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Présentation

  • : Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • Communauté; catholique du Bon Pasteur de Thionville
  • : Rencontre avec une communauté chrétienne catholique de Moselle, à Thionville (rive gauche). Trouver les infos qu'il vous faut: prière, réflexion, méditation, baptême, première communion,confirmation, sacrement de l'ordre, mariage, funérailles, .......
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Adoration du St Sacrement




"Christ au centre,
Christ pour tous!"

Tous les mercredis soir, de 20h15 à 21h30, à l'église de Veymerange, venez prier et louer le Seigneur, sur fond de chants de taizé et de l'Emmanuel. Le Saint Sacrement est exposé pour l'adoration.

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Réconciliation


Recevoir le pardon de Dieu: tous les premiers mardis du mois à 18h00 à l'église de TERVILLE; avant chaque messe; ou en faisant appel au curé de la paroisse

Que Dieu vous bénisse

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog de la communauté de paroisses du Bon Pasteur ! Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez le faire à l' adresse ci-dessous ou en me téléphonant au presbytère. 

  Le secrétariat est au presbytère de Veymerange,

16 rue St Martin, 57100 Veymerange.

Hors vacances, les heures d'ouverture du secrétariat sont: mardi et vendredi de 17h00 à 18h30 et mercredi de 10h00 à 12h00.

Durant les vacances scolaires, il n'y a qu'une permance le vendredi.

l:  03.82.50.40.06

 courriel: jp.kovacs@eveche-metz.fr

----------------------------------Pour vous informer:------------------

 
KTO, la télé catho:Lien vers KTO
 
FPour aider la quête diocésaine:faire-un_don2.jpg

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ensemble, avec le Christ au centre, le Christ pour tous!
  Jean-Pierre Kovacs
Le curé de la Communauté du Bon Pasteur
 Notre partenaire:
http://toplouange.over-blog.fr

Articles Récents

18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 10:26
Bien chers tous,  

je vous propose une bonne action... car, que vous soyez ou non croyants, je sais que vous avez tous du coeur...   Il existe une association, APPROSSA Afrique Verte Burkina: l'Association pour la Promotion de la Sécurité et de la Souveraineté Alimentaires au Burkina qui s'occupe sur le terrain de la sécurité alimentaire des populations de manière durable à travers la professionnalisation de la filière céréalière...

Elle est soutenue par le ccfd, première ong française.   Cette association et le ccfd organisent samedi prochain, le 21 mars à partir de 19h (pour ma part, j'y serai vers 19h30) à la salle Schweitzer, tout à côté du temple protestant de Thionville (passage du temple), une opération bol de riz.  

Pour ceux d'entre vous qui comme moi il n'y pas si longtemps de cela, ne savent pas ce que c'est, il s'agit, non pas  de se faire faire une coupe au bol ou de s'envoyer des bols à la tête pour manifester son raz-le-bol de la crise et de la morosité ambiante, mais de dîner d'un simple bol de riz (cuit quand même... koh lanta...  je vous le proposerai l'année prochaine ;-)!...).  

Après avoir mangé, ce qui peut aller très vite, on dépose une obole dans la caisse prévue à cet effet. Chacun est libre de donner ou non, et bien sûr du montant. Ce n'est qu'une petite action de solidarité pour nous, mais avec cela l'association s'investit vraiment sur le terrain, pour soutenir les paysans et lutter contre la faim. Chaque petit euro compte.  

Et puis... vous souvenez-vous de ce que disait Armstrong, (ou le service communication de la Maison Blanche) ... un petit pas pour l'homme... un grand pas pour l'humanité...   Nous n'avons pas besoin de partir sur la Lune pour nous approprier ces paroles pendant quelques minutes samedi soir, n'est-ce pas? Nous pourrions ainsi dire "un petit bol pour nous... des grands projets pour eux"!

Qu'en dites-vous?   Votre don sera vraiment utilisé pour aider... aucun doute là-dessus! Cette association est née de la volonté d'une femme de lutter contre l'injustice qu'est la faim dans le monde (voir complément ci-dessous)!  

voilà...   je vous embrasse tous!  

Solange  

On peut aussi juste passer déposer une petite offrande...


Compléments:

Campagne de Carême du CCFD 2009


Vivre le Carême et partager.


Le samedi 21 mars à 19h00 à la soirée « bol de riz » nous accueillerons à Thionville, salle Albert Schweitzer Madame Christine Kaboré, présidente d'APPROSSA Afrique Verte Burkina. L'Association pour la Promotion de la Sécurité et de la Souveraineté Alimentaires au Burkina a été créée en juillet 2005. Elle est issue de l'autonomisation de l'antenne Afrique Verte, qui intervient au Burkina Faso depuis 1990. APROSSA adhère à la charte d'Afrique Verte International ; elle a pour objectif d'améliorer la sécurité alimentaire des populations de manière durable à travers la professionnalisation de la filière céréalière. Elle a mis en place les organisation paysannes (O.P) :

Au BURKINA FASSO, le réseau d'organisations paysannes  (O.P.) soutenu par Afrique Verte compte plus de 150 OP dont 36 %féminines. Elles sont réparties dans les 6 zones d'intervention et rassemblent plus de 4500 producteurs.

Chaque producteur représentant une famille de 10 personnes, ce sont plus de 45 000 hommes femmes et enfants qui bénéficient chaque jour du soutien du projet d'Afrique Verte.

Les O P de base sont des groupements villageois composés de membres individuels qui s'associent pour conduire des actions de commercialisation des céréales.

En zone excédentaires, ces OP ont pour priorité d'aider leurs membres à vendre leurs excédents céréaliers  à des prix avantageux : après chaque récolte, les OP collectent les stocks de leurs membres (qu'elles achètent) puis les revendent aux OP des zones déficitaires, selon les besoins.

En zone déficitaire ces OP  cherchent à s'approvisionner en stocks de bonne qualité  à des prix abordables.

Elles constituent ainsi un stock permanent de céréales qu'elles revendent à juste prix à leurs membres, notamment pendant la période de soudure, lorsque les stocks familiaux sont épuisés et où les prix des céréales  sont élevés sur les marchés.


Ces exemples concrets montrent comment  les organisations paysannes s'organisent de manière autonome pour valoriser  une agriculture paysanne  familiale,  à dimension humaine, capable d'assurer une sécurité alimentaire  dans une Région.


Notre don participera au financement  global du CCFD qui soutient 580 projets de développement de par le monde dont des projets d'Afrique Verte


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Published by Solange Kirsch - dans Réflexions-actualités
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 10:14

Et si nous nous retrouvions pour prier ensemble pour la Paix ?


Lors du pot partager à l'après-midi de la fraternité du Dimanche 15 mars, une proposition a été faite de nous retrouver pour prier ensemble pour la Paix.


Et si nous nous retrouvions pour prier ensemble pour la Paix ?

Un peu rapide mais la proposition est de nous retrouver vendredi 20 mars de 20h00 à 21h00  à l'église Notre Dame de Thionville, quartier Saint François
1)Tu es invité à déposer une bougie ou bien une lampe de la paix*dans le chœur de l'église.
2) Tu peux proposer une intention de prière ou une pensée pour un pays en conflit dans le monde, pour une personne ou pour une situation particulière.
3) Tu peux apporter un texte à caractère religieux ou profane. Les textes lus ne seront pas débattus. Ils nous ouvrirons à la fraternité qui dépasse toute frontière, tout particularisme, toute polémique...
Tout en sachant que ces trois points ne durent qu'un 1/4 d'heure.

Puis nous resterons ¾ d'heure en silence.


A la fin nous pourrions en silence nous donner la main comme cela se fait à la fin des cercles de silence, chaque 30 du mois de 18h à 19h à Metz Place d'Armes.


A l'issue de cette rencontre nous pourrons partager le verre de la fraternité.

Serge Philippi



Le Père. Raed Abusahlia, Curé de Taybeh, petit village chrétien de Terre Sainte situé à 35 km au nord-est de Jérusalem, nous explique :

Lancée à Taybeh, en 2004, cette initiative est partie d'un constat simple :

Dans le conflit qui meurtrit la Terre Sainte, Israéliens et Palestiniens se sont essayés à toutes les formes d'actions, violentes et non-violentes pour tenter d'y mettre fin. Toutes ces tentatives sont restées vaines et aujourd'hui la situation semble sans issue.

En dernier recours, nous adressons donc au Seigneur notre prière pour la Terre Sainte, autour d'une idée simple et symbolique : unir plus de 100 000 églises, autour de nos lampes, dans une prière pour la paix en Terre Sainte.

Ainsi, la lampe, avec l'huile et la lumière, devient un message de paix de notre part et un signe de solidarité envers la Terre Sainte de la part des églises du monde entier:

- En plus d'unir tous les chrétiens et les croyants du monde dans une prière pour la paix en Terre Sainte, cette initiative est un outil d'information important sur les conditions de vie auxquelles les communautés chrétiennes de Terre Sainte sont confrontées à cause du conflit.

- Cette initiative aide également les communautés chrétiennes de Terre Sainte en termes d'emploi. Ces lampes sont en effet produites dans le nouvel atelier de céramique de Taybeh, dans lequel une vingtaine d'hommes et de femmes travaillent, s'assurant ainsi un revenu à même de les faire vivre dignement ainsi que leurs familles.

