horizons de la connaissance et de l'engagement humain. [...] Et n'ayez pas peur de vous confronter avec la source première et ultime de la beauté, de dialoguer avec les croyants, avec ceux qui, comme vous, se sentent en pèlerinage dans le monde et dans l'histoire vers la Beauté infinie (Discours aux artistes, 21/XI/2009).


C'est justement dans le but de « mettre le monde moderne en contact avec les énergies vivifiantes et pérennes de l'Évangile » (Jean XXIII, Const. Ap. Humanae salutis, n.3), qu'a eu lieu le Concile Vatican II, au cours duquel l'Église, partant d'un conscience renouvelée de la tradition catholique, prend au sérieux et discerne, transfigure et dépasse les critiques qui sont à la base des courants qui ont caractérisé la modernité, c'est-à-dire la Réforme et les Lumières. Ainsi, d'elle-même, l'Église accueille et régénère le meilleur des exigences de la modernité, d'une part en les assumant et en les dépassant et d'autre part en évitant ses erreurs et les chemins sans issues. L'événement conciliaire a posé les prémisses d'un authentique renouveau catholique et d'une nouvelle civilisation - la « civilisation de l'amour » - comme service évangélique à l'homme et à la société.


Chers amis, l'Église considère comme sa mission prioritaire, dans la culture actuelle, de tenir éveillé la recherche de la vérité et, en conséquence, de Dieu ; de porter les personnes à regarder au-delà des choses qui passent et à se mettre à la recherche des choses qui demeurent. Je vous invite à approfondir la connaissance de Dieu tel qu'Il s'est révélé en Jésus-Christ pour notre plein accomplissement. Faites des choses belles, mais par dessus tout faites que vos vies deviennent des lieux de beauté. Qu'intercède pour vous Sainte Marie de Bethléem, vénérée depuis des siècles par les navigateurs de l'océan, et aujourd'hui par les navigateurs du Bien, de la Vérité et de la Beauté.


Texte original: Portugais

Traduction française distribuée par la salle de presse du Saint-Siège


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Published by Dominique THIRY - dans Paroles du pape Benoît XVI
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:46
Benoît XVI à Fatima : Consécration des prêtres au Coeur immaculé de Marie

ROME, Mercredi 12 mai 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de la prière « d'abandon au Coeur Immaculé de Marie » que le pape Benoît XVI a récitée ce mercredi, après la célébration des vêpres, devant le Saint-Sacrement, en l'église de la Sainte-Trinité du sanctuaire de Fatima confiant tous les prêtres à la Vierge de Fatima.


ACTE D'ABANDON ET DE CONSÉCRATION

 

 

Mère Immaculée,


en ce lieu de grâce,

convoqués par l'amour de ton Fils Jésus,

Grand et Eternel Prêtre,

nous, fils dans le Fils et ses prêtres,

nous nous consacrons à ton Cœur maternel,

pour accomplir fidèlement la Volonté du Père.

Nous sommes conscients que, sans Jésus,

nous ne pouvons rien faire de bon (cf. Jn 15, 5)

et que, seulement par Lui, avec Lui et en Lui,

nous serons pour le monde

des instruments de salut.

Épouse de l'Esprit Saint,

obtiens-nous l'inestimable don

d'être transformés dans le Christ.

Par la puissance même de l'Esprit qui,

étendant sur Toi son ombre,

t'a rendue Mère du Sauveur,

aide-nous afin que le Christ, ton Fils,

naisse aussi en nous.

Que l'Église puisse ainsi

être renouvelée par de saints prêtres,

transfigurée par la grâce de Celui

qui fait toutes choses nouvelles.

Mère de Miséricorde,

c'est ton Fils Jésus qui nous a appelés

à devenir comme Lui :

lumière du monde et sel de la terre

(cf. Mt 5, 13-14).

Aide-nous,

par ta puissante intercession,

à ne jamais trahir cette sublime vocation,

à ne pas céder à nos égoïsmes,

aux séductions du monde

et aux suggestions du Malin.

Préserve-nous par ta pureté,

garde-nous par ton humilité

et enveloppe-nous de ton amour maternel,

qui se reflète en de nombreuses âmes

consacrées à toi,

devenues pour nous

d'authentiques mères spirituelles.

Mère de l'Église,

nous, prêtres,

nous voulons être des pasteurs

qui ne paissent pas pour eux-mêmes,

mais qui se donnent à Dieu pour leurs frères,

trouvant en cela leur bonheur.

Non seulement en paroles, mais par notre vie,

nous voulons répéter humblement,

jour après jour,

notre « me voici ».

Guidés par toi,

nous voulons être des Apôtres

de la Miséricorde Divine,

heureux de célébrer chaque jour

le Saint Sacrifice de l'Autel

et d'offrir à tous ceux qui nous le demandent

le Sacrement de la Réconciliation.

Avocate et Médiatrice de la grâce,

Toi qui es entièrement immergée

dans l'unique médiation universelle du Christ,

demande à Dieu, pour nous,

un cœur complètement renouvelé,

qui aime Dieu de toutes ses forces

et serve l'humanité comme toi-même tu l'as fait.

Redis au Seigneur

cette parole efficace :

« ils n'ont pas de vin » (Jn 2, 3),

afin que le Père et le Fils répandent sur nous,

comme dans une nouvelle effusion

l'Esprit Saint.

Plein d'émerveillement et de gratitude

pour ta présence continuelle au milieu de nous,

au nom de tous les prêtres,

moi aussi je veux m'exclamer :

« Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? » (Lc 1, 43)

Notre Mère depuis toujours,

ne te lasse pas de « nous visiter »,

de nous consoler, de nous soutenir.

Viens à notre secours

et libère-nous des dangers

qui nous menacent.

Par cet acte d'abandon et de consécration,

nous voulons t'accueillir de façon

plus profonde et radicale,

pour toujours et pleinement,

dans notre existence humaine et sacerdotale.

Que ta présence fasse refleurir le désert

de nos solitudes et briller le soleil

sur nos obscurités,

qu'elle fasse revenir le calme après la tempête,

afin que chaque homme voie le salut

du Seigneur,

qui a le nom et le visage de Jésus,

réfléchi dans nos cœurs,

pour toujours unis au tien !

Ainsi soit-il !

Texte original: Portugais

Traduction française distribuée par la salle de presse du Saint-Siège

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:44
La fidélité dans le temps, c’est l’amour, dit Benoît XVI aux prêtres
Vêpres à Fatima avec les prêtres et les consacrés

ROME, Mercredi 12 mai 2010 (ZENIT.org) - « La fidélité dans le temps est le nom de l'amour », dit Benoît XVI aux prêtres et aux personnes consacrées rassemblés dans l'église de la Trinité au sanctuaire de Fatima pour les vêpres ce mercredi soir.


Le pape leur a tout d'abord dit « l'estime et la reconnaissance de l'Église » : « Merci pour votre témoignage souvent silencieux et qui n'est en rien facile ; merci pour votre fidélité à l'Évangile et à l'Église ».


Puis le pape leur a confié sa préoccupation principale : « Permettez-moi de vous ouvrir mon cœur pour vous dire que la principale préoccupation de tout chrétien, particulièrement de la personne consacrée et du ministre de l'Autel, doit être la fidélité, la loyauté à sa propre vocation, en tant que disciple qui veut suivre le Seigneur. La fidélité dans le temps est le nom de l'amour ; d'un amour cohérent, vrai et profond, au Christ-Prêtre ».


Le pape dit sa prière pour l'Année sacerdotale qui s'achève : « Que descende sur vous tous une grâce abondante afin que vous viviez la joie de votre consécration et que vous témoigniez de la fidélité sacerdotale fondée sur la fidélité du Christ ».


Le pape indique la condition de cette fidélité : « Cela suppose évidemment une vraie intimité avec le Christ dans la prière, puisque ce sera l'expérience forte et intense de l'amour du Seigneur qui devra conduire les prêtres et les personnes consacrées à correspondre de façon exclusive et sponsale à son amour ».