- L'initiative offre enfin un débouché commercial à l'huile d'olive produite en Terre Sainte.

L'initiative des Lampes de la Paix en Terre Sainte a été officiellement lancée le 16 novembre 2004, dans une cérémonie au cours de laquelle elle a reçu la bénédiction du Cardinal de Florence, son Eminence Ennio Antonelli ainsi que celle du patriarche latin de Jérusalem, sa Béatitude Michel Sabbah.


Nous résumerons notre espoir ainsi : Avec 100 000 églises unies dans une prière pour la paix en Terre Sainte, le Bon Dieu finira par entendre notre appel, il n'aura plus le choix !!


http://www.taybeh.info/fr/lampedelapaix.php



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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 09:21

Arrivée de Benoît XVI au Cameroun : Discours à l'aéroport

Texte intégral

ROME, Mardi 17 mars 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé à son arrivée à l'aéroport de Yaoundé, au Cameroun, ce mardi après-midi, après l'allocution de bienvenue que lui a adressée le président de la République du Cameroun, M. Paul Biya.

*  *  *

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs qui représentez ici les Autorités civiles,

Monsieur le Cardinal,

Chers Frères dans l'Épiscopat,

Chers Frères et Sœurs,


Je vous remercie de votre accueil. Et merci à vous, Monsieur le Président, pour les paroles aimables que vous venez de m'adresser. J'apprécie vivement l'invitation qui m'a été faite de venir ici, au Cameroun, et je veux, Excellence, vous en exprimer ma gratitude, ainsi qu'au Président de la Conférence épiscopale nationale, Monseigneur Tonyé Bakot. Je vous salue tous, vous qui m'hono rez de votre présence en cette occasion, et je désire vous dire combien je suis heureux de me trouver ici, avec vous, sur la terre d'Afrique pour la première fois depuis mon élection au Siège de Pierre. Je salue chaleureusement mes Frères dans l'Épiscopat ainsi que les prêtres et les fidèles laïcs qui sont ici réunis. Mes salutations respectueuses vont aussi aux Représentants du Gouvernement, aux Autorités civiles et aux membres du Corps diplomatique. Alors que votre pays, comme beaucoup d'autres en Afrique, approche du cinquantième anniversaire de son indépendance, je veux unir ma voix au chœur des félicitations et des vœux fervents que vos amis de par le monde entier vous offriront en cette heureuse circonstance. Dans cette assemblée, je salue aussi avec reconnaissance les membres des autres Confessions chrétiennes et les fidèles des autres religions. En vous joignant à nous aujourd'hui, vous donnez un signe éloquent de la bonne volonté et de l'harmonie qui existent dans ce pays entre les personnes appartenant aux différentes traditions religieuses.


Je viens parmi vous comme un Pasteur, je viens pour confirmer mes frères et sœurs dans la foi. C'est la mission que le Christ a confiée à Pierre à la dernière Cène, et c'est la mission des Successeurs de Pierre. Quand Pierre prêchait aux foules venues à Jérusalem pour la Pentecôte, il y avait, présents parmi eux, des pèlerins provenant d'Afrique. Et, aux premiers siècles du christianisme, le témoignage de nombreux grands saints de ce continent - saint Cyprien, sainte Monique, saint Augustin, saint Athanase, pour n'en nommer que quelques-uns - montre la place remarquable de l'Afrique dans les Annales de l'histoire de l'Église. Depuis lors et jusqu'à nos jours, d'innombrables missionnaires et de nombreux martyrs ont continué de rendre témoignage au Christ dans toute l'Afrique, et aujourd'hui l'Église est bénie par la présence d'environ cent cinquante millions de membres. Comment dès lors, le Successeur de Pierre ne serait-il pas venu en Afrique pour célébrer avec vous la foi au Christ, qui donne la vie ; foi qui soutient et nourrit de si nombreux fils et filles de ce grand continent !


C'est ici, à Yaoundé, qu'en 1995 mon vénéré prédécesseur, le Pape Jean-Paul II, a promulgué l'Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa, fruit de la Première Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des Évêques, qui s'était tenue à Rome l'année précédente. Vous avez d'ailleurs voulu célébrer solennellement le dixième anniversaire de ce moment historique dans cette ville même il y a peu. Et maintenant, je viens moi-même pour remettre l'Instrumentum laboris de la Deuxième Assemblée spéciale, qui se tiendra à Rome en octobre prochain. Les Pères du Synode réfléchiront ensemble sur le thème : « L'Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix : "Vous êtes le sel de la terre... vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 13-14) ». A presque dix ans de l'entrée dans le nouveau millénaire, ce moment de grâce est un appel pour l'ensemble des Évêques, des prêtres, des religieux et des religieuses ainsi que des fidèles laïcs de ce continent, à se consacrer avec un élan nouveau à ; la mission de l'Église : apporter l'espérance au cœur des peuples de l'Afrique et des peuples du monde entier.


Même au sein de grandes souffrances, le message chrétien est toujours porteur d'espérance. La vie de sainte Joséphine Bakhita nous montre de manière lumineuse la transformation que la rencontre avec le Dieu vivant peut apporter à une situation d'injustice et de grande épreuve. Devant la souffrance ou la violence, devant la pauvreté ou la faim, devant la corruption ou l'abus de pouvoir, un chrétien ne peut jamais garder le silence. Le message de salut de l'Évangile doit être proclamé de manière forte et claire, afin que la lumière du Christ puisse briller dans les ténèbres où les gens sont plongés. Ici, en Afrique, tout comme en de si nombreuses régions du monde, des foules innombrables d'hommes et de femmes attendent de recevoir une parole d'espérance et de réconfort. Des conflits régionaux laissent des milliers d'orphelins et de veuves, de sans abri et de démunis. Sur un continent qui, par le passé, a vu tant de ses enfants cruellement déracinés et vendus par delà les mers pour devenir des esclaves, aujourd'hui le trafic des êtres humains, en particulier de femmes et d'enfants sans défense, est devenu une forme nouvelle d'esclavage. Alors que nous connaissons en ce moment une insuffisance de la production alimentaire, des troubles financiers, et des perturbations liées au changement climatique, l'Afrique souffre de façon disproportionnée : de plus en plus d'habitants s'enfoncent dans la pauvreté, victimes de la faim et des maladies. Ils crient leur besoin de réconciliation, de justice et de paix, et c'est ce que l'Église leur offre. Non pas de nouvelles for mes d'oppression économique ou politique, mais la glorieuse liberté des enfants de Dieu (cf. Rm 8, 21). Non pas l'imposition de modèles culturels qui ignorent les droits de l'enfant à naître, mais l'eau pure et vivifiante de l'Évangile de la vie. Non pas les amères rivalités interethniques ou interreligieuses, mais le bon droit, la paix et la joie du Royaume de Dieu, si bien décrit par le Pape Paul VI comme civilisation de l'amour (cf. Regina Coeli du dimanche de Pentecôte 1970).


Alors qu'au Cameroun plus d'un quart de la population est catholique, l'Église est en mesure de mener à bien sa mission de réconfort et de réconciliation. Au Centre Cardinal Léger je pourrai constater par moi-même la sollicitude pastorale de cette Église locale envers les personnes malades et souffrantes ; et il est particulièrement souhaitable que les malades du sida puissent recevoir dans ce pays un traitement gratuit. L'éducation est un autre aspect essentiel du ministère de l'Église : maintenant nous pouvons voir les efforts de générations de missionnaires enseignants porter des fruits quand nous contemplons l'œuvre accomplie par l'Université catholique d'Afrique centrale, qui est un signe de grande espérance pour l'avenir de cette région.


Car le Cameroun est bien une terre d'espérance pour beaucoup d'hommes et de femmes de cette région centrale de l'Afrique. Des milliers de réfugiés, fuyant des pays dévastés par la guerre, ont été accueillis ici. C'est une terre de la vie où le gouvernement parle clairement pour la défense des droits des enfants à naître. C'est une terre de paix : à travers le dialogue qu'ils ont mené, le Cameroun et le Nigeria ont résolu leur différend concernant la péninsule de Bakassi et montré au monde ce qu'une diplomatie patiente peut produire de bon. C'est un pays jeune, un pays béni parce que la population y est jeune, pleine de vitalité et décidée à construire un monde plus juste et plus paisible. A juste titre, le Cameroun est décrit comme une « Afrique en miniature » qui abrite en son sein plus de deux cents groupes ethniques différents capables de vivre en harmonie les uns avec les autres. Voilà bien des motifs pour rendre grâce et louer Dieu !


Venant parmi vous aujourd'hui, je prie pour que l'Église, ici et dans toute l'Afrique, puisse continuer à croître en sainteté, dans le service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Je prie pour que les travaux de la Deuxième Assemblée spéciale du Synode des Évêques fassent briller d'une vive flamme les dons que l'Esprit a répandus sur l'Église en Afrique. Je prie pour chacun d'entre vous, pour vos familles et ceux qui vous sont proches, et je vous demande de vous unir à ma prière pour tous les peuples de ce vaste continent. Que Dieu bénisse le Cameroun ! Et que Dieu bénisse l'Afrique !

Merci.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 11:45

Excommunications au Brésil : Message du président de l'Académie pour la vie


« Ce sont d'autres personnes qui méritent l'excommunication et notre pardon »

ROME, Lundi 16 mars 2009 (ZENIT.org) - Nous reprenons ci-dessous le texte de la déclaration de Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie, concernant le cas de la petite fille brésilienne violée, qui a subi un avortement, publié dans l'édition du 15 mars de L'Osservatore Romano en italien.

*  *  *

Du côté de la petite fille brésilienne


Le débat sur certaines questions s'enflamme souvent et les différents points de vue ne permettent pas toujours de comprendre combien l'enjeu est important. C'est là qu'il faut aller à l'essentiel et laisser un instant de côté ce qui ne concerne pas directement le problème en question. Le cas, dans son caractère dramatique, est simple. Il s'agit d'une jeune fille innocente que l'on doit regarder droit dans les yeux, sans détourner un instant le regard, pour lui faire comprendre à quel point nous l'aimons. Nous l'appellerons Carmen ; ces derniers mois à Recife, au Brésil, elle a été violée à plusieurs reprises par son jeune beau-père à l'âge tendre de neuf ans, elle est tombée enceinte de jumeaux et sa vie ne sera plus facile. La blessure est profonde car la violence entièrement gratuite l'a détruite intérieurement et elle lui permettra difficilement, à l'avenir, de regarder les autres avec amour. Carmen représente une histoire de violence quotidienne ; elle n'est apparue sur les pages des journaux que parce que l'archevêque de Recife s'est empressé d'infliger l'excommunication aux médecins qui l'ont aidée à interrompre la grossesse. Une histoire de violence qui, malheureusement, serait passée inaperçue tellement nous sommes habitués à entendre chaque jour des faits d'une gravité sans égale, si cela n'avait été pour le bruit et les réactions suscitées par l'intervention de l'évêque. La violence sur une femme, déjà grave en soi, prend une valeur encore plus condamnable lorsque celle qui la subit est une petite fille sans défense, avec la condition aggravante de la pauvreté et de la misère sociale dans lesquelles elle vit. Il n'existe pas de langage approprié pour condamner ces faits et les sentiments qui en dérivent sont souvent un mélange de colère et de rancœur qui ne s'assoupissent que lorsque la justice est réellement rendue et que l'on a la certitude que la peine infligée au criminel en question sera purgée.


Carmen devait tout d'abord être défendue, embrassée, caressée avec douceur pour lui faire sentir que nous étions tous avec elle ; tous, sans aucune distinction. Avant de penser à l'excommunication, il était nécessaire et urgent de sauvegarder sa vie innocente et de la ramener à un niveau d'humanité dont nous, les hommes d'Eglise, devrions être des annonciateurs experts et des maîtres. Il n'en a pas été ainsi et, malheureusement, la crédibilité de notre enseignement s'en ressent, apparaissant aux yeux de tant de personnes comme insensible, incompréhensible et privé de miséricorde. Il est vrai, Carmen portait en elle une autre vie innocente comme la sienne, bien qu'elle soit le fruit de la violence, et elle a été supprimée ; toutefois, cela ne suffit pas pour rendre un jugement qui pèse comme un couperet. Dans son cas, la vie et la mort se sont affrontées. A cause de son très jeune âge et des conditions de santé précaire, sa vie était sérieusement en danger à cause de la grossesse en cours. Comment agir dans ces cas ? Une décision difficile pour le médecin et pour la loi morale elle-même. Des choix comme celui-ci, même si les cas sont différents, se répètent quotidiennement dans les salles de réanimation et la conscience du médecin se retrouve seule en face d'elle-même dans l'acte de devoir décider ce qu'il y a de mieux à faire. Cependant, personne n'arrive à une décision de ce genre avec désinvolture ; le seul fait de le penser est injuste et blessant. Le respect dû au professionnalisme du médecin est une règle qui doit concerner chacun et qui ne peut pas permettre de parvenir à un jugement négatif sans avoir auparavant considéré le conflit qui s'est créé en lui. Le médecin porte avec lui son histoire et son expérience ; un choix comme celui de devoir sauver une vie, sachant qu'il met sérieusement en danger une deuxième vie, n'est jamais vécu avec facilité. Bien sûr, certains s'habituent aux situations au point de ne plus éprouver la moindre émotion ; dans ces cas, cependant, le choix d'être médecin se réduit à n'être qu'un métier vécu sans enthousiasme et subi passivement. Toutefois, faire d'un cas une généralité serait non seulement incorrect mais injuste.


Carmen a reproposé un cas moral parmi les plus délicats ; le traiter de manière hâtive ne rendrait justice ni à sa personne fragile ni à ceux qui sont concernés à divers titres dans l'affaire. Comme chaque cas particulier et concret, il mérite cependant d'être analysé dans sa particularité sans généralisations. La morale catholique a des principes qu'elle ne peut pas ignorer même si elle le voulait. La défense de la vie humaine dès sa conception en fait partie. Il se justifie par le caractère sacré de l'existence ; en effet, chaque être humain, dès le premier instant, porte imprimé en lui l'image du Créateur et c'est pourquoi nous sommes convaincus que doivent lui être reconnus la dignité et les droits de chaque personne, le premier d'entre eux étant son intangibilité et son inviolabilité. L'avortement a toujours été condamné par la loi morale comme un acte intrinsèquement mauvais et cet enseignement demeure inchangé à notre époque, depuis l'aube de l'Eglise. Le Concile Vatican II, dans Gaudium et spes, comme on le sait un document d'une grande ouverture et attention dans ses contenus en référence au monde contemporain, utilise de manière inattendue des paroles sans équivoque et très dures contre l'avortement direct. La collaboration formelle elle-même constitue une faute grave qui, lorsqu'elle est accomplie, conduit directement en dehors de la communauté chrétienne. Techniquement, le Code de droit canonique utilise l'expression latae sententiae pour indiquer que l'excommunication a lieu au moment même ou le fait se produit. Nous considérons qu'il n'était pas nécessaire de rendre si vite public et avec autant de publicité un fait qui se produit de manière automatique. Ce dont nous ressentons le plus le besoin en ce moment est le signe d'un témoignage de proximité avec celui qui souffre, un acte de miséricorde qui, tout en conservant fermement le principe, est capable de regarder au-delà du domaine juridique pour parvenir à ce que le droit lui-même prévoit comme objectif de son existence : le bien et le salut de ceux qui croient dans l'amour du Père et de ceux qui accueillent l'Evangile du Christ comme les enfants, ceux que Jésus appelait à ses côtés et serrait dans ses bras en disant que c'est à ceux qui sont comme eux qu'appartient le royaume des cieux.


Carmen, nous sommes avec toi. Nous partageons avec toi la souffrance que tu as éprouvée, nous voudrions tout faire pour te rendre la dignité dont tu as été privée et l'amour dont tu auras encore plus besoin ; ce sont d'autres personnes qui méritent l'excommunication et notre pardon, non pas ceux qui t'ont permis de vivre et qui t'aideront à retrouver l'espérance et la confiance malgré la présence du mal et la méchanceté de nombreuses personnes.


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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 11:37

Un émiettement du corps humain?

 

Le quotidien Le Monde revient sur plusieurs débats lancés par la révision de la loi de bioéthique. Il rappelle que l'une des principales questions est celle de l'assistance médicale à la procréation (AMP).


Aujourd'hui, l'AMP est réservée aux couples composés d'un homme et d'une femme en âge de procréer et souffrant de stérilité. Alors que certains pensent qu'elle devrait être ouverte aux femmes célibataires et aux couples homosexuels, Jean-Yves Nau rappelle que cela soulève la question de la gestation pour autrui (GPA). En France, la loi interdit une telle pratique mais "la position française pourrait devenir une exception". Il s'étonne que l'on ne parvienne pas à élaborer un  "consensus sur un sujet qui soulève des menaces aussi lourdes que celles de l'instrumentalisation des corps humains et de leur commercialisation". Et de citer la position du professeur René Frydman, chef de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Antoine Béclère, qui s'oppose à la GPA en dénonçant un "abandon volontaire orchestré dès le départ". Pour lui, cette utilisation du corps au profit d'autrui constitue "une aliénation".


Autre point clé de ces Etats généraux : le triptyque "bénévolat-anonymat-gratuité" pour les cellules sexuelles. Pour Jean-Yves Nau, il s'agit "de s'opposer à ce que les progrès de la médecine et de la biologie conduisent à l'émergence de nouvelles formes d'esclavage". A ses yeux, l'indemnisation du don de gamètes encouragerait "une forme de commerce sur catalogue d'éléments du corps humain". Et si l'on acceptait une transaction financière dans ce cas, pourquoi n'en serait-il pas de même pour un don de rein, de sang, voire d'embryons humains ?


Le journaliste rappelle que, dans Dignitas personae, l'Eglise catholique souligne le caractère illicite de la totalité des activités de l'assistance médicale à la procréation. "Benoît XVI et le Vatican apparaissent ainsi comme le meilleur rempart contre la réification et l'émiettement des corps humains", conclut-il.