Le pape demande spécialement aux personnes consacrées de témoigner que la vie est tournée vers l'après la vie : « Par votre engagement dans la prière, dans l'ascèse, dans le développement de la vie spirituelle, dans l'action apostolique et dans la mission, tendez vers la Jérusalem céleste, anticipez l'Église eschatologique, fermes dans la possession et la contemplation amoureuse du Dieu Amour ! Combien est grande aujourd'hui la nécessité de ce témoignage ! » Des paroles comme illustrées par la fresque de l'Agneau de l'apocalypse représentée par les mosaïques de Rupnik.


Le pape explique que « beaucoup de nos frères vivent comme s'il n'y avait pas d'Au-delà, sans se préoccuper de leur salut éternel », or, dit-il, « les hommes sont appelés à adhérer à la connaissance et à l'amour de Dieu, et l'Église a la mission de les aider dans cette vocation ».

Il a souligné la responsabilité des baptisés : « Nous sommes responsables de l'annonce de la foi, de la totalité de la foi et de ses exigences ».


Le pape a invité à imiter le Curé d'Ars qui priait Dieu en disant : « Accorde-moi la conversion de ma paroisse, et j'accepte de souffrir tout ce que Tu veux pour le reste de ma vie ». « Et il a tout fait pour arracher les personnes à leur tiédeur afin de les ramener à l'amour », a souligné le pape.


Le pape souligne l'amour qui animait le curé d'Ars et sa miséricorde: « Dans son zèle sacerdotal, le saint curé était miséricordieux comme Jésus dans la rencontre avec chaque pécheur. Il préférait insister sur l'aspect fascinant de la vertu, sur la miséricorde de Dieu en présence de laquelle nos péchés sont des ‘grains de sable'. Il évoquait la tendresse offensée de Dieu. Il craignait que les prêtres deviennent « insensibles » et s'habituent à l'indifférence de leurs fidèles : « Malheur au pasteur - avertissait-il - qui demeure muet en voyant Dieu outragé et les âmes se perdre ». »


Le pape a aussi encouragé la fraternité sacerdotale : « La fidélité à votre vocation propre exige courage et confiance, mais le Seigneur veut aussi que vous sachiez unir vos forces ; soyez pleins de sollicitude les uns avec les autres, en vous soutenant fraternellement. Les moments de prière et d'étude en commun, le partage des exigences de la vie et du travail sacerdotal sont une part nécessaire de votre vie. Comme il est merveilleux quand vous vous accueillez les uns les autres dans vos maisons, avec la paix du Christ dans vos cœurs ! Comme il est important de vous aider réciproquement par le moyen de la prière et par des conseils et des discernements utiles ! »


Spécialement, insiste le pape, face aux « situations d'affaiblissement des idéaux sacerdotaux » ou bien lorsque l'on se consacre à « des activités qui ne s'accordent pas complètement avec ce qui est le propre d'un ministre de Jésus Christ » : « C'est alors le moment d'assumer, avec la chaleur de la fraternité, l'attitude décidée du frère qui aide son frère à ‘rester debout'. »


Il invite aussi les prêtres à être toujours soucieux des vocations des jeunes.

Aux séminaristes, le pape demande d'être « conscients de la grande responsabilité » à assumer et il leur donne ces recommandations: « vérifiez bien vos intentions et vos motivations ; consacrez-vous avec force d'âme et générosité d'esprit à votre formation ; l'Eucharistie, centre de la vie du chrétien et école d'humilité et de service, doit être l'objet principal de votre amour ; l'adoration, la piété et l'attention portée au Saint Sacrement, au cours de ces années de formation, vous conduiront un jour à célébrer le sacrifice de l'Autel avec une dévotion édifiante et vraie ».


Le pape souligne la liberté de qui devient prêtre ou consacré, à l'instar de Marie  « libres pour être saints ; libres pour être pauvres, chastes et obéissants, libres pour tous, parce que détachés de tout ; libres de nous-mêmes afin qu'en chacun grandisse le Christ, l'authentique consacré du Père et le Pasteur auquel les prêtres prêtent leur voix et leurs gestes, en le représentant ; libres pour porter à la société d'aujourd'hui Jésus mort et ressuscité, qui demeure avec nous jusqu'à la fin des temps et qui se donne à tous dans la Très Sainte Eucharistie ».


Anita S. Bourdin

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:40
Pour Benoît XVI, la force de l’Eglise, c’est la résurrection du Christ
Homélie à Lisbonne

ROME, Mardi 11 mai 2010 (ZENIT.org) - « La résurrection du Christ nous assure qu'aucune puissance adverse ne pourra jamais détruire l'Église », a déclaré le pape Benoît XVI à Lisbonne, après avoir précisé, dans l'avion de Rome, que la plus grande menace pour l'Eglise, c'est le péché qui se trouve à l'intérieur d'elle-même. Il a appelé à un renouveau de la misison.

Une impressionnante ovation s'est élevée de la foule : le pape s'apprêtait à donner la bénédiction finale lorsque des dizaines de milliers de personnes l'ont acclamé, après quelque deux heures de célébration, ce mardi soir, lors de la messe présidée sur l'esplanade du « Terreiro do Paço ». L'ovation a repris après la bénédiction finale : « Vive le pape ! »

Dans son homélie, Benoît XVI a rappelé la très forte « action missionnaire portugaise » dans « une apparente faiblesse qui est une force ».


Le pape a invité à un renouveau de la mission : « Il faut de nouveau annoncer avec vigueur et joie l'événement de la mort et de la résurrection du Christ, cœur du christianisme, fondement et soutien de notre foi, levier puissant de nos certitudes, vent impétueux qui balaie toute peur et toute indécision, tout doute et tout calcul humain. La résurrection du Christ nous assure qu'aucune puissance adverse ne pourra jamais détruire l'Église. »


Plus encore, « seul le Christ peut satisfaire pleinement les profondes aspirations de tout cœur humain et répondre à ses interrogations les plus inquiètes sur la souffrance, l'injustice et le mal, sur la mort et sur la vie dans l'Au-delà », a conclu le pape.


Pour l'Eglise aujourd'hui, le pape souligne cette tâche - européenne - : « Aujourd'hui, en participant à l'édification de la Communauté européenne, vous apportez la contribution de votre identité culturelle et religieuse ».


Le pape a insisté sur la présence du Christ ressuscité : « le Ressuscité se présente vivant et agissant, par notre intermédiaire, dans l'aujourd'hui de l'Église et du monde. C'est cela notre grande joie. Dans le fleuve vivant de la Tradition ecclésiale, le Christ ne se trouve pas à deux mille ans de distance, mais il est réellement présent parmi nous et il nous offre la Vérité, il nous donne la lumière qui nous fait vivre et trouver le chemin vers l'avenir. » Et il est spécialement présent dans l'eucharistie et sa Parole.


« Celui qui croit en Jésus ne sera pas déçu : il est la Parole de Dieu, qui ne se trompe pas et ne peut pas nous tromper », a insisté le pape.


Il a cité les grands saints du Portugal : Verissimo, Maxima et Julia, Vincent, Antoine (qu'on dit de Padoue, mais est de Lisbonne) et Jean de Brito, et, récemment, Nuno de Santa María, pour rappeler l'appel à la sainteté de tout baptisé.


Et d'ajouter : « Nous savons que des enfants récalcitrants et même rebelles ne lui manquent pas, mais c'est dans les saints que l'Église reconnaît ses propres traits caractéristiques et c'est vraiment en eux qu'elle savoure sa joie la plus profonde. Ce qui les unit tous, c'est la volonté d'incarner l'Évangile dans leur propre existence, mus par l'Esprit-Saint, âme éternelle du Peuple de Dieu ».


Chaque chrétien a vocation à être « une présence rayonnante de la perspective évangélique au milieu du monde, dans la famille, dans la culture, dans l'économie, dans la politique ».