Le Dépistage (DPN): une politique de traque


Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur les propos de Didier Sicard, qui en février 2007, parlait de la montée de l'eugénisme en France (cf. Synthèse de presse du 05/02/07). Le  professeur Sicard était l'un des invités de l'Académie pontificale pour la Vie pour son colloque international sur "les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme" organisé à Rome les 20 et 21 février dernier. Au cours du colloque, il a réitéré ses craintes à l'encontre du système de dépistage pratiqué en France.


Alors que l'article 16-4 du Code civil mentionne que "toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite", force est de constater que le dépistage ne cesse d'augmenter. Le dernier rapport de l'Agence de la biomédecine nous apprend qu'il y a eu, entre 2005 et 2006, une augmentation de plus de 10% des interruptions médicales de grossesse (IMG) : 6 787 en 2006 contre 6 093 en 2005.


Pour illustrer ses propos, Pierre-Olivier Arduin prend l'exemple de la trisomie 21, pathologie pour laquelle 96% des embryons dépistés sont avortés. Alors que le dosage de deux nouveaux marqueurs sériques dès le premier trimestre de la grossesse est en train de voir le jour, deux nouvelles méthodes, l'une américaine, l'autre française, pourraient affiner encore ce dépistage. La généralisation de ce genre de techniques permettra le dépistage du handicap a un stade très précoce, dans un temps où la femme pourra avorter sans avoir à justifier des motifs qui étayent sa décision. Il ne sera plus alors nécessaire d'attendre l'avis des centres pluridisciplinaires sensés éclairer le jugement de la mère. Au Vatican, Didier Sicard a parlé de "politique de traque qui par ses recherches et examens de cellules fœtales circulantes chez la femme enceinte, tend à l'informer le plus tôt possible de l'identification chromosomique de tel ou tel caractère éventuellement délateur de l'enfant à venir".


Pierre-Olivier Arduin rappelle également qu'une étude de l'Inserm vient de montrer que la plupart des femmes ne sont pas conscientes des implications de ce dépistage (cf. Synthèse de presse du 08/01/09). Devant les membres de l'Académie pour la Vie, Didier Sicard s'est interrogé : "peut-on clairement séparer eugénisme individuel et eugénisme collectif ? Apparemment oui, il n'y a pas de politique d'État ni de volonté d'amélioration des lignées humaines. Mais il y a une politique de santé publique [...]. Le résultat est que par son caractère systématique, sa prise en charge collective par l'intermédiaire de l'assurance maladie, se dessine peu à peu le projet d'une naissance sans handicap prévisible ou prédictible [...]. Le consensus semble établi qu'un enfant porteur d'une trisomie 21 ou 18 n'a pas vocation à naître".


Pour Pierre-Olivier Arduin, cette question du dépistage ne doit pas être éludée. Au contraire, "elle doit être alimentée par des propositions politiques fortes pour casser l'instauration de ce cercle vicieux". Par ailleurs, il dénonce le basculement de la pratique médicale dans une logique d'obligation de résultats alors que la déontologie médicale est basée sur l'obligation de moyens. C'est d'ailleurs l'une des propositions de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans son dernier livre : "La trisomie est une tragédie grecque". Il propose que les médecins "puissent conserver l'entière liberté de proposer les tests, en conscience, s'ils les jugent utiles, de même que le bénéfice de ces tests serait accordé aux femmes qui le demandent. De la sorte, on casserait la spirale eugéniste. On n'imposerait pas à qui que ce soit, femme ou médecin, un quelconque ordre moral, mais on éviterait au moins à l'État d'imposer le sien".


Pour conclure, Pierre-Olivier Arduin rend hommage aux parents qui ont fait le choix de garder un enfant qu'ils savaient handicapé.


Enfin, il relaie la suggestion de Jean-Marie Le Méné qui propose : "que soit créé un fonds public pour la recherche à visée thérapeutique sur la trisomie 21. Ce fonds devrait être alimenté par un prélèvement sur le financement du dépistage de la trisomie 21 : un euro pour le dépistage, un euro pour la recherche à visée thérapeutique. Cette économie serait cohérente avec la libération des médecins de leur obligation de proposer les tests à toutes les femmes enceintes. Si le système finançait moins de dépistage, il pourrait financer plus de recherche, il serait donc plus juste".



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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 21:46

Voici la lettre envoyée aux évêques par le souverain pontife, au sujet de la levée de l'excommunication des quatre Évêques consacrés par Mgr Lefebvre.

Chers Confrères dans le ministère épiscopal !

La levée de l'excommunication des quatre Évêques, consacrés en 1988 par Mgr Lefebvre sans mandat du Saint-Siège, a suscité, pour de multiples raisons, au sein et en dehors de l'Église catholique une discussion d'une véhémence telle qu'on n'en avait plus connue depuis très longtemps. Cet événement, survenu à l'improviste et difficile à situer positivement dans les questions et dans les tâches de l'Église d'aujourd'hui, a laissé perplexes de nombreux Évêques. Même si beaucoup d'Évêques et de fidèles étaient disposés, à priori, à considérer positivement la disposition du Pape à la réconciliation, néanmoins la question de l'opportunité d'un tel geste face aux vraies urgences d'une vie de foi à notre époque s'y opposait. Inversement, certains groupes accusaient ouvertement le Pape de vouloir revenir en arrière, au temps d'avant le Concile : d'où le déchaînement d'un flot de protestations, dont l'amertume révélait des blessures remontant au-delà de l'instant présent. C'est pourquoi je suis amené, chers Confrères, à vous fournir quelques éclaircissements, qui doivent aider à comprendre les intentions qui m'ont guidé moi-même ainsi que les organes compétents du Saint-Siège à faire ce pas. J'espère contribuer ainsi à la paix dans l'Église.

Le fait que le cas Williamson se soit superposé à la levée de l'excommunication a été pour moi un incident fâcheux imprévisible. Le geste discret de miséricorde envers quatre Évêques, ordonnés validement mais non légitimement, est apparu tout à coup comme totalement différent : comme le démenti de la réconciliation entre chrétiens et juifs, et donc comme la révocation de ce que le Concile avait clarifié en cette matière pour le cheminement de l'Église. Une invitation à la réconciliation avec un groupe ecclésial impliqué dans un processus de séparation se transforma ainsi en son contraire : un apparent retour en arrière par rapport à tous les pas de réconciliation entre chrétiens et juifs faits à partir du Concile - pas dont le partage et la promotion avaient été dès le début un objectif de mon travail théologique personnel. Que cette superposition de deux processus opposés soit advenue et qu'elle ait troublé un moment la paix entre chrétiens et juifs ainsi que la paix à l'intérieur de l'Église, est une chose que je ne peux que déplorer profondément. Il m'a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet aurait permis 'avoir rapidement connaissance du problème. J'en tire la leçon qu'à l'avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d'informations. J'ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu'il en était, aient pensé devoir m'offenser avec une hostilité prête à se manifester. C'est justement pour cela que je remercie d'autant plus les amis juifs qui ont aidé à dissiper rapidement le malentendu et à rétablir l'atmosphère d'amitié et de confiance, qui - comme du temps du Pape Jean-Paul II - comme aussi durant toute la période de mon pontificat a existé et, grâce à Dieu, continue à exister. 

Une autre erreur, qui m'attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n'ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication. L'excommunication touche des personnes, non des institutions. Une ordination épiscopale sans le mandat pontifical signifie le danger d'un schisme, parce qu'elle remet en question l'unité du collège épiscopal avec le Pape. C'est pourquoi l'Église doit réagir par la punition la plus dure, l'excommunication, dans le but d'appeler les personnes punies de cette façon au repentir et au retour à l'unité. Vingt ans après les ordinations, cet objectif n'a malheureusement pas encore été atteint. La levée de l'excommunication vise le même but auquel sert la punition : inviter encore une fois les quatre Évêques au retour. Ce geste était possible une fois que les intéressés avaient exprimé leur reconnaissance de principe du Pape et de son autorité de Pasteur, bien qu'avec des réserves en matière d'obéissance à son autorité doctrinale et à celle du Concile. Je reviens par là à la distinction entre personne et institution. La levée de l'excommunication était une mesure dans le domaine de la discipline ecclésiastique : les personnes étaient libérées du poids de conscience que constitue la punition ecclésiastique la plus grave. Il faut distinguer ce niveau disciplinaire du domaine doctrinal. Le fait que la Fraternité Saint-Pie X n'ait pas de position canonique dans l'Église, ne se base pas en fin de comptes sur des raisons disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité n'a pas une position canonique dans l'Église, ses ministres non plus n'exercent pas de ministères légitimes dans l'Église. Il faut ensuite distinguer entre le niveau disciplinaire, qui concerne les personnes en tant que telles, et le niveau doctrinal où sont en question le ministère et l'institution. Pour le préciser encore une fois : tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n'a aucun statut canonique dans l'Église, et ses ministres - même s'ils ont été libérés de la punition ecclésiastique - n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l'Église.

À la lumière de cette situation, j'ai l'intention de rattacher à l'avenir la Commission pontificale " Ecclesia Dei " - institution compétente, depuis 1988, pour les communautés et les personnes qui, provenant de la Fraternité Saint-Pie X ou de regroupements semblables, veulent revenir à la pleine communion avec le Pape - à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l'acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes. Les organismes collégiaux avec lesquels la Congrégation étudie les questions qui se présentent (spécialement la réunion habituelle des Cardinaux le mercredi et l'Assemblée plénière annuelle ou biennale) garantissent l'engagement des Préfets des diverses Congrégations romaines et des représentants de l'Épiscopat mondial dans les décisions à prendre. On ne peut geler l'autorité magistérielle de l'Église à l'année 1962 - ceci doit être bien clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l'entière histoire doctrinale de l'Église. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l'arbre vit.

J'espère, chers Confrères, qu'ainsi a été éclaircie la signification positive ainsi que les limites de la mesure du 21 janvier 2009. Cependant demeure à présent la question : cette mesure était-elle nécessaire ? Constituait-elle vraiment une priorité ? N'y a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes ? Il y a certainement des choses plus importantes et plus urgentes. Je pense avoir souligné les priorités de mon Pontificat dans les discours que j'ai prononcés à son début. Ce que j'ai dit alors demeure de façon inaltérée ma ligne directive. La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle : « Toi... affermis tes frères » (Lc 22, 32). Pierre lui-même a formulé de façon nouvelle cette priorité dans sa première Lettre : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous » (I P 3, 15). À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour poussé jusqu'au bout (cf. Jn 13, 1) - en Jésus Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l'horizon des hommes et que tandis que s'éteint la lumière provenant de Dieu, l'humanité manque d'orientation, et les effets destructeurs s'en manifestent toujours plus en son sein. 

Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible : c'est la priorité suprême et fondamentale de l'Église et du Successeur de Pierre aujourd'hui. D'où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à cœur l'unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu'ils disent de Dieu. C'est pourquoi l'effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens - par l'œcuménisme - est inclus dans la priorité suprême. À cela s'ajoute la nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix, tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la Lumière - c'est là le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour "jusqu'au bout" doit donner le témoignage de l'amour : se consacrer avec amour à ceux qui souffrent, repousser la haine et l'inimitié - c'est la dimension sociale de la foi chrétienne, dont j'ai parlé dans l'encyclique Deus caritas est.

Si donc l'engagement ardu pour la foi, pour l'espérance et pour l'amour dans le monde constitue en ce moment (et, dans des formes diverses, toujours) la vraie priorité pour l'Église, alors les réconciliations petites et grandes en font aussi partie. Que l'humble geste d'une main tendue soit à l'origine d'un grand tapage, devenant ainsi le contraire d'une réconciliation, est un fait dont nous devons prendre acte. Mais maintenant je demande : Était-il et est-il vraiment erroné d'aller dans ce cas aussi à la rencontre du frère qui "a quelque chose contre toi" (cf. Mt 5, 23 s.) et de chercher la réconciliation ? La société civile aussi ne doit-elle pas tenter de prévenir les radicalisations et de réintégrer - autant que possible - leurs éventuels adhérents dans les grandes forces qui façonnent la vie sociale, pour en éviter la ségrégation avec toutes ses conséquences ? Le fait de s'engager à réduire les durcissements et les rétrécissements, pour donner ainsi une place à ce qu'il y a de positif et de récupérable pour l'ensemble, peut-il être totalement erroné ? Moi-même j'ai vu, dans les années qui ont suivi 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé ; que le retour dans la grande et vaste Église commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu'ensuite en ont émergé des forces positives pour l'ensemble. Une communauté dans laquelle se trouvent 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-elle nous laisser totalement indifférents ? Devons-nous impassiblement les laisser aller à la dérive loin de l'Église ? Je pense par exemple aux 491 prêtres. Nous ne pouvons pas connaître l'enchevêtrement de leurs motivations. Je pense toutefois qu'ils ne se seraient pas décidés pour le sacerdoce si, à côté de différents éléments déformés et malades, il n'y avait pas eu l'amour pour le Christ et la volonté de L'annoncer et avec lui le Dieu vivant. Pouvons-nous simplement les exclure, comme représentants d'un groupe marginal radical, de la recherche de la réconciliation et de l'unité ? Qu'en sera-t-il ensuite ?

Certainement, depuis longtemps, et puis à nouveau en cette occasion concrète, nous avons entendu de la part de représentants de cette communauté beaucoup de choses discordantes - suffisance et présomption, fixation sur des unilatéralismes etc. Par amour de la vérité je dois ajouter que j'ai reçu aussi une série de témoignages émouvants de gratitude, dans lesquels était perceptible une ouverture des cœurs. Mais la grande Église ne devrait-elle pas se permettre d'être aussi généreuse, consciente de la grande envergure qu'elle possède ; consciente de la promesse qui lui a été faite ? Ne devrions nous pas, comme de bons éducateurs, être aussi capables de ne pas prêter attention à différentes choses qui ne sont pas bonnes et nous préoccuper de sortir des étroitesses ? Et ne devrions-nous pas admettre que dans le milieu ecclésial aussi sont ressorties quelques discordances ? Parfois on a l'impression que notre société a besoin d'un groupe au moins, auquel ne réserver aucune tolérance ; contre lequel pouvoir tranquillement se lancer avec haine. Et si quelqu'un ose s'en rapprocher - dans le cas présent le Pape - il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être traité avec haine sans crainte ni réserve.

Chers Confrères, durant les jours où il m'est venu à l'esprit d'écrire cette lettre, par hasard, au Séminaire romain, j'ai dû interpréter et commenter le passage de Ga 5, 13-15. J'ai noté avec surprise la rapidité avec laquelle ces phrases nous parlent du moment présent : "Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres !" J'ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce "mordre et dévorer" existe aussi aujourd'hui dans l'Église comme expression d'une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours de nouveau nous devions apprendre la priorité suprême : l'amour ? Le jour où j'en ai parlé au grand Séminaire, à Rome, on célébrait la fête de la Vierge de la Confiance. De fait : Marie nous enseigne la confiance. Elle nous conduit à son Fils, auquel nous pouvons tous nous fier. Il nous guidera - même en des temps agités. Je voudrais ainsi remercier de tout cœur tous ces nombreux Évêques, qui en cette période m'ont donné des signes émouvants de confiance et d'affection et surtout m'ont assuré de leur prière. Ce remerciement vaut aussi pour tous les fidèles qui ces jours-ci m'ont donné un témoignage de leur fidélité immuable envers le Successeur de saint Pierre. Que le Seigneur nous protège tous et nous conduise sur le chemin de la paix ! C'est un souhait qui jaillit spontanément du cœur en ce début du Carême, qui est un temps liturgique particulièrement favorable à la purification intérieure et qui nous invite tous à regarder avec une espérance renouvelée vers l'objectif lumineux de Pâques.

Avec une particulière Bénédiction Apostolique, je me redis Vôtre dans le Seigneur

Benedictus PP. XVI
Du Vatican, le 10 mars 2009.
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Published by Dominique THIRY - dans Paroles du pape Benoît XVI
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 15:44

La passion de Dieu !



Jésus est-il un provocateur ? En tout cas, il n'y va pas par quatre chemins. Dans le Temple de Jérusalem, il s'arroge le droit de mettre tout le monde dehors et de renverser les comptoirs des marchands avec violence. Est-ce pour stigmatiser l'amour excessif de l'argent? Ces gens-là étaient pour la plupart des gens honnêtes, qui ne faisaient que leur travail, conformément à la Loi de Dieu.


Jésus provocateur ? Pas seulement avec les marchands. Aux juifs croyants, il leur dit: "Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai." Le mot grec "naos" est plus précis.


Il s'agit non pas du Temple en son ensemble, mais du Sanctuaire, ce lieu absolument sacré où était identifiée la présence réelle de Dieu en Israël.

Personne ne pouvait y pénétrer, excepté le Grand Prêtre, une fois par an, pour prononcer le Nom Sacré.

La parole de Jésus s'apparente donc à un blasphème! Lui, un juif si pratiquant, devenu un prophète révolutionnaire, un



trouble-fête social ? Cet acte de rébellion sera l'un des motifs de sa condamnation.


Et pourtant Jésus ne s'acharne pas sur la religion juive, bien au contraire. Il dénonce avant tout la perversion du culte. Car l'offrande d'animaux ne saurait se substituer à la véritable offrande que Dieu est en droit d'attendre: celle de notre cœur. Jésus nous invite à faire de notre vie une offrande à Dieu, comme il fera de sa vie, de son Corps, une offrande parfaite à son Père.


A nous de discerner le véritable lieu de notre communion avec Dieu, qui n'est pas d'abord un Temple de pierre, un clocher de village, mais le Corps de notre Seigneur livré pour nous, un Corps offert sur la Croix et ressuscité le troisième jour.

Voilà le sens de ce geste étonnant de Jésus dans le Temple. Ce n'est pas une crise de colère. C'est tout simplement la passion de Dieu qui cherche à s'attacher le cœur de l'homme.


Abbé Dominique THIRY +



Journée du pardon: à l'église Notre Dame, le 21 mars de 10h00 à 17h00: à partir d'un parcours, retrouver le pardon de Dieu (possibilité de recevoir le sacrement). Thème: la justice.