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:37
Une visite « sous le signe de l’espérance », annonce Benoît XVI

ROME, Mardi 11 mai 2010 (ZENIT.org) - « La visite, que je commence maintenant sous le signe de l'espérance, entend être une proposition de sagesse et de mission », a déclaré le pape à son arrivée au Portugal.


Benoît XVI a été accueilli par le président de la République du Portugal, Anibal Cavaco Silva, à midi, mardi, à l'aéroport de Lisbonne.


Le président, catholique pratiquant, a souligné, dans son discours de bienvenue les racines chrétiennes du « patrimoine » et de la « culture » portugaise. Il a souligné le « bien » que fait l'Eglise dans la société. Il a affirmé la nécessité d'une parole « d'espérance », de « justice » et de « solidarité » dans le monde d'aujourd'hui en particulier du fait de la « crise économique mondiale ». Il a dit sa « joie » et son « émotion » d'accueillir le pape, au nom du peuple portugais.


Benoît XVI a mentionné d'emblée que le Portugal fête cette année « le premier centenaire de la proclamation de la République ».


Le pape a annoncé qu'il ne faisait acception de personne : « A tous, indépendamment de leur foi et de leur religion, j'adresse un salut amical, en particulier à ceux qui n'ont pas pu venir à ma rencontre ». Et qu'il venait « en pèlerin de la Vierge de Fatima, chargé par le Très-Haut de conforter mes frères qui progressent dans leur pèlerinage vers le Ciel ».


Il évoque l'apparition de la Vierge comme « une fenêtre d'espérance ouverte par Dieu lorsque l'homme Lui ferme la porte ». Le message invite, dit le pape à « rétablir, au sein de la famille humaine, les liens de la solidarité fraternelle fondés sur la reconnaissance mutuelle du même et unique Père, il s'agit d'un dessein d'amour de Dieu ».


Il cite cette remarque d'un cardinal portugais : « Ce n'est pas l'Eglise qui a imposé Fatima - dira le cardinal Manuel Cerejeira, de vénérée mémoire -, mais c'est Fatima qui s'est imposé à l'Eglise ».


Le message de Fatima est donc avant tout « source d'espérance », une espérance fondée sur la relation à Dieu qui est « constitutive de l'être humain ».


Le pape a aussi placé sa visite sous le signe du dialogue et de la collaboration : « Placée dans l'histoire, l'Eglise est disposée à collaborer avec celui qui ne marginalise pas ou ne réduit pas au domaine privé la considération essentielle du sens humain de la vie ».


Il refuse toute « opposition éthique entre un système laïc et un système religieux », mais soulève la « question du sens » posée à « la liberté de chacun ».


Il souligne que la liberté de l'Eglise s'est en quelque sorte accrue avec l'arrivée de la République : « Le passage au régime républicain, qui s'est produit voici un siècle au Portugal, a ouvert, dans la distinction entre l'Eglise et l'Etat, un nouvel espace de liberté pour l'Eglise ».

Voilà sa recommandation en contexte « pluraliste » : « Vivre dans la pluralité des systèmes de valeurs et de repères moraux requiert d'aller jusqu'au centre du moi personnel et au cœur du christianisme, pour renforcer la qualité du témoignage jusqu'à la sainteté, trouver des sentiers de mission jusqu'à la radicalité du martyre ».


Le pape a été accueilli à sa descente d'avion par les autorités civiles, militaires et ecclésiastiques.


Une chorale d'une trentaine d'enfants a chanté l'hymne de la visite du pape.


Benoît XVI est ensuite monté dans sa voiture blanche panoramique pour rejoindre le « Mosteiro dos Jerônimos » pour la cérémonie de bienvenue. Il s'est ensuite rendu au palais présidentiel - Palácio de Belém - pour la visite de courtoisie au président de la République. Il recevra, comme c'est la coutume, le Premier ministre, José Socrates, à la nonciature apostolique.


Anita S. Bourdin

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