 


Samedi

14 mars

Férie

Messe à 18h30 à VEYMERANGE

Dimanche

15 mars


3ème  DIMANCHE DE CARÊME

Messe à 9h00 à BEUVANGE

Messe à 10h30 à TERVILLE [Famille COUSY-ZENZIUS; Richard KUPPERSCHMITT; Famille BAUSCHEL-LEONARD;

Adèle GIORI et les défunts de la famille; Famille Adrien HESLING ]

Baptême à 11h45 à Veymerange de Maxime THIEX

Lundi

16 mars

Férie

Mardi

17 mars

St Patrice

Messe à 18h30 à TERVILLE [ Famille NONNENMACHER ]

Mercredi

18 mars

St Cyrille de Jérusalem

Messe à 18h30 à BEAUREGARD

Jeudi

19 mars

St JOSEPH- époux de la Vierge Marie- SOLENNITE

Messe à 18h30 0 TERVILLE

[Familles MOSCATO-CALDIERO ; Giuseppe GUARRERA ]

Vendredi

20 mars

Férie

Messe à 18h30 à BEUVANGE [Famille NONNENMACHER;

René HOFFMANN et sa fille Marie-Josèphe; Marcel MORITZ ]

Samedi

21 mars

Férie

Messe à 18h30 à VEYMERANGE

[Famille VERONESI et les défunts POLEGATO ]

Dimanche

22 mars

4ème  DIMANCHE DE CARÊME

Messe à 9h00 à BEAUREGARD

[Emmanuel-Joseph  NORRIS; Camille GIROLDI ]

Messe à 10h30 à TERVILLE [Familles PINIEWSKI-MIELCAREK et ZYCH ; Elisabeth PUTOD; Famille DUMONT ]

Baptême à 11h45 à Terville d'Alexis DUBOIS


Nous avons accompagné dans la paix :    Stéphane WARGNIEZ


Adoration du Saint Sacrement :


jeudi 19 mars de 20h15 à 21h30

à l'église de Veymerange


Confessions individuelles :

 

tous les 1ers mardis du mois

à 17h45 à l'église de TERVILLE


Extraits du Message de Benoît XVI aux jeunes pour la 24e JMJ-suite


Saint Paul, témoin de l'espérance


Immergé dans des difficultés et épreuves de toutes sortes, Paul écrivait à son disciple Timothée : "Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant". Comment était née en lui cette espérance ?? Saul était jeune,  fidèle observant de la Loi de Moïse, et décidé à combattre ceux qu'il considérait comme des ennemis de Dieu. Allant à Damas pour arrêter les disciples du Christ, il fut ébloui par une lumière mystérieuse et s'entendit appeler par son nom : "Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?". Tombé à terre, il demanda : "Qui es-tu, Seigneur ?" Et la voix répondit : "Je suis Jésus que tu persécutes". Cette rencontre changea radicalement sa vie. Il reçut le Baptême et devint apôtre de l'Evangile. Transformé par l'Amour divin rencontré dans la personne de Jésus Christ, de persécuteur il devint témoin et missionnaire ; il fonda de nombreuses communautés chrétiennes, et subit le martyr à Rome.


La grande espérance est en Christ


L'espérance n'est pas seulement un idéal ou un sentiment, mais une personne vivante : Jésus Christ, le Fils de Dieu, ressuscité et présent dans le monde, qui vit avec nous et en nous, et nous appelle à participer à sa propre vie éternelle. Il est avec nous, il est notre présent et notre avenir : pourquoi avoir peur ? L'espérance des chrétiens est donc de désirer comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, confiants dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit.


De même qu'il a rencontré un jour le jeune Paul, Jésus veut rencontrer chacun de vous. Cette rencontre est d'abord son désir à lui. Mais de quelle façon s'approche-t-il de vous ? Le désir de rencontrer le Seigneur est déjà un fruit de sa grâce, et c'est la prière qui ouvre notre cœur pour l'accueillir. La prière est un don de l'Esprit, qui nous met dans l'espérance, et tient le monde ouvert à Dieu. Donnez de la place à la prière dans votre vie ! Il y a de nombreuses façons pour se lier d'amitié avec Lui : expériences, groupes et mouvements, rencontres, itinéraires divers. Prenez part à la liturgie de votre paroisse et nourrissez-vous abondamment de la Parole de Dieu et d'une participation active aux Sacrements. Le sommet et le centre de l'existence et de la mission du croyant et de la communauté chrétienne est l'Eucharistie, Mystère ineffable ! Autour de l'Eucharistie naît et grandit l'Eglise, la grande famille des chrétiens, dans laquelle on entre par le Baptême et où on est renouvelé constamment grâce au sacrement de la Réconciliation. La Confirmation affermit les baptisés,  pour vivre comme d'authentiques amis et témoins du Christ, tandis que les sacrements de l'Ordre et du Mariage les rendent aptes à réaliser leurs devoirs apostoliques dans l'Eglise et dans le monde. L'Onction des malades, enfin, nous fait expérimenter le réconfort divin dans la maladie et la souffrance.


Nourrissez-vous du Christ, et vivez immergés en Lui. L'Eglise compte sur vous pour cet engagement missionnaire. Patients et persévérants, dominez la tendance à la précipitation.

Comme Paul, témoignez du Ressuscité ! Habités par le Christ, donnez-lui toute votre confiance, et diffusez cette espérance autour de vous ! Faites-le connaître à tous ceux, jeunes et adultes, qui recherchent cette espérance qui donne sens à leur existence. Faites des choix qui manifestent votre foi. Cultivez l'amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre, avec vos capacités humaines et professionnelles, au service du bien commun et de la vérité. Le chrétien authentique n'est jamais triste, même s'il doit affronter diverses épreuves : la présence de Jésus est le secret de sa joie et de sa paix.


Marie, Mère de l'Espérance


Sur notre chemin spirituel, la Vierge Marie, Mère de l'Espérance, nous accompagne. Celle qui a incarné l'espérance d'Israël, qui a donné au monde le Sauveur et qui est restée ferme dans l'espérance au pied de la Croix, est pour nous un modèle et un soutien. Par-dessus tout, Marie intercède pour nous et nous guide de l'obscurité de nos difficultés à l'aube radieuse de la rencontre avec le Ressuscité.           .../...


.../...


Je voudrais conclure ce message, chers jeunes amis, en faisant mienne la belle et célèbre exhortation de St Bernard, inspirée par le titre de Marie, "Stella Maris,Etoile de la mer"


« Toi donc, qui que tu sois en ce monde, ballotté par les flots à travers bourrasques et ouragans plutôt que marchant sur la terre ferme, si tu ne veux être englouti par la tempête : ne quitte pas des yeux cet astre étincelant. Que se lèvent les vents des tentations, que surgissent les écueils de l'adversité : regarde l'Etoile, invoque Marie...

Dans les périls, dans les angoisses, dans les situations critiques : pense à Marie, invoque Marie...

En la suivant, tu es sûr de ne pas dévier ; en l'implorant, de ne pas désespérer ; en pensant à elle, de ne pas te tromper. Si elle te soutient, tu ne tomberas pas ; si elle te protège, tu n'auras pas à craindre ; si elle te conduit, tu ne connaîtras pas la fatigue ; avec son aide tu parviendras au but »


Marie, Etoile de la mer, guide toi-même les jeunes du monde entier à la rencontre de ton divin fils Jésus, et sois aussi la gardienne céleste de leur fidélité à l'Evangile et de leur espérance !  


Du Vatican, le 22 février 2009




E.A.P. :   réunion mercredi 18 mars à 20h Salle Ste Marie Veymerange

 

Mouvement Chrétien des Retraités :


- Rencontre des adhérents et sympathisants du MCR

mardi 17 mars à 14h30

salle Jean-Paul II à Terville


- 4ème journée de formation des animateurs d'équipe du MCR-jeudi 19 mars de 9h30 à 16h30 à la salle paroissiale Jean-Paul II à Terville (sur réservation - Paul et Nadia CHABLIN 03.82.34.12.91)


I.E.R. : réunion vendredi

20 mars à 17h Salle Ste Marie Veymerange

--



LE RITE

PENITENTIEL

 

Temps du Carême, temps    privilégié pour redécouvrir le rite pénitentiel au cours de l'eucharistie.


Le prêtre introduit la préparation pénitentielle,

puis on observe un court temps de silence, en se tournant vers la Croix.



3ème formule :

Les trois invocations

- le prêtre :  «Seigneur, accorde-     nous ton pardon »


- l'assemblée : « Nous avons péché  contre toi »


- le prêtre : « Montre-nous ta

     miséricorde »


- l'assemblée :

  «Et nous serons sauvés»


- le prêtre dit la prière    pour le pardon : « Que Dieu tout-puissant nous fasse   miséricorde... »


- chant du Kyrie.


Les Amis de Palmarin

 

Trois nouveaux parrainages

ont été finalisés ces derniers jours,  ce qui porte à 13 le nombre d'enfants soutenus par l'association.


- Une petite fille prénommée

JULIE, fille de Sophie SAMBON, est prise en charge par un couple de VEYMERANGE. Ils habitent à coté de PALMARIN, dans le village de FADIOUT, appelé aussi le village aux coquillages. On accède à ce village par un pont en bois de plusieurs centaines de mètres. La petite fille a 6 ans.


Deux frères jumeaux, prénommés PHILIPPE-ALPHONSE et PHILIPPE-TOUSSAINT sont accueillis par deux amies, l'une paroissienne de BEAUREGARD et l'autre de TERVILLE. Ils sont les enfants de Marie-Claude DIOUF. Les deux enfants habitent le village de PALMARIN et fréquentent pour le moment le "Jardin d'enfants" équivalent de notre maternelle.


Merci pour ce magnifique geste aux marraines et parrains.

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Service Evangélique des Malades :  changement de date pour la prochaine réunion du mois d'avril ce sera mercredi 22 avril -16h15  au presbytère de Notre Dame.  


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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 11:19

Qu'est-ce qu'un embryon?


L'embryon désigne «l'être humain pendant les huit premières semaines de son développement», dit le Larousse médical. Toutefois, de nombreux médecins préfèrent parler d'abord de zygote ou de morula (pour désigner l'œuf fécondé), puis de blastocyste (pour désigner le moment où l'œuf se divise en deux ensembles cellulaires principaux, entre le 5e et le 7e jour), et employer le terme d'embryon à partir du 8e jour, moment où apparaît le «bouton embryonnaire» à partir duquel se développera l'embryon lui-même. À partir du 3e mois, on ne parle plus d'embryon mais de fœtus.


Suite de l'ABC de la bioéthique de La Croix, le journal fait aujourd'hui le point sur la question du statut de l'embryon humain, relancée notamment par la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Pour Marianne Gomez, "il ne s'agit plus seulement aujourd'hui de se prononcer sur le maintien en vie ou la destruction des embryons, mais de savoir dans quelle mesure ceux-ci peuvent être utilisés comme matériau de recherche".


Le statut est fixé par des lois ou des règlements. En France, le droit civil reconnaît seulement deux catégories juridiques : les choses, objets de droits, et les personnes, sujets de droits. Ni chose, "à l'évidence", ni personne, le droit français considérant qu'une personne doit être "née vivante et viable" pour disposer de la personnalité juridique, "où placer l'embryon" ? En juin 2002, la Cour de cassation avait donc statué que l'on ne peut pas condamner pour homicide quelqu'un pour avoir tué un fœtus, celui-ci n'étant pas une personne. Les tentatives de créer une infraction d'interruption volontaire de grossesse (IVG) menées à l'Assemblée (avec l'amendement Garraud notamment, en 2003) ont été déboutées par crainte d'une remise en cause la loi sur l'avortement. "Depuis, la question du statut de l'embryon et/ou du fœtus est dans l'impasse", note le quotidien.


Pourtant, l'article 16 du Code civil stipulant que "la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de la vie" procure à l'embryon une forme de protection juridique. Depuis 1994, la sauvegarde de la dignité de la personne humaine a valeur constitutionnelle, sans que "le principe du respect dès le commencement de la vie" ne soit appliqué aux embryons in vitro. Mais, pour la journaliste, les embryons in vitro sont protégés par les lois de bioéthique qui interdisent la conception et l'utilisation des embryons à des fins commerciales ou industrielles ainsi que la conception d'embryons pour la recherche. Pour autant, ces lois autorisent leur destruction au bout de cinq ans ou, par dérogation, le fait qu'ils puissent faire l'objet de recherches.


Selon le quotidien, "a priori, toute perspective d'introduire dans la loi une définition de l'embryon est écartée". En 1984, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a bien proposé le concept de "personne humaine potentielle" sans que cela soit une définition légale.


La Croix parle d'une "impossible définition commune", citant tour à tour le biochimiste Michel Pucéat (directeur d'une unité de recherche INSERM sur la thérapie cellulaire) pour lequel on "ne peut pas parler d'embryon à propos des premiers stades de la vie" ; l'islam pour qui le statut de fœtus découle de son animation (au 40e jour) ; le judaïsme pour qui l'embryon n'a pas de valeur avant le 40e jour ; les protestant qui considèrent que c'est le projet parental qui donne à l'embryon une valeur humaine ; et l'Eglise catholique pour qui "l'embryon humain, à quelque stade de son développement qu'on le prenne, est un être engagé dans un processus continu, coordonné, et graduel, depuis la constitution du zygote jusqu'au petit enfant prêt à naître". Président honoraire de l'Académie de médecine, Claude Sureau estime lui que le droit pourrait réconcilier ces différentes conceptions en reconnaissant "l'être prénatal" dont le respect "évoluerait en fonction de son âge". Pour Bertrand Mathieu, professeur de droit constitutionnel, cette proposition introduit "une rupture dans l'unité de l'espèce humaine".


Si "dans le monde, aucun texte de loi ne donne de statut à l'embryon", "chaque pays dispose d'un arsenal législatif pour le protéger". Ainsi, en Europe, c'est la Convention européenne des droits de l'homme et de la biomédecine, dite Convention d'Oviedo, [non ratifiée par la France, NDLR] qui fixe les règles en la matière en interdisant "la constitution d'embryons humains aux fins de recherche" et précisant que "lorsque la recherche sur les embryons in vitro est admise par la loi, celle-ci assure une protection adéquate aux embryons". Aux Etats-Unis, plusieurs tentatives ont été menées pour faire adopter des lois reconnaissant l'embryon comme un être humain dès sa conception, comme au Dakota du Sud et au Colorado en novembre 2008 (cf. Synthèses de presse du 05/11/08). L'affaire des octuplés (cf. Synthèse de presse du 02/02/09) a aussi relancé le débat, leur mère plaidant que "tous [les embryons congelés, NDLR] étaient mes enfants. Comment pouvais-je choisir entre eux qui aurait une chance de vivre et qui mourrait ?".


D'ailleurs, "pour les couples, l'embryon est déjà un enfant", affirme Dominique Regnault, présidente des psychologues de la fédération nationale des Centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme (Cecos)...


 genethique.org



Témoignage de Dominique Regnault, présidente des psychologues de la fédération nationale des Centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme [Cecos]


«Pour les couples, l'embryon est déjà un enfant. Les couples qui sont en assistance médicale à la procréation ont tellement investi dans  leur projet d'enfant que, pour la majorité d'entre eux, l'embryon est déjà un enfant. Lorsqu'une nouvelle tentative de transfert d'embryon échoue, par exemple, ils disent souvent: "On a perdu le bébé" ou, lorsque qu'il ne peut pas être transféré après décongélation : "Il est mort " Il ne s'est pas réveillé". Ceux qui ont des embryons congelés surnuméraires, lorsqu'ils passent devant l'hôpital, parlent de leurs "enfants qui sont là". D'ailleurs, un certain nombre de couples ayant accompli leur projet parental sont désemparés lorsqu'on leur demande ce qu'ils veulent faire de leurs embryons surnuméraires. Ils ne savent pas quoi décider. Une femme m'a dit ainsi récemment: "Mais que vont-ils devenir ?" S'ils les proposent à l'accueil par un autre couple, ils ont l'impression de les abandonner; et ils ne veulent pas les détruire, car c'est détruire une vie. Ils ont donc tendance à les conserver le plus longtemps possible, pour laisser la question en suspens avec eux. De même, il n'est pas anodin pour les équipes médicales de mettre fin à la conservation d'un embryon, car elles ont en quelque sorte acquis, par la fréquentation des couples stériles, un terrain fantasmatique commun avec eux. Et pour elles aussi, l'embryon est inscrit dans l'ordre de l'humain. »



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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 10:49

La semaine prochaine, 18e voyage d'un pape en Afrique

Pour la réconciliation, la justice et la paix

ROME, Mercredi 11 mars 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI sera au Cameroun et en Angola, du 17 au 23 mars : ce sera le 18e voyage d'un pape sur ce continent, a rappelé le P. Federico Lombardi, lors d'une rencontre avec la presse, hier, 10 mars. Comme l e synode des évêques pour l'Afrique que ce voyage lance et prépare, il est sous le signe de « la réconciliation, la justice et la paix ».


Le P. Lombardi a souligné des moments saillants du voyage : la rencontre, le 19 mars, au Cameroun, avec les évêques des 52 pays africains, pour la remise de « l'Instrumentum laboris », le document de travail. Le synode en effet sera ouvert en quelque sorte à Yaoundé, avant de se poursuivre à Rome en octobre, sous le signe de la réconciliation et de la justice.

Quant à l'étape angolaise, elle sera marquée par le 500e anniversaire de l'évangélisation de ce pays : ce fut le premier pays africain à accueillir l'Evangile. Mais il n'en a pas moins été déchiré par 27 ans de guerre civile.

Le 20 mars, le pape rencontrera les diplomates en poste à Luanda : ce sera l'occasion de rappeler la responsabilité de la communauté internationale vis-à-vis de l'Afrique, comme le pape l'avait déjà fait lors de son discours du 8 janvier dernier au Vatican devant le Corps diplomatique (cf. Zenit du 8 janvier 2009).


Le pape soulignait en particulier son souci des enfants africains en disant : « Dans l'attente de cette visite que j'ai tant désirée, je prie le Seigneur afin que leurs cœurs soient disponibles à accueillir l'Evangile et à le vivre avec cohérence, en construisant la paix par la lutte contre la pauvreté morale et matérielle. Un soin tout particulier est à réserver à l'enfance : vingt ans après l'adoption de la Convention sur les droits des enfants, ceux-ci demeurent très vulnérables. Beaucoup d'enfants vivent le drame des réfugiés et des déplacés en Somalie, au Darfour et dans la République démocratique du Congo. Il s'agit de flux migratoires concernant des millions de personnes qui ont besoin d'une aide humanitaire et qui surtout sont privées de leurs droits élémentaires et blessées dans leur dignité ».


Le pape soulignait la responsabilité de la communauté internationale en disant : « Je demande à ceux qui exercent des responsabilités politiques, au niveau national et international, de prendre toutes les mesures nécessaires pour résoudre les conflits en cours et pour mettre fin aux injustices qui les ont provoqués ».


Le pape réunira idéalement dans ce premier voyage pontifical en Afrique - à l'âge de bientôt 82 ans - les cultures du continent marquées par  l'influence linguistique et culturelle d'autres nations, à travers le français et l'anglais, mais aussi l'allemand (au Cameroun) et le portugais (comme en Angola), a rappelé le P. Lombardi. Il unira aussi les deux hémisphères en traversant l'Equateur en passant de Yaoundé à Luanda.


Il rencontrera les catholiques lors des deux messes en plein air de Yaoundé, le jour de sa fête, la Saint-Joseph, le 19 mars) et Luanda, le 22 mars. Mais il rencontrera aussi spécifiquement différents groupes : associations caritatives, jeunes, femmes, représentants d'autres religions.

Ce sera le premier voyage de Benoît XVI en terre africaine, mais pas le premier voyage de Joseph Ratzinger ! En 1987 en effet, le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, s'était rendu au Congo, à Kinshasa, pour un congrès.


Paul VI a été le premier pape à se rendre en Afrique, pendant l'été 1969. Jean-Paul II s'est ensuite rendu en Afrique à 16 reprises, soit un contact direct avec 42 des 53 nations africaines. Il a aussi convoqué deux synodes continentaux pour l'Afrique, le second devant se tenir en octobre prochain à Rome. Le premier synode, de 1994, a donné lieu à la publication par Jean-Paul II de son exhortation apostolique « post-synodale » sur l'Eglise en Afrique, « Ecclesia in Africa », en 1995.

Le pape Wojtyla a eu ainsi un contact direct avec les dons de l'Afrique, comme la générosité et les valeurs familiales, la force spirituelle d'une Eglise jeune, et avec les défis que le continent doit affronter : celui de la paix et de la réconciliation, de la pauvreté et de l'urgence alimentaire.

Le deuxième synode a été confirmé par Benoît XVI :  le 22 juin 2005 le pape avait annoncé, lors de l'audience générale, la tenue d'un second synode pour l'Afrique, notamment en vue de la promotion de l'évangélisation, « de la réconciliation, de la justice et de la paix ».

« Confirmant ce qu'avait décidé mon vénéré prédécesseur le 13 novembre de l'an dernier, je désire annoncer mon intention de convoquer une seconde assemblée spéciale pour l'Afrique du synode des évêques », avait annoncé Benoît XVI.


Le voyage et le synode s'inscrivent ainsi dans la continuité de la sollicitude des papes pour un continent souvent jugé « oublié », alors que le nombre des catholiques, a récemment indiqué l'Annuaire pontifical 2009, y a progressé de 3% en 2007. Ainsi, les « lineamenta », le premier document préparatoire du synode, publiés en 2006, ont souligné que l'avenir de l'Afrique est d'abord entre les mains des Africains.


Le paragraphe 20 dit notamment : « À l'heure de la mondialisation, comment pouvons-nous sauvegarder le meilleur des cultures africaines tout en intégrant le meilleur de ce qui vient d'ailleurs? Et à ce propos, Sa Sainteté Benoît XVI interpelle non seulement les Africains, mais aussi le monde occidental à assumer ses responsabilités face à l'Afrique: «Nous devons confesser que l'Europe a exporté non pas seulement la foi en Jésus-Christ, mais aussi les vices du vieux continent. Elle a exporté le sens de la corruption, la violence qui dévaste actuellement l'Afrique. Nous devons reconnaître notre responsabilité en faisant de sorte que l'exportation de la foi [...] soit plus forte que l'exportation des vices [...] Nous devons œuvrer pour l'enracinement de la foi et avec elle de la force pour résister à ces vices et reconstruire une Afrique chrétienne, qui sera une Afrique heureuse, un grand continent du nouvel humanisme». Si l'Occident doit s'interroger sur ses propres responsabilités, les Africains doivent également assumer leurs propres responsabilités ».


Le synode, que ce voyage contribuera à lancer et en même temps à achever de préparer, se teindra à Rome du 4 au 25 octobre 2009 sur le thème: « L'Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix 'Vous êtes le sel de la terre ... Vous êtes la lumière du monde' (Mt 5, 13.14) ».

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 10:46

Terre Sainte : Les grands rendez-vous du pèlerinage de Benoît XVI

Sous le signe de l'unité et de la paix

ROME, Mercredi 11 mars 2009 (ZENIT.org) - Le voyage du pape en Terre Sainte sera un pèlerinage pour demander la paix et l'unité, a souligné le nonce apostolique à Jérusalem, le 10 mars.

Ce sera la troisième v isite d'un pape en Terre-Sainte, après Paul VI en janvier 1964, et Jean-Paul II en mars 2000. Benoît XVI avait tenu à annoncer lui-même son voyage lors de la visite d'une délégation du judaïsme des Etats-Unis au Vatican le 12 février dernier (cf. Zenit du 12 février 2009).


Le nonce apostolique à Jérusalem, Mgr Antonio Franco, a présenté hier au Centre Notre-Dame de Jérusalem, le prochain voyage du pape en Terre Sainte, entouré de représentants de l'Eglise catholique, dont les vicaires patriarcaux melkite et maronite. Le pape sera en Jordanie du 8 au 11 mai et en Israël et dans les Territoires palestiniens du 11 au 15 mai.

Mgr Franco a souligné que les moments clef du voyage sont les trois messes publiques de Jérusalem (on attend quelque 5000 personnes), à Bethléem, et en Galilée, à Nazareth (on attend entre 40 000 et 50000 personnes).


Nazareth, lieu de croissance du Christ, au sein de la Sainte Famille, sera justement le lieu de la conclusion de l'Année de la Famille que l'Eglise de Terre Sainte achève de vivre : le pape bénira la première pierre d'un centre pour la Famille.


Le nonce a souligné ce que Benoît XVI a dit lui-même dimanche dernier après l'angélus : ce sera un pèlerinage pour demander « l'unité » de l'Eglise et « la paix » au Moyen Orient et dans le monde (cf. Zenit du 8 mars 2009).

« Du 8 au 15 mai, a déclaré le pape, j'accomplirai un pèlerinage en Terre Sainte pour demander au Seigneur, en visitant les lieux sanctifiés par son passage sur la terre, le précieux don de l'unité et de la paix au Moyen Orient et pour toute l'humanité ».


Le pape, a ajouté le nonce, souhaite exprimer sa solidarité et sa proximité aux peuples d'Israël et de Palestine.

Pour la participation des fidèles aux rendez-vous avec le pape, le nonce a demandé deux choses au gouvernement d'Israël qui a dit oui « sans difficulté »: que des fidèles puissent venir de Gaza (deux autobus) pour participer à la messe de Bethléem, et que tous les chrétiens puissent se rendre aux lieux des célébrations.


Parmi les autres rendez-vous spirituels du voyage, le nonce a signalé, dès le premier jour, la prière du pape au Cénacle de Jérusalem, et au Saint-Sépulcre, le dernier jour.


Du point de vue des rendez-vous officiels, le pape rencontrera le président israélien, Shimon Pérès, qui l'accueillera à l'aéroport, le 11 mai, et l'accompagnera à Yad VaShem, et le président de l'Aurorité palestinienne, Mahmoud Abbas.


Et pour ce qui est du dialogue entre chrétiens, et du dialogue entre différentes religions, le pape rencontrera notamment le grand muphti de Jérusalem, et se rendra au Dôme du Roc (la fameuse mosquée bleue à la coupole dorée, construite à l'emplacement supposé de la ligature d'Isaac par Abraham) et sur l'esplanade des mosquées : l'ancien Mont du Temple de Jérusalem, où se trouvent le Dôme et la mosquée Al Aqsa.


Le pape se rendra également au Mur Occidental, qui est le soubassement du Temple d'Hérode détruit par les Romains, ou « Mur des Lamentations », où Jean-Paul II s'était rendu en l'An 2000, le 26 mars, y laissant une prière dans l'interstice des pierres, comme c'est la coutume des juifs.

Benoît XVI se rendra au Mémorial de la Shoah de Yad VaShem, sur le Mont Herzl, pour se recueillir en souvenir des victimes de la Solution finale.


Jean-Paul II y avait lui-même ravivé la flamme le 23 mars 2000. Il y avait rencontré des survivants des camps d'extermination, et avait prononcé un discours. Benoît XVI ne se rendra pas à la partie « musée » du Mémorial, a précisé le nonce.


Le pape rencontrera les deux grands rabbins d'Israël, le rabbin askhénaze (judaïsme originaire d'Europe centrale et orientale), Yona Metzger, et le rabbin sépharade (judaïsme d'origine méditerranéenne), Shlomo Moshe Amar, au siège du rabbinat d'Israël (Hekhal Shlomo). Il les avait reçus à Castelga ndolfo le 15 septembre 2005.

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